L'Abbé Pierre, prêtre catholique et résistant français, est principalement connu comme le fondateur du mouvement Emmaüs et figure majeure de la lutte contre l’exclusion et la misère.
Henri Grouès, dit Abbé Pierre, entre au monastère capucin en 1931 mais le quitte pour devenir prêtre diocésain en 1938. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’engage activement dans la Résistance, aide des Juifs à fuir, falsifie des papiers et organise des réseaux d’évasion. Après la guerre, il est élu député de Meurthe-et-Moselle (1945–1951) sous l’étiquette du MRP, mais quitte rapidement la vie parlementaire pour se consacrer entièrement aux causes sociales.
En 1949, il fonde Emmaüs, un mouvement destiné à réinsérer les sans-abris et exclus par le travail. En 1954, son appel radiophonique lors de l’hiver rigoureux déclenche un immense élan de solidarité en France. Jusqu’à sa mort, il reste une personnalité morale centrale du paysage français, intervenant régulièrement sur les sujets de pauvreté, de logement et de dignité humaine. Il publie plusieurs ouvrages et multiplie les prises de parole publiques dans les médias.
En juillet 2024, un rapport commandé par Emmaüs International, Emmaüs France et la Fondation Abbé Pierre au cabinet Egaé révèle des témoignages d’agressions sexuelles et de harcèlement attribués à l’abbé Pierre entre la fin des années 1970 et 2005. À ce jour, 45 personnes ont témoigné, dont plusieurs mineurs au moment des faits. Une commission indépendante a été mise en place pour documenter les abus et coordonner les mesures de reconnaissance et de réparation.
1938 : Ordination comme prêtre diocésain à Grenoble
1942–1944 : Membre actif de la Résistance
1945 : Élu député de Meurthe-et-Moselle
1949 : Création du mouvement Emmaüs à Neuilly-Plaisance
1954 : Lancement de l’Appel de l’hiver à la radio
Né Henri Grouès le 5 août 1912 à Lyon, il est issu d'une famille catholique et aisée. Très tôt engagé dans la vie spirituelle, il prend le nom d’Abbé Pierre au moment de sa résistance. Il n’a jamais été marié, conformément à son engagement sacerdotal.
Il fonde et anime Emmaüs jusqu’à la fin de sa vie, tout en participant à de nombreuses campagnes pour le droit au logement et contre l’exclusion. Il fut régulièrement consulté par les autorités politiques sans jamais occuper de fonction officielle après 1951.
L’Abbé Pierre meurt des suites d’une infection pulmonaire contractée en milieu hospitalier, à l’âge de 94 ans, après plusieurs hospitalisations liées à une santé fragile.
• Métier(s) : Prêtre, résistant, militant social
• Résidence principale : Esteville, France
• Relations : Aucune relation conjugale (vœu de célibat)
• Enfants : Aucun
• Distinctions : Légion d’honneur (1981), Grand officier de l’ordre national du Mérite, Médaille de la Résistance
Souviens-toi d'aimer !
Vivre, c'est apprendre à aimer.
La vie est plus belle que la prudence.
On ne peut être heureux sans les autres.
Gouverner, c'est d'abord loger son peuple.
L'espérance, c'est croire que la vie a un sens.
L'injustice, ce n'est pas l'inégalité, c'est le non partage.
Il ne faut pas faire la guère aux pauvres mais à la pauvreté.
Nous avons autant besoin de raisons de vivre que de quoi vivre.
Quand on s'indigne, il convient de se demander si l'on est digne.
Dans la mort, il y a beaucoup plus de rencontres que de séparations.
L'esprit ne peut être libre s'il n'est dégagé de l'angoisse de la faim.
Avec tout l'argent du monde, on ne fait pas des hommes : on les dégrade.
Avoir souffert rend tellement plus perméable à la souffrance des autres.
Il faut que la voix des hommes sans voix empêche les puissants de dormir.
Un sourire coûte moins cher que l'électricité, mais donne autant de lumière.
Il ne faut pas attendre d'être parfait pour commencer quelque chose de bien.
La responsabilité de chacun implique deux actes : vouloir savoir et oser dire.
Le scandale n'est pas de dire la vérité, c'est de ne pas la dire toute entière.
On n'est jamais heureux que dans le bonheur qu'on donne. Donner, c'est recevoir.
C'est tellement complexe un homme et, jusqu'au dernier instant, tellement inachevé !
L'homme a une âme, mais avant de lui en parler, qu'on lui donne une chemise et un toit.
La liberté des droits n'est qu'une perfidie et une moquerie quand les ventres sont vides.
Le rôle de tout être humain, c'est de faire la preuve que le monde n'est pas sans raison.
Il n'y a qu'une règle pour gagner le paradis : aimer tant qu'on en a la force, c'est tout...
L'amitié, c'est ce qui vient au coeur quant on fait ensemble des choses belles et difficiles.
Il y aura chaque hiver le "scandale des sans-logis" et chaque été la "violence des banlieues".
Je vois fleurir avec éblouissement la plus petite fleur sur ce tas de fumier qu'est l'humanité.
Le contraire de la misère ce n'est pas la richesse. Le contraire de la misère, c'est le partage.
La beauté d'une ville, elle est d'abord de ne pas avoir de taudis, de ne pas avoir de sans-logis.
La vraie charité ne consiste pas à pleurer ou simplement à donner, mais à agir contre l'injustice
Les grandes villes du monde sont toutes affligées de deux plaies : le luxe excessif et la misère.
Que ceux qui ont faim aient du pain !
Que ceux qui ont du pain aient faim de justice et d'amour !
Que ceux qui ont faim aient du pain ! Que ceux qui ont du pain aient faim de justice et d'amour !
On ne peut pas, sous prétexte qu'il est impossible de tout faire en un jour, ne rien faire du tout.
C'est en ne faisant pas les révolutions avec le peuple qu'on provoque les émeutes que le peuple paie.
Avec tout l'argent du monde, on ne fait pas des hommes, mais avec des hommes et qui aiment, on fait tout.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les chiffres, on ne pleure pas devant les chiffres.
On ne donne pas ce qu'on possède, on ne possède que ce qu'on est capable de donner ; sinon, on est possédé.
La vie n'est que le reflet des couleurs qu'on lui donne. Il appartient à l'homme de savoir cultiver sa vie.
La joie emplit le coeur lorsqu'on a rencontré la certitude que la vie n'est pas un chemin qui va vers rien.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant les chiffres.
La maladie la plus constante et la plus mortelle, mais aussi la plus méconnue de toute société, est l'indifférence.
Ce que veulent ceux qui n'ont pas de toit ! Pas l'aumône, pas la pitié, ni la charité. Ils veulent un bail et une clé.
Le pouvoir est fait, non pour servir le pouvoir des heureux mais pour la délivrance de ceux qui souffrent injustement.
Si nous sommes sans colère quand nous voyons les autres bafoués, exploités, humiliés, il est clair que nous ne les aimons pas.
"L'enfer, c'est les autres", écrivait Sartre. Je suis intimement convaincu du contraire. L'enfer, c'est soi-même coupé des autres.
Il y a une loi avant les lois : pour venir en aide à un humain sans toit, sans pain, privé de soins, il faut braver toutes les lois.
Le droit de propriété est à la fois sacré et limité : limité par le bien commun, il ne peut jamais être invoqué contre le droit commun.
Pour avoir le droit de parler, il faut avoir les mains propres. Il faut avoir eu le courage de reconnaître, de réagir si on s'est trompé.
Le pouvoir est aveugle, les détresses les plus accablantes sont muettes... Comment faire se rejoindre ceux qui savent et ceux qui peuvent ?
La première règle avant d'agir consiste à se mettre à la place de l'autre. Nulle vraie recherche du bien commun ne sera possible hors de là.
On peut dire schématiquement que le monde ne dort plus ; l'une de ses moitiés tenue éveillée par la faim, et l'autre par la peur des affamés.
Chaque fois que l'on refuse 1 milliard pour le logement, c'est 10 milliards que l'on prépare pour les tribunaux, les prisons, les asiles de fous.
Quel est l'enseignement essentiel que doit recevoir l'enfant sinon celui qui fera qu'il possède la connaissance de la réalité humaine universelle ?
Il faut toujours garder les deux yeux ouverts, un oeil ouvert sur la misère du monde pour la combattre, un oeil ouvert sur sa beauté ineffable, pour rendre grâce.
L'homme d'aujourd'hui est colossal par l'énormité des responsabilités qui pèsent sur lui, et minuscule devant l'immensité des taches qui de toute part l'appellent.
L'intégrisme est un refuge pour la misère parce qu'il offre un sursaut d'espérance à ceux qui n'ont rien. Que leur mal disparaisse, et l'intégrisme perdra ses troupes.
Dieu n'est pas le Tout-puissant dominateur, c'est le Tout-puissant captif, captif des libertés qu'il crée à la cime du monde pour que le monde puisse culminer dans l'amour.
Construire des prisons est sans doute nécessaire, mais construire des logements en repensant à l'intérieur des cités tout ce qui fait la cohésion sociale, c'est plus urgent.
Souviens-toi d'aimer !
Vivre, c'est apprendre à aimer.
La vie est plus belle que la prudence.
On ne peut être heureux sans les autres.
Gouverner, c'est d'abord loger son peuple.
L'espérance, c'est croire que la vie a un sens.
L'injustice, ce n'est pas l'inégalité, c'est le non partage.
Il ne faut pas faire la guère aux pauvres mais à la pauvreté.
Nous avons autant besoin de raisons de vivre que de quoi vivre.
Quand on s'indigne, il convient de se demander si l'on est digne.
Dans la mort, il y a beaucoup plus de rencontres que de séparations.
L'esprit ne peut être libre s'il n'est dégagé de l'angoisse de la faim.
Avec tout l'argent du monde, on ne fait pas des hommes : on les dégrade.
Avoir souffert rend tellement plus perméable à la souffrance des autres.
Il faut que la voix des hommes sans voix empêche les puissants de dormir.
Un sourire coûte moins cher que l'électricité, mais donne autant de lumière.
Il ne faut pas attendre d'être parfait pour commencer quelque chose de bien.
La responsabilité de chacun implique deux actes : vouloir savoir et oser dire.
Le scandale n'est pas de dire la vérité, c'est de ne pas la dire toute entière.
On n'est jamais heureux que dans le bonheur qu'on donne. Donner, c'est recevoir.
C'est tellement complexe un homme et, jusqu'au dernier instant, tellement inachevé !
L'homme a une âme, mais avant de lui en parler, qu'on lui donne une chemise et un toit.
La liberté des droits n'est qu'une perfidie et une moquerie quand les ventres sont vides.
Le rôle de tout être humain, c'est de faire la preuve que le monde n'est pas sans raison.
Il n'y a qu'une règle pour gagner le paradis : aimer tant qu'on en a la force, c'est tout...
L'amitié, c'est ce qui vient au coeur quant on fait ensemble des choses belles et difficiles.
Il y aura chaque hiver le "scandale des sans-logis" et chaque été la "violence des banlieues".
Je vois fleurir avec éblouissement la plus petite fleur sur ce tas de fumier qu'est l'humanité.
Le contraire de la misère ce n'est pas la richesse. Le contraire de la misère, c'est le partage.
La beauté d'une ville, elle est d'abord de ne pas avoir de taudis, de ne pas avoir de sans-logis.
La vraie charité ne consiste pas à pleurer ou simplement à donner, mais à agir contre l'injustice
Les grandes villes du monde sont toutes affligées de deux plaies : le luxe excessif et la misère.
Que ceux qui ont faim aient du pain !
Que ceux qui ont du pain aient faim de justice et d'amour !
Que ceux qui ont faim aient du pain ! Que ceux qui ont du pain aient faim de justice et d'amour !
On ne peut pas, sous prétexte qu'il est impossible de tout faire en un jour, ne rien faire du tout.
C'est en ne faisant pas les révolutions avec le peuple qu'on provoque les émeutes que le peuple paie.
Avec tout l'argent du monde, on ne fait pas des hommes, mais avec des hommes et qui aiment, on fait tout.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les chiffres, on ne pleure pas devant les chiffres.
On ne donne pas ce qu'on possède, on ne possède que ce qu'on est capable de donner ; sinon, on est possédé.
La vie n'est que le reflet des couleurs qu'on lui donne. Il appartient à l'homme de savoir cultiver sa vie.
La joie emplit le coeur lorsqu'on a rencontré la certitude que la vie n'est pas un chemin qui va vers rien.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant les chiffres.
La maladie la plus constante et la plus mortelle, mais aussi la plus méconnue de toute société, est l'indifférence.
Ce que veulent ceux qui n'ont pas de toit ! Pas l'aumône, pas la pitié, ni la charité. Ils veulent un bail et une clé.
Le pouvoir est fait, non pour servir le pouvoir des heureux mais pour la délivrance de ceux qui souffrent injustement.
Si nous sommes sans colère quand nous voyons les autres bafoués, exploités, humiliés, il est clair que nous ne les aimons pas.
"L'enfer, c'est les autres", écrivait Sartre. Je suis intimement convaincu du contraire. L'enfer, c'est soi-même coupé des autres.
Il y a une loi avant les lois : pour venir en aide à un humain sans toit, sans pain, privé de soins, il faut braver toutes les lois.
Le droit de propriété est à la fois sacré et limité : limité par le bien commun, il ne peut jamais être invoqué contre le droit commun.
Pour avoir le droit de parler, il faut avoir les mains propres. Il faut avoir eu le courage de reconnaître, de réagir si on s'est trompé.
Le pouvoir est aveugle, les détresses les plus accablantes sont muettes... Comment faire se rejoindre ceux qui savent et ceux qui peuvent ?
La première règle avant d'agir consiste à se mettre à la place de l'autre. Nulle vraie recherche du bien commun ne sera possible hors de là.
On peut dire schématiquement que le monde ne dort plus ; l'une de ses moitiés tenue éveillée par la faim, et l'autre par la peur des affamés.
Chaque fois que l'on refuse 1 milliard pour le logement, c'est 10 milliards que l'on prépare pour les tribunaux, les prisons, les asiles de fous.
Quel est l'enseignement essentiel que doit recevoir l'enfant sinon celui qui fera qu'il possède la connaissance de la réalité humaine universelle ?
Il faut toujours garder les deux yeux ouverts, un oeil ouvert sur la misère du monde pour la combattre, un oeil ouvert sur sa beauté ineffable, pour rendre grâce.
L'homme d'aujourd'hui est colossal par l'énormité des responsabilités qui pèsent sur lui, et minuscule devant l'immensité des taches qui de toute part l'appellent.
L'intégrisme est un refuge pour la misère parce qu'il offre un sursaut d'espérance à ceux qui n'ont rien. Que leur mal disparaisse, et l'intégrisme perdra ses troupes.
Dieu n'est pas le Tout-puissant dominateur, c'est le Tout-puissant captif, captif des libertés qu'il crée à la cime du monde pour que le monde puisse culminer dans l'amour.
Construire des prisons est sans doute nécessaire, mais construire des logements en repensant à l'intérieur des cités tout ce qui fait la cohésion sociale, c'est plus urgent.