Jean Giono, né le 30 mars 1895 à Manosque dans les Alpes-de-Haute-Provence où il est mort le 8 octobre 1970, est un écrivain et cinéaste français.
Ses œuvres, souvent ancrées dans le monde paysan provençal, abordent des questions universelles sur la condition humaine. Bien qu'ami de nombreux écrivains et artistes célèbres, il demeure en dehors des courants littéraires dominants de son époque.
Il a vécu principalement à Manosque, et sa culture — notamment littéraire — est essentiellement autodidacte, se fondant sur des œuvres classiques. Il n'a jamais reçu de grand prix littéraire français, mais a été honoré par des prix américains et britanniques. Membre de l'académie Goncourt de 1954 à sa mort, il est parfois perçu à tort comme un simple écrivain régionaliste, alors que son œuvre est vaste et diversifiée. Ses écrits, bien que profondément enracinés dans la Provence, transcendent les frontières régionales et abordent des thèmes universels.
Giono a également réfléchi à l'art de l'écriture, notamment dans son livre Noé, où il explore la relation entre un romancier et son imaginaire.
Imaginer, c'est choisir.
L'âme est un outil pesant.
On ne peut rien dire en criant.
L'homme est aussi un microbe têtu.
La mort attrape d'abord ceux qui courent.
La richesse de l'homme est dans son coeur.
Il n'y a qu'à la souffrance qu'on ne ment pas
Le poète doit être un professeur d'espérance.
La jeunesse, c'est la passion pour l'inutile.
L'indulgence, mon ami, est une vertu de riche.
Pour bien mentir il faut beaucoup de sincérité !
L'innocence est toujours impossible à démontrer.
Ce qui importe c'est d'être un joyeux pessimiste.
L'hypocrisie au billard, ça s'appelle les bandes.
Il y a des moments où un mot fait plus qu'un geste.
Moi je me suis suicidé en état de légitime défense.
L'amour c'est toujours emporter quelqu'un sur un cheval.
Tu as peur des mots ? C'est avec ça qu'on fait la vérité.
La raison et la logique, c'est pour les temps ordinaires.
La Provence dissimule ses mystères derrière leur évidence.
Il n'y a pas un millimètre au monde qui ne soit savoureux.
Il y a dans la sensualité une sorte d'allégresse cosmique.
Les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger.
La femme, ça a toujours un coin, où en appuyant, ça pleure.
Les femmes ça a toujours un coin où, en appuyant, ça pleure.
Quand on cherche des excuses, on a déjà péché dans son coeur.
Il y a dans la forêt des bruits qui ressemblent à des paroles.
Tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier.
Un homme ne va jamais plus loin que lorsqu'il ignore où il va.
C'est pas les sous qui font la richesse. C'est le contentement.
Une allumette sale ça fait le même feu qu'une allumette propre !
Quand on est malade, rien chante plus fort que l'envie de guérir.
Qu'est-ce que tu crois que c'est des vieilles : d'anciennes jeunes.
Quand les mystères sont très malins, ils se cachent dans la lumière.
L'univers nous appartient dans la proportion où nous lui appartenons.
On ne voit pas toujours les gens qui sont devant vous, tu le sais, ça?
Qui me reprochera d'être sensible ? Peut-être celui qui en a profité ?
Dans la vie, il n'y en a qu'un qu'il ne faut pas gêner : c'est soi-même.
Les sentiers battus n'offrent guère de richesse ; les autres en sont pleins.
Prends donc l'habitude de considérer que les choses ordinaires arrivent aussi.
Le bonheur est une recherche. Il faut y employer l'expérience et son imagination.
Quoiqu'on fasse, c'est toujours le portrait de l'artiste par lui-même qu'on fait.
Le bien-être ne sert qu'à désirer plus ; et dans cette idée il n'y a pas de limite.
Les spéculations purement intellectuelles dépouillent l'univers de son manteau sacré.
C'est plus difficile pour moi de jouer en trichant. J'aimerais mieux jouer avec du jeu.
Il n'y a pas de gloire à être français, il n'y a qu'une seule gloire : c'est être vivant.
La première vertu révolutionnaire, c'est l'art de faire foutre les autres au garde-à-vous.
Seul. Seul dans le temps, seul sur la terre. Mourir demain sans laisser de vide en personne.
Les joies du monde sont notre seule nourriture. La dernière petite goutte nous fait encore vivre.
Il ne faut pas demander l'heure. L'heure n'a rien à faire. Il ne faut attendre que ce qui est dû.
Si tu n'arrives pas à penser, marche ; si tu penses trop, marche ; si tu penses mal, marche encore.
Le héros n'est pas celui qui se précipite dans une belle mort ; c'est celui qui se compose une belle vie.
Je ne suis plus à un âge où l'on fait sa vie, mais je suis à un âge où l'on fait volontiers une heure de vie.
Quand on est chef de gouvernement on ne peut pas dire la vérité ; on ne la dit jamais. Gouverner c'est mentir.
Si on n'a pas la conviction qu'autrui est dans des embêtements sans nombre, on n'est pas soi-même très heureux.
Depuis que je me suis pendu, j'ai appris quelque chose : c'est qu'on pouvait avoir du plaisir même avec son malheur.
La joie panique, il est impossible de la garder pour soi. Qui ne la partage pas, ne fait que la toucher et la perdre.
La vie c'est de l'eau. Si vous mollissez le creux de la main, vous la gardez. Si vous serrez les poings, vous la perdez.
Il y a une sorte de bonheur qui ne dépend ni d'autrui ni du paysage, c'est celui que j'ai toujours cherché à me procurer.
On a du te dire qu'il fallait réussir dans la vie. Moi, je te dis qu'il faut vivre, c'est la plus grande réussite au monde.
Restons un moment sans parler les uns et les autres, dit le premier bouvier. Ça nous éclairera. Après nous nous expliquerons.
Il y a un compagnon avec lequel on est tout le temps, c'est soi-même : il faut s'arranger pour que ce soit un compagnon aimable.
La joie panique, il est impossible de la garder pour soi-même ; celui qui l'a, s'il ne la partage ne fait que la toucher et la perdre.
On sent que les loups ce sont des bêtes avec lesquelles on peut s'entendre, sinon avec des paroles en tout cas avec des coups de fusil.
LE PREMIER : Ta figure LE TROISIÈME : Qu'est-ce qu'elle a ? LE DEUXIÈME : Des vices de constructions. L'entrepreneur a dû faire faillite.
Les hommes sont les êtres les plus faibles du monde parce qu'ils sont intelligents. L'intelligence est exactement l'art de perdre de vue.
'Quand on dit qu'il n'y a pas de joie, on perd confiance. Il ne faut pas perdre confiance. Il faut se souvenir que la confiance c'est déjà de la joie.'
Perdre est une sensation définitive ; elle n'a que faire du temps. Quand on a perdu quelqu'un, on a beau le retrouver, on sait désormais qu'on peut le perdre.
Surtout pas d'appareils photographiques, caméras et ainsi de suite: les beaux paysages ne se captent pas dans des boites, ils s'installent dans les sentiments.
Celui qui prie pour empêcher la mort est aussi fou que celui qui prierait pour faire lever le soleil par l'ouest, sous prétexte qu'il n'aime pas la lumière matinale.
Tout le monde ment, mais personne ne dit : "je mens" ; tout le monde se réclame de la vérité, alors que dire "je mens" est la seule chose vraie que l'on puisse dire.
Tout le monde ment, mais personne ne dit : je mens ; tout le monde se réclame de la vérité, alors que dire "je mens" est la seule chose vraie que l'on puisse dire.
'Il faudrait que la joie soit paisible. Il faudrait que la joie soit une chose habituelle et tout à fait paisible et tranquille, et non pas batailleuse et passionnée.'
Nous n'avons pas de futur. Pour tout le monde le futur parfait c'est la mort. Notre seul bien c'est le présent, la minute même ; celle qui suit n'est déjà plus à nous.
Imaginer, c'est choisir.
L'âme est un outil pesant.
On ne peut rien dire en criant.
L'homme est aussi un microbe têtu.
La mort attrape d'abord ceux qui courent.
La richesse de l'homme est dans son coeur.
Il n'y a qu'à la souffrance qu'on ne ment pas
Le poète doit être un professeur d'espérance.
La jeunesse, c'est la passion pour l'inutile.
L'indulgence, mon ami, est une vertu de riche.
Pour bien mentir il faut beaucoup de sincérité !
L'innocence est toujours impossible à démontrer.
Ce qui importe c'est d'être un joyeux pessimiste.
L'hypocrisie au billard, ça s'appelle les bandes.
Il y a des moments où un mot fait plus qu'un geste.
Moi je me suis suicidé en état de légitime défense.
L'amour c'est toujours emporter quelqu'un sur un cheval.
Tu as peur des mots ? C'est avec ça qu'on fait la vérité.
La raison et la logique, c'est pour les temps ordinaires.
La Provence dissimule ses mystères derrière leur évidence.
Il n'y a pas un millimètre au monde qui ne soit savoureux.
Il y a dans la sensualité une sorte d'allégresse cosmique.
Les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger.
La femme, ça a toujours un coin, où en appuyant, ça pleure.
Les femmes ça a toujours un coin où, en appuyant, ça pleure.
Quand on cherche des excuses, on a déjà péché dans son coeur.
Il y a dans la forêt des bruits qui ressemblent à des paroles.
Tout le jeu de la guerre se joue sur la faiblesse du guerrier.
Un homme ne va jamais plus loin que lorsqu'il ignore où il va.
C'est pas les sous qui font la richesse. C'est le contentement.
Une allumette sale ça fait le même feu qu'une allumette propre !
Quand on est malade, rien chante plus fort que l'envie de guérir.
Qu'est-ce que tu crois que c'est des vieilles : d'anciennes jeunes.
Quand les mystères sont très malins, ils se cachent dans la lumière.
L'univers nous appartient dans la proportion où nous lui appartenons.
On ne voit pas toujours les gens qui sont devant vous, tu le sais, ça?
Qui me reprochera d'être sensible ? Peut-être celui qui en a profité ?
Dans la vie, il n'y en a qu'un qu'il ne faut pas gêner : c'est soi-même.
Les sentiers battus n'offrent guère de richesse ; les autres en sont pleins.
Prends donc l'habitude de considérer que les choses ordinaires arrivent aussi.
Le bonheur est une recherche. Il faut y employer l'expérience et son imagination.
Quoiqu'on fasse, c'est toujours le portrait de l'artiste par lui-même qu'on fait.
Le bien-être ne sert qu'à désirer plus ; et dans cette idée il n'y a pas de limite.
Les spéculations purement intellectuelles dépouillent l'univers de son manteau sacré.
C'est plus difficile pour moi de jouer en trichant. J'aimerais mieux jouer avec du jeu.
Il n'y a pas de gloire à être français, il n'y a qu'une seule gloire : c'est être vivant.
La première vertu révolutionnaire, c'est l'art de faire foutre les autres au garde-à-vous.
Seul. Seul dans le temps, seul sur la terre. Mourir demain sans laisser de vide en personne.
Les joies du monde sont notre seule nourriture. La dernière petite goutte nous fait encore vivre.
Il ne faut pas demander l'heure. L'heure n'a rien à faire. Il ne faut attendre que ce qui est dû.
Si tu n'arrives pas à penser, marche ; si tu penses trop, marche ; si tu penses mal, marche encore.
Le héros n'est pas celui qui se précipite dans une belle mort ; c'est celui qui se compose une belle vie.
Je ne suis plus à un âge où l'on fait sa vie, mais je suis à un âge où l'on fait volontiers une heure de vie.
Quand on est chef de gouvernement on ne peut pas dire la vérité ; on ne la dit jamais. Gouverner c'est mentir.
Si on n'a pas la conviction qu'autrui est dans des embêtements sans nombre, on n'est pas soi-même très heureux.
Depuis que je me suis pendu, j'ai appris quelque chose : c'est qu'on pouvait avoir du plaisir même avec son malheur.
La joie panique, il est impossible de la garder pour soi. Qui ne la partage pas, ne fait que la toucher et la perdre.
La vie c'est de l'eau. Si vous mollissez le creux de la main, vous la gardez. Si vous serrez les poings, vous la perdez.
Il y a une sorte de bonheur qui ne dépend ni d'autrui ni du paysage, c'est celui que j'ai toujours cherché à me procurer.
On a du te dire qu'il fallait réussir dans la vie. Moi, je te dis qu'il faut vivre, c'est la plus grande réussite au monde.
Restons un moment sans parler les uns et les autres, dit le premier bouvier. Ça nous éclairera. Après nous nous expliquerons.
Il y a un compagnon avec lequel on est tout le temps, c'est soi-même : il faut s'arranger pour que ce soit un compagnon aimable.
La joie panique, il est impossible de la garder pour soi-même ; celui qui l'a, s'il ne la partage ne fait que la toucher et la perdre.
On sent que les loups ce sont des bêtes avec lesquelles on peut s'entendre, sinon avec des paroles en tout cas avec des coups de fusil.
LE PREMIER : Ta figure LE TROISIÈME : Qu'est-ce qu'elle a ? LE DEUXIÈME : Des vices de constructions. L'entrepreneur a dû faire faillite.
Les hommes sont les êtres les plus faibles du monde parce qu'ils sont intelligents. L'intelligence est exactement l'art de perdre de vue.
'Quand on dit qu'il n'y a pas de joie, on perd confiance. Il ne faut pas perdre confiance. Il faut se souvenir que la confiance c'est déjà de la joie.'
Perdre est une sensation définitive ; elle n'a que faire du temps. Quand on a perdu quelqu'un, on a beau le retrouver, on sait désormais qu'on peut le perdre.
Surtout pas d'appareils photographiques, caméras et ainsi de suite: les beaux paysages ne se captent pas dans des boites, ils s'installent dans les sentiments.
Celui qui prie pour empêcher la mort est aussi fou que celui qui prierait pour faire lever le soleil par l'ouest, sous prétexte qu'il n'aime pas la lumière matinale.
Tout le monde ment, mais personne ne dit : "je mens" ; tout le monde se réclame de la vérité, alors que dire "je mens" est la seule chose vraie que l'on puisse dire.
Tout le monde ment, mais personne ne dit : je mens ; tout le monde se réclame de la vérité, alors que dire "je mens" est la seule chose vraie que l'on puisse dire.
'Il faudrait que la joie soit paisible. Il faudrait que la joie soit une chose habituelle et tout à fait paisible et tranquille, et non pas batailleuse et passionnée.'
Nous n'avons pas de futur. Pour tout le monde le futur parfait c'est la mort. Notre seul bien c'est le présent, la minute même ; celle qui suit n'est déjà plus à nous.