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Lyon (69), France
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Biographie

Bernard Pivot, journaliste et critique littéraire français né le 5 mai 1935 à Lyon et mort le 6 mai 2024 à Neuilly-sur-Seine, a passé quarante ans à convaincre les Français que la littérature était une affaire urgente. Son émission Apostrophes (1975-1990) a imposé un format télévisuel sans équivalent, fait exploser des tirages et révélé des auteurs au grand public. Fondateur du magazine Lire et des Championnats d'orthographe, président de l'Académie Goncourt de 2014 à 2019, il reste la figure centrale de la médiation culturelle à la télévision française.


Parcours

Claude Bernard Pivot naît le 5 mai 1935 à l'hôpital de la Croix-Rousse à Lyon. Son père Charles Pivot est commerçant. Il grandit dans le Beaujolais, attachement géographique qui ne le quittera jamais. Après des études secondaires au lycée Ampère et des études de droit à l'université de Lyon, il entre au Centre de formation des journalistes (CFJ) à Paris en 1955, dont il sort vice-major de sa promotion en 1957. Après un stage au Progrès de Lyon et une formation au journalisme économique, il entre au Figaro littéraire en 1958, où il reste jusqu'en 1971. Il devient ensuite chef de service au Figaro, qu'il quitte en 1974 lorsque Jean d'Ormesson en prend la direction générale.

En 1974-1975, il fonde le magazine Lire, consacré à l'actualité des livres, avec Jean-Louis Servan-Schreiber. En 1975, il lance Apostrophes sur Antenne 2, magazine littéraire hebdomadaire qu'il anime pendant quinze ans et 724 numéros. Un passage dans l'émission peut propulser un roman inconnu en tête des ventes en quarante-huit heures. Il y reçoit Henry Miller, Marguerite Yourcenar, Julien Green, Vladimir Nabokov et de nombreuses autres figures littéraires internationales. En 1980, l'interview de Charles Bukowski, ivre à l'antenne, reste l'une des séquences les plus diffusées de l'histoire de la télévision culturelle française. Apostrophes s'arrête en 1990. Il enchaîne avec Bouillon de culture (1991-2001), format élargi aux arts et à la société.

En 1985, il crée avec la linguiste Micheline Sommant les Championnats d'orthographe, les Dicos d'or, compétition annuelle qui draine jusqu'à quinze millions de téléspectateurs. De 1974 à 1977, il tient une chronique dans Le Point. De 1992 à 2022, il est chroniqueur au Journal du dimanche. En 2004, il est élu membre de l'Académie Goncourt, dont il devient président de 2014 à 2019. En 1992, il refuse la Légion d'honneur, déclarant : "C'est une prime à la notoriété et je n'ai pas envie de me retrouver avec mon petit ruban rouge devant des gens que j'admire et dont je sais qu'ils le mériteraient beaucoup plus que moi."


Repères chronologiques

  • 1935 : naissance à Lyon (5 mai)
  • 1957 : diplôme du CFJ, vice-major de promotion
  • 1958 : entrée au Figaro littéraire
  • 1974 : fondation du magazine Lire ; départ du Figaro
  • 1975 : lancement d'Apostrophes sur Antenne 2
  • 1980 : interview de Charles Bukowski, séquence culte
  • 1985 : création des Championnats d'orthographe avec Micheline Sommant
  • 1990 : dernier numéro d'Apostrophes
  • 1991 : lancement de Bouillon de culture
  • 1992 : refus de la Légion d'honneur
  • 2001 : fin de Bouillon de culture
  • 2004 : élu membre de l'Académie Goncourt
  • 2014 : élu président de l'Académie Goncourt
  • 2019 : fin de la présidence de l'Académie Goncourt
  • 2022 : fin de la collaboration au Journal du dimanche
  • 2024 : décès à Neuilly-sur-Seine le 6 mai ; obsèques à Quincié-en-Beaujolais le 14 mai

Vie personnelle et engagements

Bernard Pivot rencontre Monique Dupuis au CFJ en 1955. Ils se marient et ont deux filles, Agnès (née en 1960) et Cécile (née en 1966). Monique Pivot dirige plusieurs années le Gault et Millau et Modes de Paris, et occupe des postes de direction de rédaction. Le couple divorce à une date non documentée publiquement. En fin de vie, Bernard Pivot est en couple avec une femme prénommée Carole, dont l'identité a été mentionnée dans le carnet du Figaro lors de son décès.

Il a un frère cadet, Jean-Charles, vigneron à Quincié-en-Beaujolais, et une sœur, Anne-Marie, professeur d'allemand. Il a reconnu publiquement avoir été un père absent, absorbé par sa carrière et ses lectures. "Après le dîner, je n'étais pas de ces pères qui font la lecture à leurs enfants. J'avais hâte de rejoindre mon bureau pour achever la lecture du livre dont j'avais commencé la lecture l'après-midi. Que de musées non visités avec mes filles ! Que de week-ends non partagés !", a-t-il déclaré au Journal du dimanche.

Engagé dans la défense de la langue française, il milite contre l'anglicisation du vocabulaire et pour l'enseignement de l'orthographe à l'école. Il défend les Dicos d'or comme une cause d'égalité : maîtriser l'orthographe, c'est ne pas être barré à l'entrée du marché du travail.


Contexte du décès

Bernard Pivot décède le 6 mai 2024 à Neuilly-sur-Seine, d'un cancer, à l'âge de 89 ans, le lendemain de son anniversaire. Ses obsèques se tiennent le 14 mai 2024 en l'église Saint-Pierre de Quincié-en-Beaujolais, où il est inhumé, conformément à ses souhaits. Les hommages du monde littéraire, éditorial et politique saluent l'homme qui a rendu la littérature accessible sans la trahir. La Bibliothèque nationale de France lui rend hommage sur son site institutionnel.


Lieux de référence

Bernard Pivot est né à Lyon et a grandi dans le Beaujolais, région à laquelle il est resté profondément attaché toute sa vie. Il a exercé l'essentiel de sa carrière à Paris, résidant en fin de vie à Neuilly-sur-Seine. Il est inhumé au cimetière de Quincié-en-Beaujolais, où il avait exprimé le souhait d'être enterré. Le Beaujolais constitue le fil rouge géographique et symbolique de toute son œuvre personnelle.


Anecdotes

  • En 1980, Charles Bukowski se présente ivre à l'enregistrement d'Apostrophes et renverse son verre de vin rouge sur le plateau. Pivot ne coupe pas l'émission. La séquence devient l'une des plus diffusées de l'histoire de la télévision culturelle française.
  • En 1992, il refuse la Légion d'honneur avec une formule restée célèbre, estimant ne pas vouloir porter son ruban rouge devant des gens qui la mériteraient davantage. Ce refus est l'un des rares actes publics de positionnement personnel d'un homme connu pour sa discrétion hors antenne.
  • Les Championnats d'orthographe qu'il cofonde en 1985 sont aujourd'hui organisés dans une cinquantaine de pays francophones et concernent plusieurs millions de participants, bien au-delà de l'ambition initiale de l'émission télévisée.
  • Pivot a reconnu n'avoir jamais terminé Ulysse de James Joyce, avouant avoir "capitulé" au chapitre quinze, confidence rare chez un homme dont le métier consistait précisément à avoir tout lu.
  • Sur Twitter, où il comptait jusqu'à un million de followers, il publiait des aphorismes sur la langue et la littérature. Son dernier message traite d'orthographe.

Points clés

  • Métier(s) : journaliste, critique littéraire, animateur de télévision, auteur
  • Résidence principale : Paris ; Neuilly-sur-Seine en fin de vie
  • Relations de couple : marié à Monique Dupuis (divorce à date non documentée) ; en couple avec Carole en fin de vie
  • Enfants : Agnès Pivot (1960), Cécile Pivot (1966) ; un troisième enfant prénommé Éric mentionné dans le carnet du Figaro lors des obsèques, filiation non documentée par d'autres sources
  • Distinctions : membre de l'Académie Goncourt (2004), président de l'Académie Goncourt (2014-2019) ; refus de la Légion d'honneur (1992)
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Autres journalistes nés dans les années 1930

Citations

C'est une prime à la notoriété et je n'ai pas envie de me retrouver avec mon petit ruban rouge devant des gens que j'admire et dont je sais qu'ils le mériteraient beaucoup plus que moi.

— Bernard Pivot, 1992 (refus de la Légion d'honneur, Wikipedia)

Après le dîner, je n'étais pas de ces pères qui font la lecture à leurs enfants. J'avais hâte de rejoindre mon bureau pour achever la lecture du livre dont j'avais commencé la lecture l'après-midi.

— Journal du dimanche (date exacte non documentée)

Dieu est-il gaucher ou droitier ?
Les mots en ont toujours un pour rire.
La flânerie est-elle une perte de temps ?
Commercialement, la culture est pénalisante.
Le journalisme est le règne de l'éphémère et du volatil.
Le TGV, trop rapide, est un mauvais coup porté au livre.
Le journaliste est un interprète de la curiosité publique.
A la liberté de provocation, répond la liberté d'objection.
La quantité de livres est inversement proportionnelle à leur qualité.
A la télévision, on ne peut être autrement que ce qu'on est profondément.
N'est-il pas dans la nature de la poésie d'être et de rester souterraine ?
Un intellectuel inconscient ou démissionnaire n'est plus qu'un pauvre type.
La télévision peut être un impitoyable neuroleptique et un puissant somnifère.
Je connais peu d'humiliations qui résistent à un nom sur une liste de best-sellers.
Le premier irrespect qu'on doit à la culture, surtout à la télévision, c'est l'humour.
Avec une télécommande et une chasse d'eau, l'homme est un animal sédentaire qui vit heureux.
Il n'y a plus d'auteurs au théâtre ; s'il y en avait, cela se saurait, ils seraient publiés.
Malheur aux naïfs qui croient que zapper c'est vivre et qu'en conséquence vivre c'est zapper...
Aujourd'hui encore, le destin de la femme, dans la plupart des familles, c'est de ne pas bouger.
Il en est de la culture à la télévision comme des habitants des villes : rejetée à la périphérie.
Les bonnes manières, c'est le prétexte de ceux qui voudraient en avoir de mauvaises de temps en temps.
Le public qui aime les livres est restreint, mais ferme dans ses choix, et courageux dans ses curiosités.
Offrez des livres! Ils s'ouvrent comme des boîtes de chocolats et se referment comme des coffrets à bijoux.
A la tête de l'auteur, le téléspectateur ne juge pas le livre, mais de son intérêt à l'acheter et à le lire.
La bonne attachée de presse est celle qui sait se réjouir d'une acceptation et ne pas se froisser d'un refus.
On accorde à l'écrivain, un crédit d'intelligence et de sagesse dont seul le grand médecin peut se prévaloir.
Qui n'a pas connu la passion, ne sait pas faire la différence entre la fièvre, le vertige, l'ivresse et l'embrasement.
La rêverie vagabonde est nécessaire à une bonne hygiène de vie, à l'équilibre de l'homme dans la bourrasque quotidienne.
Le divertissement pouvant être vu par tous, rassemble la famille, tandis que la culture, rejetée par certains, la divise.
Je préfère un verre à moitié vide à un verre à moitié plein. Si je le renverse il y en aura moins sur la robe de ma voisine...
Tout Français appartient, officiellement ou de coeur et d'esprit, à une minorité qui se désole de ne pas avoir accès au petit écran.
Le livre est surtout représenté par son auteur, son géniteur. C'est un peu comme un père et son enfant, ils se tiennent par la main.
Snober ou moquer un média aussi puissant que la télévision, aussi présent et aussi répandu relève d'un caprice de l'esprit ou de sa démission.
Le zapping, c'est à domicile et à volonté, le pouvoir absolu : régal des petits chefs, joujou des beaufs, revanche pour les humiliés, les sans-grade.
L'indépendance, c'est d'abord une question de caractère, Certains ont les tendons fragiles, d'autres le foie ou le sommeil et d'autres encore, le caractère.
La culture classique reste une valeur essentielle, mais la plus-value qu'on en retire, pour soi et aux yeux des autres, a baissé à la bourse de l'humanisme.
Le zapping est une incitation fébrile et sournoise à exiger davantage des autres : disponibilité immédiate, obéissance, comme à la télé, au doigt et à l'oeil.
Le culte de la beauté et de la performance, développé, sublimé notamment dans la publicité, réunit dans les pays occidentaux plus de fidèles que toutes les religions.
C'est une prime à la notoriété et je n'ai pas envie de me retrouver avec mon petit ruban rouge devant des gens que j'admire et dont je sais qu'ils le mériteraient beaucoup plus que moi.

— Bernard Pivot, 1992 (refus de la Légion d'honneur, Wikipedia)

Après le dîner, je n'étais pas de ces pères qui font la lecture à leurs enfants. J'avais hâte de rejoindre mon bureau pour achever la lecture du livre dont j'avais commencé la lecture l'après-midi.

— Journal du dimanche (date exacte non documentée)

Dieu est-il gaucher ou droitier ?
Les mots en ont toujours un pour rire.
La flânerie est-elle une perte de temps ?
Commercialement, la culture est pénalisante.
Le journalisme est le règne de l'éphémère et du volatil.
Le TGV, trop rapide, est un mauvais coup porté au livre.
Le journaliste est un interprète de la curiosité publique.
A la liberté de provocation, répond la liberté d'objection.
La quantité de livres est inversement proportionnelle à leur qualité.
A la télévision, on ne peut être autrement que ce qu'on est profondément.
N'est-il pas dans la nature de la poésie d'être et de rester souterraine ?
Un intellectuel inconscient ou démissionnaire n'est plus qu'un pauvre type.
La télévision peut être un impitoyable neuroleptique et un puissant somnifère.
Je connais peu d'humiliations qui résistent à un nom sur une liste de best-sellers.
Le premier irrespect qu'on doit à la culture, surtout à la télévision, c'est l'humour.
Avec une télécommande et une chasse d'eau, l'homme est un animal sédentaire qui vit heureux.
Il n'y a plus d'auteurs au théâtre ; s'il y en avait, cela se saurait, ils seraient publiés.
Malheur aux naïfs qui croient que zapper c'est vivre et qu'en conséquence vivre c'est zapper...
Aujourd'hui encore, le destin de la femme, dans la plupart des familles, c'est de ne pas bouger.
Il en est de la culture à la télévision comme des habitants des villes : rejetée à la périphérie.
Les bonnes manières, c'est le prétexte de ceux qui voudraient en avoir de mauvaises de temps en temps.
Le public qui aime les livres est restreint, mais ferme dans ses choix, et courageux dans ses curiosités.
Offrez des livres! Ils s'ouvrent comme des boîtes de chocolats et se referment comme des coffrets à bijoux.
A la tête de l'auteur, le téléspectateur ne juge pas le livre, mais de son intérêt à l'acheter et à le lire.
La bonne attachée de presse est celle qui sait se réjouir d'une acceptation et ne pas se froisser d'un refus.
On accorde à l'écrivain, un crédit d'intelligence et de sagesse dont seul le grand médecin peut se prévaloir.
Qui n'a pas connu la passion, ne sait pas faire la différence entre la fièvre, le vertige, l'ivresse et l'embrasement.
La rêverie vagabonde est nécessaire à une bonne hygiène de vie, à l'équilibre de l'homme dans la bourrasque quotidienne.
Le divertissement pouvant être vu par tous, rassemble la famille, tandis que la culture, rejetée par certains, la divise.
Je préfère un verre à moitié vide à un verre à moitié plein. Si je le renverse il y en aura moins sur la robe de ma voisine...
Tout Français appartient, officiellement ou de coeur et d'esprit, à une minorité qui se désole de ne pas avoir accès au petit écran.
Le livre est surtout représenté par son auteur, son géniteur. C'est un peu comme un père et son enfant, ils se tiennent par la main.
Snober ou moquer un média aussi puissant que la télévision, aussi présent et aussi répandu relève d'un caprice de l'esprit ou de sa démission.
Le zapping, c'est à domicile et à volonté, le pouvoir absolu : régal des petits chefs, joujou des beaufs, revanche pour les humiliés, les sans-grade.
L'indépendance, c'est d'abord une question de caractère, Certains ont les tendons fragiles, d'autres le foie ou le sommeil et d'autres encore, le caractère.
La culture classique reste une valeur essentielle, mais la plus-value qu'on en retire, pour soi et aux yeux des autres, a baissé à la bourse de l'humanisme.
Le zapping est une incitation fébrile et sournoise à exiger davantage des autres : disponibilité immédiate, obéissance, comme à la télé, au doigt et à l'oeil.
Le culte de la beauté et de la performance, développé, sublimé notamment dans la publicité, réunit dans les pays occidentaux plus de fidèles que toutes les religions.

Questions autour de Bernard Pivot

Quelle est la biographie de Bernard Pivot ?
Bernard Pivot est un journaliste et critique littéraire français né le 5 mai 1935 à Lyon. Fondateur du magazine Lire et de l'émission Apostrophes (1975-1990), il est la figure centrale de la médiation littéraire à la télévision française. Il est décédé le 6 mai 2024 à Neuilly-sur-Seine.
Quand Bernard Pivot est-il décédé ?
Bernard Pivot est décédé le 6 mai 2024 à Neuilly-sur-Seine, d'un cancer, à l'âge de 89 ans, le lendemain de son anniversaire.
Quelle était la vie privée de Bernard Pivot ?
Bernard Pivot a été marié à Monique Dupuis, avec qui il a eu deux filles, Agnès et Cécile. Le couple a divorcé. En fin de vie, il était en couple avec une femme prénommée Carole.
Combien Bernard Pivot avait-il d'enfants ?
Bernard Pivot avait au moins deux filles documentées, Agnès (née en 1960) et Cécile (née en 1966), issues de son mariage avec Monique Dupuis. Un troisième enfant prénommé Éric est mentionné dans la rubrique nécrologique du Figaro lors de ses obsèques.
Qu'est-ce qu'Apostrophes ?
Apostrophes est une émission littéraire hebdomadaire créée et animée par Bernard Pivot sur Antenne 2 de 1975 à 1990, diffusée en 724 numéros. Elle reste la référence de la télévision culturelle française.
Qui est né le même jour que Bernard Pivot ?
Nicolas Demorand, Chantal Ladesou, Gims, Søren Kierkegaard et Élisa Servier sont nés le 5 mai comme Bernard Pivot.
À quel âge est mort Bernard Pivot ?
Bernard Pivot est mort à 89 ans, le 6 mai 2024.
Qui est mort le même jour que Bernard Pivot ?
Quels journalistes sont nés à Lyon comme Bernard Pivot ?
Quels journalistes français sont du signe Taureau comme Bernard Pivot ?
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