Biographie
Médecin et paléontologue britannique, James Parkinson est connu pour avoir décrit en 1817 la « paralysie agitante », maladie neurologique dégénérative rebaptisée par Charcot « maladie de Parkinson » en son honneur. Apothicaire, chirurgien et réformateur politique engagé, il publie également des travaux en chimie, géologie et fossiles au tournant des XVIIIe et XIXe siècles.
Parcours
James Parkinson naît le 11 avril 1755 à Londres dans le quartier de Hoxton. Fils d’un apothicaire-chirurgien, il étudie la médecine à la London Hospital Medical College et obtient son diplôme en 1784. Il exerce comme généraliste à Hoxton Square toute sa vie. Engagé politiquement dans les années 1790, il milite pour la réforme parlementaire au sein de la Society for Constitutional Information et publie des pamphlets révolutionnaires sous pseudonyme.
En 1817, il publie An Essay on the Shaking Palsy, description clinique précise de six cas de la maladie qui portera son nom. Paléontologue passionné, il rassemble une importante collection de fossiles et publie Organic Remains of a Former World en trois volumes entre 1804 et 1811, considéré comme un ouvrage fondateur de la paléontologie britannique. Membre de la Geological Society, il contribue également à la chimie médicale et à des manuels pratiques.
Repères chronologiques
1755 : Naissance le 11 avril à Londres.
1784 : Obtention du diplôme de chirurgien.
1794 : Implication présumée dans le « Popgun Plot ».
1804 : Publication du premier volume d’Organic Remains.
1811 : Achèvement de l’ouvrage sur les fossiles.
1817 : Publication d’An Essay on the Shaking Palsy.
1824 : Décès le 21 décembre à Londres.
Vie personnelle et engagements
Fils de John Parkinson, apothicaire-chirurgien, et de Mary, James grandit à Hoxton avec une sœur et un frère. Il succède à son père dans la pratique médicale familiale. Marié en 1781 à Mary Dale, le couple a six enfants, dont deux fils, John et James, deviennent médecins.
Membre de l’Église anglicane, Parkinson s’engage profondément dans les causes sociales et politiques, réclamant le suffrage universel et la justice parlementaire dans les années 1790. Accusé sans preuves dans un complot contre George III en 1794, il témoigne au procès. Paléontologue amateur, il lègue sa collection au British Museum.
Contexte du décès
James Parkinson souffre dans ses dernières années de goutte et d’autres affections liées à l’âge. Il s’éteint le 21 décembre 1824 à son domicile de Hoxton Square à Londres, à 69 ans, probablement des suites d’un accident vasculaire cérébral. Ses obsèques ont lieu dans l’église St Leonard’s de Shoreditch où il exerçait.
Où se recueillir ?
James Parkinson repose dans le cimetière de l’église St Leonard’s à Shoreditch, Londres, aux côtés de membres de sa famille ; une plaque commémorative moderne honore sa contribution médicale.
Anecdotes
1 - Parkinson décrit la maladie qui porte son nom sans jamais utiliser le terme « Parkinson » lui-même.
2 - Sa collection de fossiles est acquise par le British Museum après sa mort.
3 - Il publie sous pseudonyme des pamphlets politiques radicaux dans les années 1790.
4 - Charcot propose en 1876 d’ajouter « Parkinson » au nom de la maladie qu’il avait décrite.
5 - Il exerce toute sa carrière au même adresse à Hoxton Square.
Points clés
- Métier(s) : Médecin, apothicaire, paléontologue
- Résidence principale : Londres (Hoxton)
- Relations : Mary Dale (1781-1824)
- Enfants : Six, dont John et James




