Naissance
Shepperton, Angleterre
Nationalité
Astrologie
Taille 174 cm

Biographie

Universitaire et essayiste franco-britannique né le 25 janvier 1929 à Shepperton, Robert Faurisson est devenu une figure centrale du négationnisme international. Son parcours est marqué par une exclusion définitive du milieu académique suite à ses thèses contestant la réalité de la Shoah.


Parcours

Après l'obtention d'une agrégation de lettres classiques et d'un doctorat d'État, il commence sa carrière comme professeur de lycée avant d'intégrer l'enseignement supérieur. Spécialiste de l'analyse de textes, il enseigne la littérature française à l'Université de Lyon II à partir de 1973. Sa carrière bascule en 1978 lorsqu'il publie dans le quotidien Le Monde une tribune remettant en cause l'existence des chambres à gaz homicides durant la Seconde Guerre mondiale. Cette prise de position publique déclenche un scandale national et entraîne sa suspension immédiate de ses fonctions d'enseignement pour des raisons de sécurité et d'éthique professionnelle. Malgré les condamnations unanimes de la communauté scientifique, il persiste dans sa démarche, s'autoproclamant révisionniste et multipliant les écrits visant à discréditer les témoignages historiques et les preuves matérielles du génocide nazi, s'isolant ainsi totalement des institutions académiques officielles françaises et internationales.

Privé de sa chaire universitaire, il consacre le reste de sa vie à la diffusion de ses théories à travers des réseaux extrémistes et des publications marginales. Il devient un conférencier régulier dans des cercles radicaux, notamment lors de la conférence internationale sur l'Holocauste organisée à Téhéran en 2006. Ses interventions répétées provoquent de nombreux débats juridiques sur les limites de la liberté d'expression en France, menant directement à l'adoption de la loi Gayssot en 1990 qui criminalise la négation des crimes contre l'humanité. Jusqu'à son décès en 2018, il demeure une figure de proue pour les mouvements néonazis et antisémites mondiaux, tout en se présentant comme un chercheur persécuté par le système judiciaire. Son influence, bien que restreinte à des cercles militants, a nécessité une vigilance constante des historiens pour déconstruire ses manipulations méthodologiques et préserver la mémoire des victimes de la déportation au sein de l'espace public contemporain.


Controverse

Robert Faurisson a fait l'objet de multiples condamnations judiciaires en France pour contestation de crimes contre l'humanité, provocation à la haine raciale et diffamation. Suite à sa tribune de 1978 et ses propos sur Europe 1 en 1980, il est condamné à plusieurs reprises par la Cour d'appel de Paris. En 1991, il est le premier condamné en vertu de la loi Gayssot. En 2006, ses déclarations à Téhéran lui valent une nouvelle peine d'emprisonnement avec sursis et une amende significative. Sur le plan professionnel, il est révoqué de l'Éducation nationale après une longue procédure disciplinaire. Ces faits, largement documentés par la presse nationale et les archives judiciaires, ont fait de lui le symbole de la négation méthodique de l'histoire à des fins idéologiques.


Repères chronologiques

1929 : Naissance le 25 janvier à Shepperton, Royaume-Uni.
1972 : Obtention de son doctorat d'État en lettres à la Sorbonne.
1973 : Nomination comme maître de conférences à l'Université de Lyon II.
1978 : Publication de sa tribune négationniste dans Le Monde.
1979 : Suspension de ses cours à l'université pour troubles à l'ordre public.
1981 : Première condamnation judiciaire majeure pour dommages et intérêts.
1983 : Agression physique par des militants lors d'un déplacement à Lyon.
1990 : Promulgation de la loi Gayssot suite à ses provocations répétées.
1991 : Première condamnation pénale en vertu de la nouvelle loi mémorielle.
2006 : Participation à la conférence négationniste de Téhéran en Iran.
2008 : Apparition polémique au Zénith de Paris avec l'humoriste Dieudonné.
2012 : Décoration par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.
2016 : Nouvelle condamnation pour des propos tenus sur son blog personnel.
2018 : Décès le 21 octobre à Vichy, France.


Vie personnelle et engagements

Fils d'un père français et d'une mère écossaise, Robert Faurisson grandit dans une culture bilingue qui favorise son goût pour l'analyse textuelle précise. Son éducation rigoureuse dans des établissements catholiques marque son habitus intellectuel, caractérisé par une forme de formalisme critique qu'il détournera plus tard vers le négationnisme. Marié et père de famille, il a toujours maintenu une séparation stricte entre sa sphère privée et ses activités publiques polémiques. Ses racines franco-britanniques lui ont permis de tisser des liens précoces avec des courants de pensée radicaux anglo-saxons. Malgré son isolement social croissant, il a bénéficié de soutiens financiers privés qui lui ont permis de poursuivre ses activités éditoriales après sa radiation de l'université française.

Dans ses relations sociales, il s'est entouré de figures de l'extrême droite et de militants négationnistes tels qu'Ahmed Rami ou Ernst Zündel, qu'il considérait comme des alliés idéologiques. Ses engagements associatifs étaient quasi exclusivement tournés vers la défense de ce qu'il nommait la "vérité historique", finançant des revues confidentielles pour diffuser ses thèses. Passionné par l'exégèse et la critique littéraire, il utilisait les outils de sa formation classique pour masquer ses biais idéologiques sous une apparence de rigueur technique. Il a reçu le soutien public de personnalités marginalisées, créant un cercle d'influence dévoué à la contestation systématique des faits établis. Sa vie durant, il a cherché à transformer sa marginalisation en un combat victimaire contre les institutions républicaines.


Contexte du décès

À l'âge de 89 ans, Robert Faurisson est décédé le 21 octobre 2018 à Vichy, ville où il s'était retiré. Son décès a été causé par une crise cardiaque survenue brusquement dans le hall de son domicile, alors qu'il rentrait d'un voyage en Angleterre. Sa disparition a été confirmée par sa sœur et son avocat, suscitant des réactions contrastées entre l'indifférence officielle et les hommages de la sphère complotiste. Ses obsèques ont été célébrées dans la plus stricte intimité, suivies d'une inhumation dont le lieu exact n'a pas été rendu public pour éviter tout rassemblement polémique. Aucune institution officielle n'a rendu hommage à sa mémoire, sa postérité restant indissociable de son combat contre la vérité historique.


Lieux de référence

La sépulture de Robert Faurisson se trouve dans un cimetière de la région de Vichy, maintenue dans la discrétion par sa famille. La ville de Vichy, bien que lieu de son décès, n'abrite aucun mémorial officiel. Les chercheurs peuvent accéder à ses écrits via des archives spécialisées traitant de l'histoire du négationnisme en France et en Europe.


Anecdotes

1 - Robert Faurisson a commencé sa carrière par une analyse critique du poème Le Bateau ivre d'Arthur Rimbaud, prétendant y avoir décelé un sens caché que tous les autres spécialistes auraient ignoré.
2 - En 2008, il est monté sur la scène du Zénith de Paris pour recevoir un "prix de l'infréquentabilité" remis par un acteur déguisé en déporté, provoquant un tollé médiatique sans précédent.
3 - Il prétendait appliquer aux documents historiques les mêmes méthodes de lecture que celles utilisées pour la philologie classique, une approche rejetée par l'ensemble des historiens de métier.
4 - Malgré ses thèses, il a longtemps continué à percevoir sa retraite de l'enseignement supérieur, un fait souvent cité pour illustrer la complexité des procédures administratives françaises face aux cas de révocation.


Points clés

- Métier(s) : Universitaire (révoqué), Essayiste
- Résidence principale : Vichy, France
- Relations de couple : Marié
- Enfants : Non communiqués
- Distinctions : Aucune (Radiation des cadres de l'Université)

Explorer

Autres divers nés dans les années 1920

Questions autour de Robert Faurisson

Qui est né le même jour que Robert Faurisson ?
Robinho, Maurice Risch, Iris Mittenaere, William Colgate et Maria Kirilenko sont nés le 25 janvier comme Robert Faurisson.
À quel âge est mort Robert Faurisson ?
Robert Faurisson est mort à 89 ans, le 21 octobre 2018.
Qui est mort le même jour que Robert Faurisson ?
Clément Michu, Jack Kerouac, Christine Boisson, François Truffaut et Bobby Charlton sont morts le 21 octobre comme Robert Faurisson.
Quels divers français sont du signe Verseau comme Robert Faurisson ?
Lien copié dans le presse-papier !