Résumé biographique
Janusz Korczak, médecin, pédagogue et écrivain polonais, est une figure majeure de l’éducation moderne et un pionnier des droits de l’enfant, reconnu pour son œuvre humaniste et son engagement jusqu’à sa mort à Treblinka.
Parcours
Janusz Korczak, de son vrai nom Henryk Goldszmit, naît le 22 juillet 1878 à Varsovie dans une famille juive assimilée. Il étudie la médecine à l’université impériale de Varsovie à partir de 1898, tout en débutant une carrière littéraire sous pseudonyme. Diplômé en 1905, il exerce comme pédiatre à l’hôpital pour enfants de Varsovie, puis comme médecin militaire durant la guerre russo-japonaise. Il approfondit ses connaissances pédagogiques lors de séjours d’étude à Berlin, Paris et en Suisse.
En 1912, il fonde l’orphelinat juif Dom Sierot à Varsovie, qu’il dirige avec Stefania Wilczyńska. Il y met en œuvre une pédagogie fondée sur le respect, la responsabilité et l’autonomie des enfants. Il publie de nombreux ouvrages, dont "Comment aimer un enfant" (1919) et "Le droit de l’enfant au respect" (1929). Il crée également un journal pour enfants, "Mały Przegląd", et anime des émissions radiophoniques. En 1940, l’orphelinat est déplacé dans le ghetto de Varsovie, où il poursuit son travail jusqu’à sa déportation en 1942.
Repères de carrière
1898 : Début des études de médecine à Varsovie
1905 : Diplôme de médecin et début de carrière hospitalière
1912 : Fondation de l’orphelinat Dom Sierot
1919 : Publication de "Comment aimer un enfant"
1926 : Création du journal "Mały Przegląd"
1940 : Transfert de l’orphelinat dans le ghetto de Varsovie
1942 : Déportation à Treblinka avec les enfants
Vie personnelle et engagements
Henryk Goldszmit est le fils de Józef Goldszmit, avocat, et de Cecylia Gębicka. Il a une sœur prénommée Anna. Après le suicide de son père en 1896, il devient soutien de famille à l’âge de 18 ans. Il ne s’est jamais marié et n’a pas eu d’enfants biologiques. Il consacre sa vie aux enfants orphelins et défavorisés, qu’il considère comme ses égaux.
Korczak milite pour les droits de l’enfant, qu’il considère comme une personne à part entière. Il refuse les distinctions entre enfants juifs et catholiques, et dirige également l’orphelinat Nasz Dom à Pruszków. Il est mobilisé comme médecin militaire pendant les deux guerres mondiales. Son engagement éducatif repose sur la dignité, la justice et la liberté de l’enfant. Il refuse de fuir le ghetto et accompagne volontairement les enfants jusqu’à leur déportation.
Où se recueillir
Janusz Korczak a vécu principalement à Varsovie, où il dirigeait l’orphelinat Dom Sierot. Il est mort à Treblinka en août 1942. Un mémorial lui est dédié sur le site du camp, ainsi qu’à Varsovie, au 6 rue Jaktorowska.
Contexte du décès de Janusz Korczak
Durant la liquidation du ghetto de Varsovie, Korczak refuse d’abandonner les enfants de son orphelinat. Il les accompagne jusqu’à l’Umschlagplatz, puis dans le train vers Treblinka, où ils sont tous exterminés. Aucun témoignage direct ne permet de documenter les dernières heures, mais son choix de rester est attesté par plusieurs sources contemporaines.
Anecdotes
1- Il crée un parlement et un tribunal pour enfants dans son orphelinat, instaurant une démocratie éducative.
2- Il refuse de porter l’étoile jaune, invoquant son grade de major dans l’armée polonaise.
3- Il tient un journal dans le ghetto, publié après la guerre sous le titre "Journal du ghetto".
4- Il anime une émission radiophonique intitulée "Les causeries du vieux docteur" jusqu’à son exclusion pour motifs antisémites.
5- Il publie plus de 1 400 textes, dont des romans, essais et pièces de théâtre.
6- Il est l’un des inspirateurs de la Convention internationale des droits de l’enfant adoptée en 1989.
Points clés
• Métier(s) : médecin, pédagogue, écrivain
• Résidence principale : Varsovie, Pologne
• Relations : aucune union connue
• Enfants : aucun
• Distinctions : mémoriaux à Varsovie et Treblinka, reconnaissance posthume internationale






