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Biographie

Émile Zola (1840-1902) reste une figure majeure de la littérature française. Il incarne le naturalisme à travers une œuvre monumentale qui dissèque la société du XIXe siècle. Marié à Alexandrine Meley puis lié à Jeanne Rozerot, père de deux enfants reconnus après sa mort, l’écrivain naît à Paris d’un père vénitien et d’une mère originaire de Dourdan. Son engagement dans l’affaire Dreyfus marque durablement son image d’intellectuel combattant pour la vérité.


Parcours

Émile Zola passe son enfance à Aix-en-Provence après l’installation de sa famille en 1843. Il y rencontre Paul Cézanne au collège. Orphelin de père à presque sept ans, il connaît des difficultés financières. La famille revient à Paris en 1858. Zola échoue deux fois au baccalauréat. Il entre comme commis à la librairie Hachette en 1862 et y devient rapidement responsable de la publicité.

Il publie ses premiers textes. Les Contes à Ninon paraît en 1864 et La Confession de Claude en 1865. Thérèse Raquin en 1867 révèle déjà sa méthode d’observation rigoureuse. Zola défend le naturalisme. Il théorise une littérature inspirée par les sciences expérimentales et l’influence du milieu et de l’hérédité. La série Les Rougon-Macquart (1871-1893) constitue son grand œuvre en vingt volumes. Il y étudie l’influence de l’hérédité et du milieu sur une famille sous le Second Empire.

Zola fréquente les impressionnistes et défend Édouard Manet dans ses articles de critique d’art. Il participe aux Soirées de Médan en 1880 avec Guy de Maupassant, Joris-Karl Huysmans et d’autres écrivains naturalistes. Il écrit aussi des chroniques journalistiques et des pièces de théâtre. Son engagement culmine avec la publication de « J’accuse… ! » le 13 janvier 1898 dans L’Aurore. Cette lettre ouverte au président Félix Faure dénonce les irrégularités de l’affaire Dreyfus. Condamné pour diffamation, Zola s’exile brièvement en Angleterre avant de rentrer en France.


Controverse

La publication de « J’accuse… ! » provoque un scandale national. Zola accuse nommément des officiers et des experts d’avoir condamné un innocent et couvert la vérité. Il est jugé en février 1898 et condamné à un an de prison et 3000 francs d’amende. Il choisit l’exil en Angleterre en juillet 1898 pour éviter l’emprisonnement. Son retour intervient le 4 juin 1899, lendemain de la décision de la Cour de cassation d’annuler la condamnation de Dreyfus et de renvoyer l’affaire devant le conseil de guerre de Rennes. L’affaire divise profondément la France entre dreyfusards et antidreyfusards. Zola devient une cible de haine pour une partie de l’opinion.


Repères chronologiques

1840 : Naissance à Paris le 2 avril.

1843 : Installation de la famille à Aix-en-Provence.

1847 : Mort de son père François Zola.

1858 : Retour à Paris avec sa mère.

1862 : Entrée comme commis à la librairie Hachette.

1864 : Publication des Contes à Ninon.

1867 : Publication de Thérèse Raquin.

1870 : Mariage avec Alexandrine Meley.

1871-1893 : Publication des vingt volumes des Rougon-Macquart.

1880 : Participation aux Soirées de Médan.

1888 : Début de la liaison avec Jeanne Rozerot.

1889 : Naissance de sa fille Denise avec Jeanne Rozerot.

1891 : Naissance de son fils Jacques avec Jeanne Rozerot.

1898 : Publication de « J’accuse… ! » le 13 janvier et exil en Angleterre.

1902 : Mort le 29 septembre à Paris.


Vie personnelle et engagements

Émile Zola naît d’un père ingénieur d’origine vénitienne, François Zola, et d’une mère française, Émilie Aubert, originaire de Dourdan. La mort précoce du père en 1847 plonge la famille dans des difficultés financières. Zola grandit entre Aix-en-Provence et Paris. Il conserve un attachement à la Provence de son enfance. En 1870, il épouse Alexandrine Meley, qui devient un soutien fidèle pour sa carrière. Le couple n’a pas d’enfant. En 1888, Zola entame une liaison avec Jeanne Rozerot, une jeune lingère engagée par son épouse. Il mène une double vie. Alexandrine fit reconnaître ses deux enfants, Denise (née en 1889) et Jacques (né en 1891), après la mort de l’écrivain. Zola écrit à propos de cette situation complexe qu’il voulait faire le bonheur de tous mais fit le malheur de chacun (source biographique classique). Zola pratique une discipline rigoureuse d’écriture avec la devise « Nulla dies sine linea » inscrite dans son cabinet de travail à Médan.

Zola entretient une amitié d’enfance avec Paul Cézanne, qui se distend après la publication de L’Œuvre en 1886 où le peintre se reconnaît en partie. Il noue des liens avec Gustave Flaubert et Guy de Maupassant dans le groupe de Médan. Athée et libre-penseur, il défend la vérité et la justice. Son engagement dans l’affaire Dreyfus illustre ses convictions républicaines et humanistes. Il s’intéresse à la photographie, initié lors de séjours à Royan en 1888. Zola observe la société avec méthode et compassion pour les milieux populaires qu’il décrit dans ses romans.


Contexte du décès

Émile Zola meurt le 29 septembre 1902 à son domicile parisien du 21 bis rue de Bruxelles, asphyxié par des émanations de monoxyde de carbone provenant d’une cheminée défectueuse. Sa femme Alexandrine, intoxiquée elle aussi, survit. L’autopsie confirme l’asphyxie par le gaz. L’enquête conclut officiellement à un accident, bien que des rumeurs d’assassinat circulent en raison des inimitiés liées à l’affaire Dreyfus. Les funérailles ont lieu le 5 octobre 1902 au cimetière de Montmartre. Des hommages importants saluent l’écrivain et l’intellectuel engagé.


Lieux de référence

Émile Zola réside principalement à Paris. Il possède une maison à Médan, sur les bords de la Seine, où il écrit une grande partie de son œuvre et reçoit ses amis. Il conserve un attachement à la Provence de son enfance à Aix-en-Provence. Après sa mort, il est inhumé au cimetière de Montmartre avant son transfert au Panthéon en 1908. Sa maison de Médan devient un lieu de mémoire lié à son travail et à sa vie familiale.


Anecdotes

Zola suit une discipline stricte d’écriture. Il se lève tôt, fait une promenade avec son chien Pinpin et produit cinq pages chaque matin à Médan.

Il s’initie à la photographie en 1888 lors d’un séjour à Royan grâce au journaliste Victor Billaud. Cette passion l’accompagne dans ses dernières années.

Jeune, Zola joue de la clarinette dans la fanfare d’Aix-en-Provence, mais il exprime plus tard un certain mépris pour la musique.

Il fréquente les ateliers des peintres impressionnistes et défend Édouard Manet et ses amis dans ses articles de critique d’art.

Zola observe avec méthode les milieux populaires pour nourrir ses romans. Il accumule des notes documentaires précises sur les conditions de vie des ouvriers ou des mineurs.

Alexandrine Zola accepte après la mort de son mari que Denise et Jacques portent le nom d’Émile Zola et les élève dans le culte de leur père.


Points clés

  • Métier(s) : Écrivain, journaliste, romancier naturaliste.
  • Résidence principale : Paris (maison à Médan).
  • Relations de couple : Mariage avec Alexandrine Meley en 1870 ; liaison avec Jeanne Rozerot à partir de 1888.
  • Enfants : Denise (1889-1942) et Jacques (1891-1963), nés de sa liaison avec Jeanne Rozerot.
  • Distinctions : Engagement majeur dans l’affaire Dreyfus ; transfert au Panthéon en 1908.
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Autres écrivains nés dans les années 1840

Citations

Quels gredins que les honnêtes gens !
Le ciel et le cul, les deux grands leviers.
La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera.
Quand on est bonne mère, ça fait tout pardonner.
Tous ces gens-là sont aveugles : ils n'aiment pas.
La vérité monte d'un coup d'aile jusqu'au symbole.
La passion est encore ce qui aide le mieux à vivre.
Rien ne développe l'intelligence comme les voyages.
Les sanglots d'un homme ont des sécheresses navrantes.
Cette peur folle qui blêmit la femme à l'approche du mâle.
Le journal nouveau tend à mettre à la porte la littérature.
La cause des animaux passe avant le souci de me ridiculiser.
Décidément, on n'aime bien que les femmes qu'on n'a pas eues.
On ne saurait aller trop loin dans la connaissance de l'homme.
Le romancier est fait d'un observateur et d'un expérimentateur.
Rien n'est plus douloureusement calme qu'un crépuscule d'automne.
Maman, est-ce que j'ai quelque chose à moi qui ne soit pas à vous ?
Crever pour crever, je préfère crever de passion que de crever d'ennui !
Lorsque l'avenir est sans espoir, le présent prend une amertume ignoble.
Une oeuvre d'art est un coin de la création vu à travers un tempérament.
L'égoïsme des classes est un des soutiens les plus fermes de la tyrannie.
La religion tolérait bien des faiblesses, quand on gardait les convenances.
La corrida, ni un art, ni une culture ; mais la torture d'une victime désignée.
Rien n'est jamais fini, il suffit d'un peu de bonheur pour que tout recommence.
Aucun bonheur n'est possible dans l'ignorance, la certitude seule fait la vie calme.
Savoir où l'on veut aller, c'est très bien ; mais il faut encore montrer qu'on y va.
Je crois que l'avenir de l'humanité est dans le progrès de la raison par la science.
La terre seule demeure l'immortelle, la mère d'où nous sortons et où nous retournons.
Au cours des siècles, l'histoire des peuples n'est qu'une leçon de mutuelle tolérance.
C'est de la connaissance seule de la vérité que pourra naître un état social meilleur.
Une société n'est forte que lorsqu'elle met la vérité sous la grande lumière du soleil.
La vérité et la justice sont souveraines, car elles seules assurent la grandeur des nations.
Chaque fois que la science avance d'un pas, c'est qu'un imbécile la pousse, sans le faire exprès.
Emanciper la femme, c'est excellent ; mais il faudrait avant tout lui enseigner l'usage de la liberté.
Quand l'argent empoisonne la mort, il ne sort de la mort que de la colère. On se bat sur les cercueils.
La science du beau est une drôlerie inventée par les philosophes pour la plus grande hilarité des artistes.
Ils sont un même être en deux êtres différents ; là c'est, si je ne me trompe, la définition des amis parfaits.
Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur.
Toute l'industrie, tout le commerce finira par n'être qu'un immense bazar unique, où l'on s'approvisionnera de tout.
A mon avis, vous ne pouvez pas dire que vous avez vu quelque chose à fond si vous n'en avez pas pris une photographie.
Je hais les railleurs malsains, les petits jeunes gens qui ricanent, ne pouvant imiter la pesante gravité de leurs papas.
Il y a certainement des gens heureux de vivre, dont les jouissances ne ratent pas et qui se gorgent de bonheur et de succès.
Haïr, c'est aimer, c'est sentir son âme chaude et généreuse, c'est vivre largement du mépris des choses honteuses et bêtes...
La femme, ainsi, était toujours la bête de luxure, dont le prêtre simplement se servait aujourd'hui pour assurer le règne de Dieu.
L'argent est le fumier dans lequel pousse l'humanité de demain. Le terreau nécessaire aux grands travaux qui facilitent l'existence.
La question est celle-ci : d'où vient l'homme ? Où va l'homme ?
Je la résous triomphalement en disant : l'homme va et vient dans la nuit.
La femme n'était-elle pas la honte et la perdition, une créature de dégoût, de péché et de terreur, devant laquelle tremblent les saints ?
Depuis le premier jour, l'Eglise a pris et gardé la femme, comme l'aide la plus puissante de son oeuvre de propagande et d'asservissement.
La haine est sainte. Elle est l'indignation des coeurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise.
La mort n'était bonne que parce qu'elle supprimait l'être d'un coup, pour toujours. Oh ! dormir comme les pierres, rentrer dans l'argile, n'être plus!
La science a-t-elle promis le bonheur ? Je ne le crois pas. Elle a promis la vérité, et la question est de savoir si l'on fera jamais du bonheur avec de la vérité.
Quels gredins que les honnêtes gens !
Le ciel et le cul, les deux grands leviers.
La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera.
Quand on est bonne mère, ça fait tout pardonner.
Tous ces gens-là sont aveugles : ils n'aiment pas.
La vérité monte d'un coup d'aile jusqu'au symbole.
La passion est encore ce qui aide le mieux à vivre.
Rien ne développe l'intelligence comme les voyages.
Les sanglots d'un homme ont des sécheresses navrantes.
Cette peur folle qui blêmit la femme à l'approche du mâle.
Le journal nouveau tend à mettre à la porte la littérature.
La cause des animaux passe avant le souci de me ridiculiser.
Décidément, on n'aime bien que les femmes qu'on n'a pas eues.
On ne saurait aller trop loin dans la connaissance de l'homme.
Le romancier est fait d'un observateur et d'un expérimentateur.
Rien n'est plus douloureusement calme qu'un crépuscule d'automne.
Maman, est-ce que j'ai quelque chose à moi qui ne soit pas à vous ?
Crever pour crever, je préfère crever de passion que de crever d'ennui !
Lorsque l'avenir est sans espoir, le présent prend une amertume ignoble.
Une oeuvre d'art est un coin de la création vu à travers un tempérament.
L'égoïsme des classes est un des soutiens les plus fermes de la tyrannie.
La religion tolérait bien des faiblesses, quand on gardait les convenances.
La corrida, ni un art, ni une culture ; mais la torture d'une victime désignée.
Rien n'est jamais fini, il suffit d'un peu de bonheur pour que tout recommence.
Aucun bonheur n'est possible dans l'ignorance, la certitude seule fait la vie calme.
Savoir où l'on veut aller, c'est très bien ; mais il faut encore montrer qu'on y va.
Je crois que l'avenir de l'humanité est dans le progrès de la raison par la science.
La terre seule demeure l'immortelle, la mère d'où nous sortons et où nous retournons.
Au cours des siècles, l'histoire des peuples n'est qu'une leçon de mutuelle tolérance.
C'est de la connaissance seule de la vérité que pourra naître un état social meilleur.
Une société n'est forte que lorsqu'elle met la vérité sous la grande lumière du soleil.
La vérité et la justice sont souveraines, car elles seules assurent la grandeur des nations.
Chaque fois que la science avance d'un pas, c'est qu'un imbécile la pousse, sans le faire exprès.
Emanciper la femme, c'est excellent ; mais il faudrait avant tout lui enseigner l'usage de la liberté.
Quand l'argent empoisonne la mort, il ne sort de la mort que de la colère. On se bat sur les cercueils.
La science du beau est une drôlerie inventée par les philosophes pour la plus grande hilarité des artistes.
Ils sont un même être en deux êtres différents ; là c'est, si je ne me trompe, la définition des amis parfaits.
Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur.
Toute l'industrie, tout le commerce finira par n'être qu'un immense bazar unique, où l'on s'approvisionnera de tout.
A mon avis, vous ne pouvez pas dire que vous avez vu quelque chose à fond si vous n'en avez pas pris une photographie.
Je hais les railleurs malsains, les petits jeunes gens qui ricanent, ne pouvant imiter la pesante gravité de leurs papas.
Il y a certainement des gens heureux de vivre, dont les jouissances ne ratent pas et qui se gorgent de bonheur et de succès.
Haïr, c'est aimer, c'est sentir son âme chaude et généreuse, c'est vivre largement du mépris des choses honteuses et bêtes...
La femme, ainsi, était toujours la bête de luxure, dont le prêtre simplement se servait aujourd'hui pour assurer le règne de Dieu.
L'argent est le fumier dans lequel pousse l'humanité de demain. Le terreau nécessaire aux grands travaux qui facilitent l'existence.
La question est celle-ci : d'où vient l'homme ? Où va l'homme ?
Je la résous triomphalement en disant : l'homme va et vient dans la nuit.
La femme n'était-elle pas la honte et la perdition, une créature de dégoût, de péché et de terreur, devant laquelle tremblent les saints ?
Depuis le premier jour, l'Eglise a pris et gardé la femme, comme l'aide la plus puissante de son oeuvre de propagande et d'asservissement.
La haine est sainte. Elle est l'indignation des coeurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise.
La mort n'était bonne que parce qu'elle supprimait l'être d'un coup, pour toujours. Oh ! dormir comme les pierres, rentrer dans l'argile, n'être plus!
La science a-t-elle promis le bonheur ? Je ne le crois pas. Elle a promis la vérité, et la question est de savoir si l'on fera jamais du bonheur avec de la vérité.

Questions autour de Émile Zola

Qui est né le même jour que Émile Zola ?
Lindy Booth, Marvin Gaye, Michel Troisgros, Max Ernst et Charlemagne sont nés le 2 avril comme Émile Zola.
À quel âge est mort Émile Zola ?
Émile Zola est mort à 62 ans, le 29 septembre 1902.
Qui est mort le même jour que Émile Zola ?
Tony Curtis, Willem Einthoven, Michel Jourdan, Lois Maxwell et Francisco Macías Nguema sont morts le 29 septembre comme Émile Zola.
Quels écrivains sont nés à Paris comme Émile Zola ?
Quels écrivains français sont du signe Bélier comme Émile Zola ?
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