Cette année marque le 120ᵉ anniversaire de sa naissance.
Cette année marque le 25ᵉ anniversaire de sa disparition.
Léopold Sédar Senghor (), né le 9 octobre 1906 à Joal (Sénégal, AOF) et mort le 20 décembre 2001 à Verson, est un homme d'État sénégalais, poète, écrivain et premier président de la république du Sénégal. Il est ministre en France avant l'indépendance du Sénégal et est le premier Africain à siéger à l'Académie française.
Il est le symbole de la coopération entre la France et ses anciennes colonies pour ses partisans ou du néocolonialisme français en Afrique pour ses détracteurs.
Sa poésie, fondée sur le chant de la parole incantatoire, est construite sur l'espoir de créer une Civilisation de l'Universel, fédérant les traditions par-delà leurs différences. Par ailleurs, il approfondit le concept de négritude, notion introduite par Aimé Césaire qui la définit ainsi :
« La négritude est la simple reconnaissance du fait d’être Noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture. »
La parole se fait poème.
Assimiler sans être assimilé.
Chaque touffe d'herbes cache un ennemi.
Les racistes sont des gens qui se trompent de colère.
Le tam-tam ni la voix ne rythment plus les gestes des saisons.
La poésie ne doit pas périr. Car alors, où serait l'espoir du Monde ?
Il suffit de nommer la chose pour qu'apparaisse le sens sous le signe.
J'ai rêvé d'un monde de soleil dans la fraternité de mes frères aux yeux bleus.
Le poème n'est accompli que s'il se fait chant, parole et musique en même temps.
Il n'est que d'écouter les trombones de Dieu, ton coeur battre au rythme du sang, ton sang.
Seul le rythme provoque le court-circuit poétique et transforme le cuivre en or, la parole en verbe.
Penser et agir par nous-mêmes et pour nous-mêmes, en Nègres..., accéder à la modernité sans piétiner notre authenticité.
Sans l'essor de l'esprit nous ne sommes rien. Et cette quête là qui élève l'homme au-dessus de l'homme est la seule qui honore l'humanité.
Sang ô sang noir de mes frères, vous tachez l'innocence de mes draps, vous êtes le sueur où baigne mon angoisse, vous êtes la souffrance qui enroue ma voix.
La parole se fait poème.
Assimiler sans être assimilé.
Chaque touffe d'herbes cache un ennemi.
Les racistes sont des gens qui se trompent de colère.
Le tam-tam ni la voix ne rythment plus les gestes des saisons.
La poésie ne doit pas périr. Car alors, où serait l'espoir du Monde ?
Il suffit de nommer la chose pour qu'apparaisse le sens sous le signe.
J'ai rêvé d'un monde de soleil dans la fraternité de mes frères aux yeux bleus.
Le poème n'est accompli que s'il se fait chant, parole et musique en même temps.
Il n'est que d'écouter les trombones de Dieu, ton coeur battre au rythme du sang, ton sang.
Seul le rythme provoque le court-circuit poétique et transforme le cuivre en or, la parole en verbe.
Penser et agir par nous-mêmes et pour nous-mêmes, en Nègres..., accéder à la modernité sans piétiner notre authenticité.
Sans l'essor de l'esprit nous ne sommes rien. Et cette quête là qui élève l'homme au-dessus de l'homme est la seule qui honore l'humanité.
Sang ô sang noir de mes frères, vous tachez l'innocence de mes draps, vous êtes le sueur où baigne mon angoisse, vous êtes la souffrance qui enroue ma voix.