Résumé biographique
Figure majeure de l’histoire des techniques, Hiram Maxim est un inventeur anglo-américain surtout connu pour la mitrailleuse Maxim, première arme automatique moderne, mais aussi pour ses travaux sur l’éclairage électrique, l’aviation expérimentale et les manèges à sensation, qui ont marqué durablement l’industrialisation et les usages militaires du tournant des XIXe et XXe siècles.
Parcours
Né le 5 février 1840 à Brockway’s Mills, près de Sangerville, dans le Maine, Hiram Stevens Maxim grandit dans une famille modeste et commence à travailler très tôt comme apprenti carrossier puis ouvrier dans une usine de mécanique à Fitchburg, Massachusetts. Il se forme sur le tas au dessin industriel, à la mécanique de précision et à l’électricité, ce qui l’amène à déposer de nombreux brevets dans le domaine des lampes et systèmes d’éclairage. En 1881, il s’installe au Royaume-Uni pour diriger les activités de la United States Electric Lighting Company et y développe ses recherches. À partir de 1883-1884, il conçoit et perfectionne la mitrailleuse Maxim, produite ensuite en Grande-Bretagne. Naturalisé britannique en 1899, il est fait chevalier en 1901. Il consacre aussi une partie de sa carrière à l’aviation expérimentale et à la conception de manèges aériens.
Repères de carrière
1854 : Débuts professionnels comme apprenti carrossier, puis travail en usine de mécanique dans le Massachusetts.
Années 1870 : Brevets et activités dans le domaine des lampes électriques et des systèmes d’éclairage.
1881 : Installation à Londres pour réorganiser les bureaux de la United States Electric Lighting Company.
1883-1885 : Dépôt des principaux brevets relatifs au fonctionnement automatique de la mitrailleuse Maxim.
1884 : Mise au point et démonstrations publiques de la mitrailleuse Maxim, produite ensuite à Crayford, Kent.
1889 : Lancement de ses grands essais de machine volante à Baldwyn’s Park, Bexley.
1894 : Essai d’un aéronef expérimental sur rail, qui arrache la voie de test lors d’un vol captif.
16 septembre 1899 : Naturalisation britannique après près de deux décennies de travail au Royaume-Uni.
9 février 1901 : Adoubement comme chevalier par le roi Édouard VII à Marlborough House.
1904 : Conception des manèges aériens « Captive Flying Machines », dont un exemplaire fonctionne toujours à Blackpool Pleasure Beach.
1911 : Participation à la direction de la Grahame-White, Blériot and Maxim Company dans le domaine aéronautique.
24 novembre 1916 : Décès à Streatham, Londres, après une carrière marquée par de nombreux brevets et inventions.
Vie personnelle et engagements
Issu d’une famille nombreuse, Hiram Maxim est le fils d’Isaac Weston Maxim et d’Harriet Boston (Stevens), d’origine huguenote française par la lignée paternelle. Il épouse en 1867, à Boston, l’Anglaise Jane Budden, avec laquelle il a trois enfants : Hiram Percy, Florence et Adelaide. La famille s’installe notamment à Fanwood, dans le New Jersey, avant que Maxim ne partage son temps entre les États-Unis et l’Europe. En 1881, il épouse sa secrétaire Sarah Haynes, avec qui il vivra jusqu’à sa mort à Londres. Sa vie privée est également marquée par un contentieux judiciaire pour bigamie intenté par Helen Leighton. Souffrant de bronchites chroniques, il dépose des brevets pour des inhalateurs et se revendique athée, publiant Li Hung Chang’s Scrapbook, ouvrage où il critique la religion missionnaire et discute du rapport entre science, foi et modernité.
Anecdotes
1 – Lors d’une exposition électrique à Paris au début des années 1880, un interlocuteur lui aurait conseillé de « laisser tomber l’électricité » et d’inventer plutôt quelque chose permettant aux Européens de « se couper la gorge plus facilement », remarque qui précipite son orientation vers l’armement automatique.
2 – Les essais intensifs de la mitrailleuse Maxim dans son jardin, près de Norwood Road à Londres, endommagent son audition au point de le rendre profondément sourd, ce qui influencera plus tard les travaux de son fils Hiram Percy sur le silencieux d’armes.
3 – En 1894, son immense machine volante à vapeur, testée sur une voie de 550 m à Baldwyn’s Park, décolle suffisamment pour arracher la structure de guidage, obligeant Maxim à interrompre ses recherches aéronautiques malgré la démonstration de la portance obtenue.
4 – Son manège « Sir Hiram Maxim’s Captive Flying Machines », mis en service en 1904 à Blackpool Pleasure Beach, est considéré comme l’un des plus anciens manèges d’Europe encore en fonctionnement, dérivé de ses dispositifs d’essai pour l’aviation.
Lieux de mémoire
Né à Brockway’s Mills, près de Sangerville (Maine, États-Unis), Hiram Maxim passe sa jeunesse entre le Maine et le Massachusetts avant de vivre à Fanwood, New Jersey, puis à Brooklyn. Après 1881, ses principaux lieux de vie se trouvent au Royaume-Uni, notamment Baldwyn’s Park à Bexley, Thurlow Lodge à West Norwood et Sandhurst Lodge à Streatham, Londres. Il meurt le 24 novembre 1916 à Streatham et est inhumé au cimetière de West Norwood, aujourd’hui encore un lieu de mémoire pour l’histoire de l’ingénierie et de l’armement.
Contexte du décès
Hiram Maxim meurt le 24 novembre 1916 à son domicile de Sandhurst Lodge, High Road, Streatham, Londres, à l’âge de 76 ans. Les sources médicales mentionnent une broncho-pneumonie associée à une insuffisance cardiaque comme causes du décès. La disparition du célèbre inventeur intervient en pleine Première Guerre mondiale, au moment où des variantes de la mitrailleuse Maxim sont massivement utilisées sur les champs de bataille européens. Il est inhumé au cimetière de West Norwood, dans le sud de Londres, dans une tombe familiale où reposent également son épouse Sarah et son petit-fils, le lieutenant-colonel Maxim Joubert. Sa sépulture fait partie des monuments repérés lors de parcours historiques dans ce cimetière victorien.
Points clés
• Métier(s) : inventeur, ingénieur (mécanique, électrique), concepteur de systèmes d’armes et de dispositifs d’éclairage
• Résidence principale : Streatham, Londres, Royaume-Uni (fin de vie)
• Relations : mariage avec Jane Budden (à partir de 1867), mariage avec Sarah Haynes (à partir de 1881 jusqu’en 1916)
• Enfants : Hiram Percy (1869), Florence (1873), Adelaide (1875)
• Distinctions : naturalisation britannique (1899), chevalier de l’Empire britannique (1901), Chevalier de la Légion d’honneur, membre de plusieurs sociétés savantes et professionnelles au Royaume-Uni
