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Gisèle Halimi

Gisèle Halimi

Avocate française


Morte à 93 ans
Date de naissance
Elle est née il y a 93 ans, 0 mois et 16 jours
Date de mort

Elle est morte depuis 15 jours
Lieu de naissance
La Goulette, Tunisie Tunisie
Nationalité : française France
Signe astro : Lion
Signe astro chinois : Lapin
Né le même jour : 27/07/1927
Pierre Granier-Deferre

Gisèle Halimi (جيزيل حليمي), née Zeiza Gisèle Élise Taïeb (arabe : زيزا جيزيل إليز الطيب), le à La Goulette en Tunisie et morte le à Paris, est une avocate, militante féministe et femme politique franco-tunisienne.

Avocate, elle défend à partir des années 1950 des militants de l'indépendance algérienne et membres du Front de libération nationale (FLN). Elle prend, à partir de 1960, avec le soutien de Simone de Beauvoir et Pablo Picasso, la défense de la militante Djamila Boupacha, torturée et violée par des soldats français en détention.

Figure majeure du féminisme en France, elle est la seule avocate signataire, en 1971, du Manifeste des 343, réunissant des femmes qui déclarent avoir avorté et réclament le libre accès aux moyens contraceptifs et l'avortement libre. Elle fonde dans la foulée le mouvement Choisir la cause des femmes, aux côtés notamment de Simone de Beauvoir et de Jean Rostand. Lors du procès de Bobigny en 1972, son action en tant qu'avocate de femmes accusées d'avortement illégal permet l'acquittement de trois des accusées ainsi qu'un sursis pour la quatrième, et contribue à l'évolution vers la loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse en 1975.

De même, sa stratégie de défense médiatisée de deux jeunes femmes victimes en 1974 d'un viol collectif jugé en mai 1978, Anne Tonglet et Araceli Castellano, contribue à l'adoption d'une nouvelle loi en 1980 définissant clairement l'attentat à la pudeur et le viol, reconnaissant ce dernier comme un crime, alors qu'il était considéré jusque-là comme un délit en droit français.

Proche de François Mitterrand, elle est élue députée lors des élections législatives de 1981 dans la quatrième circonscription de l'Isère, mandat qu'elle occupe jusqu'en 1984. Militant pour des quotas par sexe aux élections, elle obtient, en 1982, le vote d'un article de loi en ce sens, censuré par le Conseil constitutionnel. Aux côtés de Robert Badinter, elle est à l'origine de la loi abrogeant la distinction discriminatoire dans l'âge de la majorité sexuelle pour les rapports homosexuels.

À partir de 1985, elle occupe plusieurs fonctions successives à l'UNESCO (ambassadrice de la France, présidente du comité des conventions et des recommandations) puis à l'Organisation des Nations unies (conseillère spéciale de la délégation française à l’Assemblée générale, rapporteuse pour la parité entre hommes et femmes dans la vie politique).

Elle est l'une des fondatrices de l'association altermondialiste ATTAC en 1998.

Source : Wikipedia