Cicéron, dont le nom romain (tria nomina) est Marcus Tullius Cicero, né le 3 janvier 106 av. J.-C. à Arpinum en Italie et mort assassiné le 7 décembre 43 av. J.-C. à Formies, est un avocat, homme d'État, philosophe et écrivain romain. Il intervient dans les crises de la fin de la République romaine et finit victime des proscriptions en -43.
Citoyen romain de province, il naît dans une famille de la classe équestre bien implantée à Arpinum, ville du Latium située à 100 km au sud-est de Rome. N'appartenant pas à la nobilitas, il n'est pas destiné à un rôle politique majeur et sera donc un homo novus dans les milieux dirigeants de Rome de la fin de la République. Rome est en proie à une crise politique majeure depuis l'époque des Gracques (-130/-120), conflit opposant les républicains conservateurs (optimates, le parti sénatorial) et les populistes (populares), antagonisme qui s'incarne dans les guerres civiles qui émaillent la fin de la République romaine, notamment dans la lutte entre Sylla (138-78) et Marius (157-86), puis entre Pompée (106-48) et César (100-44) dans les années 50 et 40 av. J.- C..
Après une solide formation de rhétorique et de droit, Cicéron réussit, grâce à son talent d'avocat, à se constituer suffisamment d'appuis pour accéder en -63 à la magistrature la plus élevée du cursus honorum, le consulat. C'est en tant que consul qu'il doit affronter le complot du populiste Catilina, qu'il déjoue grâce à quatre discours devant les sénateurs, les Catilinaires.
Mais ce succès qui fait sa fierté provoque une condamnation à l'exil en -58, pour avoir fait exécuter plusieurs conjurés sans respecter les procédures légales. Revenu à Rome en -57, il ne joue plus de rôle important sur une scène politique dominée par Pompée et César, qui vient de commencer la conquête de la Gaule. Après la fin de cette guerre (-51), César entre en rébellion en -49, ce qui provoque une guerre civile. Cicéron rallie le camp de Pompée, avec hésitation, puis accepte de s'accommoder du pouvoir de César. Après l'assassinat de César, il se rallie à son fils adoptif, Octavien (futur Auguste) contre Marc Antoine, contre lequel il prononce quatorze discours, les Philippiques. Cette opposition lui vaut d'être proscrit et tué en 43 av. J.-C.
Orateur remarquable, Cicéron est l'auteur de nombreux textes considérés comme des modèles de la langue latine classique et dont une grande partie nous est parvenue. Il consacre sa période d'inactivité politique à la rédaction d'ouvrages sur la rhétorique et à l'adaptation en latin des théories philosophiques grecques. En partie perdus pendant le Moyen Âge, ses ouvrages connaissent un regain d'intérêt durant la renaissance carolingienne, et surtout durant la Renaissance et à l'époque classique. Sa réputation s'affaiblit au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle, où il est considéré comme un simple compilateur des philosophes grecs. Pierre Grimal considère cependant qu'il a été un intermédiaire précieux, qui nous a transmis une partie de la philosophie grecque. Dans le domaine politique, les jugements des historiens ont souvent été sévères : intellectuel égaré au milieu d'une foire d'empoigne, parvenu italien monté à Rome, opportuniste versatile, « instrument passif de la monarchie larvée » de Pompée puis de César selon des spécialistes tels que Theodor Mommsen et Jérôme Carcopino.
Sa correspondance - 954 lettres nous sont parvenues - est, par la variété de ton, la spontanéité de l'expression et la charge émotionnelle qu'elles portent, un témoignage exceptionnel sur la vie de leur auteur et sur l'histoire troublée de la fin de la République romaine.
La pensée est libre.
Point d'odeur, bonne odeur.
La sagesse est l'art de vivre.
Le visage est l'image de l'âme.
On reconnaît Dieu à ses oeuvres.
Platon l'Homère des philosophes.
En doutant, on atteint la vérité.
On naît poète, on devient orateur.
Jamais le sage ne se met en colère.
Les lois se taisent parmi les armes.
Qui n'empêche pas le mal le favorise.
On doit se dévouer à l'intérêt public.
Nul ne peut être heureux sans la vertu.
La frugalité contient toutes les vertus.
L'amitié dure davantage entre des égaux.
Il est honteux de faire son propre éloge.
S'il ne se passe rien, écris pour le dire.
Que chacun apprenne à connaître son esprit.
La prodigalité, c'est un gouffre sans fond.
Rien n'est difficile pour ceux qui s'aiment.
Il n'y a d'autre bien que ce qui est honnête.
Quand les armes parlent, les lois se taisent.
Que chacun s'exerce dans l'art qu'il connaît.
La patrie se trouve partout où l'on est bien.
La justice doit être cultivée pour elle-même.
La mémoire diminue à moins qu'on ne l'exerce.
L'habitude nous fait comme une seconde nature.
Certains signes précèdent certains événements.
Il y a un art de savoir et un art d'enseigner.
L'ami est plus nécessaire que le feu et l'eau.
Qu'ils me haîssent, pourvu qu'ils me craignent.
L'arbre est deux fois plus utile que les fruits.
Qu'est-ce que "longtemps" pour une vie d'homme ?
Chacun est tourmenté par sa propre malhonnêteté.
On n'est pas privé de ce dont on n'a pas besoin.
Au métier qu'il connaît, que chacun se consacre.
Le lit d'un célibataire est le plus confortable.
Toutes les choses doivent être communes aux amis.
Tout ce qui est selon la nature est digne d'estime.
Une chambre sans livres est comme un corps sans âme.
La raison et la parole unissent les hommes entre eux.
Vous vous ferez estimer en supportant les injustices.
Une pièce sans livres, c'est comme un corps sans âme.
C'est dans l'adversité que se révèlent les vrais amis.
Nul n'est si vieux qu'il ne croie vivre un an de plus.
L'homme n'est jamais moins seul que lorsqu'il est seul.
La terre ne rend jamais sans intérêt ce qu'elle a reçu.
Nous sommes esclaves des lois pour pouvoir être libres.
La mélancolie est le partage de tous les hommes de génie.
L'ami certain se reconnaît dans les fortunes incertaines.
Toute la vie des philosophes est une méditation de la mort.
La philosophie n'est rien d'autre que l'amour de la sagesse.
Quoiqu'il soit content de lui-même, le sage a besoin d'amis.
Les orateurs élèvent la voix quand ils manquent d'arguments.
Celui qui a l'habitude du mensonge, a aussi celle du parjure.
On voit qu'un ami est sûr quand notre situation ne l'est pas.
Les maladies de l'âme sont plus funestes que celles du corps.
L'inimitié est une colère qui guette une occasion de vengeance.
La vie des morts consiste à survivre dans l'esprit des vivants.
Le destin qui s'applique à tous peut-il être néfaste à un seul ?
Il faut supprimer de toute notre vie l'hypocrisie et la simulation.
Si nous prenons la nature pour guide, nous ne nous égarerons jamais.
Le maître doit faire honneur à sa maison, et non la maison au maître.
Ne rien convoiter, c'est épargner ; ne rien acheter, c'est s'enrichir.
Pour moi c'est ravir au monde le soleil que d'ôter de la vie l'amitié.
Ma conscience a pour moi plus de poids que l'opinion de tout le monde.
La sagesse est la connaissance des choses divines et des choses humaines.
Misérable est la vie de ceux qui aiment mieux être craints qu'être aimés.
Ce qui doit être obtenu par le mérite, on cherche à l'avoir à prix d'argent.
Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut.
C'est le propre de l'homme de se tromper ; seul l'insensé persiste dans son erreur.
Plus on est honnête homme, plus on a de peine à soupçonner les autres de ne l'être pas.
Personne n'accepterait de mourir pour sa patrie sans un puissant espoir d'immortalité !
Qu'y a-t-il de meilleur, ou qu'y a-t-il de plus beau, que d'être bon et de faire le bien ?
L'autorité de ceux qui enseignent nuit la plupart du temps à ceux qui veulent s'instruire.
Ignorer les événements qui se sont passés avant votre naissance, c'est rester toujours enfant.
Ce n'est pas par les revenus de chacun, mais par son train de vie qu'il faut évaluer sa fortune.
L'amitié donne son lustre à la prospérité, et soulage en partageant les fardeaux de l'adversité.
Il n'est pas dans l'amitié de peste comparable à l'adulation, la flatterie, la basse complaisance.
Les hommes sont comme les vins : avec le temps, les bons s'améliorent et les mauvais s'aigrissent.
Vis comme un homme brave ; et si la fortune t'es contraire, affronte-la avec un coeur empli de courage.
Il y a dans le coeur de l'homme je ne sais quoi de désordonné qu'exalte le plaisir et qu'abat la douleur.
Les chefs doivent tout rapporter à ce principe : ceux qu'ils gouvernent doivent être aussi heureux que possible.
L'histoire, ce témoin des siècles, cette lumière de la vérité, cette vie de la mémoire, cette maîtresse de la vie.
Il faut beaucoup de force de caractère pour détacher son esprit des sens et dégager sa réflexion des idées reçues.
L'âme n'a pas le pouvoir de se voir elle-même mais, tout comme l'oeil, bien qu'elle ne se voie pas, elle saisit le monde extérieur.
Aristote va jusqu'à dire que les esprits particulièrement vifs sont tous angoissés (je ne suis pas fâché d'être moi-même un peu lent).
L'histoire est le témoin des temps, la lumière de la vérité, la vie de la mémoire, l'institutrice de la vie, la messagère de l'antiquité.
Tous, nous sommes portés par un penchant irrésistible à désirer connaître la science, en laquelle nous estimons qu'exceller est une belle chose.
La vieillesse est noble, lorsqu'elle se défend elle -même, garde ses droits, ne se vend à personne, et jusqu'au dernier souffle domine sur les siens.
On ne saurait stigmatiser par trop d'expressions le vice de ces hommes souples et trompeurs toujours prêts à parler comme vous le voulez, non comme la vérité l'exige.
On envisage la mort avec sérénité si, au moment de mourir, on peut être fier de sa vie. Une vie qui s'est entièrement vouée à la pratique de la vertu n'est jamais trop courte.
La pensée est libre.
Point d'odeur, bonne odeur.
La sagesse est l'art de vivre.
Le visage est l'image de l'âme.
On reconnaît Dieu à ses oeuvres.
Platon l'Homère des philosophes.
En doutant, on atteint la vérité.
On naît poète, on devient orateur.
Jamais le sage ne se met en colère.
Les lois se taisent parmi les armes.
Qui n'empêche pas le mal le favorise.
On doit se dévouer à l'intérêt public.
Nul ne peut être heureux sans la vertu.
La frugalité contient toutes les vertus.
L'amitié dure davantage entre des égaux.
Il est honteux de faire son propre éloge.
S'il ne se passe rien, écris pour le dire.
Que chacun apprenne à connaître son esprit.
La prodigalité, c'est un gouffre sans fond.
Rien n'est difficile pour ceux qui s'aiment.
Il n'y a d'autre bien que ce qui est honnête.
Quand les armes parlent, les lois se taisent.
Que chacun s'exerce dans l'art qu'il connaît.
La patrie se trouve partout où l'on est bien.
La justice doit être cultivée pour elle-même.
La mémoire diminue à moins qu'on ne l'exerce.
L'habitude nous fait comme une seconde nature.
Certains signes précèdent certains événements.
Il y a un art de savoir et un art d'enseigner.
L'ami est plus nécessaire que le feu et l'eau.
Qu'ils me haîssent, pourvu qu'ils me craignent.
L'arbre est deux fois plus utile que les fruits.
Qu'est-ce que "longtemps" pour une vie d'homme ?
Chacun est tourmenté par sa propre malhonnêteté.
On n'est pas privé de ce dont on n'a pas besoin.
Au métier qu'il connaît, que chacun se consacre.
Le lit d'un célibataire est le plus confortable.
Toutes les choses doivent être communes aux amis.
Tout ce qui est selon la nature est digne d'estime.
Une chambre sans livres est comme un corps sans âme.
La raison et la parole unissent les hommes entre eux.
Vous vous ferez estimer en supportant les injustices.
Une pièce sans livres, c'est comme un corps sans âme.
C'est dans l'adversité que se révèlent les vrais amis.
Nul n'est si vieux qu'il ne croie vivre un an de plus.
L'homme n'est jamais moins seul que lorsqu'il est seul.
La terre ne rend jamais sans intérêt ce qu'elle a reçu.
Nous sommes esclaves des lois pour pouvoir être libres.
La mélancolie est le partage de tous les hommes de génie.
L'ami certain se reconnaît dans les fortunes incertaines.
Toute la vie des philosophes est une méditation de la mort.
La philosophie n'est rien d'autre que l'amour de la sagesse.
Quoiqu'il soit content de lui-même, le sage a besoin d'amis.
Les orateurs élèvent la voix quand ils manquent d'arguments.
Celui qui a l'habitude du mensonge, a aussi celle du parjure.
On voit qu'un ami est sûr quand notre situation ne l'est pas.
Les maladies de l'âme sont plus funestes que celles du corps.
L'inimitié est une colère qui guette une occasion de vengeance.
La vie des morts consiste à survivre dans l'esprit des vivants.
Le destin qui s'applique à tous peut-il être néfaste à un seul ?
Il faut supprimer de toute notre vie l'hypocrisie et la simulation.
Si nous prenons la nature pour guide, nous ne nous égarerons jamais.
Le maître doit faire honneur à sa maison, et non la maison au maître.
Ne rien convoiter, c'est épargner ; ne rien acheter, c'est s'enrichir.
Pour moi c'est ravir au monde le soleil que d'ôter de la vie l'amitié.
Ma conscience a pour moi plus de poids que l'opinion de tout le monde.
La sagesse est la connaissance des choses divines et des choses humaines.
Misérable est la vie de ceux qui aiment mieux être craints qu'être aimés.
Ce qui doit être obtenu par le mérite, on cherche à l'avoir à prix d'argent.
Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut.
C'est le propre de l'homme de se tromper ; seul l'insensé persiste dans son erreur.
Plus on est honnête homme, plus on a de peine à soupçonner les autres de ne l'être pas.
Personne n'accepterait de mourir pour sa patrie sans un puissant espoir d'immortalité !
Qu'y a-t-il de meilleur, ou qu'y a-t-il de plus beau, que d'être bon et de faire le bien ?
L'autorité de ceux qui enseignent nuit la plupart du temps à ceux qui veulent s'instruire.
Ignorer les événements qui se sont passés avant votre naissance, c'est rester toujours enfant.
Ce n'est pas par les revenus de chacun, mais par son train de vie qu'il faut évaluer sa fortune.
L'amitié donne son lustre à la prospérité, et soulage en partageant les fardeaux de l'adversité.
Il n'est pas dans l'amitié de peste comparable à l'adulation, la flatterie, la basse complaisance.
Les hommes sont comme les vins : avec le temps, les bons s'améliorent et les mauvais s'aigrissent.
Vis comme un homme brave ; et si la fortune t'es contraire, affronte-la avec un coeur empli de courage.
Il y a dans le coeur de l'homme je ne sais quoi de désordonné qu'exalte le plaisir et qu'abat la douleur.
Les chefs doivent tout rapporter à ce principe : ceux qu'ils gouvernent doivent être aussi heureux que possible.
L'histoire, ce témoin des siècles, cette lumière de la vérité, cette vie de la mémoire, cette maîtresse de la vie.
Il faut beaucoup de force de caractère pour détacher son esprit des sens et dégager sa réflexion des idées reçues.
L'âme n'a pas le pouvoir de se voir elle-même mais, tout comme l'oeil, bien qu'elle ne se voie pas, elle saisit le monde extérieur.
Aristote va jusqu'à dire que les esprits particulièrement vifs sont tous angoissés (je ne suis pas fâché d'être moi-même un peu lent).
L'histoire est le témoin des temps, la lumière de la vérité, la vie de la mémoire, l'institutrice de la vie, la messagère de l'antiquité.
Tous, nous sommes portés par un penchant irrésistible à désirer connaître la science, en laquelle nous estimons qu'exceller est une belle chose.
La vieillesse est noble, lorsqu'elle se défend elle -même, garde ses droits, ne se vend à personne, et jusqu'au dernier souffle domine sur les siens.
On ne saurait stigmatiser par trop d'expressions le vice de ces hommes souples et trompeurs toujours prêts à parler comme vous le voulez, non comme la vérité l'exige.
On envisage la mort avec sérénité si, au moment de mourir, on peut être fier de sa vie. Une vie qui s'est entièrement vouée à la pratique de la vertu n'est jamais trop courte.