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Anniversaire CélébritéAnniversaire Célébrité
Louis XIV
Louis XIVLouis XIV

Louis XIV


Mort à 76 ans
Date de naissance
Date de mort

Il est mort depuis 304 ans, 1 mois et 20 jours

Cause de la mort : gangrène

Lieu de naissance
Saint-Germain-en-Laye, France France
Catégorie
Familles royales
Signe astro
Vierge
Taille

182 cm


Célébrités liées



Louis XIII
(père)

Louis XV
(arrière petit-fils)

Henri IV
(grand-père)

Charles II
(cousin)

Louis XIV, dit « le Grand » et « le Roi-Soleil », né le au château Neuf de Saint-Germain-en-Laye et mort le à Versailles, est un roi de France et de Navarre. Il règne sur le royaume de France et de Navarre du (officiellement le ) à sa mort en 1715. Né Louis, surnommé « Dieudonné », il monte sur le trône de France au décès de son père Louis XIII, quelques mois avant son cinquième anniversaire. Il est le 64e roi de France, le 44e roi de Navarre et le troisième roi de France issu de la dynastie des Bourbons. Son règne de 72 ans est l’un des plus longs de l'histoire d'Europe, et le plus long de l'Histoire de France.

S'il n'aime guère que Colbert fasse référence à Richelieu, néanmoins il s'inscrit dans son projet de construction séculaire d'un absolutisme de droit divin. Usuellement son règne est divisé en trois parties. La période de sa minorité troublée par la Fronde de 1648 à 1653, où sa mère et le cardinal Mazarin gouvernent. La période allant de la mort de Mazarin en 1661 au début des années 1680 où le roi gouverne en arbitrant entre les grands ministres, la période allant du début des années 1680 à sa mort, où le roi gouverne de plus en plus personnellement notamment après la mort de Colbert en 1683 puis de Louvois en 1691. Cette période est aussi marquée par un retour du roi à la religion sous l'influence notamment de sa nouvelle femme Madame de Maintenon. Son règne marque la fin des grandes révoltes nobiliaires, parlementaires, protestantes et paysannes qui avaient marqué les décennies précédentes. Le monarque impose l'obéissance à tous les ordres et contrôle les courants d'opinion (y compris littéraires ou religieux) de façon plus prudente que Richelieu.

La France est alors le pays le plus peuplé d'Europe, ce qui lui confère une certaine puissance d'autant que jusque dans les années 1670, l'économie se porte bien grâce notamment au dynamisme économique du pays et à des finances publiques en ordre. Par la diplomatie et la guerre, Louis XIV affirme sa puissance en Europe, en particulier contre les Habsbourg. Sa politique du « pré carré » cherche à agrandir et rationaliser les frontières du pays, protégée par la « ceinture de fer » de Vauban qui fortifie les villes conquises. Cette politique lui permet de donner à la France des frontières approchant celles d'aujourd'hui avec l'annexion du Roussillon, de la Franche-comté, de Lille, de l'Alsace et de Strasbourg. Toutefois les guerres pèsent sur les finances publiques et l'utilisation par Louis XIV de sa puissance engendre la méfiance des autres pays européens qui s'allient souvent à la fin de son règne pour contrer la France. C'est aussi le moment où, après la Glorious Revolution, l'Angleterre commence à affirmer sa puissance, notamment maritime et économique, sous le règne d'un adversaire déterminé de Louis XIV, Guillaume d'Orange.

D'un point de vue religieux, le 17e siècle est complexe et ne se limite pas à l'opposition entre catholiques et protestants. Parmi les catholiques, il existe sur la question de la grâce une forte opposition entre les jésuites qui donnent au roi son confesseur, et les jansénistes. De manière un peu schématique, les premiers pensent à la suite de Pélage que l'homme peut faire seul ou presque son salut tandis que les seconds, plus proches de la pensée d'Augustin d'Hippone, insistent sur le rôle de la prédestination et de Dieu. De son côté, l'École française de spiritualité, influente parmi les dévôts, défend un augustinisme plus tempéré. Louis XIV aura à trancher entre ces diverscourants de pensée religieuse en tenant compte non seulement de ses propres convictions mais aussi de considérations politiques. Il se méfie du caractère anti-absolutiste du jansénisme qu'il fera condamner. Concernant les protestants, il révoque l'édit de Nantes en 1685, ce qui est généralement bien accueilli en France, plus mal en Europe. La question religieuse est aussi marquée par des relations tendues avec les papes, surtout avec Innocent XI, notamment sur la question du l'indépendance politique du roi et du clergé français face à Rome, et en raison de l'imprégnation du gallicanisme par le jansénisme ainsi que de la querelle du quiétisme de Fénelon.

À partir de 1682, Louis XIV dirige son royaume depuis le vaste château de Versailles, modèle architectural de nombreux palais européens et dont il a dirigé la construction. Sa cour soumet la noblesse, étroitement surveillée, à une étiquette très élaborée. Le prestige culturel s'y affirme grâce au mécénat royal en faveur d'artistes tels que Molière, Racine, Boileau, Lully, Le Brun et Le Nôtre, ce qui favorise l'apogée du classicisme français, qualifié, dès son vivant, de « Grand Siècle », voire de « Siècle de Louis XIV ».

Sa difficile fin de règne est marquée par l'exode des protestants persécutés, par des revers militaires, par les deux famines de 1693 et de 1709 qui font près de deux millions de morts, par la révolte des Camisards et par les nombreux décès de ses héritiers royaux. Tous ses enfants et petits-enfants dynastes sont morts, et son successeur, son arrière-petit-fils Louis XV, n'a que cinq ans à la mort du roi, et pourtant, même après la régence assez libérale de Philippe d'Orléans, l'absolutisme perdure, attestant ainsi de la solidité du régime qu'il a construit.

Si l'on cherche à évoquer l'influence posthume de Louis XIV, on doit signaler que ses Mémoires ont contribué à l'élaboration par Voltaire du concept de despotisme éclairé. De même selon Marc Fumaroli il serait le « saint patron » de la politique culturelle de la Cinquième république en France. Le Grand roi a fait l'objet de biographies contradictoires. Jules Michelet au 19e siècle lui est hostile et insiste sur le côté sombre de son règne (dragonnades, galère, disettes etc.). Dans la seconde moitié du 19e siècle, Ernest Lavisse est plus modéré, même si ses manuels scolaires insistent sur son despotisme et sa cruauté. Dans les années 1970, Michel de Grèce a pointé ses insuffisances tandis que François Bluche le réhabilitait.

Source : Wikipedia