Cette année marque le centenaire de sa naissance.
Marilyn Monroe, née Norma Jeane Mortenson le 1er juin 1926 à Los Angeles et morte le 4 août 1962 dans la même ville, est une actrice, chanteuse et mannequin américaine devenue, à la sortie de Certains l'aiment chaud en 1959, l'une des figures les plus identifiées du cinéma hollywoodien.
Norma Jeane Mortenson grandit dans une succession de familles d'accueil et d'orphelinats à Los Angeles, sa mère Gladys Pearl Baker, monteuse pour Consolidated Film Industries, étant régulièrement internée. Elle se marie une première fois en 1942, à seize ans, avec l'ouvrier James Dougherty. Pendant la guerre, elle travaille à la Radioplane Company, où le photographe David Conover la remarque pour un reportage de l'armée. Cette première série de clichés ouvre la voie à une carrière de mannequin chez la Blue Book Modeling Agency. Repérée par l'acteur Ben Lyon, elle signe en août 1946 un premier contrat avec la 20th Century Fox, change son nom en Marilyn Monroe et divorce la même année. Après des rôles secondaires, elle perce avec Quand la ville dort de John Huston (1950) et Ève de Joseph L. Mankiewicz (1950), aux côtés de Bette Davis.
Les années 1953 à 1955 la placent au sommet du box-office avec Niagara de Henry Hathaway, Les hommes préfèrent les blondes aux côtés de Jane Russell, Comment épouser un millionnaire avec Lauren Bacall et Sept Ans de réflexion de Billy Wilder. En 1955, elle s'installe à New York, fonde Marilyn Monroe Productions avec le photographe Milton Greene et intègre l'Actors Studio de Lee Strasberg, qui la qualifie, avec Marlon Brando, comme l'une de ses deux élèves les plus douées. Cette nouvelle direction donne Arrêt d'autobus de Joshua Logan (1956) puis Le Prince et la Danseuse avec Laurence Olivier (1957). En 1959, Certains l'aiment chaud de Billy Wilder, où elle joue Sugar Kane face à Jack Lemmon et Tony Curtis, lui vaut le Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie en mars 1960.
1926 : naissance à Los Angeles le 1er juin sous le nom de Norma Jeane Mortenson
1942 : premier mariage avec James Dougherty le 19 juin
1946 : signature d'un contrat avec la 20th Century Fox en août, choix du nom de scène Marilyn Monroe
1950 : rôles remarqués dans Quand la ville dort et Ève
1953 : Niagara, Les hommes préfèrent les blondes et Comment épouser un millionnaire
1954 : mariage avec Joe DiMaggio le 14 janvier à San Francisco, divorce annoncé en octobre
1955 : sortie de Sept Ans de réflexion et fondation de Marilyn Monroe Productions
1956 : mariage avec Arthur Miller le 29 juin
1959 : sortie de Certains l'aiment chaud de Billy Wilder
1960 : Golden Globe de la meilleure actrice le 8 mars ; tournage des Désaxés de John Huston
1961 : divorce d'Arthur Miller en janvier ; internement à la clinique Payne Whitney
1962 : achat de la maison de Brentwood en janvier ; Golden Globe de la World Film Favorite en mars ; interprétation de Happy Birthday, Mr. President au Madison Square Garden le 19 mai
1962 : mort à son domicile dans la nuit du 4 au 5 août, funérailles au Westwood Village Memorial Park le 8 août
Norma Jeane Mortenson est la fille de Gladys Pearl Baker, monteuse de cinéma née au Mexique, et d'un père longtemps incertain ; un test ADN posthume a identifié Charles Stanley Gifford, ancien collègue de Gladys, comme son père biologique. L'enfance se partage entre une famille d'accueil pentecôtiste, l'orphelinat de Los Angeles et le foyer de Grace McKee Goddard, amie de sa mère. Mariée trois fois, elle épouse successivement James Dougherty (1942-1946), la star du baseball Joe DiMaggio (1954-1955) et le dramaturge Arthur Miller (1956-1961). Elle a perdu plusieurs grossesses, dont une grossesse extra-utérine et deux fausses couches, et n'a pas eu d'enfant. Sa demi-sœur Berniece Baker Miracle reste l'un de ses rares appuis familiaux.
À New York, Marilyn Monroe se forme à l'Actors Studio de Lee Strasberg, dont l'épouse Paula Strasberg devient sa coach de plateau permanente. Elle suit une longue psychanalyse, d'abord avec Marianne Rie Kris puis avec Ralph Greenson à Los Angeles. Ses cercles d'amitié incluent les acteurs Eli Wallach, Kevin McCarthy et la chanteuse Ella Fitzgerald, pour qui elle intervient publiquement afin de lui ouvrir les portes du club Mocambo. Lectrice assidue, elle conserve une bibliothèque personnelle de plusieurs centaines de livres, dont les œuvres de James Joyce et d'Abraham Lincoln. En janvier 1962, elle achète sa première maison, une hacienda hispanique au 12305 Fifth Helena Drive à Brentwood.
Marilyn Monroe meurt dans la nuit du 4 au 5 août 1962 à son domicile de Brentwood, à Los Angeles. L'autopsie est pratiquée le 5 août par le coroner adjoint Thomas Noguchi : l'analyse toxicologique conclut à une intoxication aiguë aux barbituriques, avec des taux mortels de pentobarbital (Nembutal) et d'hydrate de chloral dans le sang et le foie. Le bureau du coroner du comté de Los Angeles classe la mort comme « suicide probable ». Aucune trace de violence n'est relevée et l'hypothèse d'une surdose accidentelle est écartée. Les funérailles, organisées le 8 août par Joe DiMaggio, sa demi-sœur Berniece Baker Miracle et la conseillère financière Inez Melson, sont privées et réservées à une trentaine de proches ; Lee Strasberg prononce l'éloge funèbre.
Marilyn Monroe est inhumée le 8 août 1962 dans une crypte du Corridor of Memories du Westwood Village Memorial Park Cemetery, à Los Angeles, où reposent également ses tutrices Ana Lower et Grace McKee Goddard. Joe DiMaggio y fait déposer des roses fraîches deux à trois fois par semaine pendant les vingt années suivantes.
1 - Lee Strasberg, fondateur de l'Actors Studio, déclarait avoir travaillé avec des centaines d'élèves et n'en avoir vu que deux nettement au-dessus du lot : Marlon Brando et Marilyn Monroe.
2 - La robe couleur chair brodée d'environ 2 500 cristaux portée le 19 mai 1962 au Madison Square Garden, dessinée par Jean Louis sur une esquisse du jeune Bob Mackie, était si ajustée qu'elle a dû être cousue sur elle juste avant son entrée en scène.
3 - Sa coiffeuse habituelle Agnès Flanagan, ancienne coiffeuse de Jean Harlow qui avait conçu sa coloration blonde platine, n'a pas pu apprêter ses cheveux à la morgue, ceux-ci étant trop abîmés par des années de décolorations à l'eau oxygénée et de défrisages à la soude.
4 - Joe DiMaggio, qui n'a jamais accepté la scène de la robe blanche soulevée par la bouche de métro lors du tournage de Sept Ans de réflexion, en a fait l'un des griefs ouverts qui ont précipité leur divorce neuf mois après leur mariage.
5 - Lors de la cérémonie des Golden Globes 1962, elle reçoit le prix de World Film Favorite des mains de Rock Hudson en titubant et peinant à articuler ses remerciements, devant une salle décrite comme atterrée par la presse présente.
- Métier(s) : actrice, chanteuse, mannequin, productrice
- Résidence principale : Los Angeles, quartier de Brentwood (Californie, États-Unis)
- Relations de couple : James Dougherty (1942-1946), Joe DiMaggio (1954-1955), Arthur Miller (1956-1961)
- Enfants : aucun enfant
- Distinctions : Golden Globe de la meilleure actrice dans une comédie 1960 pour Certains l'aiment chaud ; Golden Globe spécial World Film Favorite 1954 et 1962 ; David di Donatello 1958 pour Le Prince et la Danseuse
« Hollywood est un endroit où on vous paiera mille dollars pour un baiser et cinquante cents pour votre âme. »
— My Story, autobiographie publiée à titre posthume (traduit de l'anglais)
« Je n'ai jamais voulu être Marilyn, c'est arrivé, c'est tout. Marilyn est comme un voile que je porte sur Norma Jeane. »
— Propos rapportés dans la presse américaine, années 1950-1960 (traduit de l'anglais)
« D'abord, j'essaie de me prouver à moi-même que je suis une personne. Ensuite, peut-être, j'arriverai à me convaincre que je suis une actrice. »
— Autobiographie My Story, publiée à titre posthume (traduit de l'anglais)
« Un sex-symbol devient une chose. Et je déteste être une chose. Mais s'il faut que je sois le symbole de quelque chose, je préfère que ce soit le sexe plutôt que certaines autres choses dont on a fait des symboles. »
— Interview Life, 3 août 1962 (traduit de l'anglais)
Je ne veux pas être riche. Je veux être merveilleuse.
Un baiser est une gourmandise qui ne fait pas grossir.
J'aime les plaisanteries, mais je ne veux pas en être une.
Donner à une femme de belles chaussures et elle pourra conquérir le monde.
Je ne me soucie pas de vivre dans un monde d'hommes si je peux y être une femme.
Je pense qu'il est préférable d'être malheureux seul que malheureux avec quelqu'un.
C'est surtout lorsqu'ils trompent leur femme que les hommes se révèlent de parfaits amants.
La jalousie ? C'est comme le sel sur un steak. Il ne faut pas exagérer mais elle est indispensable.
Les hommes sont tous les mêmes. Seuls leurs visages sont différents pour qu'on puisse les distinguer.
Une carrière, c'est fantastique, mais on ne peut pas se blottir contre elle la nuit quand on a froid.
Je ne serai satisfaite que lorsque les gens voudront m'entendre chanter sans me regarder en même temps.
L'imperfection est beauté, la folie est génie et il vaut mieux être totalement ridicule que totalement ennuyeux.
Une carrière réussie est une chose merveilleuse mais on ne peut pas se pelotonner contre elle la nuit quand on a froid l'hiver.
J'ai toujours pensé que je n'étais personne. Et la seule façon pour moi de devenir quelqu'un... et bien c'est d'être quelqu'un d'autre !
Avant le mariage, une femme doit faire l'amour à un homme pour le retenir. Après le mariage, elle doit le retenir pour lui faire l'amour...
Je n'appartiens qu'au public et au monde. Non pas parce que je suis talentueuse ou jolie, mais parce que je n'ai jamais appartenu à personne.
A Hollywood la vertu d'une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure. On vous juge sur votre apparence, et pas sur ce que vous êtes.
Les femmes ont à leur disposition deux armes terribles : le fard et les larmes. Heureusement pour les hommes elles ne peuvent pas s'en servir en même temps.
J'ai l'impression que tout ce qui m'arrive concerne quelqu'un d'autre, tout près de moi. J'entends, je sens ce qui se passe, mais ce n'est pas vraiment moi.
Le véritable amant, c'est celui qui d'une légère caresse sur les cheveux, d'un simple sourire ou même d'un regard perdu dans le vague vous fait chavirer de bonheur.
Sans crier gare, l'amour fondit sur moi, m'enveloppa, me souleva dans les airs, me remit d'aplomb et je posai sur le monde un regard tout neuf, comme si je venais de naître.
« Hollywood est un endroit où on vous paiera mille dollars pour un baiser et cinquante cents pour votre âme. »
— My Story, autobiographie publiée à titre posthume (traduit de l'anglais)
« Je n'ai jamais voulu être Marilyn, c'est arrivé, c'est tout. Marilyn est comme un voile que je porte sur Norma Jeane. »
— Propos rapportés dans la presse américaine, années 1950-1960 (traduit de l'anglais)
« D'abord, j'essaie de me prouver à moi-même que je suis une personne. Ensuite, peut-être, j'arriverai à me convaincre que je suis une actrice. »
— Autobiographie My Story, publiée à titre posthume (traduit de l'anglais)
« Un sex-symbol devient une chose. Et je déteste être une chose. Mais s'il faut que je sois le symbole de quelque chose, je préfère que ce soit le sexe plutôt que certaines autres choses dont on a fait des symboles. »
— Interview Life, 3 août 1962 (traduit de l'anglais)
Je ne veux pas être riche. Je veux être merveilleuse.
Un baiser est une gourmandise qui ne fait pas grossir.
J'aime les plaisanteries, mais je ne veux pas en être une.
Donner à une femme de belles chaussures et elle pourra conquérir le monde.
Je ne me soucie pas de vivre dans un monde d'hommes si je peux y être une femme.
Je pense qu'il est préférable d'être malheureux seul que malheureux avec quelqu'un.
C'est surtout lorsqu'ils trompent leur femme que les hommes se révèlent de parfaits amants.
La jalousie ? C'est comme le sel sur un steak. Il ne faut pas exagérer mais elle est indispensable.
Les hommes sont tous les mêmes. Seuls leurs visages sont différents pour qu'on puisse les distinguer.
Une carrière, c'est fantastique, mais on ne peut pas se blottir contre elle la nuit quand on a froid.
Je ne serai satisfaite que lorsque les gens voudront m'entendre chanter sans me regarder en même temps.
L'imperfection est beauté, la folie est génie et il vaut mieux être totalement ridicule que totalement ennuyeux.
Une carrière réussie est une chose merveilleuse mais on ne peut pas se pelotonner contre elle la nuit quand on a froid l'hiver.
J'ai toujours pensé que je n'étais personne. Et la seule façon pour moi de devenir quelqu'un... et bien c'est d'être quelqu'un d'autre !
Avant le mariage, une femme doit faire l'amour à un homme pour le retenir. Après le mariage, elle doit le retenir pour lui faire l'amour...
Je n'appartiens qu'au public et au monde. Non pas parce que je suis talentueuse ou jolie, mais parce que je n'ai jamais appartenu à personne.
A Hollywood la vertu d'une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure. On vous juge sur votre apparence, et pas sur ce que vous êtes.
Les femmes ont à leur disposition deux armes terribles : le fard et les larmes. Heureusement pour les hommes elles ne peuvent pas s'en servir en même temps.
J'ai l'impression que tout ce qui m'arrive concerne quelqu'un d'autre, tout près de moi. J'entends, je sens ce qui se passe, mais ce n'est pas vraiment moi.
Le véritable amant, c'est celui qui d'une légère caresse sur les cheveux, d'un simple sourire ou même d'un regard perdu dans le vague vous fait chavirer de bonheur.
Sans crier gare, l'amour fondit sur moi, m'enveloppa, me souleva dans les airs, me remit d'aplomb et je posai sur le monde un regard tout neuf, comme si je venais de naître.