Cette année marque le 45ᵉ anniversaire de sa disparition.
Auteur-compositeur-interprète français né le 22 octobre 1921 à Sète, Georges Brassens est l'auteur de plus de deux cents chansons aux textes littéraires et souvent provocateurs, récompensées par le Grand Prix de poésie de l'Académie française en 1967. Il est mort le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc.
Georges Charles Brassens naît le 22 octobre 1921 à Sète, dans un quartier populaire du port. Son père, Jean-Louis Brassens (1881-1965), est entrepreneur de maçonnerie, anticlérical et libre-penseur. Sa mère, Elvira Dagrosa (1887-1962), est catholique fervente d'origine italienne, dont les parents sont natifs de Marsico Nuovo en Basilicate. Une demi-soeur, Simone Comte (1912-1994), est issue d'un premier mariage de la mère avec Alphonse Comte, tonnelier mort au front. La maison familiale est musicale : on y écoute Tino Rossi et Ray Ventura et ses Collégiens. Mauvais élève mais rêveur, Brassens découvre la poésie en 1936 grâce à son professeur au collège de Sète, Alphonse Bonnafé, qui l'encourage à écrire et à travailler la technique de versification. À seize ans, il commet des larcins en bande et est condamné en 1939 à une peine avec sursis. Son père l'accueille sans reproche, attitude que Brassens commémore en 1966 dans la chanson Les Quatre Bacheliers. Il quitte Sète en février 1940 et s'installe à Paris chez sa tante Antoinette Dagrosa dans le 14e arrondissement.
Installé à Paris, Brassens travaille brièvement aux usines Renault de Billancourt avant de se consacrer à la bibliothèque municipale. Il publie en 1942 le recueil À la venvole à compte d'auteur. En mars 1943, réquisitionné au titre du Service du travail obligatoire, il est envoyé à Basdorf, près de Berlin, pour travailler dans une manufacture BMW de moteurs d'avion. Rentré en mars 1944 lors d'une permission, il se réfugie chez Jeanne et Marcel Planche, au 9, impasse Florimont, où il demeurera vingt-deux ans. En 1946, il collabore au journal anarchiste Le Libertaire sous plusieurs pseudonymes. En janvier 1952, la chanteuse Patachou le révèle dans son cabaret montmartrois ; le directeur artistique Jacques Canetti lui signe un contrat chez Polydor. Le contrebassiste Pierre Nicolas devient son accompagnateur attitré pour presque trente ans, et l'Olympia (septembre 1954) puis Bobino confirment sa notoriété nationale. Brassens met également en musique des poèmes de François Villon, Victor Hugo, Paul Verlaine et Louis Aragon.
Plusieurs chansons de Brassens furent interdites de diffusion sur les antennes de la RTF (Radiodiffusion-télévision française) à partir de 1952, au motif d'atteinte aux bonnes moeurs ou d'antipatriotisme. La Mauvaise Réputation, Le Gorille et Hécatombe ne pouvaient être diffusées que sur Europe No. 1, seule station commerciale à les programmer. La maison Philips refusa d'éditer Le Gorille sous son propre label, contraignant Jacques Canetti à recourir à la marque Polydor en 1952. En 1965, la chanson Les Deux Oncles, renvoyant dos à dos les camps adverses de la Seconde Guerre mondiale, lui valut des inimitiés documentées dans la presse spécialisée de l'époque. En 2011, un tribunal de Cherbourg condamna un particulier à 200 euros d'amende et quarante heures de travaux d'intérêt général pour avoir chanté Hécatombe à sa fenêtre en direction de policiers.
1921 : Naissance le 22 octobre à Sète (Hérault).
1936 : Rencontre du professeur Alphonse Bonnafé, qui éveille sa passion pour la poésie et la versification.
1940 : Installation à Paris en février, chez sa tante Antoinette Dagrosa dans le 14e arrondissement.
1943 : Réquisitionné au titre du STO ; envoyé à Basdorf (Allemagne), manufacture BMW de moteurs d'avion.
1944 : Retour à Paris en mars lors d'une permission ; réfugié chez Jeanne et Marcel Planche, impasse Florimont.
1947 : Rencontre de Joha Heiman, compagne jusqu'à sa mort.
1952 : Révélation par Patachou dans son cabaret montmartrois (24 janvier) ; contrat signé avec Jacques Canetti chez Polydor.
1954 : Premiers concerts à l'Olympia (septembre) ; Grand Prix du disque de l'Académie Charles-Cros pour la chanson Le Parapluie.
1957 : Rôle d'acteur dans Porte des Lilas de René Clair, aux côtés de Pierre Brasseur et Dany Carrel.
1962 : Décès de sa mère Elvira le 31 décembre.
1963 : Grand Prix international du disque de l'Académie Charles-Cros pour le coffret Dix ans de Brassens, remis par Marcel Aymé ; Prix Vincent-Scotto (SACEM) pour Les Trompettes de la renommée.
1967 : Grand Prix de poésie de l'Académie française (8 juin), parrainé par Marcel Pagnol et Joseph Kessel.
1969 : Rencontre mémorable à RTL avec Jacques Brel et Léo Ferré, à l'initiative du magazine Rock & Folk.
1980 : Diagnostic d'un cancer de l'intestin ; première opération à la clinique Bousquet, Montpellier (novembre).
1981 : Décès le 29 octobre à Saint-Gély-du-Fesc à 23 h 15. Inhumé le 31 octobre au cimetière Le Py, Sète.
Fils de Jean-Louis Brassens (1881-1965), maçon-entrepreneur anticlérical, et d'Elvira Dagrosa (1887-1962), catholique d'origine italienne (Basilicate), Georges Brassens grandit dans un quartier populaire de Sète. Il fréquente l'institution catholique des soeurs de Saint-Vincent, puis l'école communale et le collège de Sète. En 1947, il rencontre Joha Heiman (1911-1999), née à Tallinn en Estonie, qu'il surnomme affectueusement « Püpchen ». Les deux ne se marient jamais ni ne cohabitent. Brassens lui dédie plusieurs chansons dont Je me suis fait tout petit, Saturne et La Non-Demande en mariage. À sa mort, Joha Heiman est inhumée à ses côtés au cimetière Le Py de Sète.
Antimilitariste et anticlérical convaincu, Brassens se lie en 1946 avec des militants libertaires, notamment le peintre Marcel Renot et le poète Armand Robin, et collabore au journal Le Libertaire. Il participe bénévolement aux galas de la presse anarchiste et signe des pétitions contre la peine de mort. Son cercle d'amis proches inclut l'écrivain René Fallet, rencontré en 1952, les chanteurs Jacques Brel, Georges Moustaki et Boby Lapointe, ainsi que Raymond Devos et Lino Ventura. Ces amitiés se prolongent au moulin de la Bonde à Crespières (Yvelines), propriété de Brassens de 1958 à 1970. Pierre Onténiente, dit « Gibraltar », rencontré à Basdorf en 1943, l'accompagne comme secrétaire-imprésario jusqu'à sa mort.
Un cancer de l'intestin est diagnostiqué fin 1980. Brassens est opéré en novembre 1980 à la clinique du docteur Bousquet à Montpellier. Une seconde intervention à l'Hôpital américain de Paris au début de 1981 lui accorde une rémission temporaire. Il passe l'été 1981 dans la propriété des Bousquet à Saint-Gély-du-Fesc, au nord de Montpellier. Il meurt en fin de soirée du 29 octobre 1981 à 23 h 15, sept jours après son soixantième anniversaire. Les obsèques ont lieu le 31 octobre au cimetière Le Py de Sète. L'écrivain René Fallet et le comédien Raymond Devos, parmi ses plus proches amis, expriment leur deuil à la presse. L'annonce du décès est diffusée dans les journaux télévisés d'Antenne 2 dès le 30 octobre.
Georges Brassens est inhumé au cimetière Le Py de Sète (Hérault), surnommé « le cimetière des pauvres », en vue de l'étang de Thau et proche de la plage de la Corniche évoquée dans Supplique pour être enterré à la plage de Sète (1966). Joha Heiman, décédée le 26 novembre 1999, repose à ses côtés. Le site attire entre 50 000 et 80 000 visiteurs par an. L'Espace Georges-Brassens, musée consacré au chanteur, a ouvert à Sète en 1991 au 67, boulevard Camille-Blanc.
1 - À Basdorf en 1943-1944, Brassens travaillait dans une manufacture de moteurs d'avion BMW tout en composant des chansons qui divertissaient ses camarades de STO. C'est dans ce camp qu'il rencontra Pierre Onténiente, dit « Gibraltar », futur secrétaire-imprésario pendant près de trente ans.
2 - La chanson Les Quatre Bacheliers (1966) rend hommage à la réaction de son père lors de son arrestation en 1938. Brassens ne la chanta qu'après la mort de Jean-Louis Brassens, survenue en 1965, par égard envers lui.
3 - Georges Moustaki, né Giuseppe, choisit selon plusieurs témoignages concordants le prénom Georges par admiration pour Brassens, avant même de le connaître personnellement. Une fois leur amitié établie, Moustaki lui dédia en 1974 la chanson Les Amis de Georges.
4 - La Supplique pour être enterré à la plage de Sète (1966) exprimait le souhait d'une inhumation à Sète. Brassens repose au cimetière Le Py, en vue de l'étang de Thau et non directement sur la plage de la Corniche — détail souvent simplifié dans les hommages populaires.
5 - En septembre 2020, vingt-deux manuscrits autographes de Brassens, propriété de son ami Fred Mella (soliste des Compagnons de la chanson), ont été adjugés 377 650 euros chez Artcurial, cinq fois leur estimation. Neuf documents ont été préemptés par la ville de Sète et la BNF.
6 - L'astéroïde (6587) a été nommé Brassens en son honneur par l'Union astronomique internationale, fait documenté au Minor Planet Center. À Basdorf (Allemagne), une place et la bibliothèque municipale portent également son nom en souvenir de ses années de STO.
La Mauvaise Réputation (1952) : La Mauvaise Réputation, Le Gorille, Le Parapluie, Le Fossoyeur, La Chasse aux papillons, Hécatombe, Corne d'Aurochs, Le Petit Cheval (de Paul Fort), La Marine (de Paul Fort), Ballade des dames du temps jadis (de François Villon), Il suffit de passer le pont, Comme hier (de Paul Fort).
Les Amoureux des bancs publics (1953) : Les Amoureux des bancs publics, Le Vent, J'ai rendez-vous avec vous, Brave Margot, La Cane de Jeanne, Pauvre Martin, Je suis un voyou, Le Mauvais Sujet repenti, P... de toi, La Première Fille, Il n'y a pas d'amour heureux (de Louis Aragon), La Mauvaise Herbe.
Chanson pour l'Auvergnat (1954) : Chanson pour l'Auvergnat, Les Sabots d'Hélène, Marinette, Une jolie fleur, La Légende de la nonne (de Victor Hugo), Colombine (de Paul Verlaine), Auprès de mon arbre, Gastibelza (de Victor Hugo), Le Testament, La Prière (de Francis Jammes), Le Nombril des femmes d'agents, Les Croquants.
Je me suis fait tout petit (1956) : Je me suis fait tout petit, L'Amandier, Oncle Archibald, La Marche nuptiale, Les Lilas, Au bois de mon coeur, Grand-père, Celui qui a mal tourné, Le Vin, Les Philistins (de Jean Richepin).
Le Pornographe (1957) : Le Pornographe, Le Vieux Léon, La Femme d'Hector, À l'ombre du coeur de ma mie, La Ronde des jurons, Le Cocu, Comme une soeur, Bonhomme, Le Père Noël et la Petite Fille, Maman, papa (duo avec Patachou).
Le Mécréant (1959) : Le Mécréant, Les Funérailles d'antan, Embrasse-les tous, Le Bistrot, L'Orage, Pénélope, Le Verger du roi Louis (de Théodore de Banville), La Traîtresse, Tonton Nestor, La Ballade des cimetières.
Les Trompettes de la renommée (1962, couvrant deux albums originaux de 1961 et 1962) : Le temps ne fait rien à l'affaire, Dans l'eau de la claire fontaine, La Complainte des filles de joie, Le Temps passé, La Fille à cent sous, Les Trompettes de la renommée, Jeanne, Je rejoindrai ma belle, Marquise (de Pierre Corneille), La Guerre de 14-18, Les Amours d'antan, L'Assassinat, La Marguerite, Si le Bon Dieu l'avait voulu (de Paul Fort).
Les Copains d'abord (1964) : Les Copains d'abord, Les Quat'z'arts, Le Petit Joueur de flûteau, La Tondue, Le Vingt-deux septembre, Les Deux Oncles, Vénus callipyge, Le Mouton de Panurge, La Route aux quatre chansons, Saturne, Le Grand Pan.
Supplique pour être enterré à la plage de Sète (1966) : Supplique pour être enterré à la plage de Sète, Le Fantôme, La Fessée, Le Pluriel, Les Quatre Bacheliers, Le Bulletin de santé, La Non-demande en mariage, Le Grand Chêne, Concurrence déloyale, L'Épave, Le Moyenâgeux.
La Religieuse (1969) : La Religieuse, Misogynie à part, Bécassine, L'Ancêtre, Rien à jeter, Les Oiseaux de passage, Pensée des morts (d'Alphonse de Lamartine), La Rose, la Bouteille et la Poignée de main, Sale petit bonhomme.
Fernande (1972) : Fernande, Stances à un cambrioleur, La Ballade des gens qui sont nés quelque part, La Princesse et le Croque-notes, Sauf le respect que je vous dois, Le Blason, Mourir pour des idées, Quatre-vingt-quinze pour cent, Les Passantes (d'Antoine Pol), Le Roi, À l'ombre des maris.
Trompe la mort (1976) : Trompe-la-mort, Les Ricochets, Tempête dans un bénitier, Le Boulevard du temps qui passe, Le Modeste, Don Juan, Les Casseuses, Cupidon s'en fout, Montélimar, Histoire de faussaire, La Messe au pendu, Lèche-cocu, Les Patriotes, Mélanie.
Dernières chansons (1982, posthume, interprétées par Jean Bertola) : La Visite, Élégie à un rat de cave, et une soixantaine d'autres textes écrits par Brassens mais non enregistrés de son vivant, dont certains complétés musicalement par Jean Bertola.
- Métier(s) : Auteur-compositeur-interprète, poète, romancier
- Résidence principale : Paris (14e puis 15e arrondissement)
- Relations de couple : Joha Heiman (rencontrée en 1947, jamais mariés ni cohabitants)
- Enfants : aucun
- Distinctions : Grand Prix du disque, Académie Charles-Cros (1954) ; Prix Vincent-Scotto, SACEM (1963) ; Grand Prix international du disque, Académie Charles-Cros (1963) ; Grand Prix de poésie, Académie française (1967) ; Grand Prix de la ville de Paris (1975) ; Prix de l'Académie du disque français (1979)
931 voies portent son nom en France, ce qui en fait l'une des personnalités les plus présentes dans l'odonymie française.
Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.
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Pour la première fois, ce soir, elle me voit chanter.
— Propos de janvier 1963 après l'annonce du décès de sa mère, cités dans Gérard Lenne, Georges Brassens, le vieil Indien, Albin Michel, 2001, p. 62
Je ne pense pas être un poète... Un poète, ça vole quand même un peu plus haut que moi. Je ne suis pas poète. J'aurais aimé l'être comme Verlaine ou Tristan Corbière.
— Déclaration de juin 1967 à la remise du Grand Prix de poésie de l'Académie française, citée dans Jacques Vassal, Brassens, le regard de Gibraltar, Fayard, 2006
Je crois qu'il m'a donné là une leçon qui m'a aidé à me concevoir moi-même : j'ai alors essayé de conquérir ma propre estime. J'ai tenté, avec mes petits moyens, d'égaler mon père. Je dis bien tenté...
— Bertrand Dicale, Brassens ?, Flammarion, 2001, p. 15
Mort à toute peine de mort !
Nous irons en enfer ensemble !
Dieu, s'il existe, il exagère.
La contrainte suscite l'imagination.
Il est des jours où Cupidon s'en fout.
La fête des morts, c'est tous les jours.
Aucune idée sur terre n'est digne d'un trépas.
Le coeur à vingt ans se pose où l'oeil se pose.
Pourquoi philosopher alors qu'on peut chanter ?
Pour connaître une femme, il faut toute une vie.
L'amitié n'exige rien en échange, que de l'entretien.
Mourons pour des idées, d'accord, mais de mort lente.
La musique qui marche au pas, cela ne m'intéresse pas.
Les hommes sont tous frères, et les frères se battent.
Sans technique, le talent n'est rien qu'une sale manie.
Il n'y a que les imbéciles qui sachent bien faire l'amour.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, je suis derrière.
Moi, mon colon, celle que je préfère, c'est la guerre de 14-18.
On n'a pas qu'un seul ami. Pourquoi n'aurait-on une seule femme ?
Le temps ne fait rien à l'affaire ; quand on est con, on est con.
Les braves gens n'aiment pas queL'on suive une autre route qu'eux.
Les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux.
L'arc-en-ciel qui dure un quart d'heure, personne ne l'admire plus.
Pour reconnaître que l'on n'est pas intelligent, il faudrait l'être.
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.
L'encre des billets doux pâlit vite entre les feuillets des livres de cuisine.
Et gloire à ce soldat qui jeta son fusil
Plutôt que d'achever l'otage à sa merci.
La vie, c'est toujours amour et misère ; la vie, c'est toujours les mêmes chansons.
Le pluriel ne vaut rien à l'hommeEt sitôt qu'onEst plus de quatreOn est une bande de
Mourir pour des idées, l'idée est excellenteMoi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eue.
Mourir pour des idées, l'idée est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eue.
Le pluriel ne vaut rien à l'homme
Et sitôt qu'on
Est plus de quatre
On est une bande de cons
Au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi, mieux vaut attendre un peu qu'on le change en ami.
Les seuls généraux qu'on doit suivre aux talons, ce sont les généraux des p'tits soldats de plomb.
Les filles de bonne vie ont le coeur consistant
Et la fleur qu'on y trouve est garantie longtemps.
Entre nous soit dit, bonnes gens, pour reconnaître que l'on n'est pas intelligent, il faudrait l'être.
Trouver son père sympathique, c'est pas automatique. Avoir un fils qui nous agrée, ce n'est pas assuré.
Trouver son père sympathique,
C'est pas automatique.
Avoir un fils qui nous agrée,
Ce n'est pas assuré.
Le premier Mai c'est pas gai, je trime, a dit le muguet. Muguet, sois pas chicaneur, car tu donnes du bonheur.
Toujours je regretterai, maman, papa, de vous avoir fait pleurer au temps où nos coeurs ne se comprenaient pas.
Le temps ne change rien à l'affaire : qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père, quand on est con, on est con.
Le jour du quatorze juillet - Je reste dans mon lit douillet - La musique qui marche au pas - Cela ne me regarde pas.
Un anarchiste est un homme qui traverse scrupuleusement entre les clous, parce qu'il a horreur de discuter avec les agents.
L'enfant naturel, l'orphelin
Est malheureux et je le plains,
Mais, du moins, il n'est pas tenu
Au respect d'un père inconnu.
L'enfant naturel, l'orphelin est malheureux et je le plains, mais, du moins, il n'est pas tenu au respect d'un père inconnu.
Les filles quand ça dit "je t'aime",
C'est comme un second baptême,
Ça leur donne un coeur tout neuf,
Comme au sortir de son oeuf.
Et si je ne suis pas normal, c'est que je n'en ai pas envie car les normaux sont trop nombreux laissons-les se comprendre entre-eux.
Les serments d'amour m'irritent, se plaignait la marguerite. Aussitôt que débute une affaire sentimentale, j'y laisse tous mes pétales.
Les serments d'amour m'irritent,
Se plaignait la marguerite.
Aussitôt que débute une affaire sentimentale,
J'y laisse tous mes pétales.
La seule révolution possible, c'est d'essayer de s'améliorer soi-même, en espérant que les autres fassent la même démarche. Le monde ira mieux alors.
Papa, papa, il n'y eut pas entre nous
Papa, papa, de tendresse ou de mots doux
Pourtant on s'aimait, bien qu'on ne se l'avouât pas
Papa, papa, papa, papa.