Résumé biographique
Auteur, compositeur et interprète franco-néo-zélandais, Graeme Allwright s’est imposé comme l’une des voix majeures de la chanson engagée francophone. Connu pour ses adaptations de Leonard Cohen et Pete Seeger, il a marqué plusieurs générations par son humanisme, sa simplicité et son regard poétique sur le monde.
Parcours
Né le 7 novembre 1926 à Wellington (Nouvelle-Zélande), Graeme Allwright grandit dans une famille ouverte à la musique et au théâtre. Très jeune, il apprend la guitare et s’intéresse au folk et aux musiques populaires. Après des études à Christchurch, il s’installe en France en 1948 pour rejoindre une troupe théâtrale et y rencontre Catherine Dasté, fille du metteur en scène Jean Dasté, qu’il épouse en 1951. Pendant plusieurs années, il mène une vie d’acteur et de comédien avant de se consacrer pleinement à la musique.
Ses débuts dans la chanson interviennent tardivement : à plus de quarante ans, il enregistre en 1968 son premier album Le Jour de clarté, qui rencontre un succès immédiat. Il traduit et adapte en français des chansons d’artistes américains comme Leonard Cohen, Pete Seeger, Woody Guthrie ou Tom Paxton, leur donnant une dimension universelle. Parmi ses titres les plus connus figurent Petit garçon, Sacrée bouteille, La ligne Holworth, Jolie bouteille ou encore Le condamné à mort. Durant les années 1970 et 1980, il s’impose comme une figure emblématique de la chanson contestataire, prônant la paix, la fraternité et la liberté individuelle. Son style épuré et sa voix douce séduisent un large public en France et dans la francophonie. Toujours indépendant, il refuse les logiques commerciales et poursuit une carrière discrète, multipliant les concerts dans des salles modestes et des festivals alternatifs.
En parallèle, il s’engage dans des causes pacifistes et écologistes, chantant pour Amnesty International et les mouvements non violents. Son influence dépasse le cadre musical : plusieurs artistes, dont Maxime Le Forestier et Francis Cabrel, reconnaissent son rôle d’inspirateur. Son dernier album studio, Ça suffit comme ci, paraît en 2000. Après avoir mis fin à ses tournées, il se retire dans la Drôme où il continue d’écrire et de peindre.
Repères de carrière
1968 : Parution du premier album Le Jour de clarté.
1970 : Succès populaire avec Petit garçon et Sacrée bouteille.
1973 : Concerts à Bobino et tournée internationale.
1980 : Engagement public en faveur des objecteurs de conscience.
2000 : Sortie de son dernier album studio Ça suffit comme ci.
2020 : Décès à l’âge de 93 ans à Paris.
Vie personnelle et engagements
Marié à la comédienne Catherine Dasté, Graeme Allwright a trois enfants. Il mène une vie simple et discrète, loin des cercles médiatiques. Sa double appartenance culturelle franco-néo-zélandaise nourrit son œuvre, empreinte d’humanisme et de curiosité. Il défend tout au long de sa vie des valeurs de non-violence, de partage et de respect du vivant.
Par ses textes et ses prises de position, il inspire de nombreux mouvements pacifistes. En 2005, il soutient la réécriture non religieuse de La Marseillaise dans un esprit de fraternité universelle. Il continue d’écrire et de composer jusqu’à un âge avancé, restant fidèle à une approche artisanale de la musique et à une éthique de sincérité. Plusieurs de ses chansons sont encore étudiées dans les écoles pour leur portée poétique et civique.
Lieu de mémoire
Graeme Allwright meurt le 16 février 2020 à Paris, à l’âge de 93 ans. Ses funérailles ont lieu dans la plus stricte intimité. Il repose dans le département de la Drôme, région où il avait choisi de vivre ses dernières années. Ses chansons continuent d’être reprises par de nombreux artistes et amateurs de folk.
Contexte du décès
Graeme Allwright s’éteint paisiblement à Paris, selon sa famille, après une longue période de fragilité liée à son âge. Son décès, annoncé le 17 février 2020, suscite de nombreux hommages dans la presse française et néo-zélandaise. Le ministère de la Culture et plusieurs chanteurs lui rendent hommage, saluant une œuvre empreinte de tolérance, de poésie et de liberté.
Anecdotes
1 - Il a appris le français en lisant les pièces de Molière et de Racine lors de ses premiers séjours en France.
2 - Pendant ses concerts, il encourageait toujours le public à chanter avec lui, refusant les barrières entre scène et spectateurs.
3 - En 2005, il cosigne une version pacifiste de La Marseillaise pour promouvoir un message de paix et d’unité.
4 - Ses adaptations de Leonard Cohen, comme Suzanne et L’étranger, ont contribué à faire connaître le poète canadien en France.
Points clés
- Métier(s) : chanteur, auteur-compositeur
- Résidence principale : Dieulefit (Drôme, France)
- Relations : Catherine Dasté
- Enfants : trois (prénoms non publics)
- Distinctions : Prix de la SACEM pour l’ensemble de son œuvre (information non confirmée selon les sources disponibles)







