Aimé Césaire, né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique) et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France, en Martinique, est un écrivain et homme politique français, à la fois député, maire, poète, dramaturge, essayiste et biographe.
Fondateur et représentant majeur du mouvement littéraire de la négritude — avec Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas —, anticolonialiste résolu, il mène en parallèle une carrière politique en tant que député de la Martinique et maire de Fort-de-France durant cinquante-six années consécutives, de 1945 à 2001.
Il est l’époux de Suzanne Roussi-Césaire.
Le crayon de Dieu lui-même n'est pas sans gomme.
Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont pas de bouche, ma voix la liberté de ceux qui s'affaissent au cachot.
Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.
La vérité scientifique a pour signe la cohérence et l'efficacité. La vérité poétique a pour signe la beauté.
La démarche poétique est une démarche de naturation qui s'opère sous l'impulsion démentielle de l'imagination.
Tous les hommes ont mêmes droits... Mais du commun lot, il en est qui ont plus de pouvoirs que d'autres. Là est l'inégalité.
Chez moi, il n'y a jamais d'emprisonnement dans une identité. L'identité est enracinement. Mais c'est aussi passage. Passage universel.
La connaissance poétique est celle où l'homme éclabousse l'objet de toutes ses richesses mobilisées.
L'homme de culture doit être un inventeur d'âmes.