Peintre flamand baroque, Antoine van Dyck fut le principal portraitiste de la cour d’Angleterre sous Charles Ier et l’élève le plus brillant de Rubens. Créateur du portrait d’apparat aristocratique moderne, il imposa une élégance nerveuse et mélancolique. Antoine van Dyck laisse plus de 900 toiles et une influence durable sur le portrait européen jusqu’au XIXe siècle.
Antoine van Dyck naît le 22 mars 1599 à Anvers dans une riche famille de marchands de soie. Prodige, il est reçu maître à la guilde de Saint-Luc à 19 ans en 1618. Assistant de Rubens dès 1617-1620, il développe une touche plus légère et nerveuse. Il séjourne en Angleterre dès 1620-1621 où Jacques Ier le pensionne. En 1621-1627, il parcourt l’Italie (Gênes surtout) et assimile le style vénitien, réalisant des portraits de la noblesse génoise en grand format. De retour à Anvers en 1627, il devient le portraitiste officiel de l’archiduchesse Isabelle et multiplie les commandes religieuses et mythologiques.
Le 1er juillet 1632, il est nommé « principal peynter in ordinary » de Charles Ier d’Angleterre, anobli chevalier et reçoit une pension de 200 livres annuelles. Installé à Blackfriars (Londres), il produit en neuf ans environ 400 portraits de la cour, de la famille royale et de l’aristocratie, définissant le modèle du portrait d’apparat anglais : silhouette élancée, main sur la hanche, rideau théâtral, paysage lointain. Il peint notamment la célèbre triple vue de Charles Ier (1635-1636) et les cinq enfants royaux.Épuisé par le rythme des commandes, il tente en vain de retourner à Anvers en 1640-1641 pour succéder à Rubens. Son atelier continue sous d’autres noms jusqu’en 1650.
1599 : Naissance le 22 mars à Anvers.
1618 : Reçu maître à la guilde de Saint-Luc.
1620 : Premier séjour en Angleterre.
1621 : Départ pour l’Italie (séjour à Gênes).
1627 : Retour à Anvers, portraitiste de l’archiduchesse Isabelle.
1632 : Nommé peintre principal de Charles Ier.
1634 : Mariage avec Mary Ruthven.
1635 : Triple portrait de Charles Ier.
1640 : Dernier voyage à Anvers.
1641 : Décès le 9 décembre à Londres.
Fils de Frans van Dyck, riche marchand de soie, et de Maria Cuypers, Antoine est le septième de douze enfants. Orphelin de mère à 8 ans, il grandit dans un milieu cultivé. En 1634, il épouse Mary Ruthven, dame d’honneur de la reine Henriette-Marie ; ils ont une fille, Justiniana, née huit jours avant sa mort. Une liaison antérieure avec Margaret Lemon est attestée.
Catholique fervent, il refuse toute charge politique. Il entretient des relations étroites avec les Jordaens et les cercles humanistes anversois. Son train de vie fastueux à Londres l’endette lourdement.
Épuisé par des années de travail intensif et souffrant probablement de tuberculose, Antoine van Dyck meurt le 9 décembre 1641 à 42 ans dans sa maison de Blackfriars, Londres, entouré de sa femme et de sa fille nouveau-née. Les funérailles solennelles ont lieu le 11 décembre à la cathédrale Saint-Paul, en présence de la cour et des artistes londoniens.
Antoine van Dyck est inhumé dans le chœur de l’ancienne cathédrale Saint-Paul de Londres. La tombe est détruite lors du grand incendie de 1666 ; une plaque commémoration moderne se trouve dans la crypte de la cathédrale actuelle (Wren).
1 - Charles Ier lui offrit un cheval blanc pour qu’il puisse peindre plus rapidement ses portraits équestres.
2 - Il signait parfois ses œuvres en latin « Antonius van Dyck eques » après son anoblissement.
3 - Il introduisit la mode des cols plats et des manches bouffantes à la cour anglaise.
4 - Rubens l’appelait « le meilleur de mes élèves ».
5 - Il peignit plus de 40 portraits de Charles Ier, record absolu pour un souverain.
- Métier(s) : Peintre, portraitiste de cour.
- Relations : Marié à Mary Ruthven (1634-1641).
- Enfants : Justiniana (1641).
- Distinctions : Chevalier (1632), peintre principal de Charles Ier.