Nicolas Boileau sieur Despréaux, également nommé Nicolas Boileau Despréaux, né le 1er novembre 1636 à Paris et mort le 13 mars 1711 dans la même ville, est un homme de lettres français du Grand Siècle. Poète, traducteur, polémiste et critique littéraire, il fut considéré de son temps et pendant les deux siècles suivants comme le législateur ou le « Régent du Parnasse » pour son « intransigeance passionnée ». Admirateur et ami de Molière, familier d'Antoine Furetière, de Claude-Emmanuel Luillier dit Chapelle, d'Olivier Patru et de Guillaume de Lamoignon, premier président du parlement de Paris, il est, pendant le dernier quart du siècle, l'ami, le confrère et l'interlocuteur privilégié de Jean Racine.
Deux de ses frères aînés, Gilles Boileau et Jacques Boileau, se sont fait un nom dans l'histoire des lettres.
Soyez simple avec art.
Ami de la vertu plutôt que vertueux.
Du choc des idées jaillit la lumière.
Un beau désordre est un effet de l'art.
Soyez plutôt maçon si c'est votre talent.
On peut être héros sans ravager la terre.
Chaque passion parle un différent langage.
La montagne en travail enfante une souris.
L'ignorance toujours est prête à s'admirer.
Le moment où je parle est déjà loin de moi.
Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire.
Le vice, toujours sombre, aime l'obscurité.
Le pénible fardeau de n'avoir rien à faire.
Qui vit content de rien possède toute chose.
La rime est une esclave et ne doit qu'obéir.
Chaque vers, chaque mot court à l'évènement.
L'ignorance vaut mieux qu'un savoir affecté.
Faites-vous des amis prompts à vous censurer.
Le temps respecte peu ce qu'on fait sans lui.
Faites vous des amis prompts à vous censurer.
Qui vit content de rien possède toutes choses.
Dans ses prétentions une femme est sans borne.
Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème.
Souvent trop d'abondance appauvrit la matière.
Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire.
Le mal qu'on dit d'autrui ne produit que du mal.
Le plus sage est celui qui ne pense point l'être.
L'or, même à la laideur, donne un teint de beauté.
L'esprit n'est point ému de ce qu'il ne croit pas.
L'esprit lasse aisément, si le coeur n'est sincère.
Jamais on n'est grand qu'autant que l'on est juste.
Souvent la peur d'un mal nous conduit dans un pire.
Pour chanter un Auguste, il faut être un Virgile...
Pour me tirer Des pleurs, il faut que vous pleuriez.
Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses moeurs.
Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi.
Aimez qu'on vous conseille, et non pas qu'on vous loue.
Rien n'est beau que le vrai : le vrai seul est aimable.
On est savant quand on boit bien ;Qui ne sait boire ne sait rien.
On est savant quand on boit bien ;
Qui ne sait boire ne sait rien.
Un pédant, enivré de sa vaine science, n'a souvent fait qu'un sot.
Prenez garde que l'avarice gagne peu et qu'elle se déshonore beaucoup.
La preuve qu'il ne fut jamais mon médecin, c'est que je suis encore en vie.
Dans l'art dangereux de rimer et d'écrire, il n'est pas de degré du médiocre au pire.
Dans l'art dangereux de rimer et d'écrire,
Il n'est pas de degré du médiocre au pire.
La nature, fertile en esprits excellents, Sait entre les auteurs partager les talents.
La nature, fertile en esprits excellents,
Sait entre les auteurs partager les talents.
L'ambition, l'avarice, l'amour, la haineTiennent comme un forçat son esprit à la chaîne.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.
L'ambition, l'avarice, l'amour, la haine
Tiennent comme un forçat son esprit à la chaîne.
Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage.
Hâtons-nous ; le temps fuit et nous traîne avec soi. Le moment où je parle est déjà loin de moi.
Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable. Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.
Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable.
Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.
Sans cesse on prend le masque, et quittant la nature, on craint de se montrer sous sa propre figure.
Un coeur noble est content de ce qu'il trouve en lui,
Et ne s'applaudit point des qualités d'autrui.
Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divinEst toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain.
Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin
Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain.
L'honneur est comme une île escarpée et sans bord :On n'y peut plus rentrer dès que l'on est en dehors.
Une pensée neuve : c'est au contraire une pensée qui a dû venir à tout le monde, et que quelqu'un s'avise le premier d'exprimer.
Un livre vous déplaît : qui vous force à le lire ? Laissez mourir un fat dans son obscurité : un auteur ne peut-il pourrir en sûreté ?
Mais moi, vivre à Paris ! Eh ! Qu'y voudrais-je faire, je ne sais ni tromper, ni feindre, ni mentir ; et, quand je le pourrais, je n'y puis consentir.
Soyez simple avec art.
Ami de la vertu plutôt que vertueux.
Du choc des idées jaillit la lumière.
Un beau désordre est un effet de l'art.
Soyez plutôt maçon si c'est votre talent.
On peut être héros sans ravager la terre.
Chaque passion parle un différent langage.
La montagne en travail enfante une souris.
L'ignorance toujours est prête à s'admirer.
Le moment où je parle est déjà loin de moi.
Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire.
Le vice, toujours sombre, aime l'obscurité.
Le pénible fardeau de n'avoir rien à faire.
Qui vit content de rien possède toute chose.
La rime est une esclave et ne doit qu'obéir.
Chaque vers, chaque mot court à l'évènement.
L'ignorance vaut mieux qu'un savoir affecté.
Faites-vous des amis prompts à vous censurer.
Le temps respecte peu ce qu'on fait sans lui.
Faites vous des amis prompts à vous censurer.
Qui vit content de rien possède toutes choses.
Dans ses prétentions une femme est sans borne.
Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème.
Souvent trop d'abondance appauvrit la matière.
Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire.
Le mal qu'on dit d'autrui ne produit que du mal.
Le plus sage est celui qui ne pense point l'être.
L'or, même à la laideur, donne un teint de beauté.
L'esprit n'est point ému de ce qu'il ne croit pas.
L'esprit lasse aisément, si le coeur n'est sincère.
Jamais on n'est grand qu'autant que l'on est juste.
Souvent la peur d'un mal nous conduit dans un pire.
Pour chanter un Auguste, il faut être un Virgile...
Pour me tirer Des pleurs, il faut que vous pleuriez.
Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses moeurs.
Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi.
Aimez qu'on vous conseille, et non pas qu'on vous loue.
Rien n'est beau que le vrai : le vrai seul est aimable.
On est savant quand on boit bien ;Qui ne sait boire ne sait rien.
On est savant quand on boit bien ;
Qui ne sait boire ne sait rien.
Un pédant, enivré de sa vaine science, n'a souvent fait qu'un sot.
Prenez garde que l'avarice gagne peu et qu'elle se déshonore beaucoup.
La preuve qu'il ne fut jamais mon médecin, c'est que je suis encore en vie.
Dans l'art dangereux de rimer et d'écrire, il n'est pas de degré du médiocre au pire.
Dans l'art dangereux de rimer et d'écrire,
Il n'est pas de degré du médiocre au pire.
La nature, fertile en esprits excellents, Sait entre les auteurs partager les talents.
La nature, fertile en esprits excellents,
Sait entre les auteurs partager les talents.
L'ambition, l'avarice, l'amour, la haineTiennent comme un forçat son esprit à la chaîne.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.
L'ambition, l'avarice, l'amour, la haine
Tiennent comme un forçat son esprit à la chaîne.
Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage.
Hâtons-nous ; le temps fuit et nous traîne avec soi. Le moment où je parle est déjà loin de moi.
Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable. Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.
Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable.
Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.
Sans cesse on prend le masque, et quittant la nature, on craint de se montrer sous sa propre figure.
Un coeur noble est content de ce qu'il trouve en lui,
Et ne s'applaudit point des qualités d'autrui.
Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divinEst toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain.
Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin
Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain.
L'honneur est comme une île escarpée et sans bord :On n'y peut plus rentrer dès que l'on est en dehors.
Une pensée neuve : c'est au contraire une pensée qui a dû venir à tout le monde, et que quelqu'un s'avise le premier d'exprimer.
Un livre vous déplaît : qui vous force à le lire ? Laissez mourir un fat dans son obscurité : un auteur ne peut-il pourrir en sûreté ?
Mais moi, vivre à Paris ! Eh ! Qu'y voudrais-je faire, je ne sais ni tromper, ni feindre, ni mentir ; et, quand je le pourrais, je n'y puis consentir.