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 Bête du Gévaudan

Bête du Gévaudan

Méchant de fiction français


ÂGE 258 ans
Date de naissance
Le samedi
Il est né il y a 258 ans, 0 mois et 2 jours
Lieu de naissance
France France
Nationalité : française France
Signe astro : Cancer

La Bête du Gévaudan (la Bèstia de Gavaudan en occitan) est le surnom attribué à un ou plusieurs canidés à l'origine d'une série d'attaques contre des humains survenues entre le et le . Le plus souvent mortelles, ces agressions « entre 88 et 124 selon les sources » ont surtout lieu dans le nord de l'ancien pays du Gévaudan, une région d'élevage qui correspond globalement au département de la Lozère. Quelques cas sont signalés dans le sud de l'Auvergne, le nord du Vivarais, le Rouergue et le sud du Velay.

Dépassant rapidement le fait divers, la Bête du Gévaudan mobilise de nombreuses troupes royales et donne naissance à toutes sortes de rumeurs et croyances, tant sur sa nature — perçue tour à tour par les contemporains comme un loup, un animal exotique, un « sorcier » capable de charmer les balles, voire un loup-garou ou un tueur en série à une époque plus récente — que sur les raisons qui la poussent à s'attaquer aux populations — du châtiment divin à la théorie de l'animal dressé pour tuer.

Une centaine d'attaques équivalentes se sont produites au cours de l'histoire de France ; à l'époque, le royaume est peuplé par quelque 20 000 loups. Mais ce drame intervient opportunément pour la presse en mal de ventes après la guerre de Sept Ans : le Courrier d'Avignon puis La Gazette de France et les gazettes internationales s'emparent de l'affaire et, en quelques mois, publient en feuilleton des centaines d'articles.

Parmi les nombreux animaux abattus alors, deux canidés sont soupçonnés d'être la Bête. Le premier est un grand loup tué en par François Antoine, le porte-arquebuse de Louis XV, sur le domaine de l'abbaye royale des Chazes. Une fois l'animal empaillé et apporté à Versailles, les journaux et la Cour se désintéressèrent de l'affaire. Mais les ravages continuent. En juin 1767, Jean Chastel, un paysan originaire de La Besseyre-Saint-Mary, abat le second animal, identifié comme un loup ou un canidé ressemblant partiellement à un loup. Selon la tradition, il s'agit bien de la Bête du Gévaudan car, passé cette date, plus aucune attaque mortelle ne sera signalée dans la province.

La majorité des historiens voient en la Bête un ou plusieurs loups. L'identité biologique du ou des canidé(s) responsable(s) des attaques fait toujours l'objet de débats, avivés par la polémique liée à la réapparition du loup gris en France et les controverses sur la dangerosité de Canis lupus.

Puisant leur inspiration dans un essai du gynécologue Paul Puech (1910) ainsi que dans les romans de l'angliciste Abel Chevalley (1936) et du folkloriste Henri Pourrat (1946), plusieurs ouvrages et articles rédigés par des défenseurs du loup évoquent l'œuvre d'un tueur en série, voire d'un dresseur de fauves, parfois identifié comme comte de Morangiès ou un fils de Jean Chastel prénommé Antoine. Cependant, aucun document ne corrobore cette hypothèse d'une implication humaine, essentiellement influencée par le genre romanesque.

En Lozère, plusieurs sites touristiques entretiennent la légende. L'histoire de la Bête du Gévaudan nourrit des nombreuses œuvres de fiction (littérature, théâtre, bande dessinée). Trois films s'inspirant des faits sont tournés en 1967, 2001 et 2002.

Source : Wikipedia