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Gisèle Halimi

Gisèle Halimi

Avocate française


Morte à 93 ans
Date de naissance
Elle est née il y a 93 ans, 3 mois et 29 jours
Date de mort

Elle est morte depuis 3 mois et 28 jours
Lieu de naissance
La Goulette, Tunisie Tunisie
Nationalité : française France
Signe astro : Lion
Signe astro chinois : Lapin

Gisèle Halimi /ʒi.zɛl a.li.mi/ (en arabe جيزيل حليمي, jayzil halimi), née Zeiza Gisèle Élise Taïeb (زيزا جيزيل إليز الطيب, zayza jyzil 'iilayz altayib) le à La Goulette en Tunisie et morte le à Paris, est une avocate, militante féministe et femme politique franco-tunisienne.

Avocate, elle défend à partir des années 1950 des militants de l'indépendance de l’Algérie, alors possession française, dont notamment des membres du Front de libération nationale (FLN). À partir de l'année 1960, elle assure la défense de l'activiste et militante Djamila Boupacha, accusée de tentative d'assassinat puis torturée et violée, en détention, par des soldats français. Aux côtés de Simone de Beauvoir, elle médiatise ce procès afin de mettre en lumière les méthodes de l'Armée française au moment de la guerre d'Algérie.

Figure du féminisme en France, elle est la seule avocate signataire du « manifeste des 343 » de 1971 réunissant des femmes qui déclarent avoir déjà avorté et réclament le libre accès à l'avortement, alors réprimé en France. Dans la foulée, elle fonde le mouvement Choisir la cause des femmes, aux côtés notamment de Simone de Beauvoir et de Jean Rostand. En 1972, lors du « procès de Bobigny », son action en tant qu'avocate de femmes accusées d'avortement illégal permet l'acquittement de trois des accusées ainsi qu'un sursis pour la quatrième, et contribue à l'évolution vers la loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse, en 1975.

De même, sa stratégie de défense médiatisée de deux jeunes femmes victimes en 1974 d'un viol collectif jugé en 1978, Anne Tonglet et Araceli Castellano, contribue à l'adoption d'une nouvelle loi en 1980, définissant clairement l'attentat à la pudeur et le viol, permettant de reconnaître ce dernier comme un crime, alors qu'il était traité jusque-là le plus souvent comme un délit en droit français.

Proche de François Mitterrand, elle est élue députée lors des élections législatives de 1981, un mandat qu'elle occupe jusqu'en 1984. Militant pour la parité en politique, elle obtient en 1982 le vote d'un article de loi autorisant des quotas par sexe aux élections, mais le texte est annulé par le Conseil constitutionnel. Aux côtés de Robert Badinter, elle est à l'origine de la loi abrogeant la distinction de la majorité sexuelle pour les rapports homosexuels.

À partir de 1985, elle occupe plusieurs fonctions successives à l'UNESCO (ambassadrice de la France, présidente du comité des conventions et des recommandations) puis à l'Organisation des Nations unies (conseillère spéciale de la délégation française à l’Assemblée générale, rapporteuse pour la parité entre hommes et femmes dans la vie politique). Elle est en outre l'une des fondatrices de l'association altermondialiste ATTAC en 1998.

Source : Wikipedia