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Philippe Pétain

Philippe Pétain

Homme politique français


Mort à 95 ans
Date de naissance
Date de mort

Il est mort depuis 67 ans, 3 mois et 23 jours

Cause de la mort : démence

Lieu de naissance
Cauchy-à-la-Tour, France France
Nationalité : française France
Signe astro
Taureau

Philippe Pétain, né le à Cauchy-à-la-Tour (Pas-de-Calais) et mort en captivité le à Port-Joinville, sur l'île d'Yeu (Vendée), est un militaire, diplomate et homme d'État français. Il est maréchal de France en 1918, frappé d'indignité nationale en 1945.

Militaire de carrière s'étant démarqué à l'École de guerre de la doctrine dominante de l'offensive à outrance, il est sur le point de terminer son parcours comme colonel quand la guerre se déclenche en 1914. Chef militaire à l'action importante au cours de la Première Guerre mondiale, Pétain est généralement présenté comme le « vainqueur de la bataille de Verdun » et, avec Georges Clemenceau, comme l'artisan du redressement du moral des troupes après les mutineries de 1917. Il est nommé commandant en chef des forces françaises et occupe ce poste jusqu'à la fin de la guerre, bien qu'en mars 1918, au moment où il est un commandement suprême des forces alliées, la direction de l'ensemble des armées alliées lui échappe au profit de son rival Ferdinand Foch. Il est fait maréchal de France en .

En 1925, Pétain devient commandant des forces françaises combattant aux côtés de l'Espagne dans la guerre du Rif, en lieu et place du maréchal Lyautey à ce poste depuis 1912. Auréolé d'un immense prestige au lendemain de la guerre, il devient académicien en 1929 et occupe les fonctions de ministre de la Guerre, de à , puis est nommé ambassadeur en Espagne, dirigée alors par le général Franco (1939).

Rappelé au gouvernement le après le début de l'invasion allemande, il s'oppose à la poursuite d'une guerre qu'il considère comme perdue et dont il impute bientôt la responsabilité au régime républicain. Chef de file des partisans de l'arrêt des combats, il devient président du Conseil en remplacement de Paul Reynaud le soir du et appelle, dès le , à cesser le combat. Il fait signer l’armistice du 22 juin 1940 avec l'Allemagne d'Adolf Hitler à Rethondes au même lieu et dans la même voiture de chemin de fer où fut signé autrefois l'armistice de 1918 par l'Allemagne alors vaincue, selon la volonté de Hitler, retirant la France du conflit.

Investi des pleins pouvoirs constituants par l'Assemblée nationale, soit la réunion du Sénat et de la Chambre des députés le , il s'octroie le lendemain le titre de « chef de l'État français », qu'il conserve durant les quatre années de l'occupation des armées du IIIe Reich.

Installé en zone libre à Vichy à la tête d'un régime autoritaire, il abolit les institutions républicaines et les libertés fondamentales, il dissout les syndicats et les partis politiques, il instaure une législation antimaçonnique et antisémite dès août et octobre 1940, de sa propre autorité. Il engage le pays dans la Révolution nationale et dans la collaboration avec l’Allemagne nazie.

Le régime qu'il dirige jusqu'en juillet 1944 est déclaré « illégitime, nul et non avenu » par le général de Gaulle à la Libération.

Conduit par les Allemands en , à Sigmaringen, échouant ensuite en Suisse avant de se rendre aux autorités françaises, Pétain est jugé en pour intelligence avec l'ennemi et haute trahison par la Haute Cour de justice, il est, par arrêt du , frappé d'indignité nationale, condamné à la confiscation de ses biens et à la peine de mort, la cour recommandant toutefois la non-application de cette dernière en raison de son grand âge. Sa peine est commuée en emprisonnement à perpétuité par le général de Gaulle, alors chef du Gouvernement provisoire de la République française. Il meurt le 23 juillet 1951 en détention sur l’île d’Yeu où il est ensuite inhumé.

Source : Wikipedia