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Juan Perón

Juan Perón

Militaire argentin


Mort à 78 ans
Date de naissance
Il est né il y a 125 ans, 1 mois et 27 jours
Date de mort

Il est mort depuis 46 ans, 5 mois et 4 jours

Cause de la mort : crise cardiaque

Lieu de naissance
Lobos, Argentine Argentine
Nationalité : argentine Argentine
Signe astro : Balance

Juan Domingo Perón [ xwan doˈmiŋɡo peˈɾon] (Lobos, – Olivos, ) est un militaire, homme d'État et auteur argentin. Premier président de la nation argentine à être élu au suffrage universel, il fut le dernier à ce jour à avoir assumé la présidence à trois reprises, chaque fois à la suite d’élections démocratiques. Il est à l’origine du péronisme, qui est resté jusqu’à ce jour l’un des mouvements politiques populaires les plus importants dans l’histoire de l’Argentine. Il prit part à la Révolution de 1943, qui mit un terme à la dénommée Décennie infâme. Ayant su ensuite se construire une base de pouvoir par une alliance avec les courants syndicaux socialiste et syndicaliste-révolutionnaire, il fut amené à occuper tour à tour le département du Travail, le secrétariat au Travail et à la Prévoyance, le ministère de la Guerre, et la vice-présidence de la Nation. Dès les deux premières fonctions, il mena une politique favorable aux secteurs ouvriers et prit des mesures propres à rendre effectives les lois du travail : ainsi mit-il en place les conventions collectives, le statut de l’ouvrier agricole, les tribunaux de prud’hommes, et permit-il aux employés de commerce de bénéficier du système de retraites. Si ces mesures lui valurent l’appui d’une grande partie du mouvement ouvrier, elles suscitèrent aussi l’hostilité des milieux patronaux, des hauts revenus et de l’ambassadeur des États-Unis Spruille Braden, qui seront à l’origine, à partir de 1945, d’un ample mouvement anti-péroniste. En octobre de cette même année, des militaires opposés à son influence croissante dans le gouvernement provoquèrent une révolution de palais, contraignirent Perón à la démission, puis le firent mettre en détention, ce qui déclencha la journée du 17 octobre 1945, vaste mobilisation ouvrière qui réclama sa libération, jusqu’à l’obtenir. Cette même année encore, il épousa María Eva Duarte, qui jouera un rôle politique important sous la première présidence de Perón.

Candidat à la présidence lors de l'élection de 1946, il remporta le scrutin. Quelque temps plus tard, il fusionna les trois partis qui avaient soutenu sa candidature pour fonder d’abord le Parti unique de la révolution, ensuite le Parti justicialiste; après la réforme constitutionnelle de 1949, il fut réélu en 1951 lors des élection présidentielle, la première dans l’histoire du pays à se tenir au suffrage universel, incluant cette fois les femmes aussi bien que les hommes. En plus de poursuivre ses politiques en faveur des couches sociales les plus démunies, son gouvernement se caractérisa par la mise en œuvre d’une ligne nationaliste et industrialiste, en particulier pour ce qui touche aux industries textile, sidérurgique et militaire, aux transports et au commerce extérieur. En politique internationale, il adopta, dans le cadre de la guerre froide, une troisième voie entre l’Union soviétique et les États-Unis. Dans la dernière année de son gouvernement, il affronta l’Église catholique, exacerbant ainsi l’opposition entre péronistes et antipéronistes, puis son gouvernement durcit ses persécutions non seulement contre des groupes terroristes et putschistes, mais aussi à l’encontre de l’opposition politique et des organes de presse de l’opposition. Dans la foulée d’une série d’actes de violence de la part de groupes civils et militaires antipéronistes, dont en particulier le bombardement de la place de Mai en , Perón fut renversé par un coup d’État en septembre de cette même année.

La dictature civico-militaire subséquente, dite Révolution libératrice, proscrivit le péronisme de la vie politique et abrogea la réforme constitutionnelle, y compris donc les mesures de protection des secteurs sociaux les plus défavorisés et l’égalité juridique entre hommes et femmes. À la suite de son renversement, Perón s’exila au Paraguay, puis successivement au Panama, au Nicaragua, au Venezuela, en République dominicaine et finalement en Espagne. Veuf depuis 1952, il convola en troisièmes noces durant son exil avec María Estela Martínez de Perón, mieux connue sous le nom d’Isabel. En son absence, un mouvement, nommé Résistance péroniste, composé de divers groupes syndicaux, religieux, culturels, de bandes de guérilleros, d’associations de quartier, de mouvements de jeunes et d’étudiants etc., surgit en Argentine, avec pour objectif commun le retour de Perón et la tenue d’élections libres et sans exclusives.

Perón tenta de revenir en 1964, mais la dictature brésilienne, sur les instances du président Illia, y fera obstacle. Il revint finalement en Argentine en 1972, pour s’y fixer définitivement en 1973. Nonobstant que Perón fût toujours frappé de proscription, le péronisme, en la personne d’Héctor José Cámpora, désigné délégué personnel de Perón, remporta les élections de mars 1973, qui marqueront le début de la période dite troisième péronisme. Des factions internes au mouvement péroniste se mettront alors à se combattre, politiquement mais aussi au travers d’actions violentes ; à la suite du massacre d'Ezeiza, Perón apporta son appui aux fractions « orthodoxes » de son parti, dont certaines créeront clandestinement le commando para-policier connu sous la dénomination Triple A, destiné à poursuivre et assassiner les militants qualifiés comme étant « de gauche », péronistes ou non. Un mois et demi après son investiture, le président Cámpora démissionna et de nouvelles élections furent convoquées, cette fois sans proscriptions. Perón, aux côtés de son épouse, s’y présenta en comme candidats respectivement à la présidence et à la vice-présidence et, ayant obtenu une nette victoire, installa son gouvernement en octobre de la même année. Toutefois, il mourut au milieu de 1974, laissant la présidence aux mains de la vice-présidente, qui fut renversée sans avoir pu achever son mandat. Le péronisme cependant continuera d’exister, et remportera ultérieurement plusieurs scrutins électoraux.

Source : Wikipedia