Cette année marque le 82ᵉ anniversaire de sa disparition.
Antoine de Saint-Exupéry, écrivain et aviateur français né le 29 juin 1900 à Lyon, est l'auteur du Petit Prince, conte philosophique publié en 1943 devenu l'un des livres les plus traduits au monde. Il disparaît en vol le 31 juillet 1944 au-dessus de la Méditerranée.
Né dans une famille de la noblesse lyonnaise, Antoine de Saint-Exupéry perd son père, Martin de Saint-Exupéry, inspecteur d'assurances, dès l'âge de quatre ans, en 1904. Elevé par sa mère, Marie de Boyer de Fonscolombe, peintre amateur dotée d'une forte sensibilité artistique, il grandit entre Lyon, le château de La Môle dans le Var et le château de Saint-Maurice-de-Rémens dans l'Ain. Elève médiocre et rêveur, il effectue ses premières classes chez les Frères des Ecoles chrétiennes à Lyon, puis au collège Notre-Dame-de-Sainte-Croix au Mans et au collège Notre-Dame-de-Mongré à Villefranche-sur-Saône, avant de rejoindre la Villa Saint-Jean à Fribourg, en Suisse. En 1917, il obtient son baccalauréat. Il échoue à deux reprises au concours de l'Ecole navale et s'inscrit comme auditeur libre à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, section architecture, sans décrocher de diplôme. En 1921, il effectue son service militaire comme mécanicien au 2e régiment d'aviation de Strasbourg, suit des cours de pilotage à ses frais et obtient son brevet de pilote militaire à Casablanca en 1922.
En 1926, recruté par Didier Daurat, directeur de la compagnie Latécoère, Antoine de Saint-Exupéry rejoint l'aéroport de Toulouse-Montaudran et transporte le courrier sur la ligne Toulouse-Dakar. Il y rencontre Jean Mermoz et Henri Guillaumet. Nommé chef d'escale à Cap Juby au Maroc fin 1927, puis directeur de l'Aeroposta Argentina à Buenos Aires en 1929, il publie en parallèle Courrier sud en 1929 et Vol de nuit en 1931, récompensé par le prix Femina. En décembre 1935, il s'écrase avec son mécanicien André Prévot dans le désert Libyque lors d'un raid Paris-Saïgon. Sauvés par des Bédouins après quatre jours d'errance, ils inspirent les pages centrales de Terre des hommes, couronné par le grand prix du roman de l'Académie française en 1939. Correspondant de guerre en Espagne et en URSS à partir de 1936, il fuit la France occupée en décembre 1940 pour New York, où il rédige Le Petit Prince, illustré de ses propres aquarelles, publié en 1943. En avril 1943, il rejoint les Forces aériennes françaises libres en Afrique du Nord.
1900 : naissance le 29 juin à Lyon, au 8 rue du Peyrat, 2e arrondissement
1904 : décès de son père Martin de Saint-Exupéry d'une hémorragie cérébrale en gare de La Foux
1912 : premier baptême de l'air à l'aérodrome d'Ambérieu-en-Bugey, effectué à l'insu de sa mère
1917 : obtention du baccalauréat ; décès de son frère François d'une péricardite
1922 : obtention du brevet de pilote militaire à Casablanca ; premier accident d'avion au Bourget en 1923
1926 : engagement par la compagnie Latécoère sur la ligne Toulouse-Dakar
1929 : publication de Courrier sud ; nomination à la direction de l'Aeroposta Argentina à Buenos Aires
1931 : mariage civil avec Consuelo Suncín Sandoval à Nice le 22 avril ; publication de Vol de nuit, prix Femina
1935 : crash dans le désert Libyque lors du raid Paris-Saïgon avec André Prévot, le 30 décembre
1939 : publication de Terre des hommes, grand prix du roman de l'Académie française ; mobilisé au groupe de reconnaissance 2/33
1942 : publication de Pilote de guerre à New York
1943 : publication du Petit Prince à New York ; retour au combat en Afrique du Nord
1944 : disparition en vol le 31 juillet au-dessus de la Méditerranée lors d'une mission de reconnaissance photographique depuis Borgo, en Corse
1998 : découverte d'une gourmette portant son nom par le pêcheur Jean-Claude Bianco au large de Marseille
2003 : remontée et identification formelle de l'épave du Lockheed P-38 Lightning dans la zone de l'archipel de Riou
Fils de Martin de Saint-Exupéry et de Marie de Boyer de Fonscolombe, Antoine est le troisième de cinq enfants : ses soeurs Marie-Madeleine, Simone, Gabrielle, et son frère François, décédé en 1917 d'une péricardite. En 1931, il épouse civilement à Nice Consuelo Suncín Sandoval, artiste peintre et sculptrice salvadorienne, précédemment veuve de l'écrivain Enrique Gómez Carrillo. Le mariage religieux est célébré le lendemain à Agay. Leur union, passionnée et fréquemment conflictuelle, dure jusqu'à la disparition de l'aviateur en 1944. Le couple n'a pas d'enfants. Consuelo, inspiratrice du personnage de la Rose dans Le Petit Prince, meurt le 28 mai 1979 à Grasse.
Parmi ses amitiés les plus proches figurent Jean Mermoz et Henri Guillaumet, compagnons de l'Aéropostale. Sa fiancée de jeunesse, Louise de Vilmorin, reste dans son cercle littéraire après la rupture de leurs fiançailles en 1923. A New York, Saint-Exupéry se lie à la romancière Sylvia Hamilton, tandis que Consuelo fréquente les surréalistes André Breton et Max Ernst. Passionné de mathématiques et de physique, il consacre une part de ses loisirs à des expériences d'électronique et construit des appareils de radio. Il illustre carnets et lettres de dessins à l'encre de Chine, pratique initiée dès ses années de caserne.
Le 31 juillet 1944, Antoine de Saint-Exupéry décolle de la base de Borgo-Poretta, en Corse, aux commandes d'un Lockheed P-38 Lightning en version reconnaissance photographique (F-5B), sans armement. Sa mission consiste à cartographier la vallée du Rhône en vue du débarquement allié de Provence prévu le 15 août 1944. Un dernier écho radar signale l'appareil après le décollage ; il ne revient pas. La cause précise de la disparition n'a pas été établie. En mars 2008, l'ancien pilote de la Luftwaffe Horst Rippert affirme dans le journal La Provence avoir abattu un P-38 dans cette zone le même jour, déclarant : il admirerait l'écrivain et n'aurait pas tiré s'il avait su qui se trouvait à bord. Cette thèse est cependant contestée par plusieurs incohérences relevées dans les archives. L'épave remontée en 2003 montre un impact à très grande vitesse et quasi verticalement, sans que les archives permettent de trancher entre tir ennemi, défaillance technique ou malaise du pilote. Saint-Exupéry est déclaré officiellement mort pour la France en septembre 1945.
Aucun corps n'a été retrouvé. L'épave du Lockheed P-38 Lightning, identifiée en 2003, repose au fond de la Méditerranée au large de l'archipel de Riou, au sud de Marseille. Plusieurs pièces de l'appareil sont exposées au Musée de l'air et de l'espace du Bourget. Une plaque commémorative est déposée au Panthéon à Paris. Place Bellecour à Lyon, une statue représentant l'auteur et le Petit Prince lui rend hommage.
1 - En 1912, à l'aérodrome d'Ambérieu-en-Bugey, Antoine, âgé de douze ans, obtient son premier vol en prétendant au pilote Gabriel Salvez que sa mère l'a autorisé. Il compose un poème sur l'expérience dès le lendemain.
2 - Lors du crash dans le désert Libyque en décembre 1935, les deux survivants n'avaient pour seules réserves que quelques raisins, deux oranges, une madeleine, un thermos de café et une demi-pinte de vin blanc. Après quatre jours sans eau, deux Bédouins les découvrent et leur administrent un traitement de réhydratation indigène.
3 - L'immatriculation de son avion personnel, le Caudron C.630 Simoun utilisé pour le raid Paris-Saïgon, était F-ANRY, initiales construites sur son propre nom : Antoine de Saint-ExupéRY.
4 - A New York, c'est dans une demeure victorienne louée par Consuelo à Long Island, baptisée par le couple « la maison du Petit Prince », qu'Antoine de Saint-Exupéry rédige et illustre son conte à l'automne et à l'hiver 1942.
5 - Jusqu'à l'introduction de l'euro en 2002, le billet de 50 francs français portait le portrait de Saint-Exupéry et son dessin du Petit Prince, consacrant leur présence dans la culture populaire française pendant plusieurs décennies.
6 - Dans une lettre écrite à Alger le 30 juillet 1944, veille de sa disparition, Saint-Exupéry confie à son ami Pierre Chevrier : la vertu consiste à sauver le patrimoine spirituel français. C'est l'une de ses deux dernières lettres connues.
- Métier(s) : écrivain, aviateur, reporter, poète
- Résidence principale : Paris (jusqu'en 1940) ; New York (1941-1943)
- Relations de couple : Consuelo Suncín Sandoval (épouse, 1931-1944)
- Enfants : aucun
- Distinctions : Légion d'honneur (chevalier 1930, officier 1939) ; prix Femina 1931 pour Vol de nuit ; grand prix du roman de l'Académie française 1939 pour Terre des hommes ; Croix de guerre 1940 ; mort pour la France (1945)
420 voies portent son nom en France.
Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.
« Français, réconcilions-nous ! »
— Un sens à la vie, Gallimard, 1956, p. 174
« Être homme, c'est précisément être responsable. »
— Terre des hommes, Gallimard, 1939
« L'homme se découvre lorsqu'il se mesure à un obstacle. »
— Terre des hommes, Gallimard, 1939
« On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. »
— Le Petit Prince, Gallimard, 1946 (1re éd. Reynolds & Hitchcock, New York, 1943)
Il faut chercher avec le coeur.
La raison d'aimer, c'est l'amour.
Ce n'est point donner que de perdre.
On n'est jamais content là où on est.
Le langage est source de malentendus.
Les vrais miracles font peu de bruit.
L'amour, on ne le discute pas, il est.
Nous sommes riches aussi de nos misères.
Si tu ne donnes plus, tu n'as rien donné.
Ce n'est point être libre que de n'être pas.
Tu es responsable de ce que tu as apprivoisé.
On est de son enfance comme on est d'un pays.
C'est véritablement utile puisque c'est joli.
Les enfants seuls savent ce qu'ils cherchent.
On ne connaît que les choses qu'on apprivoise.
Le jeu d'échecs est comme rejeté hors du temps.
C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.
La nostalgie c'est le désir d'on ne sait quoi...
L'occasion manquée est celle-là même qui compte.
L'intelligence ne vaut qu'au service de l'amour.
Avec l'avion, nous avons appris la ligne droite.
Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin.
Les vaniteux n'entendent jamais que les louanges.
Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité.
La vérité de demain se nourrit de l'erreur d'hier.
L'esclave fait son orgueil de la braise du maître.
Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner.
Ni l'intelligence ni le jugement ne sont créateurs.
L'Homme se découvre quand il se mesure à l'obstacle.
On va toujours, en fin de compte, vers où l'on pèse.
La vie crée l'ordre, mais l'ordre ne crée pas la vie.
Celui qui diffère de moi loin de me léser m'enrichit.
Aimez ceux que vous commandez. Mais sans le leur dire.
L'impossible recule toujours quand on marche vers lui.
Ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort.
C'est l'esprit qui mène le monde et non l'intelligence.
Les yeux sont aveugles. Il faut chercher avec le coeur.
L'avenir, tu n'as pas à le prévoir, mais à le permettre.
Ce que d'autres ont réussi, on peut toujours le réussir.
Moi je respecte d'abord ce qui dure plus que les hommes.
On ne peut montrer le chemin à celui qui ne sait où aller.
Ce qui importe, ce n'est pas d'arriver, mais d'aller vers.
On ne peut pas être en même temps responsable et désespéré.
L'éducation passe avant l'instruction : elle fonde l'homme.
Le plus beau métier d'homme est le métier d'unir les hommes.
Il faut autour de soi, pour exister, des réalités qui durent.
Quand on veut faire de l'esprit, il arrive qu'on mente un peu.
On risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser...
Quand le mystère est trop impressionnant, on n'ose pas désobéir.
Tu ne luttes point contre la mort en ensevelissant les cadavres.
Seul le langage insuffisant oppose les hommes les uns aux autres.
Les enfants doivent être indulgents envers les grandes personnes.
L'amour véritable commence là où tu n'attends plus rien en retour.
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis.
Chaque femme contient un secret : un accent, un geste, un silence.
Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui.
Ce qui embellit le désert c'est qu'il cache un puits quelque part...
La vérité, ce n'est point ce qui se démontre, c'est ce qui simplifie.
Une démocratie doit être une fraternité ; sinon, c'est une imposture.
Le véritable enseignement n'estpoint de te parler mais de te conduire.
Il est facile de combler celui-là qui n'a point d'espace dans le coeur.
Que m'importe que Dieu n'existe pas ! Dieu donne à l'homme de la divinité.
La grandeur de la prière réside d'abord en ce qu'il n'y est point répondu.
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait la rose si importante.
J'ai le droit d'exiger l'obéissance, parce que mes ordres sont raisonnables.
La guerre n'est pas une aventure. La guerre est une maladie. Comme le typhus.
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Connaître, ce n'est point démontrer, ni expliquer. C'est accéder à la vision.
L'homme doit toujours faire les premiers pas. Il doit naître avant d'exister.
Il n'y a qu'un coin de l'univers que vous pouvez améliorer : c'est vous même !
Celui-là qui se plaint que le monde lui a manqué, c'est qu'il a manqué au monde.
Ce n'est point dans l'objet que réside le sens des choses, mais dans la démarche.
Quand tu donnes tu perçois plus que tu ne donnes, car tu n'étais rien et tu deviens.
N'espère rien de l'homme s'il travaille pour sa propre vie et non pour son éternité.
L'amour, une fois qu'il a germé, donne des racines qui ne finissent plus de croître.
Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder dans la même direction.
Et si l'on peut te prendre ce que tu possèdes, qui peut te prendre ce que tu donnes ?
Il est vain, si l'on plante un chêne, d'espérer s'abriter bientôt sous son feuillage.
Être un homme, c'est sentir, en posant sa pierre, que l'on contribue à bâtir le monde.
Il faut bien que je supporte deux ou trois chenilles si je veux connaître les papillons.
Je n'aime pas les sédentaires du coeur. Ceux-là qui n'échangent rien ne deviennent rien.
Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible.
J'ai vu la flamme de la liberté faire resplendir les hommes, et la tyrannie les abrutir.
Une civilisation repose sur ce qui est exigé des hommes, non sur ce qui leur est fourni.
Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l'entendre comme récompense et non comme but.
Sache que l'hospitalité, la courtoisie et l'amitié sont rencontres de l'homme dans l'homme.
Il est vain, si l'on plante un jeune chêne, d'espérer s'abriter bientôt sous son feuillage.
Vivre c'est naître lentement. Il serait un peu trop aisé d'emprunter des âmes toutes faites.
Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction.
Chacun est responsable de tous. Chacun est seul responsable. Chacun est seul responsable de tous.
Un sourire est souvent l'essentiel. On est payé par un sourire. On est récompensé par un sourire.
Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants, mais peu d'entre elles s'en souviennent.
Ce qui sauve, c'est de faire un pas. Encore un pas. C'est toujours le même pas que l'on recommence.
L'amour ce n'est pas se regarder l'un l'autre, mais c'est regarder ensemble dans la même direction.
Pourquoi nous haïr ? Nous sommes solidaires, emportés par la même planète, équipage d'un même navire.
Quand on s'abandonne, on ne souffre pas. Quand on s'abandonne même à la tristesse, on ne souffre plus.
Une fois pris dans l'événement, les hommes ne s'en effraient plus. Seul l'inconnu épouvante les hommes.
Le règlement est semblable aux rites d'une religion, qui semblent absurdes, mais qui façonnent les hommes.
Je combattrai quiconque prétendra asservir à un individu comme à une masse d'individus, la liberté de l'homme.
Dans la vie il n'y a pas de solutions ; il y a des forces en marche : il faut les créer et les solutions suivent.
La perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer.
La mort du jardinier n'est rien qui lèse un arbre. Mais si tu menaces l'arbre, alors meurt deux fois le jardinier.
Le chef est celui qui prend tout en charge. Il dit : J'ai été battu. Il ne dit pas : Mes soldats ont été battus.
Le chef est celui qui prend tout en charge. Il dit : "J'ai été battu". Il ne dit pas : "Mes soldats ont été battus".
Il est des victoires qui exaltent, d'autres qui abâtardissent. Des défaites qui assassinent, d'autres qui réveillent.
Etre homme, c'est précisément être responsable. C'est sentir, en posant sa pierre, que l'on contribue à bâtir le monde.
L'essentiel, nous ne savons pas le prévoir. Chacun de nous a connu les joies les plus chaudes là où rien ne les promettait.
Je découvre avec mélancolie que mon égoïsme n'est pas si grand puisque j'ai donné à autrui le pouvoir de me faire de la peine.
La grandeur d'un métier est avant tout d'unir les hommes ; il n'est qu'un luxe véritable et c'est celui des relations humaines.
Voyez-vous dans la vie, il n'y a pas de solutions. Il y a des forces en marche : il faut les créer, et les solutions les suivent.
Il y a dans toute foule des hommes que l'on ne se distingue pas et qui sont de prodigieux messagers. Et sans le savoir eux-mêmes.
Qui n'a pas su, qui n'a pas osé, à un moment donné " risquer ", n'a pas le droit de se plaindre de la médiocrité de son existence.
Mais si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde.
La politique est l'art de consulter les gens sur ce à quoi ils n'entendent rien et de les empêcher de s'occuper de ce qui les regarde.
Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui. Si tu réussis à bien te juger, c'est que tu es un véritable sage.
La grandeur d'un métier est peut-être, avant tout, d'unir des hommes : il n'est qu'un luxe véritable, et c'est celui des relations humaines.
- Où sont les hommes ? reprit enfin le petit prince. On est un peu seul dans le désert... - On est seul aussi chez les hommes, dit le serpent.
O femme après l'amour démantelée et découronnée du désir de l'homme. Rejetée parmi les étoiles froides. Les paysages du coeur changent si vite.
La terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres. Parce qu'elle nous résiste. L'homme se découvre quand il se mesure avec l'obstacle.
J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence...
On croit que l'homme est libre... On ne voit pas la corde qui le rattache au puits, qui le rattache, comme un cordon ombilical, au ventre de la terre.
Les hommes ne se respectent plus les uns les autres. Huissiers sans âme, ils dispersent aux vents un mobilier sans savoir qu'ils anéantissent un royaume.
Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c'est fatigant, pour les enfants, de toujours et toujours leur donner des explications.
Pour convertir l'homme en soi, il convient non de l'amputer, mais de l'exprimer à lui-même, d'offrir un but à ses aspirations et un territoire à ses énergies.