Naissance
Mont-sous-Vaudrey (39), France
Décès
Nationalité
Astrologie

Biographie

Avocat et homme d'État français, Jules Grévy (1807-1891) fut président de la République française de 1879 à 1887, premier chef d'État issu d'un républicanisme affirmé sous la Troisième République. Son mandat est marqué par l'adoption de grandes réformes laïques et démocratiques, avant que le scandale des décorations ne provoque sa démission.


Parcours

Jules Grévy naît le 15 août 1807 à Mont-sous-Vaudrey, dans le Jura. Il effectue ses études au collège de l'Arc à Dole et au collège de Poligny, puis obtient une licence de droit à Paris et devient avocat en 1836. Il se distingue sous la Monarchie de Juillet en plaidant dans des procès politiques, notamment l'affaire des « Saisons » en 1839. Il publie en 1836 Le Procédurier, recueil de formules pour actes judiciaires. Arrêté lors du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851, il est emprisonné à Mazas puis libéré, et devient bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris en 1868. Il défend le principe d'un président élu par l'Assemblée, proposition connue sous le nom d'« amendement Grévy », rejetée en 1848 mais qui inspire la pratique de la Troisième République.


Sa carrière politique prend un tournant décisif en 1848 : nommé commissaire de la République dans le Jura, il est ensuite élu député. Réélu en 1868, il s'oppose, aux côtés de Thiers et Gambetta, à la déclaration de guerre de 1870. Élu président de l'Assemblée nationale en 1871, puis président de la Chambre des députés en 1876, il est élu président de la République le 30 janvier 1879 par le Parlement. Il est réélu en 1885, mais contraint à la démission le 2 décembre 1887 à la suite du scandale des décorations impliquant son gendre Daniel Wilson.


Controverse

La carrière de Jules Grévy est marquée par le « scandale des décorations » en 1887. Son gendre Daniel Wilson est impliqué dans un trafic de Légions d'honneur. Bien que Grévy ne soit pas directement accusé d'enrichissement personnel, sa proximité avec Wilson, qui résidait à l'Élysée, le rend politiquement vulnérable. La Chambre des députés lui retire sa confiance, le contraignant à la démission.


Repères de carrière

1807 : Naissance à Mont-sous-Vaudrey.
1836 : Devient avocat.
1848 : Élu député du Jura.
1851 : Arrêté et emprisonné lors du coup d'État.
1868 : Réélu député du Jura.
1868 : Devient Bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris.
1871 : Élu président de l'Assemblée nationale.
1876 : Élu président de la Chambre des députés.
1879 : Élu président de la République.
1880 : La Marseillaise et le 14 juillet sont adoptés comme symboles nationaux.
1881 : Loi sur la liberté de la presse et le droit de réunion.
1882 : Lois scolaires de Jules Ferry sur l'enseignement obligatoire, gratuit et laïque.
1885 : Réélu président de la République.
1887 : Démissionne suite au scandale des décorations.
1891 : Décès à Mont-sous-Vaudrey.

Vie personnelle et engagements

Jules Grévy naît au château de la Grangerie à Mont-sous-Vaudrey. Fils d'Hyacinthe Grévy, il est surnommé par ses contemporains le « président modeste » en raison de son style austère et de sa volonté de limiter les pouvoirs de l'exécutif. En 1848, il épouse Coralie Fraisse, fille d'un tanneur de Narbonne. De cette union naît leur fille unique, Alice Grévy, qui épouse Daniel Wilson. Grévy préférait se retirer dans son château de la Grangerie à Mont-sous-Vaudrey, loin des résidences présidentielles. Sa présidence est associée à des réformes institutionnelles et sociales, dont la laïcisation de l'école publique (lois Jules Ferry), le rétablissement des libertés de réunion et de la presse, et l'autorisation des syndicats professionnels.


Où se recueillir ?

Jules Grévy est décédé le 9 septembre 1891 à Mont-sous-Vaudrey. Il est inhumé dans le caveau familial au cimetière de Mont-sous-Vaudrey. Son souvenir est également honoré par la place Jules Grévy à Dole, où une statue à son effigie a été érigée, fondue en 1942, puis remplacée.


Anecdotes

1 - Jules Grévy préférait résider dans son château familial à Mont-sous-Vaudrey plutôt que dans les résidences présidentielles parisiennes.
2 - Il est le seul président de la Troisième République à avoir été réélu pour un second mandat avant sa démission forcée.
3 - Grévy fut l'avocat d'Alfred de Musset dans une affaire où le poète cherchait à récupérer ses lettres auprès de George Sand.
4 - C'est sous sa présidence, en 1880, que fut organisée la première célébration publique du 14 Juillet comme fête nationale et que La Marseillaise fut officialisée comme hymne.
5 - On lui doit l'installation du téléphone à l'Élysée, qui modernisa la communication présidentielle.
6 - L'historien Georges Poisson le décrivait comme « pingre », préférant la sobriété aux dépenses ostentatoires.


Points clés

Métier(s) : Homme d'État, Avocat, Président de la République française
Résidence principale : Mont-sous-Vaudrey
Relations : Marié à Coralie Fraisse
Enfants : Alice Grévy (fille)
Distinctions : Grand-croix de la Légion d'honneur (1879), Chevalier de l'ordre de la Toison d'or (Espagne, 1882), Chevalier de l'ordre des Séraphins (Suède).


Postérité

25 voies portent son nom en France.

Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.

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Autres présidents de la république française

Questions autour de Jules Grévy

Qui est né le même jour que Jules Grévy ?
Gilles Cohen, Menie Grégoire, Nino Ferrer, Anthony Anderson et Walter Scott sont nés le 15 août comme Jules Grévy.
À quel âge est mort Jules Grévy ?
Jules Grévy est mort à 84 ans, le 9 septembre 1891.
Qui est mort le même jour que Jules Grévy ?
James Earl Jones, Stéphane Mallarmé, André Pousse, Burgess Meredith et Edward Teller sont morts le 9 septembre comme Jules Grévy.
Quels responsables politiques français sont du signe Lion comme Jules Grévy ?
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