André-Marie Ampère (Lyon, 20 janvier 1775 – Marseille, 10 juin 1836) est un mathématicien, physicien, chimiste et philosophe français. Il a été membre de l'Académie des sciences, ainsi que professeur à l'École polytechnique et au Collège de France.
Ampère contribue au développement des mathématiques en physique. Il fait d'importantes découvertes dans le domaine de l'électromagnétisme. Il découvre et théorise l'électrodynamique et propose une unification de l'électricité et du magnétisme où ce dernier dérive du premier. Il propose une théorie microscopique du magnétisme et il conjecture l'origine du magnétisme terrestre comme originé par des courants internes à la planète. Il est également l'inventeur de la méthode de point zéro pour les mesures physiques et invente le solénoïde. Il proposa également un principe de télégraphe électrique et avec François Arago démontre l'aimantation du fer et de l'acier par le courant, préfigurant l'invention de l'électroaimant.
Ampère est considéré comme l'un des précurseurs de la mathématisation de la physique, et comme l'un des derniers savants universels. Il a contribué a moderniser le vocabulaire de l'électricité, donnant leur sens moderne aux termes « courant » et « tension », et introduisant la notion de circuit électrique. Son nom a été donné à l'unité internationale de l'intensité du courant électrique : l'ampère. Il fait également partie des soixante-douze savants dont le nom est inscrit sur la tour Eiffel.
Ampère a également contribué à la chimie. Partisan de l'atomisme, il a proposé une classification des éléments connus à son époque. Il a apporté une contribution significative à la découverte de plusieurs halogènes. Il a aussi découvert, indépendamment d'Amedeo Avogadro, la loi qui porte aujourd'hui le nom de loi d'Avogadro, parfois appelée loi d'Avogadro-Ampère.
Il est par ailleurs un brillant philosophe, auteur d’une pensée originale et complexe. Émile Bréhier a vu en lui l’« un des esprits les plus étendus de son temps, les moins asservis à la politique et aux modes philosophiques passagères ».