Naissance
Nice (06), France
Nationalité
Astrologie

Autre personnalité née le 13/04/1940

Biographie

J. M. G. Le Clézio, de son nom complet Jean-Marie Gustave Le Clézio, est un écrivain de nationalités française et mauricienne, né le 13 avril 1940 à Nice. Prix Nobel de littérature en 2008, il est l'auteur d'une cinquantaine d'œuvres traduites en 36 langues, dont Désert (1980) et Le Chercheur d'or (1985).


Parcours

Né en 1940 à Nice dans une famille d'origine bretonne émigrée à l'île Maurice au XVIIIe siècle, Jean-Marie Gustave Le Clézio grandit entre deux langues et deux cultures. Son père Raoul Le Clézio, chirurgien, est resté au Nigeria pendant la Seconde Guerre mondiale ; sa mère Simonne Le Clézio, cousine germaine de son père, élève seule ses enfants à Nice, avant de les conduire en 1948 rejoindre Raoul en Afrique. Cette traversée en bateau vers le Nigeria est déterminante : à sept ans, Le Clézio rédige dans la cabine ses premiers textes, Un long voyage et Oradi noir. De retour à Nice en 1949, il effectue ses études secondaires au lycée Masséna, puis ses études supérieures entre l'université de Nice, l'université de Bristol (1958-1959), l'université de Londres (1960-1961) et enfin Aix-en-Provence. En 1964, il soutient un mémoire sur « La Solitude dans l'œuvre d'Henri Michaux ». Son premier roman, Le Procès-verbal, publié par Gallimard en 1963 sous l'impulsion de l'éditeur Georges Lambrichs, obtient le prix Renaudot. Le jeune auteur de 23 ans est immédiatement comparé à Albert Camus. Ce roman marque le début d'une première période d'écriture expérimentale, proche du Nouveau Roman, qui se prolonge jusqu'au milieu des années 1970.

En 1967, Le Clézio accomplit son service militaire en Thaïlande au titre de la coopération. Il en est rapidement expulsé pour avoir dénoncé le tourisme sexuel, et achève son service au Mexique, où il organise la bibliothèque de l'Institut français d'Amérique latine et étudie le maya et le nahuatl à l'université de Mexico. Entre 1970 et 1974, il partage la vie des Indiens Emberás et Waunanas dans la forêt du Darien panaméen — une immersion qu'il qualifie de bouleversante dans ses entretiens. Cette période marque un tournant stylistique radical. En 1980, il publie Désert, roman pour lequel il reçoit le grand prix de littérature Paul-Morand de l'Académie française. Il enseigne ensuite dans plusieurs universités américaines, notamment à l'université du Nouveau-Mexique à Albuquerque, poste qu'il occupe depuis 1977. Dans les années 2000, il développe un intérêt soutenu pour la culture coréenne, occupant une chaire d'enseignement à l'université des femmes Ewha à Séoul. En 2008, l'Académie suédoise lui décerne le prix Nobel de littérature pour l'ensemble de son œuvre.


Repères chronologiques

1940 : naissance le 13 avril à Nice
1948 : première traversée vers le Nigeria, rédaction de ses premiers textes à bord
1957 : obtention du baccalauréat ; début des études entre Nice, Bristol et Londres
1963 : publication du Procès-verbal chez Gallimard, prix Renaudot
1967 : service militaire en Thaïlande, expulsion pour avoir dénoncé le tourisme sexuel, transfert au Mexique
1970 : début d'un séjour de quatre ans auprès des Indiens Emberás et Waunanas au Panama
1975 : mariage avec Jémia Jean ; publication du Voyage de l'autre côté
1976 : thèse d'histoire sur La Relation de Michoacán à l'université de Perpignan ; traduction des Prophéties du Chilam Balam
1980 : publication de Désert ; grand prix de littérature Paul-Morand de l'Académie française
1985 : publication du Chercheur d'or
1994 : désigné « plus grand écrivain francophone vivant » par les lecteurs du magazine Lire
1997 : grand prix Jean-Giono pour l'ensemble de l'œuvre
2007 : signature du manifeste « Pour une littérature-monde en français » avec 43 autres écrivains
2008 : prix Nobel de littérature, décerné par l'Académie suédoise pour l'ensemble de l'œuvre
2009 : nomination au grade d'officier de la Légion d'honneur
2013 : le lycée français de Port-Vila (Vanuatu) est rebaptisé « Lycée J. M. G. Le Clézio »


Vie personnelle et engagements

Jean-Marie Gustave Le Clézio est le fils de Raoul Le Clézio, chirurgien d'origine mauricienne et britannique, et de Simonne Le Clézio, tous deux cousins germains issus d'une famille bretonne établie à l'île Maurice au XVIIIe siècle. Il a un frère, Yves-Marie. En 1961, il épouse Rosalie Piquemal, avec qui il a une fille, Patricia. En 1975, il se remarie avec Jémia Jean, d'origine sahraouie, descendante de la tribu nomade des Aroussiyine de Saguia el-Hamra. Ils ont deux filles, Alice-Marie-Yvonne (née en 1977) et Anna (née en 1982). Le Clézio et Jémia ont cosigné deux ouvrages : Sirandanes (1990), recueil de devinettes en créole mauricien, et Gens des nuages (1997), récit de voyage vers les terres ancestrales sahraouies de Jémia, illustré par le photographe Bruno Barbey.

Le Clézio partage sa vie entre Nice, Albuquerque (Nouveau-Mexique) et l'île Maurice. Profondément engagé sur les questions environnementales et les droits des peuples minoritaires, il a adressé en 2009 une lettre ouverte au président Barack Obama pour défendre les habitants de l'archipel des Chagos, expulsés de leur île pour l'installation d'une base militaire américaine. En 1990, il cofonde avec Jean Grosjean la collection « L'Aube des peuples » chez Gallimard, consacrée aux textes mythiques et épiques des peuples anciens. Il a signé en 2007 le manifeste « Pour une littérature-monde en français » aux côtés, entre autres, d'Alain Mabanckou et d'Édouard Glissant, revendiquant la reconnaissance des littératures francophones hors de France.


Anecdotes

1 - Lors de son service militaire en Thaïlande en 1967, Le Clézio avait envisagé de prendre l'habit et de devenir moine bouddhiste près de Songkhla, avant d'être finalement expulsé du pays pour avoir dénoncé publiquement le tourisme sexuel.
2 - Le Clézio a déclaré dans un entretien qu'il avait un jour envisagé d'écrire en anglais, langue qu'il maîtrise parfaitement depuis l'enfance, mais qu'il avait renoncé en estimant que cette langue lui paraissait « trop coloniale ».
3 - À quinze ans, il découvre dans une valise les plans et croquis de l'expédition de son ancêtre à l'île Rodrigues — une histoire familiale qu'il transposera dans cinq romans distincts, dont Le Chercheur d'or (1985) et La Quarantaine (1995).
4 - Le jour de l'annonce du prix Nobel, le 9 octobre 2008, Le Clézio ne figurait qu'au dixième rang des ventes parmi les auteurs français ; trois mois plus tard, grâce aux réimpressions de Gallimard, il avait remonté à la cinquième place.
5 - En 2006, il participe à l'expédition maritime du voilier La Boudeuse, organisée par Édouard Glissant, dont il rapporte Raga. Approche du continent invisible, essai consacré aux peuples insulaires d'Océanie menacés par la mondialisation.


Points clés

- Métier(s) : romancier, nouvelliste, essayiste, traducteur, enseignant universitaire
- Résidence principale : Nice (France) ; résidences secondaires à Albuquerque (Nouveau-Mexique, États-Unis) et à l'île Maurice
- Relations de couple : Rosalie Piquemal (1961–séparation, date non documentée) ; Jémia Jean (depuis 1975)
- Enfants : Patricia (avec Rosalie Piquemal) ; Alice-Marie-Yvonne (née en 1977) et Anna (née en 1982, avec Jémia Jean)
- Distinctions : prix Renaudot (1963), prix Valéry Larbaud (1972), grand prix de littérature Paul-Morand de l'Académie française (1980), prix international Union latine des littératures romanes (1992), grand prix Jean-Giono (1997), prix Prince-de-Monaco (1998), prix Stig Dagerman (2008), prix Nobel de littérature (2008), officier de la Légion d'honneur (2009), ordre de l'Aigle aztèque — Mexique (2010)


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Autres écrivains nés dans les années 1940

Citations

Ecrire, c'est surtout essayer de survivre.
L'écriture est la seule forme parfaite du temps.
Que reste-t-il aux hommes, quand les guerres sont finies ?
Le monde est à prendre ou à perdre, ça ne dépend que de toi-même.
L'artiste est celui qui nous montre du doigt une parcelle du monde.
C'est en faisant semblant d'être écrivain qu'on le devient vraiment.
Les principes, les systèmes sont des armes pour lutter contre la vie.
Le mouvement est facile à affoler. L'équilibre est facile à détruire.
Le silence est l'aboutissement suprême du langage et de la conscience.
Il y a un indicible bonheur à savoir tout ce qui en l'homme est exact.
Je n'ai jamais cherché que cela en écrivant : communiquer avec les autres.
La méchanceté des humains est ordinaire, ce n'est pas pour autant qu'elle est négligeable.
Les hommes sont des coquilles, et le ventre des femmes est la coquille qui contient tous les hommes.
A mon sens, écrire et communiquer, c'est être capable de faire croire n'importe quoi à n'importe qui.
Par le langage, l'homme s'est fait le plus solitaire des êtres du monde, puisqu'il s'est exclu du silence.
Vivre, connaître la vie, c'est le plus léger, le plus subtil des apprentissages. Rien à voir avec le savoir.
On ne se suicide pas parce que la vie est absurde, ou parce qu'on est abandonné. Ces raisons-là viennent après.
Un roman n'est intéressant que si son auteur se remet en question et s'expose à ce qu'on lui dise : " C'est illisible".
Ce qui me tue, dans l'écriture, c'est qu'elle est trop courte. Quand la phrase s'achève, que de choses sont restées au-dehors !
Vous dites des choses, vous avez mal et vous pensez que vous pouvez en mourir, et quelques années plus tard ce n'est plus qu'un souvenir.
Est-ce que toutes les villes ne sont pas les mêmes ? Elles sont des rues, des carrefours, des voitures qui avancent, des regards qui cherchent.
Notre seule vraie famille est celle des livres. On y éprouve un sentiment de perméabilité avec celui qui raconte : il donne tant de force, tant de frissons.
Ecrire, c'est surtout essayer de survivre.
L'écriture est la seule forme parfaite du temps.
Que reste-t-il aux hommes, quand les guerres sont finies ?
Le monde est à prendre ou à perdre, ça ne dépend que de toi-même.
L'artiste est celui qui nous montre du doigt une parcelle du monde.
C'est en faisant semblant d'être écrivain qu'on le devient vraiment.
Les principes, les systèmes sont des armes pour lutter contre la vie.
Le mouvement est facile à affoler. L'équilibre est facile à détruire.
Le silence est l'aboutissement suprême du langage et de la conscience.
Il y a un indicible bonheur à savoir tout ce qui en l'homme est exact.
Je n'ai jamais cherché que cela en écrivant : communiquer avec les autres.
La méchanceté des humains est ordinaire, ce n'est pas pour autant qu'elle est négligeable.
Les hommes sont des coquilles, et le ventre des femmes est la coquille qui contient tous les hommes.
A mon sens, écrire et communiquer, c'est être capable de faire croire n'importe quoi à n'importe qui.
Par le langage, l'homme s'est fait le plus solitaire des êtres du monde, puisqu'il s'est exclu du silence.
Vivre, connaître la vie, c'est le plus léger, le plus subtil des apprentissages. Rien à voir avec le savoir.
On ne se suicide pas parce que la vie est absurde, ou parce qu'on est abandonné. Ces raisons-là viennent après.
Un roman n'est intéressant que si son auteur se remet en question et s'expose à ce qu'on lui dise : " C'est illisible".
Ce qui me tue, dans l'écriture, c'est qu'elle est trop courte. Quand la phrase s'achève, que de choses sont restées au-dehors !
Vous dites des choses, vous avez mal et vous pensez que vous pouvez en mourir, et quelques années plus tard ce n'est plus qu'un souvenir.
Est-ce que toutes les villes ne sont pas les mêmes ? Elles sont des rues, des carrefours, des voitures qui avancent, des regards qui cherchent.
Notre seule vraie famille est celle des livres. On y éprouve un sentiment de perméabilité avec celui qui raconte : il donne tant de force, tant de frissons.

Questions autour de J. M. G. Le Clézio

Qui est né le même jour que J. M. G. Le Clézio ?
Miss Moneypenny, Kelli Giddish, Jean-Marc Reiser, Bill Conti et Chloé Trespeuch sont nés le 13 avril comme J. M. G. Le Clézio.
Quel âge a J. M. G. Le Clézio ?
J. M. G. Le Clézio a 86 ans. Il aura 87 ans le 13 avril.
Quels écrivains français sont du signe Bélier comme J. M. G. Le Clézio ?
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