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Jean-Jacques Dessalines

Jean-Jacques Dessalines

Militaire haïtien


Mort à 48 ans
Date de naissance
Le mercredi
Il est né il y a 262 ans, 10 mois et 8 jours
Date de mort
Le vendredi

Il est mort depuis 214 ans, 9 mois et 11 jours

Cause de la mort : assassinat

Lieu de naissance
Grande-Rivière-du-Nord, Haïti Haïti
Nationalité : haïtienne Haïti
Signe astro : Vierge

Jean-Jacques Dessalines, connu sous le nom de Jacques Ier, né le , sur l'habitation Vye Kay, à Grande-Rivière-du-Nord et mort assassiné le à Pont-Rouge, est un militaire et chef d'État haïtien, ayant combattu sous la Révolution française (1789-1804) puis lors de la Révolution haïtienne (1791-1804), en tant que lieutenant-général au service de Georges Biassou puis de Toussaint Louverture.

En tant qu'officier de l'armée française, il participe aux affrontements contre les Espagnols et les Britanniques. Plus tard, il devient un dirigeant de la Révolution haïtienne en tant que lieutenant principal du général Louverture. Il mène contre les colonisateurs français de nombreux combats couronnés de succès, dont la bataille de la Crête-à-Pierrot.

Après la trahison et la capture dont Toussaint Louverture fut victime en 1802 lors de l'expédition de Saint-Domingue, Dessalines devint le leader de la révolution. Devenu un temps l'allié des forces françaises, il les trahit et met en place une résistance farouche au général Leclerc, le beau frère de Bonaparte, à la tête d’une armée de douze mille hommes. Pendant plus de 20 jours soit du 4 au 24 mars 1802, Dessalines livre une lutte sans précédent contre les forces de Leclerc. Au début des combats, il galvanise ses soldats par la très fameuse déclaration : « Que ceux qui veulent rester esclaves des Français sortent du Fort, que ceux, au contraire, qui veulent mourir en homme libre se rangent autour de moi. » Le commandant de l'expédition de Saint-Domingue, le général Leclerc, ainsi que celui de l'expédition de la Guadeloupe, le général Richepanse, eux-mêmes succombent après avoir contractés la maladie. Leclerc est remplacé par son second, le général Rochambeau. Ce dernier est définitivement battu par Dessalines à la bataille de Vertières le 18 novembre 1803. Il proclame l'indépendance d'Haïti en 1804 et s'auto-proclame par la suite « gouverneur-général à vie ». Au pouvoir, il ordonne le massacre des colons français, entraînant, entre février et , la mort de 3 000 à 5 000 personnes y compris les femmes et les enfants. Malgré l'épuration ethnique de 1804, quelques déserteurs survivants polonais ont fait souche dans l'île, par exemple à Casale, l'article 13 de la Constitution, promulguée par Dessalines, leur ayant octroyé la nationalité haïtienne. En septembre, sur le modèle napoléonien, il est proclamé Empereur d'Haïti par les généraux de l'Armée sous le nom de Jacques Ier.

Sacré en , il établit un empire autoritaire, héréditaire et de conviction catholique, et officialise le français comme langue officielle, même si une grande partie de la population ne parle que le créole. Ayant confisqué les terres des colons français expulsés ou tués, il en distribue les meilleures à ses officiers, créant ainsi une noblesse haïtienne. La constitution du interdit la propriété privée aux personnes blanches, sauf celles qui ont été naturalisées par le gouvernement. Pour remettre en marche l’économie, il édicte les travaux forcés pour les cultivateurs, avec un règlement plus dur que celui de Louverture : leur condition est à peine moins mauvaise qu'à l'époque de l'esclavage colonial français. Contesté par certains officiers de l'armée, Dessalines est assassiné en 1806 à Pont-Rouge à la suite d'une conspiration, laissant ainsi le pouvoir à ses assassins qui abolissent l'Empire et chassent la famille Dessalines.

Considéré aujourd'hui comme le « Père fondateur d'Haïti », il voit son nom donné à l'hymne national haïtien, La Dessalinienne, écrite par Justin Lhérisson.

Source : Wikipedia