Résumé biographique
Saxophoniste ténor de premier plan, Coleman Hawkins s’impose comme une figure structurante du jazz, du swing au bebop, grâce à un jeu d’improvisation harmonique qui transforme le rôle du saxophone et à des enregistrements de référence comme Body and Soul, devenus des jalons de l’histoire du jazz.
Parcours
Né en 1904 à St. Joseph, dans le Missouri, Coleman Hawkins grandit dans une famille où la musique occupe une place centrale, sa mère étant pianiste. Il étudie d’abord le piano puis le violoncelle avant d’adopter le saxophone ténor vers l’âge de neuf ans et de se produire dans le Kansas à l’adolescence. Au début des années 1920, il rejoint l’orchestre de Mamie Smith, puis l’ensemble de Fletcher Henderson à New York, où il affine son style. À partir de 1934, il s’installe en Europe, notamment à Londres et Paris, avant de revenir aux États-Unis en 1939 pour enregistrer Body and Soul. Il mène ensuite une carrière de soliste et de leader, participe aux tournées Jazz at the Philharmonic, collabore avec les musiciens du bebop et reste actif sur scène et en studio jusqu’à la fin des années 1960.
Repères de carrière
1904 : Naissance à St. Joseph, Missouri, États-Unis.
1921 : Débuts professionnels avec les Jazz Hounds de Mamie Smith.
1923 : Intègre l’orchestre de Fletcher Henderson à New York.
1934 : Départ pour l’Europe, collaborations avec Jack Hylton et Django Reinhardt.
1939 : Retour à New York et enregistrement de Body and Soul pour RCA Bluebird.
1941 : Direction d’un big band et début de la vie conjugale avec Dolores Sheridan.
1944 : Sessions ultérieurement regroupées sur l’album Rainbow Mist.
1948 : Participation régulière aux tournées Jazz at the Philharmonic.
1954 : Nouvelles tournées européennes et enregistrements tels que The Hawk Returns.
1957 : Enregistre avec Thelonious Monk sur Monk’s Music à New York.
1960 : Collabore avec des musiciens de la génération bebop et post-bop, en studio et en club.
1962 : Sessions marquantes avec Duke Ellington.
1963 : Engagements prolongés au Village Vanguard à New York.
1967 : Effondrements sur scène liés à une santé fragilisée.
1969 : Derniers concerts à New York avant son décès.
Vie personnelle et engagements
Coleman Hawkins naît dans une famille afro-américaine de classe moyenne, avec une mère pianiste qui l’initie aux études musicales formelles. Il épouse d’abord Gertrude Hawkins au début des années 1920, puis, au début des années 1940, la chanteuse Dolores Sheridan, avec laquelle il fonde un foyer tout en maintenant un rythme soutenu de tournées. Le couple a trois enfants, Colette, René et Mimi, et s’installe principalement à New York, où le musicien partage son temps entre les clubs, les studios et la vie familiale. Ses dernières années sont marquées par des problèmes d’alcool qui affectent sa santé. Sur le plan public, il s’illustre surtout par sa présence continue sur les scènes américaines et européennes, par son rôle auprès de jeunes musiciens et par sa participation à de nombreux festivals et sessions de jam.
Anecdotes
1 – Avant d’adopter le saxophone ténor, Coleman Hawkins étudie le piano dès l’enfance puis le violoncelle, ce qui structure son approche harmonique de l’improvisation.
2 – Son enregistrement de 1939 de Body and Soul est construit presque entièrement sur l’harmonie plutôt que sur la mélodie écrite, ce qui en fait un modèle d’improvisation pour plusieurs générations de jazzmen.
3 – Entre 1934 et 1939, il vit et travaille en Europe, notamment en Grande-Bretagne, en France et aux Pays-Bas, collaborant avec des orchestres locaux et des solistes comme Django Reinhardt.
4 – Surnommé « Hawk » et parfois « Bean », il devient une référence pour les saxophonistes ténor, au point que de jeunes musiciens comme Miles Davis citent son jeu sur ballade comme une influence déterminante.
5 – Dans les années 1950 et 1960, il enregistre et se produit avec des figures du bebop et du hard bop, dont Thelonious Monk, John Coltrane et Max Roach, illustrant son adaptation aux évolutions du jazz.
6 – À partir du début des années 1960, il se produit régulièrement au Village Vanguard, club new-yorkais qui devient l’un de ses principaux lieux de résidence artistique.
7 – À la fin des années 1960, il s’effondre à plusieurs reprises sur scène, notamment à Toronto et lors d’un concert Jazz at the Philharmonic, des épisodes révélateurs de la dégradation de sa santé.
8 – Sa tombe au Woodlawn Cemetery, dans le Bronx, est aujourd’hui incluse dans des parcours guidés consacrés aux grands musiciens de jazz enterrés sur ce site.
Lieux de référence
Coleman Hawkins naît à St. Joseph, Missouri, et grandit entre le Kansas et Chicago, où il poursuit ses études musicales. Sa carrière se déroule surtout à New York, avec des engagements réguliers dans des clubs comme le Village Vanguard, et de longs séjours en Europe. Il meurt à Manhattan en 1969 et repose au Woodlawn Cemetery, dans le Bronx, devenu un lieu de visite pour les amateurs de jazz.
Contexte du décès
À la fin des années 1960, Coleman Hawkins souffre de problèmes de santé liés à un alcoolisme ancien, associés à des troubles hépatiques et respiratoires. En 1967, il s’effondre à plusieurs reprises sur scène, signe d’un affaiblissement marqué. Le 19 mai 1969, il meurt à New York, à l’hôpital Wickersham, à l’âge de soixante-quatre ans. Sa dépouille est inhumée au Woodlawn Cemetery, dans le Bronx, où sont enterrés de nombreux musiciens de jazz. Des visites guidées et des hommages réguliers contribuent à faire de sa tombe un point de repère pour le public et les spécialistes de l’histoire du jazz.
Points clés
• Métier(s) : saxophoniste ténor, compositeur, chef de formation de jazz
• Résidence principale : New York, États-Unis
• Relations : Gertrude Hawkins (mariage dans les années 1920), Dolores Sheridan (mariage au début des années 1940 – 1969)
• Enfants : Colette, René, Mimi
• Distinctions : enregistrement de Body and Soul (1939) inscrit au National Recording Registry de la Library of Congress






