Elinor Ostrom, politologue et économiste américaine, est mondialement connue pour ses travaux sur la gouvernance des biens communs et pour avoir été la première femme lauréate du prix Nobel d’économie.
Elinor Ostrom est née le 7 août 1933 à Los Angeles, Californie. Issue d’un milieu modeste, elle fréquente les écoles publiques avant d’intégrer l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), où elle obtient un diplôme en science politique en 1954. Elle poursuit ses études à UCLA avec un master en 1962, puis un doctorat en 1965, portant sur la gestion des ressources hydrauliques en Californie. Ce travail préfigure ses recherches sur les biens communs. En 1965, elle rejoint l’Université de l’Indiana à Bloomington, où elle enseigne et mène des recherches pendant plusieurs décennies.
Elle y fonde en 1973, avec son époux Vincent Ostrom, le Workshop in Political Theory and Policy Analysis, devenu un centre de référence en matière de gouvernance institutionnelle. Elle développe le cadre IAD (Institutional Analysis and Development), utilisé pour analyser les systèmes de gestion collective. Elle enseigne également à Arizona State University et participe à des projets internationaux sur la gestion durable des ressources naturelles.
1954 : Diplôme en science politique à UCLA
1965 : Doctorat sur la gestion des ressources hydrauliques
1973 : Création du Workshop in Political Theory and Policy Analysis
1990 : Publication de "Governing the Commons"
2001 : Élection à la National Academy of Sciences
2009 : Prix Nobel d’économie partagé avec Oliver Williamson
Elinor Ostrom épouse Vincent Ostrom en 1963. Le couple n’a pas eu d’enfants, mais leur collaboration intellectuelle est à l’origine de nombreuses publications et initiatives universitaires. Ils ont vécu à Bloomington, Indiana, où ils ont fondé ensemble un centre de recherche influent. Elle a été membre de plusieurs académies scientifiques et a reçu de nombreux doctorats honoris causa.
Engagée dans la recherche interdisciplinaire, elle milite pour une approche polycentrique de la gouvernance, fondée sur l’autonomie des communautés locales. Elle participe à des projets de terrain en Suisse, au Népal, aux Philippines et en Afrique de l’Est. Elle soutient activement la place des femmes dans les sciences sociales et encourage la collaboration entre disciplines pour résoudre les problèmes environnementaux complexes.
Elinor Ostrom a vécu à Bloomington, Indiana, jusqu’à sa mort. Elle repose au cimetière de cette ville, lieu de mémoire pour les chercheurs en économie institutionnelle. Elle est décédée le 12 juin 2012.
Elle est décédée des suites d’un cancer du pancréas, quelques jours avant son époux Vincent Ostrom. Sa disparition a suscité de nombreux hommages dans les milieux universitaires et politiques.
1- Elle a appris la sténographie pour faciliter ses prises de notes lors d’entretiens de terrain dans les années 1960.
2- Elle a mené des recherches sur les systèmes d’irrigation traditionnels au Népal, influençant les politiques locales.
3- Elle a été élue à la National Academy of Sciences sans avoir suivi de formation en économie classique.
4- Elle a publié plus de 30 livres et 300 articles scientifiques au cours de sa carrière.
5- Elle a reçu des doctorats honoris causa de plus de 15 universités dans le monde.
6- Elle a été citée dans les débats parlementaires européens sur la gestion des ressources naturelles.
• Métier(s) : politologue, économiste, professeure d’université
• Résidence principale : Bloomington, États-Unis
• Relations : Vincent Ostrom (1963–2012)
• Enfants : aucun
• Distinctions : Prix Nobel d’économie (2009), Johan Skytte Prize (1999), John J. Carty Award (2004)