Georges Pompidou (1911-1974) incarne la méritocratie républicaine. Fils d’instituteurs d’origine paysanne, normalien et agrégé de lettres, il devient professeur puis banquier avant d’entrer en politique aux côtés de Charles de Gaulle. Marié à Claude Cahour, père adoptif d’Alain, il exerce les fonctions de Premier ministre de 1962 à 1968 puis de président de la République de 1969 à 1974. Il modernise la France durant les Trente Glorieuses tout en portant un projet culturel ambitieux.
Georges Pompidou naît à Montboudif dans le Cantal. Il fait ses études secondaires à Albi puis prépare le concours d’entrée à l’École normale supérieure à Toulouse et au lycée Louis-le-Grand à Paris. Il intègre l’École normale supérieure en 1931. Reçu premier à l’agrégation de lettres en 1934, il enseigne d’abord au lycée Saint-Charles à Marseille puis au lycée Henri IV à Paris en hypokhâgne. Il accomplit son service militaire comme officier de réserve. Il rencontre Claude Cahour en 1933. Ils se marient en 1935.
Après la guerre, Pompidou rejoint Charles de Gaulle en 1944 comme chargé de mission. Il devient son homme de confiance et participe à l’élaboration de la Constitution de la Ve République en 1958. Il exerce ensuite comme directeur général de la banque Rothschild de 1959 à 1962, tout en restant fidèle au Général pendant la traversée du désert. De Gaulle le nomme Premier ministre en avril 1962. Il gère les accords d’Évian qui mettent fin à la guerre d’Algérie, conduit les négociations des Accords de Grenelle en mai 1968 et supervise plusieurs remaniements ministériels. Il démissionne en juillet 1968.
Élu président de la République en juin 1969 avec 58 % des voix face à Alain Poher, Pompidou poursuit la modernisation économique. Il impulse de grands projets d’infrastructure, soutient le développement industriel et lance le projet du Centre national d’art et de culture qui portera son nom. Il favorise l’élargissement de la Communauté économique européenne et engage la France dans la construction européenne. Sa santé se dégrade progressivement. Il meurt en cours de mandat.
L’affaire Markovic éclate en octobre 1968. Le meurtre de Stevan Markovic, ancien garde du corps d’Alain Delon, entraîne des rumeurs infondées impliquant Claude Pompidou dans des soirées compromettantes. Des photos et des témoignages calomnieux circulent. Pompidou apprend tardivement ces accusations. Il se sent trahi par le silence de l’Élysée et du gouvernement (archives contemporaines de l’affaire). Cette calomnie renforce sa détermination à succéder à de Gaulle. Les rumeurs se révèlent sans fondement. L’affaire marque durablement le couple Pompidou.
1911 : Naissance à Montboudif le 5 juillet.
1931 : Admission à l’École normale supérieure.
1934 : Reçu premier à l’agrégation de lettres.
1935 : Mariage avec Claude Cahour.
1944 : Entrée au cabinet de Charles de Gaulle.
1959 : Directeur général de la banque Rothschild.
1962 : Nomination comme Premier ministre.
1968 : Gestion de la crise de Mai et démission en juillet.
1969 : Élection à la présidence de la République le 15 juin.
1974 : Mort le 2 avril à Paris.
Georges Pompidou naît dans une famille d’instituteurs du Cantal. Son père enseigne l’espagnol à Albi. Sa mère est également enseignante. Il conserve un attachement profond à ses racines auvergnates et à la ruralité française (interview INA, 1972). Le couple Pompidou n’a pas d’enfant biologique. Ils adoptent Alain en 1942. Claude devient une première dame moderne qui introduit l’art contemporain et le design à l’Élysée. Le couple réside quai de Béthune sur l’île Saint-Louis. Pompidou pratique une vie discrète malgré les exigences du pouvoir. Il apprécie la littérature et collectionne les œuvres d’art. Il mène une existence rigoureuse tout en gardant un certain sens de l’humour et de la simplicité.
Pompidou noue une relation de confiance exceptionnelle avec Charles de Gaulle, qu’il admire profondément. Il entretient des amitiés avec des artistes et écrivains tels que Pierre Soulages ou Françoise Sagan. Passionné d’art moderne, il défend la création contemporaine et lance le projet du Centre Pompidou. Athée discret, il reste attaché aux valeurs républicaines et à la laïcité. Il observe avec pragmatisme les transformations de la société française. Sa fidélité gaulliste et son ouverture culturelle marquent son action publique. Il cultive la devise du travail bien fait et du mérite (discours et souvenirs rapportés).
Georges Pompidou meurt le 2 avril 1974 à son domicile du 24 quai de Béthune à Paris. Atteint de la maladie de Waldenström, une forme rare de leucémie diagnostiquée à la fin des années 1960, il souffre de complications infectieuses. Une septicémie l’emporte à 62 ans. Sa maladie reste largement cachée au public jusqu’à la fin. Des obsèques nationales ont lieu le 6 avril à Notre-Dame de Paris en présence de nombreux chefs d’État étrangers dont Richard Nixon et Léopold Sédar Senghor. L’inhumation se déroule dans l’intimité à Orvilliers dans les Yvelines, selon ses volontés exprimées dans son testament rédigé en août 1972 : une simple dalle de pierre sans monument (testament de 1972).
Georges Pompidou réside principalement à Paris, quai de Béthune sur l’île Saint-Louis. Le couple possède une maison à Orvilliers dans les Yvelines où ils passent leurs week-ends. Il conserve un attachement à ses origines auvergnates, notamment au Cantal. Après sa mort, il est inhumé à Orvilliers. Le Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou à Paris, inauguré en 1977, devient le principal lieu de référence lié à son action culturelle.
Pompidou conserve l’habitude de corriger les fautes d’orthographe dans les textes officiels. Il lit beaucoup et apprécie particulièrement la poésie.
Il dirige la banque Rothschild sans formation bancaire préalable et y réussit brillamment.
Le couple Pompidou refuse de s’installer à Matignon en 1962. Ils préfèrent rester dans leur appartement de l’île Saint-Louis.
Pompidou collectionne les tableaux modernes et introduit des œuvres contemporaines à l’Élysée malgré les résistances.
Il rédige lui-même son épitaphe : « Les peuples heureux n’ont pas d’histoire ; je souhaiterais que les historiens n’aient pas trop de choses à dire sur mon mandat » (Archives nationales / Association Georges Pompidou).
Claude Pompidou transforme le style de la présidence en y apportant modernité et ouverture artistique.
352 voies portent son nom en France.
Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.
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La fraude est à l'impôt ce que l'ombre est à l'homme.
Dans la vie des nations alternent la grandeur et la médiocrité.
Il ne suffit pas d'être un grand homme, il faut l'être au bon moment.
Chaque problème résolu en fait naître d'autres, en général plus difficiles.
Le gouvernement ne peut dépendre pour sa vie et pour son autorité que du peuple.
L'emprise de l'homme sur la nature est devenue telle qu'elle comporte le risque de destruction de la nature elle-même.
Passer sa vie dans l'opposition est pour un homme politique ce que serait pour un poète se condamner à lire et à juger les vers des autres.
L'homme est aussi lié à une société dont il subit la marque, dont il accepte ou refuse les structures, dont il partage ou repousse les sentiments et les actes collectifs.
Les temps changent. Autrefois, c'était l'homme qui décidait. Il donnait la vie, la femme était comme un frigidaire. Enfin, un frigidaire chaud ! Dont l'homme tirait la poignée !
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