Naissance
19 juin 1623
Nationalité
Astrologie

Résumé biographique

Blaise Pascal, né le 19 juin 1623 à Clermont (devenue Clermont-Ferrand) en Auvergne et mort le 19 août 1662 à Paris, est un polymathe : mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, moraliste et théologien français.

Enfant précoce, il est éduqué par son père. Les premiers travaux de Pascal concernent les sciences naturelles et appliquées. Il contribue de manière importante à l’étude des fluides et clarifie les concepts de pression et de vide en étendant le travail de Torricelli. Il est l'auteur de textes importants sur la méthode scientifique.

Mathématicien de premier ordre, il crée deux nouveaux champs de recherche majeurs :

À 16 ans, il publie un traité de géométrie projective ; À 19 ans, il invente la première machine à calculer, la développe, puis présente à ses contemporains sa pascaline achevée ; À 31 ans, il développe une méthode de résolution du « problème des partis » qui, donnant naissance au cours du XVIIIe siècle au calcul des probabilités, influencera fortement les théories économiques modernes et les sciences sociales.

Après une bouleversante expérience mystique, le 23 novembre 1654, il se consacre essentiellement à la réflexion philosophique et religieuse, sans toutefois renoncer aux travaux scientifiques. Il écrit pendant cette période Les Provinciales, et les Pensées, publiées seulement après sa mort qui survient deux mois après son 39e anniversaire, après une longue maladie.

Sa pensée marque le point de conjonction entre le pessimisme de saint Augustin et le scepticisme de Montaigne, et présente une conception théologique de l’homme et de sa destinée, souvent jugée tragique. La réflexion politique de Pascal est indissociable d’une interrogation métaphysique sur le tout de l’Homme.

Extrait de Wikipédia
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Autres mathématiciens

Citations

L'éloquence continue ennuie.
Douter de Dieu, c'est y croire.
La sagesse nous envoie à l'enfance.
Penser fait la grandeur de l'homme.
Le vrai se conclut souvent du faux.
Il n'est pas bon d'être trop libre.
Incroyable que Dieu s'unisse à nous.
Dans une grande âme, tout est grand.
On aime mieux la chasse que la prise.
La vraie morale se moque de la morale.
Diseur de bons mots, mauvais caractère.
La vraie et unique vertu est de se haïr.
Peu de gens parlent du doute en doutant.
Les respects signifient : incommodez-vous.
Il y a des mots incapables d'être définis.
La vraie éloquence se moque de l'éloquence.
Il faut substituer la définition au défini.
Trop ou trop peu de vin interdit la vérité.
Il n'est pas certain que tout soit certain.
Il n'est pas certain que tout soit incertain.
Trop et trop peu de vin interdisent la vérité.
Le plus grand des maux est les guerres civiles.
C'est le coeur qui sent Dieu, et non la raison.
Le hasard donne les pensées et le hasard les ôte.
L'amour n'a point d'âge ; il est toujours naissant.
Il y a des gens qui mentent simplement pour mentir.
C'est être malheureux que de vouloir et ne pouvoir.
Les belles actions cachées sont les plus estimables.
Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.
Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas.
Le Christ sera toujours un mystère pour celui croit.
Tout notre raisonnement se réduit à céder au sentiment.
Tous les hommes se haïssent naturellement l'un l'autre.
Le plaisir des grands est de pouvoir faire des heureux.
Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force.
Se moquer de la philosophie, c'est vraiment philosopher.
On ne consulte que l'oreille parce qu'on manque de coeur.
Comme la mode fait l'agrément aussi fait-elle la justice.
Voulez-vous qu'on croie du bien de vous ? N'en dites pas.
Les hommes se gouvernent plus par caprice que par raison.
Deux excès : exclure la raison, n'admettre que la raison.
Trop de jeunesse et trop de vieillesse empêchent l'esprit.
Il vaut mieux savoir un peu de tout que tout sur très peu.
Vivre avec l'espoir est une vie qui en vaut bien d'autres.
La coutume est une seconde nature qui détruit la première.
La violence et la vérité ne peuvent rien l'une sur l'autre.
Voulez-vous qu'on croie du bien de vous ? N'en dites point !
La mode même et les pays règlent ce que l'on appelle beauté.
Les sens abusent souvent la raison par de fausses apparences.
L'homme qui n'aime que soi ne hait rien tant que d'être seul.
Tout ce qui a été faible ne peut jamais être absolument fort.
Il n'y a de bien en cette vie que l'espérance d'une autre vie.
Je ne crois que les témoins qui sont prêts à se faire égorger.
Peu de chose nous console parce que peu de chose nous afflige.
La raison a beau crier ; elle ne peut mettre le prix aux choses.
Travaillons donc bien à penser : voilà le principe de la morale.
On se forme par l'esprit et les sentiments par les conversations.
Notre raison est toujours déçue par l'inconstance des apparences.
Nous souhaitons la vérité, et ne trouvons en nous qu'incertitude.
La vie n'est bonne qu'à étudier et à enseigner les mathématiques.
Celui qui sans autorité tue un criminel se rend criminel lui-même.
Tous les hommes cherchent le bonheur, même ceux qui vont de pendre.
Toute la suite des hommes doit être considérer comme un même homme.
Morale et langage sont des sciences particulières mais universelles.
La délicatesse est un don de nature, et non une acquisition de l'art.
Toute la suite des hommes doit être considérée comme un même homme...
Incompréhensible que Dieu soit, et incompréhensible qu'il ne soit pas.
Le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin.
Le pessimisme est affaire d'humeur, l'optimisme est affaire de volonté.
C'est une maladie naturelle à l'homme de croire qu'il possède la vérité.
Il importe à toute la vie de savoir si l'âme est mortelle ou immortelle.
Dieu. Les uns craignent de le perdre, les autres craignent de le trouver.
Ceux que nous appelons anciens étaient vraiment nouveaux en toutes choses.
L'ordre de la pensée est de commencer par soi, et par son auteur et sa fin.
Le respect de la personne humaine se fonde sur son caractère irremplaçable.
Il y a deux sortes d'esprit : l'esprit de géométrie et l'esprit de finesse.
Il faut savoir douter où il faut, se soumettre où il faut, croire où il faut.
Il ne faut pas moins de capacité pour aller jusqu'au néant que jusqu'au tout.
Le silence est la plus grande persécution ; jamais les saints ne se sont tus.
La nature de l'homme n'est pas d'aller toujours ; elle a ses allées et venues.
Quelle religion nous enseignera donc à guérir l'orgueil, et la concupiscence ?
Les rivières sont des chemins qui marchent, et qui portent où l'on veut aller.
S'ils sont plus grands que nous... ils ont les pieds aussi bas que les nôtres.
L'homme est né pour le plaisir : il le sent, il n'en faut point d'autre preuve.
L'art de persuader consiste autant en celui d'agréer qu'en celui de convaincre.
L'homme est plein de besoins : il n'aime que ceux qui peuvent les remplir tous.
Notre instinct nous fait sentir qu'il faut chercher notre bonheur hors de nous.
Toutes les bonnes maximes sont dans le monde ; on ne manque qu'à les appliquer.
Deux choses instruisent l'homme de toute sa nature : l'instinct et l'expérience.
Ils ne savent pas que ce n'est que la chasse, et non la prise qu'ils recherchent.
Mien, tien. - Voilà le commencement et l'image de l'usurpation de toute la terre.
Quand on aime, il semble que l'on ait une toute autre âme que quand on aime pas !
L'homme est un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant.
Curiosité n'est que vanité. Le plus souvent, on ne veut savoir que pour en parler.
La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique.
Le coeur a ses raisons, que la raison ne connaît point, on le sait en mille choses.
La succession de chercheurs est comparable à un seul homme qui apprend indéfiniment.
Le bonheur n'est ni hors de nous ni dans nous. Il est en Dieu, et hors et dans nous.
Les hommes ont mépris pour la religion. Ils en ont haine et peur qu'elle soit vraie.
Plaisante justice qu' une rivière borne. Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà.
Il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d'une chose.
L'erreur n'est pas le contraire de la vérité, elle est l'oubli de la vérité contraire.
Nous disposant toujours à être heureux il est inévitable que nous ne le soyons jamais.
On ne voit rien de juste ou d'injuste qui ne change de qualité en changeant de climat.
Ce qui m'étonne le plus est de voir que tout le monde n'est pas étonné de sa faiblesse.
La tyrannie est de vouloir avoir par une voie ce qu'on ne peut avoir que par une autre.
Au lieu de faire que ce qui fut juste fut fort, on a fait que ce qui fut fort fut juste.
Les inventions qui ne sont pas connues ont toujours plus de censeurs que d'approbateurs.
L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête.
La chose la plus importante à toute la vie est le choix du métier : le hasard en dispose.
Ni la contradiction n'est marque de fausseté, ni l'incontradiction n'est marque de vérité.
Jamais on ne fait le mal si pleinement et si gaiement que quand on le fait par conscience.
Peu d'amitiés subsisteraient, si chacun savait ce que son ami dit de lui lorsqu'il n'y est pas.
La force est la reine du monde et non pas l'opinion, mais l'opinion est celle qui use la force.
Le temps guérit les douleurs et les querelles parce qu'on change, on n'est plus la même personne.
Que sert à l'homme de gagner tout le monde, s'il perd son âme ? Qui veut garder son âme, la perdra.
Le temps et mon humeur ont peu de liaison ; j'ai mes brouillards et mon beau temps au-dedans de moi.
Un portrait porte absence et présence, plaisir et déplaisir. La réalité exclut absence et déplaisir.
Jésus-Christ est un Dieu dont on s'approche sans orgueil et sous lequel on s'abaisse sans désespoir.
La douceur de la gloire est si grande, qu'à quelque chose qu'on l'attache, même à la mort, on l'aime.
Presque tous les malheurs de la vie viennent des fausses idées que nous avons sur ce qui nous arrive.
La dernière démarche de la raison est de reconnaître qu'il y a une infinité de choses qui la surpasse.
La nature s'imite. Une graine jetée en bonne terre produit. Un principe jeté dans un bon esprit produit.
Je n'ai fait cette lettre-ci plus longue que parce que je n'ai pas eu le loisir de la faire plus courte.
La dernière chose qu'on trouve en laissant un ouvrage est de savoir celle qu'il faut mettre la première.
Les yeux sont les interprètes du coeur, mais il n'y a que celui qui y a intérêt qui entend leur langage.
L'imagination dispose de tout ; elle fait la beauté, la justice, et le bonheur, qui est le tout du monde.
Deux visages semblables, dont aucun ne fait rire en particulier, font rire ensemble par leur ressemblance.
Il y en a bien qui croient mais par
superstition. Il y en a bien qui ne croient pas, mais par libertinage.
L'imagination est la maîtresse d'erreur et de fausseté, d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujours.
Puisqu'on ne peut être universel en sachant tout ce qui se peut savoir sur tout, il faut savoir peu de tout.
Entre nous, et l'enfer ou le ciel, il n'y a que la vie entre deux, qui est la chose du monde la plus fragile.
Il n'est pas honteux pour l'homme de succomber sous la douleur et il est honteux de succomber sous le plaisir.
On se croit naturellement bien plus capable d'arriver au centre des choses que d'embrasser leur circonférence.
Les hommes sont si nécessairement fous que ce serait être fou par un autre tour de folie que de n'être pas fou.
Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre.
Nous courons sans souci dans le précipice, après que nous ayons mis quelque chose devant pour empêcher de le voir.
Les jésuites ont répandu dans l'Eglise les ténèbres les plus épaisses qui soient jamais sorties du puits de l'abîme
Le respect et l'amour doivent être si bien proportionnés qu'ils se soutiennent sans que ce respect étouffe l'amour.
La multitude qui ne se réduit pas à l'unité est confusion ; l'unité qui ne dépend pas de la multitude est tyrannie.
L'extrême esprit est accusé de folie, comme l'extrême défaut... C'est sortir de l'humanité que de sortir du milieu.
La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement et c'est pourtant la plus grande de nos misères.
Dire la vérité est utile à celui à qui on la dit, mais désavantageux à ceux qui la disent, parce qu'ils se font haïr.
Il ne faut pas le bruit d'un canon pour empêcher ses pensées. Il ne faut que le bruit d'une girouette ou d'une poulie.
Il est dangereux de dire au peuple que les lois ne sont pas justes, car il n'y obéit qu'à cause qu'il les croit justes.
Qui sait si cette autre moitié de la vie où nous pensons veiller n'est pas un autre sommeil un peu différent du premier.
Notre intelligence tient dans l'ordre des choses intelligibles le même rang que notre corps dans l'étendue de la nature.
Quand on voit le style naturel, on est tout étonné et ravi, car on s'attendait de voir un auteur, et on trouve un homme.
Il n'y a que deux sortes d'hommes : les uns justes, qui se croient pécheurs : les autres pécheurs, qui se croient justes.
La vérité est si obscure en ces temps et le mensonge si établi, qu'à moins d'aimer la vérité, on ne saurait la reconnaître.
Quelle vanité que la peinture qui attire l'admiration par la ressemblance des choses, dont on n'admire point les originaux !
La vérité est si obscurcie en ces temps et le mensonge si établi, qu'à moins d'aimer la vérité, on ne saurait la reconnaître.
L'éloquence est une peinture de la pensée ; ceux qui après avoir peint, ajoutent encore, font un tableau au lieu d'un portrait.
Ce qui fait qu'on va si loin dans l'amour, c'est que l'on ne songe pas que l'on aura besoin d'autre chose que ce que l'on aime.
La nature a des perfections pour montrer qu'elle est l'image de Dieu, et des défauts pour montrer qu'elle n'en est que l'image.
Il y a assez de lumière pour ceux qui ne désirent que de voir, et assez d'obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire.
Car il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d'une chose ; cette universalité est la plus belle.
La connaissance de Dieu sans celle de sa
misère fait l'orgueil.
La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir.
La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l'orgueil. La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir.
Que chacun examine ses pensées, il les retrouvera toutes occupées au passé et à l'avenir. Nous ne pensons presque point au présent.
La vie tumultueuse est agréable aux grands esprits ; mais ceux qui sont médiocres n'y ont aucun plaisir, ils sont machines partout.
Il y a des passions qui resserrent l'âme et qui la rendent immobile et qu'il y en a qui l'agrandissent et la font répandre au dehors.
La concupiscence et la force sont les sources de toutes nos actions. La concupiscence fait les volontaires, la force les involontaires.
Nous sommes si présomptueux que nous voudrions être connus de toute la terre, et même des gens qui viendront quand nous ne serons plus.
L'imagination ne peut rendre sages les fous, mais elle les rend heureux à l'envi de la raison qui ne peut rendre ses amis que misérables.
Nous avons beau enfler nos conceptions au-delà des espaces imaginables, nous n'enfantons que des atomes, au prix de la réalité des choses.
On se persuade mieux, pour l'ordinaire, par les raisons qu'on a soi-même trouvées, que par celles qui sont venues dans l'esprit des autres.
Car enfin, qu'est-ce qu'un homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant , un milieu entre rien et tout.
L'affection ou la haine changent la justice de face. Et combien un avocat bien payé par avance trouve-t-il plus juste la cause qu'il plaide !
Ainsi s'écoule toute la vie. On cherche le repos en combattant quelques obstacles ; et si on les a surmontés, le repos devient insupportable.
A mesure qu'on a plus d'esprit, on trouve qu'il y a plus d'hommes originaux. Les gens du commun ne trouvent pas de différence entre les hommes.
Il faut se connaître soi-même : quand cela ne servirait pas à trouver le vrai, cela au moins sert à régler sa vie, et il n'y a rien de plus juste.
Nous ne nous tenons jamais au temps présent. Nous rappelons le passé ; nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours.
Qu'on laisse un roi tout seul sans compagnie, penser à lui tout à loisir ; et l'on verra qu'un roi sans divertissement est un homme plein de misères.
Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais.
La raison nous commande bien plus impérieusement qu'un maître ; car en désobéissant à l'un on est malheureux, et en désobéissant à l'autre on est sot.
Personne ne parle en notre présence comme il en parle en notre absence. L'union qui est entre les hommes n'est fondée que sur cette mutuelle tromperie.
Le manque de définition est plutôt une perfection qu'un défaut, parce qu'il ne vient pas de leur obscurité, mais au contraire de leur extrême évidence.
L'imagination, c'est cette partie décevante dans l'homme, cette maîtresse d'erreur et de fausseté, et d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujours.
On doit avoir pitié des uns et des autres, mais on doit avoir pour les uns une pitié qui naît de tendresse, et pour les autres une pitié qui naît de mépris.
"J'aurais bientôt quitté les plaisirs, disent-ils, si j'avais la foi." - Et moi, je vous dis : "Vous auriez bientôt la foi, si vous aviez quitté les plaisirs."
Quelque possession que l'homme ait sur la terre, quelque santé et commodité essentielle qu'il ait, il n'est pas satisfait s'il n'est pas dans l'estime des hommes.
Nous sommes plaisants de nous reposer dans la société de nos semblables : misérables comme nous, impuissants comme nous, ils ne nous aideront pas ; on mourra seul.
Quand dans un discours, se trouvent des mots répétés, et qu'essayant de les corriger, on les trouve si propres qu'on gâterait le discours, il faut bien les laisser.
Tous les grands divertissements sont dangereux pour la vie chrétienne ; mais entre tous ceux que le monde a inventés, il n'y en a point qui soit plus à craindre que la comédie.
La concupiscence nous est devenue naturelle et a fait notre seconde nature. Ainsi il y a deux natures en nous : l'une bonne, l'autre mauvaise. Où est Dieu ? Où vous n'êtes pas.
L'éloquence continue ennuie.
Douter de Dieu, c'est y croire.
La sagesse nous envoie à l'enfance.
Penser fait la grandeur de l'homme.
Le vrai se conclut souvent du faux.
Il n'est pas bon d'être trop libre.
Incroyable que Dieu s'unisse à nous.
Dans une grande âme, tout est grand.
On aime mieux la chasse que la prise.
La vraie morale se moque de la morale.
Diseur de bons mots, mauvais caractère.
La vraie et unique vertu est de se haïr.
Peu de gens parlent du doute en doutant.
Les respects signifient : incommodez-vous.
Il y a des mots incapables d'être définis.
La vraie éloquence se moque de l'éloquence.
Il faut substituer la définition au défini.
Trop ou trop peu de vin interdit la vérité.
Il n'est pas certain que tout soit certain.
Il n'est pas certain que tout soit incertain.
Trop et trop peu de vin interdisent la vérité.
Le plus grand des maux est les guerres civiles.
C'est le coeur qui sent Dieu, et non la raison.
Le hasard donne les pensées et le hasard les ôte.
L'amour n'a point d'âge ; il est toujours naissant.
Il y a des gens qui mentent simplement pour mentir.
C'est être malheureux que de vouloir et ne pouvoir.
Les belles actions cachées sont les plus estimables.
Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.
Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas.
Le Christ sera toujours un mystère pour celui croit.
Tout notre raisonnement se réduit à céder au sentiment.
Tous les hommes se haïssent naturellement l'un l'autre.
Le plaisir des grands est de pouvoir faire des heureux.
Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force.
Se moquer de la philosophie, c'est vraiment philosopher.
On ne consulte que l'oreille parce qu'on manque de coeur.
Comme la mode fait l'agrément aussi fait-elle la justice.
Voulez-vous qu'on croie du bien de vous ? N'en dites pas.
Les hommes se gouvernent plus par caprice que par raison.
Deux excès : exclure la raison, n'admettre que la raison.
Trop de jeunesse et trop de vieillesse empêchent l'esprit.
Il vaut mieux savoir un peu de tout que tout sur très peu.
Vivre avec l'espoir est une vie qui en vaut bien d'autres.
La coutume est une seconde nature qui détruit la première.
La violence et la vérité ne peuvent rien l'une sur l'autre.
Voulez-vous qu'on croie du bien de vous ? N'en dites point !
La mode même et les pays règlent ce que l'on appelle beauté.
Les sens abusent souvent la raison par de fausses apparences.
L'homme qui n'aime que soi ne hait rien tant que d'être seul.
Tout ce qui a été faible ne peut jamais être absolument fort.
Il n'y a de bien en cette vie que l'espérance d'une autre vie.
Je ne crois que les témoins qui sont prêts à se faire égorger.
Peu de chose nous console parce que peu de chose nous afflige.
La raison a beau crier ; elle ne peut mettre le prix aux choses.
Travaillons donc bien à penser : voilà le principe de la morale.
On se forme par l'esprit et les sentiments par les conversations.
Notre raison est toujours déçue par l'inconstance des apparences.
Nous souhaitons la vérité, et ne trouvons en nous qu'incertitude.
La vie n'est bonne qu'à étudier et à enseigner les mathématiques.
Celui qui sans autorité tue un criminel se rend criminel lui-même.
Tous les hommes cherchent le bonheur, même ceux qui vont de pendre.
Toute la suite des hommes doit être considérer comme un même homme.
Morale et langage sont des sciences particulières mais universelles.
La délicatesse est un don de nature, et non une acquisition de l'art.
Toute la suite des hommes doit être considérée comme un même homme...
Incompréhensible que Dieu soit, et incompréhensible qu'il ne soit pas.
Le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin.
Le pessimisme est affaire d'humeur, l'optimisme est affaire de volonté.
C'est une maladie naturelle à l'homme de croire qu'il possède la vérité.
Il importe à toute la vie de savoir si l'âme est mortelle ou immortelle.
Dieu. Les uns craignent de le perdre, les autres craignent de le trouver.
Ceux que nous appelons anciens étaient vraiment nouveaux en toutes choses.
L'ordre de la pensée est de commencer par soi, et par son auteur et sa fin.
Le respect de la personne humaine se fonde sur son caractère irremplaçable.
Il y a deux sortes d'esprit : l'esprit de géométrie et l'esprit de finesse.
Il faut savoir douter où il faut, se soumettre où il faut, croire où il faut.
Il ne faut pas moins de capacité pour aller jusqu'au néant que jusqu'au tout.
Le silence est la plus grande persécution ; jamais les saints ne se sont tus.
La nature de l'homme n'est pas d'aller toujours ; elle a ses allées et venues.
Quelle religion nous enseignera donc à guérir l'orgueil, et la concupiscence ?
Les rivières sont des chemins qui marchent, et qui portent où l'on veut aller.
S'ils sont plus grands que nous... ils ont les pieds aussi bas que les nôtres.
L'homme est né pour le plaisir : il le sent, il n'en faut point d'autre preuve.
L'art de persuader consiste autant en celui d'agréer qu'en celui de convaincre.
L'homme est plein de besoins : il n'aime que ceux qui peuvent les remplir tous.
Notre instinct nous fait sentir qu'il faut chercher notre bonheur hors de nous.
Toutes les bonnes maximes sont dans le monde ; on ne manque qu'à les appliquer.
Deux choses instruisent l'homme de toute sa nature : l'instinct et l'expérience.
Ils ne savent pas que ce n'est que la chasse, et non la prise qu'ils recherchent.
Mien, tien. - Voilà le commencement et l'image de l'usurpation de toute la terre.
Quand on aime, il semble que l'on ait une toute autre âme que quand on aime pas !
L'homme est un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant.
Curiosité n'est que vanité. Le plus souvent, on ne veut savoir que pour en parler.
La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique.
Le coeur a ses raisons, que la raison ne connaît point, on le sait en mille choses.
La succession de chercheurs est comparable à un seul homme qui apprend indéfiniment.
Le bonheur n'est ni hors de nous ni dans nous. Il est en Dieu, et hors et dans nous.
Les hommes ont mépris pour la religion. Ils en ont haine et peur qu'elle soit vraie.
Plaisante justice qu' une rivière borne. Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà.
Il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d'une chose.
L'erreur n'est pas le contraire de la vérité, elle est l'oubli de la vérité contraire.
Nous disposant toujours à être heureux il est inévitable que nous ne le soyons jamais.
On ne voit rien de juste ou d'injuste qui ne change de qualité en changeant de climat.
Ce qui m'étonne le plus est de voir que tout le monde n'est pas étonné de sa faiblesse.
La tyrannie est de vouloir avoir par une voie ce qu'on ne peut avoir que par une autre.
Au lieu de faire que ce qui fut juste fut fort, on a fait que ce qui fut fort fut juste.
Les inventions qui ne sont pas connues ont toujours plus de censeurs que d'approbateurs.
L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête.
La chose la plus importante à toute la vie est le choix du métier : le hasard en dispose.
Ni la contradiction n'est marque de fausseté, ni l'incontradiction n'est marque de vérité.
Jamais on ne fait le mal si pleinement et si gaiement que quand on le fait par conscience.
Peu d'amitiés subsisteraient, si chacun savait ce que son ami dit de lui lorsqu'il n'y est pas.
La force est la reine du monde et non pas l'opinion, mais l'opinion est celle qui use la force.
Le temps guérit les douleurs et les querelles parce qu'on change, on n'est plus la même personne.
Que sert à l'homme de gagner tout le monde, s'il perd son âme ? Qui veut garder son âme, la perdra.
Le temps et mon humeur ont peu de liaison ; j'ai mes brouillards et mon beau temps au-dedans de moi.
Un portrait porte absence et présence, plaisir et déplaisir. La réalité exclut absence et déplaisir.
Jésus-Christ est un Dieu dont on s'approche sans orgueil et sous lequel on s'abaisse sans désespoir.
La douceur de la gloire est si grande, qu'à quelque chose qu'on l'attache, même à la mort, on l'aime.
Presque tous les malheurs de la vie viennent des fausses idées que nous avons sur ce qui nous arrive.
La dernière démarche de la raison est de reconnaître qu'il y a une infinité de choses qui la surpasse.
La nature s'imite. Une graine jetée en bonne terre produit. Un principe jeté dans un bon esprit produit.
Je n'ai fait cette lettre-ci plus longue que parce que je n'ai pas eu le loisir de la faire plus courte.
La dernière chose qu'on trouve en laissant un ouvrage est de savoir celle qu'il faut mettre la première.
Les yeux sont les interprètes du coeur, mais il n'y a que celui qui y a intérêt qui entend leur langage.
L'imagination dispose de tout ; elle fait la beauté, la justice, et le bonheur, qui est le tout du monde.
Deux visages semblables, dont aucun ne fait rire en particulier, font rire ensemble par leur ressemblance.
Il y en a bien qui croient mais par
superstition. Il y en a bien qui ne croient pas, mais par libertinage.
L'imagination est la maîtresse d'erreur et de fausseté, d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujours.
Puisqu'on ne peut être universel en sachant tout ce qui se peut savoir sur tout, il faut savoir peu de tout.
Entre nous, et l'enfer ou le ciel, il n'y a que la vie entre deux, qui est la chose du monde la plus fragile.
Il n'est pas honteux pour l'homme de succomber sous la douleur et il est honteux de succomber sous le plaisir.
On se croit naturellement bien plus capable d'arriver au centre des choses que d'embrasser leur circonférence.
Les hommes sont si nécessairement fous que ce serait être fou par un autre tour de folie que de n'être pas fou.
Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre.
Nous courons sans souci dans le précipice, après que nous ayons mis quelque chose devant pour empêcher de le voir.
Les jésuites ont répandu dans l'Eglise les ténèbres les plus épaisses qui soient jamais sorties du puits de l'abîme
Le respect et l'amour doivent être si bien proportionnés qu'ils se soutiennent sans que ce respect étouffe l'amour.
La multitude qui ne se réduit pas à l'unité est confusion ; l'unité qui ne dépend pas de la multitude est tyrannie.
L'extrême esprit est accusé de folie, comme l'extrême défaut... C'est sortir de l'humanité que de sortir du milieu.
La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement et c'est pourtant la plus grande de nos misères.
Dire la vérité est utile à celui à qui on la dit, mais désavantageux à ceux qui la disent, parce qu'ils se font haïr.
Il ne faut pas le bruit d'un canon pour empêcher ses pensées. Il ne faut que le bruit d'une girouette ou d'une poulie.
Il est dangereux de dire au peuple que les lois ne sont pas justes, car il n'y obéit qu'à cause qu'il les croit justes.
Qui sait si cette autre moitié de la vie où nous pensons veiller n'est pas un autre sommeil un peu différent du premier.
Notre intelligence tient dans l'ordre des choses intelligibles le même rang que notre corps dans l'étendue de la nature.
Quand on voit le style naturel, on est tout étonné et ravi, car on s'attendait de voir un auteur, et on trouve un homme.
Il n'y a que deux sortes d'hommes : les uns justes, qui se croient pécheurs : les autres pécheurs, qui se croient justes.
La vérité est si obscure en ces temps et le mensonge si établi, qu'à moins d'aimer la vérité, on ne saurait la reconnaître.
Quelle vanité que la peinture qui attire l'admiration par la ressemblance des choses, dont on n'admire point les originaux !
La vérité est si obscurcie en ces temps et le mensonge si établi, qu'à moins d'aimer la vérité, on ne saurait la reconnaître.
L'éloquence est une peinture de la pensée ; ceux qui après avoir peint, ajoutent encore, font un tableau au lieu d'un portrait.
Ce qui fait qu'on va si loin dans l'amour, c'est que l'on ne songe pas que l'on aura besoin d'autre chose que ce que l'on aime.
La nature a des perfections pour montrer qu'elle est l'image de Dieu, et des défauts pour montrer qu'elle n'en est que l'image.
Il y a assez de lumière pour ceux qui ne désirent que de voir, et assez d'obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire.
Car il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d'une chose ; cette universalité est la plus belle.
La connaissance de Dieu sans celle de sa
misère fait l'orgueil.
La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir.
La connaissance de Dieu sans celle de sa misère fait l'orgueil. La connaissance de sa misère sans celle de Dieu fait le désespoir.
Que chacun examine ses pensées, il les retrouvera toutes occupées au passé et à l'avenir. Nous ne pensons presque point au présent.
La vie tumultueuse est agréable aux grands esprits ; mais ceux qui sont médiocres n'y ont aucun plaisir, ils sont machines partout.
Il y a des passions qui resserrent l'âme et qui la rendent immobile et qu'il y en a qui l'agrandissent et la font répandre au dehors.
La concupiscence et la force sont les sources de toutes nos actions. La concupiscence fait les volontaires, la force les involontaires.
Nous sommes si présomptueux que nous voudrions être connus de toute la terre, et même des gens qui viendront quand nous ne serons plus.
L'imagination ne peut rendre sages les fous, mais elle les rend heureux à l'envi de la raison qui ne peut rendre ses amis que misérables.
Nous avons beau enfler nos conceptions au-delà des espaces imaginables, nous n'enfantons que des atomes, au prix de la réalité des choses.
On se persuade mieux, pour l'ordinaire, par les raisons qu'on a soi-même trouvées, que par celles qui sont venues dans l'esprit des autres.
Car enfin, qu'est-ce qu'un homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant , un milieu entre rien et tout.
L'affection ou la haine changent la justice de face. Et combien un avocat bien payé par avance trouve-t-il plus juste la cause qu'il plaide !
Ainsi s'écoule toute la vie. On cherche le repos en combattant quelques obstacles ; et si on les a surmontés, le repos devient insupportable.
A mesure qu'on a plus d'esprit, on trouve qu'il y a plus d'hommes originaux. Les gens du commun ne trouvent pas de différence entre les hommes.
Il faut se connaître soi-même : quand cela ne servirait pas à trouver le vrai, cela au moins sert à régler sa vie, et il n'y a rien de plus juste.
Nous ne nous tenons jamais au temps présent. Nous rappelons le passé ; nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours.
Qu'on laisse un roi tout seul sans compagnie, penser à lui tout à loisir ; et l'on verra qu'un roi sans divertissement est un homme plein de misères.
Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais.
La raison nous commande bien plus impérieusement qu'un maître ; car en désobéissant à l'un on est malheureux, et en désobéissant à l'autre on est sot.
Personne ne parle en notre présence comme il en parle en notre absence. L'union qui est entre les hommes n'est fondée que sur cette mutuelle tromperie.
Le manque de définition est plutôt une perfection qu'un défaut, parce qu'il ne vient pas de leur obscurité, mais au contraire de leur extrême évidence.
L'imagination, c'est cette partie décevante dans l'homme, cette maîtresse d'erreur et de fausseté, et d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujours.
On doit avoir pitié des uns et des autres, mais on doit avoir pour les uns une pitié qui naît de tendresse, et pour les autres une pitié qui naît de mépris.
"J'aurais bientôt quitté les plaisirs, disent-ils, si j'avais la foi." - Et moi, je vous dis : "Vous auriez bientôt la foi, si vous aviez quitté les plaisirs."
Quelque possession que l'homme ait sur la terre, quelque santé et commodité essentielle qu'il ait, il n'est pas satisfait s'il n'est pas dans l'estime des hommes.
Nous sommes plaisants de nous reposer dans la société de nos semblables : misérables comme nous, impuissants comme nous, ils ne nous aideront pas ; on mourra seul.
Quand dans un discours, se trouvent des mots répétés, et qu'essayant de les corriger, on les trouve si propres qu'on gâterait le discours, il faut bien les laisser.
Tous les grands divertissements sont dangereux pour la vie chrétienne ; mais entre tous ceux que le monde a inventés, il n'y en a point qui soit plus à craindre que la comédie.
La concupiscence nous est devenue naturelle et a fait notre seconde nature. Ainsi il y a deux natures en nous : l'une bonne, l'autre mauvaise. Où est Dieu ? Où vous n'êtes pas.

Questions autour de Blaise Pascal

Qui est né le même jour que Blaise Pascal ?
Mía Maestro, Garfield, Salman Rushdie, Chico Buarque et Macklemore sont nés le 19 juin comme Blaise Pascal.
À quel âge est mort Blaise Pascal ?
Blaise Pascal est mort à 39 ans, le 19 août 1662.
Qui est mort le même jour que Blaise Pascal ?
Tony Scott, William Bouguereau, Maria Branyas Morera, Linus Pauling et Groucho Marx sont morts le 19 août comme Blaise Pascal.
Quels scientifiques français sont du signe Gémeaux comme Blaise Pascal ?
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