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Léon Walras

Léon Walras

Economiste français


Mort à 75 ans
Date de naissance
Il est né il y a 185 ans, 11 mois et 15 jours
Date de mort

Il est mort depuis 110 ans, 10 mois et 26 jours
Lieu de naissance
Évreux, France France
Nationalité : française France
Catégorie
Economistes
Signe astro : Sagittaire

Léon Walras, né à Évreux le et mort à Clarens le , est un économiste français ayant fait carrière à l'université de Lausanne en Suisse. S'il a profondément marqué l'histoire de la science économique c'est en grande partie par l'influence qu'il a exercée sur des économistes majoritairement de langue anglaise. Uniquement titulaire du baccalauréat, Walras a malgré tout toujours été soutenu par son père Auguste Walras, un inspecteur d'académie passionné d'économie, dont il a repris dans une large mesure la doctrine économique. C'est grâce à Louis Ruchonnet, un homme politique suisse d'envergure désireux de promouvoir l'université de Lausanne, qu'il est nommé professeur à Lausanne. C'est encore lui qui l'aide à diffuser son œuvre.

Walras distingue trois types d'économies : l'économie pure, l'économie sociale et l'économie appliquée. L'économie pure est l'objet d'une science pure qui étudie des faits naturels dépendant de forces aveugles et fatales. L'économie sociale, objet d'une science pure morale et/d'une science pure appliquée, vise à définir un idéal de justice. L'économie politique appliquée a pour but de donner des guides pour l'action.

Walras est surtout connu pour son livre Économie politique pure, un ouvrage qui a beaucoup contribué à la mathématisation de l'économie à travers le concept d'équilibre général. La définition du rôle de l'entrepreneur qui s'y trouve a également été reprise et amplifiée par Schumpeter. Rappelons que chez Walras, les échanges n'ont lieu qu'après qu'un tâtonnement walrasien guidé par le commissaire-priseur, a permis d'atteindre l'équilibre de marché. C'est l'équilibre général obtenu à partir d'une seule hypothèse, la rareté, qui a conduit Joseph Schumpeter à le considérer comme « le plus grand de tous les économistes ». La notion d'équilibre général sera très rapidement adoptée par des économistes majeurs tels que Vilfredo Pareto, Knut Wicksell ou Gustav Cassel. Se plaçant surtout du côté de l'analyse économique John Hicks et Paul Samuelson utiliseront l'apport walrasien dans l'élaboration de la synthèse néoclassique. De leurs côtés Kenneth Arrow et Gérard Debreu, se plaçant dans une perspective de logicien et de mathématicien, tenteront de déterminer les conditions nécessaires pour qu'il y ait équilibre.

Par contre, les écrits de Walras sur l'économie sociale et l'économie appliqué ont été très peu appréciés notamment par Schumpeter et par Vilfredo Pareto, le successeur de Walras à Lausanne, qui tient l'économie sociale de Walras comme une œuvre de métaphysique. Cette face de l'œuvre de Walras, a été surtout étudiée à partir des années 1980, notamment par le centre Auguste et Léon Walras de l'université de Lyon II. Pourtant, Walras a été nommé à Lausanne en partie pour cet aspect de ses travaux. L'économiste de Lausanne, écrit son œuvre en se situant par rapport à ses contemporains. Il critique Proudhon, les saint-simoniens, les fourièristes et les marxistes. Par contre, il est influencé par l'école démocratique d'Étienne Vacherot. Toute cette partie de son œuvre a conduit les spécialistes de Walras à s'interroger pour savoir si Walras est libéral ou socialiste.

Pour Pierre Dockès, Walras est un socialiste singulier tandis que pour Pierre Herland il serait surtout libéral. Notons ici que son libéralisme n'est pas celui de l’école autrichienne qui en général a peu d'empathie avec l'équilibre général. Pour donner quelques grands traits de la pensée de Walras en ce domaine, il convient de rappeler que pour lui, l'État a une rationalité supérieure aux individus dans le domaine qui est le sien. Son rôle consiste principalement à réguler l'économie de marché en luttant contre les monopoles et en gérant directement les monopoles naturels. Par contre, Walras a une vision méritocratique du monde. Aussi, selon lui, l'État n'a pas à corriger les inégalités naturelles, il doit juste veiller à ce que les règles du jeu soient égales pour tous. Enfin, il estime qu'à travers le crédit il est possible de démocratiser le capital et la société.

Source : Wikipedia