Résumé biographique
Compositeur majeur du classicisme viennois, Wolfgang Amadeus Mozart naît à Salzbourg en 1756 et laisse, avant sa mort à Vienne en 1791, une œuvre abondante – symphonies, concertos, musique de chambre et opéras comme Le nozze di Figaro ou Don Giovanni.
Parcours
Fils du violoniste et compositeur Leopold Mozart, Wolfgang Amadeus Mozart manifeste très tôt des capacités musicales exceptionnelles, formé au clavecin, à l’orgue et au violon dans le foyer familial de Salzbourg. Dès 1762, il se produit à Munich puis à Vienne devant la noblesse, avant d’entreprendre, de 1763 à 1766, un long voyage en Europe occidentale qui le mène notamment à Paris et Londres, où il compose sa Symphonie n° 1. Dans les années 1769-1773, il effectue plusieurs tournées en Italie, où ses opéras seria Mitridate, re di Ponto et Lucio Silla sont créés à Milan. Nommé Konzertmeister honoraire à la cour de Salzbourg, il alterne alors commandes sacrées et instrumentales pour l’archevêque avec des projets d’opéra et des séjours à Munich. Il compose aussi les premiers opéras comiques La finta semplice et Bastien und Bastienne, tout en multipliant sonates, divertimenti et concertos pour clavecin destinés aux salons aristocratiques.
En 1781, après la création d’Idomeneo à Munich et une rupture avec l’archevêque de Salzbourg, Mozart s’installe à Vienne comme compositeur indépendant. Il y développe une intense activité de pianiste concertiste, dirigeant ses propres concertos pour piano, et écrit ses dernières grandes symphonies, dont les n° 39, 40 et 41. Ses opéras en collaboration avec le librettiste Lorenzo Da Ponte – Le nozze di Figaro (1786), Don Giovanni (1787) et Così fan tutte (1790) – s’imposent au Burgtheater et à Prague. Parallèlement, il renouvelle la musique de chambre avec les six quatuors à cordes dédiés à Haydn et de nombreux quintettes, et compose des œuvres religieuses comme la Messe en ut mineur. À partir de 1784, son engagement dans la franc-maçonnerie nourrit des partitions spécifiques et influe sur Die Zauberflöte (1791), créée peu avant sa mort, tandis que le Requiem reste inachevé.
Repères chronologiques
1756 : naissance à Salzbourg, fils de Leopold et Anna Maria Mozart
1762 : premiers concerts publics à Munich puis à Vienne devant la cour impériale
1763 : début du « grand tour » européen de la famille, jusqu’en 1766, avec séjours à Paris et Londres
1769 : nommé Konzertmeister honoraire à la cour de Salzbourg et premier long voyage en Italie
1770 : triomphe de l’opéra seria Mitridate, re di Ponto à Milan
1781 : création d’Idomeneo à Munich puis installation définitive à Vienne comme compositeur indépendant
1782 : mariage avec Constanze Weber à la cathédrale Saint-Étienne de Vienne
1784 : initiation à la loge maçonnique viennoise « Zur Wohltätigkeit »
1786 : succès de Le nozze di Figaro au Burgtheater de Vienne
1787 : création de Don Giovanni au théâtre des États de Prague
1790 : première de Così fan tutte au Burgtheater de Vienne
1791 : triomphe de Die Zauberflöte à Vienne, composition du Requiem et décès à Vienne, suivi d’une inhumation au cimetière Sankt Marx
Vie personnelle et engagements
Originaire d’une famille bourgeoise de Salzbourg, Mozart est le fils cadet de Leopold Mozart, musicien de cour et pédagogue, et d’Anna Maria Pertl ; seule sa sœur aînée Maria Anna, dite « Nannerl », atteint l’âge adulte. Très tôt, le père organise la formation intensive des deux enfants et leurs tournées européennes. Installé à Vienne, Mozart épouse en 1782 la chanteuse Constanze Weber à la cathédrale Saint-Étienne. Le couple a six enfants, dont seuls Karl Thomas (1784-1858) et Franz Xaver Wolfgang (1791-1844) survivent. Après la mort du compositeur, Constanze gère la diffusion de ses œuvres, organise des concerts commémoratifs et contribue à la rédaction de récits biographiques le concernant.
À Vienne, Mozart évolue dans un réseau d’artistes, de mécènes et de confrères musiciens, parmi lesquels Joseph Haydn et des membres de la noblesse éclairée. Initié en 1784 à la loge maçonnique « Zur Wohltätigkeit », puis affilié à « Zur neugekrönten Hoffnung », il compose plusieurs cantates et pièces pour les cérémonies, ainsi que la Maurerische Trauermusik. Son engagement s’exprime aussi dans des concerts de bienfaisance au profit de sociétés de secours aux veuves et orphelins de musiciens. La correspondance familiale témoigne de liens maintenus avec Salzbourg, tandis que ses déplacements fréquents à Prague, Linz ou Budapest s’inscrivent dans une stratégie de carrière fondée sur les tournées et les commandes urbaines.
Contexte du décès
À l’automne 1791, alors qu’il travaille simultanément à l’opéra Die Zauberflöte, à la cantate maçonnique K. 623 et au Requiem, Mozart tombe gravement malade à Vienne. Les sources contemporaines évoquent une fièvre aiguë accompagnée d’œdèmes et d’une grande fatigue, évoluant sur une quinzaine de jours. Le registre officiel de décès mentionne une « hitziges Frieselfieber », fièvre miliaire sévère, diagnostic de l’époque souvent interprété aujourd’hui comme une forme de fièvre rhumatismale ou d’infection streptococcique. Mozart meurt le 5 décembre 1791 à son domicile, entouré de quelques proches, après être resté conscient jusqu’aux dernières heures selon plusieurs témoignages.
Où se recueillir ?
Les restes de Mozart se trouvent dans une fosse commune individuelle non localisée du cimetière Sankt Marx, dans le district de Landstraße à Vienne, où un monument commémoratif signale aujourd’hui son souvenir. Un cénotaphe lui est également dédié au cimetière central de Vienne (Zentralfriedhof), au sein du groupe des tombes de musiciens célèbres.
Anecdotes
1 - Enfant prodige formé par son père, Mozart parcourt l’Europe dès l’âge de six ans, se produisant devant les cours de Munich, Vienne, Paris ou Londres ; c’est lors de ce séjour londonien de 1764 qu’il compose, à huit ans, sa première symphonie.
2 - Lors d’un séjour à Rome en 1770, l’adolescent assiste à l’exécution du Miserere de Gregorio Allegri dans la chapelle Sixtine et en recopie la partition de mémoire, exploit largement relayé par son père dans la correspondance familiale et les récits ultérieurs.
3 - À Vienne, Mozart entretient des liens étroits avec Joseph Haydn ; il lui dédie six quatuors à cordes dont la complexité impressionne son aîné, qui aurait déclaré à Leopold Mozart que son fils était, « devant Dieu », le plus grand compositeur qu’il connaisse.
Points clés
- Métier(s) : Compositeur, pianiste, violoniste
- Résidence principale : Salzbourg puis Vienne (Autriche)
- Relations : Leopold Mozart et Anna Maria Pertl (parents) ; épouse : Constanze Weber
- Enfants : Six enfants, dont Karl Thomas (1784-1858) et Franz Xaver Wolfgang (1791-1844) survivants
- Distinctions : Non renseignées






