Juliane Koepcke, née Juliane Margaret Beate Koepcke et connue sous son nom de mariée Juliane Diller, est une mammalogiste germano-péruvienne, seule survivante du vol LANSA 508, dont l'avion s'est disloqué au-dessus de l'Amazonie péruvienne le 24 décembre 1971, et directrice de la station Panguana.
Juliane Koepcke naît à Lima en 1954, fille unique des zoologues allemands Maria Koepcke et Hans-Wilhelm Koepcke, alors employés au Muséum d'histoire naturelle Javier Prado de Lima. En 1968, la famille s'installe à Panguana, station de recherche fondée dans la forêt amazonienne, où ses parents lui font la classe. Rappelée en mars 1970 à l'école allemande Alexander von Humboldt de Lima pour passer ses examens, elle obtient son diplôme le 23 décembre 1971. Le lendemain, elle embarque avec sa mère sur le vol LANSA 508 entre Lima et Pucallpa. L'avion, frappé par la foudre, se disloque en vol. Juliane Koepcke chute d'environ 3 000 mètres, attachée à une rangée de trois sièges, et se retrouve la seule survivante parmi les 92 personnes à bord. Blessée à la clavicule, au bras et au genou, elle suit un cours d'eau selon le conseil de son père. Trois ouvriers forestiers la découvrent le 3 janvier 1972.
Arrivée en Allemagne en 1972, Juliane Koepcke étudie la biologie à l'université de Kiel, où elle est diplômée en 1980. Elle retourne à Panguana en 1981 pour y étudier les chauves-souris, dont elle recense 52 espèces, puis soutient à l'université Louis-et-Maximilien de Munich une thèse publiée en 1987. Elle travaille à la Collection zoologique de l'État de Bavière à Munich, où elle devient bibliothécaire en chef et directrice adjointe. Le film italien I miracoli accadono ancora (1974), réalisé par Giuseppe Maria Scotese, avec Susan Penhaligon dans son rôle, s'inspire de son histoire. En 1998, Werner Herzog la contacte et l'accompagne sur le lieu du crash pour Wings of Hope. Après la mort de son père en 2000, elle prend la direction de Panguana. Avec Beate Rygiert, elle publie en 2011 Als ich vom Himmel fiel, récompensé par le prix Corine.
1954 : naissance à Lima, fille unique des zoologues Maria Koepcke et Hans-Wilhelm Koepcke
1968 : installation avec ses parents à la station de recherche de Panguana, en Amazonie péruvienne
1971 : le 24 décembre, seule survivante du vol LANSA 508 après une chute d'environ 3 000 mètres
1972 : retrouvée le 3 janvier par trois ouvriers forestiers après plusieurs jours de marche
1972 : départ pour l'Allemagne, auprès de sa famille paternelle
1980 : diplôme de biologie de l'université de Kiel
1981 : retour à Panguana pour étudier les chauves-souris, dont 52 espèces sont recensées
1987 : publication de sa thèse sur une communauté de chauves-souris de la forêt tropicale péruvienne
1989 : mariage avec l'entomologiste Erich Diller
1998 : contactée par Werner Herzog, elle retourne sur le lieu du crash pour son documentaire Wings of Hope
2000 : mort de son père, Juliane Koepcke prend la direction de Panguana
2011 : parution de Als ich vom Himmel fiel (prix Corine) et reconnaissance de Panguana comme aire de conservation privée
2019 : grand officier de l'ordre du Mérite pour services distingués du Pérou
2026 : en janvier, entretien publié par Perú21 sur les menaces de l'exploitation minière illégale autour de Panguana
2026 : en mars, parution au Royaume-Uni du livre pour la jeunesse Follow the Water, d'Ellen Cochrane, consacré à son histoire
Juliane Koepcke grandit à Lima auprès de sa mère, l'ornithologue Maria Koepcke, et de son père, le zoologue Hans-Wilhelm Koepcke (1914-2000). Après l'accident, ce dernier l'envoie en Allemagne, où elle est accueillie par sa grand-mère paternelle et sa tante Cordula, journaliste et écrivaine. Elle poursuit sa scolarité à Kiel, puis étudie la biologie. À la Collection zoologique de l'État de Bavière, elle rencontre l'entomologiste Erich Diller, spécialiste des guêpes parasites, qu'elle épouse en 1989. Elle a déclaré en 2012 ne pas avoir eu d'enfant, son travail occupant l'essentiel de son temps.
Directrice de la station de Panguana depuis la mort de son père, Juliane Koepcke en organise les expéditions scientifiques et en élargit le territoire par l'achat de parcelles voisines, avec le soutien financier de Margaretha Stocker et Siegfried Stocker, propriétaires d'une boulangerie biologique de Munich, la Hofpfisterei. Le site est reconnu aire de conservation privée en 2011. Elle a décrit son retour sur le lieu du crash avec Werner Herzog comme une forme de thérapie. En janvier 2026, elle dénonce l'avancée de l'exploitation minière illégale autour de Panguana, fait état de menaces reçues et du recours à une sécurité privée. Elle partage son temps entre l'Allemagne et le Pérou.
1 - Dans la presse, un panettone récupéré sur le site du crash est censé l'avoir nourrie. Elle conteste ce récit : le gâteau était détrempé, impossible à manger. Ses seules provisions ont été des bonbons, épuisés au quatrième jour.
2 - À cinq ans, elle avait déjà constitué un herbier, d'après une lettre de sa mère à une amie en Allemagne. Son premier animal de compagnie, un perroquet nommé Tobias, était présent avant sa naissance et se montrait jaloux.
3 - Panguana porte le nom local du tinamou ondulé, un oiseau terrestre de la région. Son animal favori d'enfance était un tinamou nommé Polsterchen, "petit coussin" en allemand, en raison de son plumage doux.
4 - Un cri d'hoazin a modifié son itinéraire. Sa mère lui avait appris que cet oiseau vit près des grandes rivières ; elle a quitté son ruisseau pour suivre l'appel à travers les fourrés jusqu'à la rivière.
5 - Après sa découverte, une journaliste s'est fait passer pour une infirmière afin d'obtenir une interview. Juliane Koepcke s'est ensuite tenue à l'écart des médias pendant près de quarante ans, jusqu'à la parution de son livre.
6 - Chaque 24 décembre, Hans-Wilhelm Koepcke allumait près de son lit une petite bougie baptisée "bougie de Panguana". Sa fille l'a découverte après sa mort, en 2000 ; cette date est l'anniversaire officiel du décès de Maria Koepcke.
- Métier(s) : mammalogiste (chauves-souris), directrice de la station de Panguana, ancienne bibliothécaire en chef et directrice adjointe de la Collection zoologique de l'État de Bavière
- Résidence principale : Allemagne, avec des séjours réguliers au Pérou
- Relations de couple : mariage avec Erich Diller en 1989
- Enfants : aucun, selon ses déclarations de 2012
- Distinctions : prix Corine (2011), grand officier de l'ordre du Mérite pour services distingués du Pérou (2019)
« Il m'a aidée à travailler sur mon passé. »
— Interview The Telegraph, 22 mars 2012, à propos de Werner Herzog (traduit de l'anglais)
« Je suis en train de faire la paix avec mon propre passé. »
— Interview The Telegraph, 22 mars 2012 (traduit de l'anglais)
« J'essaie maintenant de sauver la forêt tropicale qui m'a sauvé la vie. »
— Interview The Telegraph, 22 mars 2012 (traduit de l'anglais)
« Cette forêt m'a sauvé la vie. C'est pourquoi j'ai une responsabilité envers elle. »
— Entretien Perú21, 4 janvier 2026 (traduit de l'espagnol)
« Je n'ai ressenti aucune peur, parce que c'était le même environnement que celui que je connaissais chez moi. »
— Interview The Telegraph, 22 mars 2012 (traduit de l'anglais)