Résumé biographique
Ray Conniff, chef d’orchestre, arrangeur et tromboniste américain né le 6 novembre 1916 à Attleboro (Massachusetts) et décédé le 12 octobre 2002 à Escondido (Californie), est l’un des artisans majeurs du style easy listening et l’un des chefs d’orchestre les plus vendus de l’histoire de la musique populaire.
Parcours
Joseph Raymond Conniff naît le 6 novembre 1916 à Attleboro, dans le Massachusetts. Issu d’une famille musicale — son père est tromboniste et leader du « Jewelry City Band », sa mère pianiste — il apprend le trombone très jeune. Il participe dès son adolescence à des orchestres de danse et, après un service militaire durant la Seconde Guerre mondiale dans l’United States Army où il collabore avec le compositeur Walter Schumann, il rejoint les grands orchestres de l’époque (Artie Shaw, Bunny Berigan, Bob Crosby) comme tromboniste et arrangeur. En 1954, il est embauché par le label Columbia Records comme arrangeur en chef pour Mitch Miller. À partir de 1956, il fonde sa propre formation, l’orchestre « Ray Conniff Orchestra & Singers », un ensemble mêlant big band et chœur mixte, dont le style caractéristique connaîtra une immense popularité.
Son succès commercial démarre à la fin des années 1950 et explose dans les années 1960 avec des albums à grand tirage comme « Somewhere My Love » (1966). Il développe un son distinctif : chœur chantant des syllabes sans mots, allié à un orchestre léger, ouvrant la voie à l’« easy listening ». Il enregistre plus de 100 albums, vend plus de 70 millions de disques dans le monde, et continue à se produire en concert jusque tard dans sa vie, notamment en Amérique latine où il devient une véritable star des scènes de stades.
Repères de carrière
1956 : sortie de l’album « ’S Wonderful! », premier grand disque sous son nom.
1959 : création du chœur « The Ray Conniff Singers ».
1966 : succès international avec « Somewhere My Love ».
1969 : numéro 1 des charts britanniques avec l’album « His Orchestra, His Chorus, His Singers, His Sound ».
1974 : premier artiste populaire américain à enregistrer en URSS (« Ray Conniff in Moscow »).
2002 : décès à Escondido, Californie, le 12 octobre.
Vie personnelle et engagements
Ray Conniff s’est marié à trois reprises : avec Emily Jo Ann Imhof (1938), avec Ann Marie Engberg (1947) et avec Vera Schmidheiny (1968). Il eut des enfants : James Lawrence et Jo Ann Patricia de son premier mariage, Tamara Allegra de son troisième. Malgré d’énormes succès, il connaît des difficultés financières à ses débuts mais parvient à bâtir un empire musical. Il reste très lié aux ensembles vocaux et orchestres, et est connu pour son souci de la qualité sonore, sa clarté d’arrangement et son sens de la mélodie.
Il s’engage indirectement dans la diffusion de la musique populaire et la démocratisation de l’orchestre à travers le monde. Son style marque une époque et influence nombre de formations instrumentales et vocales. Il continue de se produire intensément, notamment en Amérique latine où il remplit des stades dans les années 1980-90, même après l’âge de 70 ans.
Lieu de mémoire
Ray Conniff est inhumé au cimetière Westwood Village Memorial Park à Los Angeles (Californie, États-Unis). Son nom reste associé à un style musical reconnaissable et à un son de chœur-orchestre unique, souvent cité dans les anthologies de la musique populaire du XXᵉ siècle.
Anecdotes
1 - Pour l’album « ’S Wonderful! » (1956), Conniff utilise une technique innovante : les voix du chœur chantent des syllabes (« da-da », « du-du-du ») au lieu de textes, doublant les trompettes (voix féminines) et les trombones (voix masculines) pour créer son « sound » distinctif.
2 - Il a vendu environ 70 millions d’albums dans le monde, un chiffre rare pour un chef d’orchestre populaire.
3 - Sa tombe porte en inscription les quatre premières notes de son succès « Somewhere My Love », symbole discret de son œuvre.
Points clés
- Métier(s) : chef d’orchestre, arrangeur, tromboniste
- Résidence principale : Californie (États-Unis)
- Relations : Emily Jo Ann Imhof (épouse 1938-?), Ann Marie Engberg (épouse 1947-?), Vera Schmidheiny (épouse 1968-2002)
- Enfants : James Lawrence, Jo Ann Patricia, Tamara Allegra
- Distinctions : Grammy Award pour « Somewhere My Love », plusieurs disques d’or et de platine, figure majeure de l’easy listening






