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Biographie

Charles de Gaulle, général et homme d'État français né à Lille le 22 novembre 1890, a lancé depuis la BBC l'appel du 18 juin 1940, dirigé la France libre, fondé la Ve République et en a été le premier président de 1959 à 1969.


Parcours

Charles de Gaulle naît le 22 novembre 1890 à Lille, dans une famille catholique et patriote de la bourgeoisie française. Son père, Henri de Gaulle, professeur de lettres et d'histoire, lui insuffle très tôt le goût de l'étude et du service de l'État. Après une préparation au collège Stanislas, il intègre en 1909 l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, qu'il quitte en 1912 à la 13e place de sa promotion, et rejoint le 33e régiment d'infanterie d'Arras, commandé par le colonel Philippe Pétain. Sous ses ordres, il développe une réflexion sur la guerre mécanisée qui diverge des théories militaires dominantes. La Première Guerre mondiale interrompt brutalement cette trajectoire : blessé à Dinant en août 1914, il est ensuite touché à Douaumont et fait prisonnier lors de la bataille de Verdun le 2 mars 1916. Durant trente-deux mois de captivité en Allemagne, il tente cinq évasions sans succès et commence la rédaction de son premier ouvrage militaire.

Libéré en novembre 1918, de Gaulle suit une mission militaire en Pologne sous le général Maxime Weygand, revient enseigner l'histoire à Saint-Cyr, puis rédige La Discorde chez l'ennemi (1924), Le Fil de l'épée (1932) et Vers l'armée de métier (1934). Sous-secrétaire d'État à la Guerre dans le cabinet Paul Reynaud, il refuse l'armistice et diffuse depuis la BBC, le 18 juin 1940, l'appel fondateur de la France libre. Avec l'appui de Winston Churchill, il organise les Forces françaises libres, charge Jean Moulin d'unifier la Résistance intérieure (1942) et forme à Alger le Comité français de libération nationale avec Henri Giraud en juin 1943. Président du gouvernement provisoire de 1944 à 1946, il revient au pouvoir en 1958, fait adopter la Constitution de la Ve République par référendum et en devient le premier président le 8 janvier 1959. Il signe avec le chancelier Konrad Adenauer le traité de l'Élysée le 22 janvier 1963 et démissionne après un référendum perdu le 28 avril 1969.


Controverse

Le 24 juillet 1967, lors d'une visite officielle à Montréal à l'occasion d'Expo 67, Charles de Gaulle conclut son discours depuis le balcon de l'Hôtel de Ville par la formule "Vive le Québec libre !", absente du texte écrit de son allocution. Le gouvernement canadien de Lester B. Pearson y voit une ingérence dans les affaires intérieures d'un État souverain et proteste officiellement, déclarant que les Canadiens n'ont pas besoin d'être libérés. De Gaulle, dont la visite devait se poursuivre par une rencontre officielle à Ottawa, annule ce déplacement et rentre en France. La France refuse toute rétractation publique. L'incident, documenté par les archives diplomatiques des deux pays et couvert par la presse internationale, provoque une crise durable dans les relations franco-canadiennes.


Repères chronologiques

1890 : Naissance le 22 novembre à Lille, troisième enfant de Henri et Jeanne de Gaulle
1912 : Diplôme de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, 13e de sa promotion
1916 : Blessé et fait prisonnier à Verdun le 2 mars ; 32 mois de captivité, cinq tentatives d'évasion
1921 : Mariage avec Yvonne Vendroux à Calais (7 avril)
1934 : Publication de Vers l'armée de métier ; acquisition de La Boisserie à Colombey-les-Deux-Églises
1940 : Appel du 18 juin depuis la BBC à Londres ; condamné à mort par contumace par le gouvernement de Vichy (2 août)
1944 : Libération de Paris (août) ; présidence du gouvernement provisoire de la République française
1947 : Fondation du Rassemblement du peuple français (RPF), le 14 avril
1958 : Retour au pouvoir (1er juin) et référendum fondateur de la Ve République (28 septembre)
1959 : Prise de fonctions comme premier président de la Ve République (8 janvier)
1962 : Signature des accords d'Évian et indépendance de l'Algérie
1963 : Signature du traité de l'Élysée avec Konrad Adenauer (22 janvier)
1967 : "Vive le Québec libre !" depuis le balcon de l'Hôtel de Ville de Montréal (24 juillet)
1969 : Démission après l'échec du référendum sur la régionalisation (28 avril)
1970 : Mort le 9 novembre à Colombey-les-Deux-Églises d'une rupture d'anévrisme


Vie personnelle et engagements

Charles de Gaulle naît à Lille de Henri de Gaulle, professeur de lettres et d'histoire, et de Jeanne Maillot, issue d'une famille d'industriels du textile lillois. Troisième de cinq enfants, il grandit dans un foyer catholique et patriote où règnent rigueur morale et goût des études. En 1919, il rencontre Yvonne Vendroux, fille du biscuitier calaisien Jacques Vendroux. Le mariage est célébré à Calais le 7 avril 1921. De cette union naissent trois enfants : Philippe de Gaulle, futur amiral et sénateur (1921-2024), Élisabeth, qui épouse Alain de Boissieu (1924-2013), et Anne, atteinte de trisomie 21 (1928-1948), décédée d'une broncho-pneumonie à vingt ans.

À la mort d'Anne en 1948, de Gaulle déclare à Yvonne : "Maintenant, elle est comme les autres." Les époux fondent la Fondation Anne-de-Gaulle pour accueillir de jeunes femmes handicapées. Établis depuis 1934 à La Boisserie, à Colombey-les-Deux-Églises, ils y trouvent un cadre de retrait et d'écriture. De Gaulle entretient une relation ambivalente avec Philippe Pétain, son premier chef de corps devenu chef de Vichy : en 1945, il commue sa peine de mort en réclusion à perpétuité. Admirateur de Maurice Barrès et de Charles Péguy, il rédige ses Mémoires de guerre et ses Mémoires d'espoir entre 1954 et 1970.


Contexte du décès

Le 9 novembre 1970, Charles de Gaulle décède à son domicile de La Boisserie, Colombey-les-Deux-Églises, d'une rupture d'un anévrisme de l'aorte abdominale, alors qu'il jouait aux cartes en compagnie d'Yvonne. Le docteur Lacheny constate le décès. Les funérailles, privées et sobres conformément à son voeu, sont célébrées le 12 novembre à l'église de Colombey-les-Deux-Églises : sans oraison funèbre, le cercueil porté par douze volontaires. Ce jour est déclaré jour férié exceptionnel. Le président Georges Pompidou déclare : "La France est veuve." Une messe de requiem est célébrée à Notre-Dame de Paris. La reine Elizabeth II et le président Richard Nixon rendent hommage depuis leurs capitales.


Lieux de mémoire

Charles de Gaulle repose au cimetière de l'église de Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne), aux côtés de sa fille Anne et d'Yvonne Vendroux. Sa tombe de marbre blanc porte l'inscription "Charles de Gaulle 1890-1970". La propriété familiale de La Boisserie est ouverte au public depuis 1971. Le mémorial Charles-de-Gaulle, inauguré à Colombey, constitue un lieu de commémoration. L'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle perpétue son nom depuis 1974.


Anecdotes

1 - Sa haute taille (1,96 mètre) le rendait facilement repérable lors de ses cinq tentatives d'évasion des camps de prisonniers allemands, entre 1916 et 1918. Chaque fois recapturé avant d'avoir pu passer les lignes, il rédige dans l'intervalle son premier essai militaire.
2 - À Verdun, en mars 1916, le général Philippe Pétain croit de Gaulle mort lors de l'assaut de Douaumont et lui décerne la Légion d'honneur à titre posthume. Blessé et prisonnier, de Gaulle apprend la distinction depuis son camp de captivité.
3 - L'enregistrement sonore de l'appel du 18 juin 1940 n'a pas été conservé par la BBC. Il n'en subsiste qu'une reconstitution réalisée ultérieurement et un manuscrit, classé par l'Unesco au registre de la Mémoire du monde en 2005.
4 - En 1938, de Gaulle refuse de laisser Philippe Pétain cosigner La France et son armée, ouvrage que les deux officiers avaient élaboré ensemble. Pétain, humilié, conserve une rancune profonde jusqu'à leur séparation définitive en 1940.
5 - De Gaulle est l'un des rares chefs d'État à avoir créé trois ordres nationaux distincts : l'Ordre de la Libération (1940), la Médaille de la Résistance française (1943) et l'Ordre national du Mérite (1963), tout en réformant le code de la Légion d'honneur.
6 - Les Mémoires de guerre valent à de Gaulle d'être retenu parmi les candidats au prix Nobel de littérature en 1963 ; l'Académie suédoise attribue finalement le prix au poète grec Giorgos Seferis. En 2000, ses oeuvres complètes entrent dans la Bibliothèque de la Pléiade.


Points clés

- Métier(s) : Général, homme d'État, écrivain
- Résidence principale : Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne), La Boisserie
- Relations de couple : Yvonne Vendroux (mariage le 7 avril 1921 - son décès le 9 novembre 1970)
- Enfants : Philippe de Gaulle (1921-2024), Élisabeth de Gaulle (1924-2013), Anne de Gaulle (1928-1948)
- Distinctions : Grand-croix de la Légion d'honneur, Compagnon de la Libération, fondateur de l'Ordre de la Libération, de la Médaille de la Résistance française et de l'Ordre national du Mérite


Postérité

1 132 voies portent son nom en France, ce qui en fait l'une des personnalités les plus présentes dans l'odonymie française.

Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.

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Célébrités liées

3 relations

Autres présidents de la république française

Citations

Vive le Québec libre !

— Discours à l'Hôtel de Ville de Montréal, 24 juillet 1967

La réforme, oui, la chienlit, non !

— Déclaration au Conseil des ministres du 19 mai 1968, rapportée par la presse française (Le Monde)

Vers l'Orient compliqué, je volais avec des idées simples.

— Mémoires de guerre, Le Salut, Plon, 1959 (contexte : séjour au Liban)

Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France.

— Mémoires de guerre, L'Appel, Plon, 1954

La France a perdu une bataille, mais la France n'a pas perdu la guerre !

— Affiche "À tous les Français", juin 1940, reprise dans Mémoires de guerre, L'Appel, Plon, 1954

Les Français sont des veaux.
La réforme oui, la chienlit non !
L'avenir n'appartient pas aux hommes...
Le talent est un titre de responsabilité.
Le caractère, vertu des temps difficiles.
L'indépendance, c'est la clochardisation.
Les grands pays le sont pour l'avoir voulu.
Prenez de l'altitude, il y a moins de monde.
Il n'y a de réussite qu'à partir de la vérité.
L'ambition individuelle est une passion enfantine.
La fin de l'espoir est le commencement de la mort.
La France ne peut être la France sans la grandeur.
Toujours le chef est seul en face du mauvais destin.
Les hommes peuvent avoir des amis, pas les hommes d'Etat.
L'action, ce sont les hommes au milieu des circonstances.
Tout homme qui écrit - et qui écrit bien, sert la France.
Tout homme qui écrit - et qui écrit bien - sert la France.
L'épée est l'axe du monde et la grandeur ne se divise pas.
La véritable école du Commandement est la culture générale.
Face aux grands périls, le salut n'est que dans la grandeur.
La gloire se donne seulement à ceux qui l'ont toujours rêvée.
La vie n'est pas le travail : travailler sans cesse rend fou.
L'histoire c'est la rencontre d'une volonté et d'un événement.
Les plus nobles principes du monde ne valent que par l'action.
Délibérer est le fait de plusieurs. Agir est le fait d'un seul.
Entre possible et impossible, deux lettres et un état d'esprit.
Les Français, où qu'ils le cherchent, ont besoin de merveilleux.
Les exigences d'un grand peuple sont à l'échelle de ses malheurs.
La grandeur est un chemin vers quelque chose qu'on ne connaît pas.
Le silence est le refuge des faibles et la grandeur des puissants.
L'autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans éloignement.
La grandeur a besoin de mystère. On admire mal ce qu'on connaît bien.
Face à l'événement, c'est à soi-même que recourt l'homme de caractère.
La politique la plus coûteuse, la plus ruineuse, c'est d'être petit...
Le difficile n'est pas de sortir de l'X mais de sortir de l'ordinaire.
La France a perdu une bataille, mais la France n'a pas perdu la guerre.
La guerre, c'est comme la chasse, sauf qu'à la guerre les lapins tirent.
Il vaut mieux avoir une méthode mauvaise plutôt que de n'en avoir aucune.
Il faut à la force, pour tenir son rang, un certain caractère d'assurance.
Le gouvernement n'a pas de propositions à faire, mais des ordres à donner.
La parole est au peuple. La parole du peuple, c'est la parole du souverain.
Pour faire le blocus de Monaco, il suffit de deux panneaux de sens interdit.
Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage ?
Je vais répondre à une question qui, au fond de la salle, ne m'a pas été posée.
Je suis un homme qui n'appartient à personne et qui appartient à tout le monde.
Je ne vais pas mal. Mais rassurez-vous, un jour, je ne manquerai pas de mourir.
Dans ce monde d'aujourd'hui, on ne peut dissocier le sentiment et la politique.
Toutes les doctrines, toutes les écoles, toutes les révoltes, n'ont qu'un temps.
On ne devrait plus accepter de responsabilités suprêmes au-delà de soixante ans.
Si l'intelligence ne suffit point à l'action, il va de soi qu'elle y prend part.
J'aime bien ceux qui me résistent ; l'ennui, c'est que je ne peux les supporter.
Je suis un monarchiste, la République n'est pas le régime qu'il faut à la France.
Les grandes choses se font par la valeur des hommes bien plus que par des textes.
Le caractère, c'est d'abord de négliger d'être outragé ou abandonné par les siens.
Je n'ai d'estime que pour ceux qui me résistent, mais je ne peux pas les supporter.
Le plus dur ce n'est pas de sortir de Polytechnique, c'est de sortir de l'ordinaire.
La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave.
Les gaulois n'ont pas changé. Leurs chefs détestent obéir. Mais ils adorent discuter.
On ne fait rien de grand sans de grands hommes, et ceux-ci le sont pour l'avoir voulu.
Le patriotisme, c'est aimer son pays. Le nationalisme, c'est détester celui des autres.
Les choses capitales qui ont été dites à l'humanité ont toujours été des choses simples.
Prenez invariablement la position la plus élevée, c'est généralement la moins encombrée.
Ne croyez-vous pas qu'à la guerre la plus grande franchise soit la plus grande habileté ?
Chaque remous met en action les équipes diverses de la hargne, de la rogne et de la grogne.
Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde.
Rien ne rehausse l'autorité mieux que le silence, splendeur des forts et refuge des faibles.
La justice sociale se fonde sur l'espoir, sur l'exaltation d'un pays, non sur les pantoufles.
S'il faut la force pour bâtir un État, l'effort guerrier ne vaut qu'en vertu d'une politique.
Un ministère de la Condition féminine ? Et pourquoi pas un sous-secrétariat d'Etat au tricot ?
La difficulté attire l'homme de caractère, car c'est en l'étreignant qu'il se réalise lui-même.
Quant au pouvoir, je ne saurais, en tout cas, quitter les choses avant qu'elles ne me quittent.
Comme chef de l'Etat, deux choses lui avaient manqué : qu'il fût un chef ; qu'il y eût un Etat.
Le succès de l'épreuve de la guerre, comme le bonheur dans la vie, n'existe que par comparaison.
Comme un homme politique ne croit jamais ce qu'il dit, il est étonné quand il est cru sur parole.
Les diplomates ne sont utiles que par beau temps. Dès qu'il pleut, ils se noient dans chaque goutte.
Je parle. Il le faut bien. L'action met les ardeurs en oeuvre. Mais c'est la parole qui les suscite.
J'ai entendu vos points de vue. Ils ne rencontrent pas les miens. La décision est prise à l'unanimité.
La chose la plus difficile est de n'attribuer aucune importance aux choses qui n'ont aucune importance.
En général, les gens intelligents ne sont pas courageux et les gens courageux ne sont pas intelligents.
Il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités.
On s'est aperçu qu'il n'y avait pas de montagnes entre l'Angleterre et la France ; il y a seulement un canal.
La ruse doit être employée pour faire croire que l'on est où l'on est pas, que l'on veut ce qu'on ne veut pas.
La politique et la stratégie de la guerre ne sont qu'une perpétuelle concurrence entre le bon sens et l'erreur.
Tout français désire bénéficier d'un ou plusieurs privilèges. C'est sa façon d'affirmer sa passion pour l'égalité.
C'est purement négatif de toujours remettre tout en cause, c'est, en somme, la marque des faibles, des incapables.
Le désir du privilège et le goût de l'égalité, passions dominantes et contradictoires des Français de toute époque.
Recevoir un grand nombre de journalistes est un plaisir. Un petit nombre un ennui. Un seul d'entre eux : un supplice.
Il est vrai que, parfois, les militaires s'exagérant l'impuissance relative de l'intelligence, négligent de s'en servir.
Au sommet des affaires on ne sauvegarde son temps et sa personne qu'en se tenant méthodiquement assez haut et assez loin.
La véritable école du commandement est la culture générale. Au fond des victoires d'Alexandre, on retrouve toujours Aristote.
La France fut faite à coups d'épée. La fleur de lys, symbole d'unité nationale, n'est que l'image d'un javelot à trois lances.
Oui, c'est l'Europe, depuis l'Atlantique jusqu'à l'Oural, c'est l'Europe, c'est toute l'Europe, qui décidera du destin du monde !
Soyons fermes, purs et fidèles: au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé.
A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée, ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs.
Les hommes, si lassants à voir dans les manoeuvres de l'ambition, combien sont-ils attrayants dans l'action pour une grande cause !
La politique, quand elle est un art et un service, non point une exploitation, c'est une action pour un idéal à travers des réalités.
L'élévation d'un homme au-dessus des autres ne se justifie que s'il apporte à la tâche commune l'impulsion et la garantie du caractère.
En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l'homme. C'est l'homme qu'il s'agit de sauver, de faire vivre et de développer.
Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Tout peut, un jour, arriver, même qu'un acte conforme à l'honneur et à l'honnêteté apparaisse en fin de compte, comme un bon placement politique.
Ce qu'il faut surtout pour la paix, c'est la compréhension des peuples. Les régimes, nous savons ce que c'est : des choses qui passent. Mais les peuples ne passent pas.

Questions autour de Charles de Gaulle

Quel est le nom complet de Charles de Gaulle ?
Son nom complet est Charles André Joseph Marie de Gaulle. Il est le troisième enfant de Henri de Gaulle et de Jeanne Maillot, né à Lille le 22 novembre 1890.
Pourquoi Charles de Gaulle a-t-il lancé l'appel du 18 juin 1940 ?
Refusant l'armistice signé par Philippe Pétain, de Gaulle quitte la France et diffuse le 18 juin 1940 depuis la BBC un appel invitant les Français à poursuivre le combat. Cet acte fonde la France libre et marque le début de sa résistance organisée depuis Londres.
Charles de Gaulle avait-il des enfants ?
Oui. De son mariage avec Yvonne Vendroux naissent Philippe de Gaulle (1921-2024), futur amiral et sénateur, Élisabeth (1924-2013) et Anne (1928-1948), atteinte de trisomie 21.
Pourquoi Charles de Gaulle a-t-il démissionné en 1969 ?
Après le rejet par référendum, le 27 avril 1969, de son projet de régionalisation et de réforme du Sénat, Charles de Gaulle démissionne le lendemain conformément à l'engagement qu'il avait pris.
Quelle est la cause de la mort de Charles de Gaulle ?
Charles de Gaulle meurt d'une rupture d'un anévrisme de l'aorte abdominale, à son domicile de La Boisserie, à Colombey-les-Deux-Églises, le 9 novembre 1970, à l'âge de 79 ans.
Qui est né le même jour que Charles de Gaulle ?
Tom Conti, Jamie Lee Curtis, Roger Bambuck, Leos Carax et Hailey Baldwin sont nés le 22 novembre comme Charles de Gaulle.
À quel âge est mort Charles de Gaulle ?
Charles de Gaulle est mort à 79 ans, le 9 novembre 1970.
Qui est mort le même jour que Charles de Gaulle ?
Miriam Makeba, Lenny Wilkens, Guillaume Apollinaire, Marie Harel et Yves Montand sont morts le 9 novembre comme Charles de Gaulle.
Quels responsables politiques sont nés en 1890 comme Charles de Gaulle ?
Quels responsables politiques français sont du signe Sagittaire comme Charles de Gaulle ?
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