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Jacques Médecin

Jacques Médecin

Homme politique français


Mort à 70 ans
Date de naissance
Le samedi
Il est né il y a 95 ans, 11 mois et 18 jours
Date de mort
Le mardi

Il est mort depuis 25 ans, 5 mois et 6 jours

Cause de la mort : crise cardiaque

Lieu de naissance
Nice, France France
Nationalité : française France
Signe astro : Taureau
Signe astro chinois : Dragon

Jacques Médecin, né le à Nice (Alpes-Maritimes) et mort le à Punta del Este (Uruguay), est un homme politique français, maire de Nice de 1966 à 1990, président du conseil général des Alpes-Maritimes de 1973 à 1990, député de 1967 à 1988, et secrétaire d'État au Tourisme de 1976 à 1978 dans les gouvernements Chirac I, Barre I et Barre II.

Il nait la même année où son père Jean Médecin devient maire de Nice. Après de courtes études de droit, il travaille dans différents cabinets ministériels de 1951 à 1952, puis est journaliste de 1952 à 1966, exerçant à Nice-Matin et dans divers médias nationaux et internationaux. Il se lance en politique en 1961 en étant élu conseiller général à Nice, mais échoue l'année suivante à se faire élire député. Adhérent du Centre républicain, il est centriste, antigaulliste et partisan de l'Algérie française. Après la mort de son père, il devient maire de Nice en février 1966 à 37 ans. L'année suivante, il est élu député dans la 2e circonscription des Alpes-Maritimes, siégeant dans le groupe centriste PDM. Lors des municipales de 1971, il noue avec succès une alliance avec le Parti socialiste. Il participe en novembre 1971 à la création du Mouvement réformateur. En octobre 1973, il accède à la présidence du conseil général des Alpes-Maritimes, disposant d'une large majorité, et le restera durant seize ans.

Débute à cette époque un glissement progressif vers la droite qui culminera dans les années 1980. Il soutient Valéry Giscard d'Estaing à la présidentielle de 1974, avant de s'apparenter au groupe RI en 1975, ce qui lui permet d'entrer au gouvernement en janvier 1976 comme secrétaire d'État au Tourisme. Son image devient ensuite sulfureuse : il est accusé d'entretenir des liens avec Albert Spaggiari et l'extrême droite, et son amitié avec Jean-Dominique Fratoni le conduit à favoriser ce dernier dans la guerre des casinos. Il manque de justesse de perdre la mairie en 1977 au profit du communiste Charles Caressa, puis son siège au conseil général lors des cantonales de 1979. Raymond Barre ne le reconduit pas dans son nouveau gouvernement d'avril 1978. S'éloignant du Parti républicain, il soutient Jacques Chirac à la présidentielle de 1981, et s'apparente au groupe RPR. Les municipales de 1983 où sa liste est réélue au premier tour avec un nombre record de voix constituent son apogée électorale. Il doit par la suite faire face à la concurrence pressante du Front national, mais réussit à le dominer électoralement.

Maire bâtisseur, durant 24 ans, il est généralement considéré comme ayant développé la ville de Nice en la dotant d'équipements dignes d'une métropole, et contribué à sa diversification économique, mais au prix d'un lourd endettement. Se revendiquant homme de droite, distant à l'égard des partis politiques nationaux, il se distingue par un anticommunisme virulent et des prises de position remarquées, par exemple contre l'IVG et pour le rétablissement de la peine de mort. Certaines de ses décisions et déclarations créent de vives polémiques. Il affirme en 1990 partager « 99,9 % des thèses du FN ».

À Nice, il dispose de réseaux solides et d'un appareil électoral puissant. À la tête d'un « système Médecin » clientélaire et corruptif, il se retrouve au cœur de multiples affaires. En 1985, ses ennuis fiscaux sont aggravés par les révélations sur ses avoirs aux États-Unis. Il est inculpé en novembre 1989 pour délit d'ingérence dans l'affaire de L'Action Nice-Côte d'Azur, et est soupçonné de détournements de fonds de l'association paramunicipale Nice-Opéra. En juillet 1990, la chambre régionale des comptes le déclare comptable de fait. Il démissionne en septembre 1990 et rejoint Punta del Este en Uruguay, échappant un temps à la justice. En 1992, il est condamné à un an de prison ferme pour délit d'ingérence, puis est accusé d'avoir perçu des pots-de-vin de la part de la société Serel. Il est arrêté en novembre 1993 avant d'être extradé en France en novembre 1994. En 1995-1996, il est condamné à deux ans de prison ferme pour abus de confiance, corruption passive et recel d'abus de biens sociaux. Après 22 mois de détention, il est libéré en septembre 1995 et, bien que d'autres affaires soient pendantes, il retourne en janvier 1996 à Punta del Este où il meurt en novembre 1998.

Il fait partie des quelques maires emblématiques de grandes villes de France de la deuxième moitié du XXe siècle, mais sa carrière est considérablement entachée par ses condamnations. Décrié par beaucoup, il reste néanmoins très apprécié par une partie de la population niçoise qui voit en lui une incarnation de la ville et garde en souvenir sa faconde et son sens du contact.

Source : Wikipedia