Jean-Marie Gustave Le Clézio, plus connu sous la signature de J. M. G. Le Clézio, né le 13 avril 1940 à Nice, est un écrivain de langue française, comme il se définit lui-même. De nationalités française et mauricienne, il est fortement imprégné par les cultures mauricienne et bretonne de sa famille.
Il connaît très vite le succès avec son premier roman publié, Le Procès-verbal (1963). Jusqu’au milieu des années 1970, son œuvre littéraire porte la marque des recherches formelles du Nouveau Roman. Par la suite, influencé par ses origines familiales, par ses incessants voyages et par son goût marqué pour les cultures amérindiennes, Le Clézio publie des romans qui font une large part à l'onirisme et au mythe (Désert et Le Chercheur d’or), ainsi que des livres à dominante plus personnelle, autobiographique ou familiale (L'Africain). Il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages de fiction (romans, contes, nouvelles) et d'essais. Le prix Nobel de littérature lui est décerné en 2008, en tant qu’« écrivain de nouveaux départs, de l’aventure poétique et de l'extase sensuelle, explorateur d'une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante ». Son œuvre est traduite en 36 langues.
Le silence est l'aboutissement suprême du langage et de la conscience.
Que reste-t-il aux hommes, quand les guerres sont finies ?
Les principes, les systèmes sont des armes pour lutter contre la vie.
Le monde est à prendre ou à perdre, ça ne dépend que de toi-même.
Est-ce que toutes les villes ne sont pas les mêmes ? Elles sont des rues, des carrefours, des voitures qui avancent, des regards qui cherchent.
Il y a un indicible bonheur à savoir tout ce qui en l'homme est exact.
C'est en faisant semblant d'être écrivain qu'on le devient vraiment.
La méchanceté des humains est ordinaire, ce n'est pas pour autant qu'elle est négligeable.
Par le langage, l'homme s'est fait le plus solitaire des êtres du monde, puisqu'il s'est exclu du silence.