Résumé biographique

Geneviève de Gaulle-Anthonioz, résistante française lors de la Seconde Guerre mondiale, nièce du général Charles de Gaulle, déportée au camp de Ravensbrück et militante contre la pauvreté au sein d'ATD Quart Monde, a marqué l'histoire par son engagement humanitaire.


Parcours

Geneviève de Gaulle-Anthonioz naît en 1920 à Saint-Jean-de-Valériscle. Étudiante en histoire à Rennes dès 1939, elle rejoint la Résistance en 1940 sous le pseudonyme de Germaine Lecomte. Elle participe à des actions de propagande et de renseignement au sein du groupe du musée de l'Homme, puis intègre le réseau Défense de la France en 1943. Arrêtée cette même année à Paris, elle est emprisonnée à Fresnes avant d'être déportée à Ravensbrück en 1944. Libérée en 1945, elle s'engage après la guerre dans l'Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance. En 1958, elle rencontre Joseph Wresinski et rejoint ATD Quart Monde, dont elle devient présidente de la branche française en 1964 jusqu'en 1998. Elle milite pour une loi contre la grande pauvreté, adoptée en 1998, et publie son témoignage La Traversée de la nuit la même année. Nommée au Conseil économique et social en 1988, elle défend les droits des plus démunis.


Repères de carrière

1920 : Naissance à Saint-Jean-de-Valériscle.
1939 : Débute des études en histoire à Rennes.
1940 : Rejoint la Résistance.
1943 : Arrêtée à Paris.
1944 : Déportée au camp de Ravensbrück.
1945 : Libérée du camp.
1958 : Rencontre Joseph Wresinski et rejoint ATD Quart Monde.
1964 : Devient présidente d'ATD Quart Monde France.
1987 : Témoigne au procès de Klaus Barbie.
1988 : Nommée au Conseil économique et social.
1997 : Reçoit la grand-croix de l'Ordre national du Mérite.
1998 : Publication de La Traversée de la nuit.
1998 : Loi contre l'exclusion votée.
2002 : Décès à Paris.
2015 : Entrée au Panthéon.


Vie personnelle et engagements

Geneviève de Gaulle-Anthonioz est la fille de Xavier de Gaulle et de Germaine Gourdon, décédée en 1925. Nièce de Charles de Gaulle, elle passe son enfance en Sarre puis à Rennes. En 1946, elle épouse Bernard Anthonioz, ancien résistant et éditeur d'art, avec qui elle a quatre enfants : Michel, François Marie, Isabelle et un quatrième. Le couple réside à Paris. Après sa libération de Ravensbrück, elle s'engage dans la mémoire de la déportation via l'ADIR. Son expérience au camp la pousse vers la lutte contre la misère. Elle préside ATD Quart Monde de 1964 à 1998, défendant les familles en bidonvilles comme à Noisy-le-Grand. Membre du comité pour Djamila Boupacha en 1960, elle milite pour les droits humains et témoigne contre les criminels nazis. En 1988, au Conseil économique et social, elle plaide pour une loi d'orientation contre la pauvreté.


Anecdotes

1- Placée en isolement à Ravensbrück sur ordre de Himmler pour servir de monnaie d'échange potentielle avec son oncle.
2- Publie son témoignage sur les camps de concentration à l'âge de 78 ans.
3- Reçoit une dédicace personnelle du général de Gaulle dans ses Mémoires de guerre, saluant son rôle dans la France libre.
4- Son cercueil au Panthéon contient de la terre de sa tombe à Bossey, respectant le souhait familial de ne pas déplacer son corps.
5- Apprend l'allemand dès l'enfance en Sarre et lit Mein Kampf sur conseil de son père.


Lieux de mémoire

Née à Saint-Jean-de-Valériscle (Gard), enfance en Sarre et à Rennes (Ille-et-Vilaine). Résidait à Paris (France). Emprisonnée à Fresnes et déportée à Ravensbrück (Allemagne). Inhumée à Bossey (Haute-Savoie). Plaque au Panthéon à Paris. Décédée le 14 février 2002.


Contexte du décès

Geneviève de Gaulle-Anthonioz décède le 14 février 2002 à Paris, à l'âge de 81 ans, des suites d'une maladie non précisée.


Points clés

• Métier(s) : Résistante, militante des droits de l'homme, présidente d'association
• Résidence principale : Paris, France
• Relations : Bernard Anthonioz (1946-1994)
• Enfants : Michel (1947), François Marie, Isabelle, et un quatrième
• Distinctions : Grand-croix de l'Ordre national du Mérite, Grand officier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1939-1945, Médaille de la Résistance, Prix des droits de l'Homme