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Mohammad Reza Pahlavi

Mohammad Reza Pahlavi

Noblesse et royauté


Mort à 60 ans
Date de naissance
Le dimanche
Il est né il y a 104 ans, 4 mois et 3 jours
Date de mort
Le dimanche

Il est mort depuis 43 ans, 7 mois et 2 jours

Cause de la mort : lymphome

Lieu de naissance
Téhéran, Iran Iran
Nationalité : iranienne Iran
Signe astro : Scorpion
Signe astro chinois : Chèvre

Mohammad Reza Chah Pahlavi ou Muhammad Rizā Shāh Pahlevi (en persan : محمد رضا شاه پهلوی) dit Aryamehr (« Lumière des Aryens ») ou Shahanshah (« Roi des rois »), né le à Téhéran et mort le au Caire, était le second et dernier monarque de la dynastie Pahlavi de la monarchie iranienne. Dernier chah d'Iran, il règne du au (événement dit « du 22 Bahman 1357 »). Contraint à l'exil le , Mohammad Reza Pahlavi est remplacé par un conseil royal et renversé par la révolution iranienne, mais n'abdique jamais officiellement.

Il succède à son père, Reza Chah, lorsque ce dernier, jugé trop proche de l'Allemagne nazie, est contraint d'abdiquer en lors de l'invasion anglo-soviétique de l'Iran. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le jeune chah est confronté aux tentatives sécessionnistes dans les provinces du nord-est lors de la crise irano-soviétique et aux rébellions tribales dans le sud du pays. Mohammad Reza Pahlavi se rapproche par la suite des États-Unis et entretient des liens très étroits avec la Maison-Blanche, en particulier avec les présidents Dwight Eisenhower et Richard Nixon.

Mohammad Reza Pahlavi assiste à la nationalisation de l'industrie pétrolière iranienne, alors sous contrôle britannique depuis 1913, par son Premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh, à cause du refus de l'Anglo-Persian Oil Company (APOC) de renégocier les termes du contrat d'exploitation des gisements pétroliers. Cette décision entraîne une crise internationale entre l'Iran et le Royaume-Uni. En réaction à l'influence grandissante de Mossadegh, les services secrets anglo-américains le renversent en 1953 pendant l'opération Ajax, obligeant le chah, qui les a soutenus, à s'exiler en Italie. Cependant, grâce à l'armée dirigée par le général Zahedi, il est rapidement restauré sur le trône. Évoluant ensuite vers une conception plus nationale, réformiste[réf. nécessaire] et autoritaire de la politique intérieure, le chah d'Iran entreprend, par référendum, un vaste programme de transformation sociale et économique, la « révolution blanche », associé à une répression des mouvements d'opposition incarnée par la SAVAK. À l'extérieur, tout en demeurant un allié de premier plan pour les Américains et les chancelleries occidentales, le chah se rapproche aussi progressivement de l'Union soviétique puis de la Chine, traduisant ainsi un désir d'émancipation à travers plus de neutralisme[réf. nécessaire].

Si la politique volontariste du chah permet une croissance économique forte (8,8% par an pendant le Ier plan entre 1962 et 1968, 25 % par an à la fin du Ve plan en 1977) et conduit à une modernisation rapide dans les années 1960 et 1970, elle s'accompagne d'une accentuation de la corruption et des inégalités sociales et d'effets économiques pervers (inflation, hausse des loyers, problèmes urbains). Elle contribue à élargir le fossé économique, social et culturel entre une partie de la population, fortement occidentalisée, et une autre, sensible au conservatisme religieux prêché par Khomeini[réf. nécessaire].

Dans les années 1970, il renforce son pouvoir autoritaire, imposant un système de parti unique en 1975 et étendant l'emprise de la police politique, la SAVAK. "Les sévices corporels et les exécutions sommaires étaient courants". Les prisons politiques étaient le théâtre de fréquentes grèves de la faim.

Dans cette période, son orgueil et son ambition s'accroissent. "Sa mégalomanie s'accompagne d'un grand cynisme politique" entouré d'un discours destiné à plaire à ses alliés américains. Néanmoins, à partir de 1977, il limite la répression, contraint par le président américain nouvellement élu, Jimmy Carter, qui préconise une politique de respect des droits de l'Homme.

Les opposants profitent de l'occasion. Les intellectuels de gauche, généralement laïcs organisent dès 1977 des rencontres culturelles qui sont autant de débats politiques. L'année suivante, l'opposition islamique réapparait au grand jour. De plus en plus critiqué, le chah fait face à un soulèvement populaire, la révolution iranienne, qui s'accentue au fil des mois et où s'imposent finalement les fondamentalistes chiites inspirés par l'ayatollah Khomeini. Le 6 novembre 1978, il reconnaît avoir violé la constitution et déclare "s'engage[r] désormais à la respecter". En , après avoir perdu progressivement ses soutiens traditionnels et l'appui occidental, Mohammad Reza Pahlavi nomme en dernier recours l'opposant social-démocrate Chapour Bakhtiar au poste de Premier ministre et quitte ensuite l'Iran. Le renversement du gouvernement Bakhtiar et la déclaration de neutralité de l'armée, quelques semaines plus tard, précipitent sa chute et contribuent à l'avènement de Khomeini. Contraint à l'exil et atteint d'un cancer, Mohammad Reza Chah Pahlavi meurt en Égypte l'année suivante.

Source : Wikipedia