Cette année marque le 1er anniversaire de sa disparition.
Bun Hay Mean est un humoriste et comédien français d'origine cambodgienne et chinoise, révélé en 2014 par le Jamel Comedy Club sous le surnom de « Chinois marrant ». Il meurt accidentellement à Paris en juillet 2025, à l'âge de 43 ans.
Né d'un père cambodgien et d'une mère d'origine chinoise arrivés en France en 1977 après avoir fui le régime des Khmers rouges, Bun Hay Mean grandit à Blanquefort, dans la banlieue bordelaise. Adolescent, il écrit ses premiers sketchs et se produit dans les cafés de Bordeaux tout en suivant des cours d'improvisation en parallèle de ses études. Une licence d'informatique en poche, il quitte Bordeaux à vingt-quatre ans pour tenter sa chance à Paris, où il connaît plusieurs mois de précarité. Repéré dans les cafés-théâtres parisiens par Alain Degois, fondateur du Déclic Théâtre, il y côtoie les humoristes Kheiron et Kyan Khojandi ainsi que Jamel Debbouze, qui lui propose d'intégrer la saison 7 de son émission, le Jamel Comedy Club, en 2014. Il débute au cinéma avant la scène, avec de petits rôles dans De l'huile sur le feu de Nicolas Benamou en 2011, puis dans Comme un chef de Daniel Cohen en 2012.
La même année, Bun Hay Mean monte son premier spectacle, Chinois Marrant, dans la légende de Bun Hay Mean, qui le fait connaître de la scène parisienne. Il enchaîne en 2016 avec un second one-man-show, Bun Hay Mean, et se produit au Festival du rire de Montreux en 2016 et 2017. Au cinéma, il rejoint Éric Judor pour Problemos en 2017 et la série Platane sur Canal+, puis incarne Deng Tsin Qin dans Astérix et Obélix : L'Empire du Milieu de Guillaume Canet en 2023, aux côtés de Vincent Cassel et Marion Cotillard. Après Le Monde appartient à ceux qui le fabriquent, qui s'achève au théâtre Marigny fin 2022, il présente En Récréation puis Tous égo à l'Européen dès 2023. Son dernier spectacle, Kill Bun, joué à Paris d'avril à juin 2025, aborde avec humour son combat contre la maladie mentale, quelques semaines avant sa mort accidentelle.
1977 : Ses parents, un père cambodgien et une mère d'origine chinoise, s'installent en France après avoir fui le régime des Khmers rouges
1981 : Naissance le 29 novembre à Lormont (Gironde)
2006 : Obtention d'une licence d'informatique, puis départ pour Paris à vingt-quatre ans
2011 : Premier rôle au cinéma dans De l'huile sur le feu de Nicolas Benamou
2012 : Rôle dans Comme un chef de Daniel Cohen
2014 : Intègre la saison 7 du Jamel Comedy Club et monte son premier spectacle, Chinois Marrant, dans la légende de Bun Hay Mean
2016 : Second spectacle, Bun Hay Mean, et première participation au Festival du rire de Montreux
2017 : Apparitions dans Problemos d'Éric Judor et Rattrapage de Tristan Séguéla
2019 : Rejoint la saison 3 de la série Platane sur Canal+
2022 : Dernières représentations du spectacle Le Monde appartient à ceux qui le fabriquent au théâtre Marigny
2023 : Tournée du spectacle En Récréation, puis Tous égo à l'Européen ; sortie du film Astérix et Obélix : L'Empire du Milieu
2024 : Diagnostic de trouble bipolaire à la suite d'une hospitalisation en psychiatrie
2025 : Joue son dernier spectacle, Kill Bun, à Paris entre avril et juin
2025 : Mort accidentelle le 10 juillet à Paris, à l'âge de 43 ans
Bun Hay Mean racontait avoir grandi comme l'un des deux seuls élèves d'origine asiatique de son lycée aux côtés de sa sœur, une expérience qu'il transformait déjà en matière à sketchs. Le nom de famille « Mean » provient d'une méprise administrative : dans les camps de réfugiés, le prénom de son père, Ly, était sans cesse suivi de la question anglaise « what does it mean ? », que celui-ci a fini par adopter comme patronyme. Repéré par Alain Degois, Bun Hay Mean tissera avec Jamel Debbouze une relation durable, l'humoriste saluant après sa mort sa gentillesse envers ses propres enfants.
Sur scène comme dans la vie, Bun Hay Mean cultivait une proximité rare avec Blanche Gardin, qu'il surnommait sa « compagne de phénix » : elle avait testé les textes de son propre premier spectacle en première partie des siennes. En 2024, il se décrivait comme célibataire et sans enfant, affirmant ne pas vouloir en avoir. Diagnostiqué bipolaire en juin 2024 après une hospitalisation en psychiatrie consécutive à un épisode survenu lors d'une tournée à La Réunion, il en fait la matière de son dernier spectacle, avec le soutien de son producteur Philippe Delmas, engagé à ses côtés durant cette reconstruction.
Le 10 juillet 2025 au matin, Bun Hay Mean chute du huitième étage de son immeuble du 52, boulevard des Batignolles, à Paris, alors qu'il tentait de récupérer son téléphone tombé dans la gouttière de son balcon, quelques heures avant un départ prévu pour Montréal. Les secours ne peuvent que constater son décès sur place. Une enquête ouverte par le parquet de Paris conclut, après autopsie, à un accident domestique, écartant les pistes du suicide et de l'intervention d'un tiers. Son producteur, Philippe Delmas, confirme cette version et annonce des obsèques organisées dans la plus stricte intimité familiale. Jamel Debbouze, Guillaume Canet et Booder lui rendent hommage publiquement.
Les obsèques de Bun Hay Mean se sont déroulées dans la plus stricte intimité familiale, à la demande de ses proches, sans annonce publique du lieu d'inhumation ou de crémation. Aucun mémorial public n'a été documenté à ce jour. Le spectacle Kill Bun, qu'il devait jouer à Montréal le lendemain de sa mort, lui a été dédié sur scène par Jamel Debbouze et sa troupe.
1 - Le patronyme « Mean » n'est pas un choix : dans les camps de réfugiés, le prénom de son père, Ly, provoquait sans cesse la question « what does it mean ? », que la famille a fini par adopter comme nom.
2 - Bun Hay Mean se décrivait comme mesurant 1,65 mètre pour 54 kilos, soit, selon ses propres mots, la moitié en cheveux, une silhouette qu'il revendiquait avec autodérision sur scène plutôt que de la dissimuler.
3 - Après un triomphe lors d'une soirée SOS Racisme au Zénith où il a fait un carton devant des milliers de personnes, Bun Hay Mean avait fini la même nuit seul sur le banc d'un arrêt de tramway, faute de logement.
4 - C'est une professeure de français, tombée sur ses cahiers de sketchs griffonnés au lycée, qui a convaincu l'adolescent timide de rejoindre le club de théâtre de son établissement, où il découvre l'improvisation et Molière.
5 - Bun Hay Mean surnommait Blanche Gardin sa compagne de phénix : avant son propre succès, elle avait testé ses premiers textes en assurant la première partie de ses spectacles à lui.
- Métier(s) : Humoriste, comédien
- Résidence principale : Paris (17e arrondissement)
- Relations de couple : Célibataire, aucune relation officielle rendue publique
- Enfants : Aucun enfant connu
- Distinctions : Non documentées
On m'a déclaré bipolaire.
— Interview Le Jet de Luxe, Jordan de Luxe, mai 2025
L'humour, c'est la poésie du désespoir.
— Interview Konbini, 2024 (rapportée par Télé 7 Jours, 10 juillet 2025)
Avec ma sœur nous étions les seuls asiatiques du lycée.
— Interview Légendes Urbaines, France 24, 2021
Je faisais marrer 2000 ou 3000 personnes et une heure plus tard, j'étais à l'arrêt du tram à dormir seul.
— Interview Le Parisien, 2017
Le monde est chinois, mec.
Quand un Arabe te dit 'T'inquiète', c'est là qu'il faut s'inquiéter.
Il n'y a rien de plus drôle que la vérité, tout ce qui est vrai me fait rire.
Moi, je suis tellement bridé que quand je pleure, mes larmes coulent en diagonale.
Je pense que les homophobes, au fond d'eux, ils ont un homosexuel qui a peur de se faire enculer.
Au Maroc, il n'y a pas de code de la route. Parce que pour avoir un code de la route, il faut avoir des routes !
Mes parents sont arrivés en France en 1972. Ils m'ont toujours dit : 'On fait pas de vagues'. Et moi, je monte sur scène pour gueuler !
Les chinois, on en a une tout petite : vous regardez sur le plan économique, la Chine a niqué le monde entier et personne n'a rien senti.
Les Chinois, on était où pendant la coupe du monde ? On fabrique les maillots, les chaussures, les ballons, sans nous, y'a pas de coupe du monde.
Moi, je suis bouddhiste. C'est pratique, ça veut dire que si ma vie est un échec, c'est pas grave, je me réincarnerai en quelque chose de mieux... comme un caillou.
Moi, j'suis bridé ?? Faut remettre les choses en place : il y a plus d'asiats que de vous. Je ne suis pas bridé... Vous avez les yeux ronds. Pour moi, le monde est peuplé de hiboux.
On m'a déclaré bipolaire.
— Interview Le Jet de Luxe, Jordan de Luxe, mai 2025
L'humour, c'est la poésie du désespoir.
— Interview Konbini, 2024 (rapportée par Télé 7 Jours, 10 juillet 2025)
Avec ma sœur nous étions les seuls asiatiques du lycée.
— Interview Légendes Urbaines, France 24, 2021
Je faisais marrer 2000 ou 3000 personnes et une heure plus tard, j'étais à l'arrêt du tram à dormir seul.
— Interview Le Parisien, 2017
Le monde est chinois, mec.
Quand un Arabe te dit 'T'inquiète', c'est là qu'il faut s'inquiéter.
Il n'y a rien de plus drôle que la vérité, tout ce qui est vrai me fait rire.
Moi, je suis tellement bridé que quand je pleure, mes larmes coulent en diagonale.
Je pense que les homophobes, au fond d'eux, ils ont un homosexuel qui a peur de se faire enculer.
Au Maroc, il n'y a pas de code de la route. Parce que pour avoir un code de la route, il faut avoir des routes !
Mes parents sont arrivés en France en 1972. Ils m'ont toujours dit : 'On fait pas de vagues'. Et moi, je monte sur scène pour gueuler !
Les chinois, on en a une tout petite : vous regardez sur le plan économique, la Chine a niqué le monde entier et personne n'a rien senti.
Les Chinois, on était où pendant la coupe du monde ? On fabrique les maillots, les chaussures, les ballons, sans nous, y'a pas de coupe du monde.
Moi, je suis bouddhiste. C'est pratique, ça veut dire que si ma vie est un échec, c'est pas grave, je me réincarnerai en quelque chose de mieux... comme un caillou.
Moi, j'suis bridé ?? Faut remettre les choses en place : il y a plus d'asiats que de vous. Je ne suis pas bridé... Vous avez les yeux ronds. Pour moi, le monde est peuplé de hiboux.