Ces femmes ont été les visages de la télévision française pendant plus de quarante ans, de Jacqueline Joubert, première speakerine officielle en 1949, à Denise Fabre, présente jusqu'à la disparition du métier en 1992. Entre les deux, des dizaines de parcours : des concours de recrutement impitoyables, un métier exigeant souvent méconnu, des reconversions parfois si réussies qu'on a oublié leur point de départ, et des anecdotes qui disent tout de cette époque incroyable de la télévision. Découvrez ci-dessous toutes les speakerines de notre base, leurs biographies, puis lisez l'article complet pour comprendre l'histoire de ce métier particulier, symbole pour plusieurs générations.
Catégorie, nationalité, genre, âge, année : combinez les filtres.
"Bonjour mesdames, bonjour mesdemoiselles, bonjour messieurs. Les grands et les petits trouveront certainement aujourd'hui un programme à leur convenance."
Nous sommes le 25 mai 1949. Moins de 300 foyers français possèdent un poste de télévision. Et pour les plus chanceux, le visage d'une femme en noir et blanc se présente à l'écran. Jacqueline Joubert vient de prononcer les premières paroles d'une speakerine française.
Elle ouvre la voie à des dizaines d'autres après elle en intervenant plusieurs fois dans la journée, en alternance avec Arlette Accart, pour présenter le programme du jour. Dans une France qui ne connaît qu'une chaîne, puis deux, toutes publiques, toutes sous tutelle de l'État, elle est le seul lien humain et quotidien entre la chaîne et son public. La RTF en 1949, l'ORTF en 1964, TF1 et Antenne 2 en 1975, la privatisation de TF1 en 1987 : à chaque bouleversement du paysage audiovisuel, les speakerines sont là.
Nombre d'entre elles ont marqué la télévision française et nos mémoires. Voici leur histoire, et celle d'un métier qui n'existe plus.
Être retenue comme speakerine, c'était devenir l'ambassadrice quotidienne d'une chaîne devant des millions de téléspectateurs. Ce visage que les Français voyaient plusieurs fois par jour, été comme hiver, en semaine comme le dimanche, devait incarner à la fois l'élégance, la proximité et le sérieux. Les chaînes n'avaient aucune indulgence sur ce point : une mauvaise prestation, un lapsus, une tenue inadaptée, et c'est l'image de toute la chaîne qui en pâtissait.
Le recrutement était à la hauteur de ces exigences. Diction irréprochable, aisance en direct, mémoire, présence à l'image : les concours étaient souvent très compétitifs. En 1964, quand l'ORTF cherche trois speakerines pour lancer sa deuxième chaîne, plus de 800 jeunes femmes se présentent. Trois sont retenues : Denise Fabre, Renée Legrand et Michèle Demai.
Jacqueline Joubert (speakerine de 1949 à 1957, RTF puis ORTF) avait été engagée sur un test resté dans les mémoires. Pour prouver sa diction, elle dut prononcer sans faute "Rachmaninoff, anticonstitutionnellement, Nabuchodonosor, Yehudi Menuhin et Épaminondas." Elle s'en sortit parfaitement, fut engagée le 3 mai 1949 et présenta les programmes pour la première fois le 25 mai, aux côtés d'Arlette Accart. Deux femmes, une chaîne, quelques centaines de postes de télévision en France.
Catherine Langeais (speakerine de 1949 à 1975, RTF puis ORTF), de son vrai nom Marie-Louise Terrasse, arrive la même année. Surnommée "la fiancée des Français", elle devient rapidement la speakerine la plus populaire du pays, présente sur les deux chaînes de l'ORTF pendant vingt-six ans. C'est elle qui, le 5 janvier 1975, clôture avec émotion les émissions de la première chaîne ORTF, remplacée le lendemain par TF1. Ce que le public ignore alors : elle souffre d'une sclérose en plaques diagnostiquée en cours de carrière, qu'elle choisit de cacher et de continuer à travailler malgré tout.
Jacqueline Caurat (speakerine de 1953 à 1983, RTF puis ORTF) entre à la RTF à 25 ans grâce au couronnement d'Elizabeth II. Née en Grande-Bretagne, elle est d'abord recrutée pour traduire la cérémonie en voix off. C'est après ce test concluant qu'on lui propose d'être à l'image. Elle commence par les émissions scolaires et enfantines, n'apparaissant devant la caméra pour la première fois que trois ans plus tard, quand Jacqueline Joubert quitte le poste. "Je n'ai jamais eu l'impression de m'adresser à des spectateurs, mais à des amis", dira-t-elle des décennies plus tard. (TV5Monde, interview Patrick Simonin, décembre 2018)
Jacqueline Huet (speakerine de 1958 à 1975, ORTF) doit son entrée dans le métier à une décision prise en quelques secondes. En 1958, alors qu'elle se rend à son émission jeunesse dans les couloirs de la rue Cognacq-Jay, elle apprend qu'un concours de speakerine a lieu ce jour-là. Elle s'y présente à la dernière seconde, l'emporte devant Anne-Marie Peysson, et devient l'une des figures les plus populaires de l'ORTF. Sa beauté spectaculaire lui vaut d'emblée une réputation à part dans le milieu : couvertures de Paris-Match, Jours de France, Elle, et un courrier de téléspectateurs très différent de celui de ses consœurs.
Danièle Gilbert (speakerine de 1964 à 1967, ORTF Auvergne) entre dans le métier presque par hasard. Elle fait du théâtre amateur à Clermont-Ferrand pour vaincre sa timidité quand, un jour, la station locale a besoin d'une remplaçante. On lui fait passer des essais parce qu'elle est là. Elle est retenue. L'INA a archivé cette séquence sous le nom de "Bal des speakerines", une appellation que Gilbert elle-même a toujours contestée. (archive INA, 31 octobre 1964) Trois ans plus tard, en 1967, elle présente sa première émission nationale. Elle ne reviendra jamais au pupitre de speakerine.
Denise Fabre (speakerine de 1964 à 1992, ORTF puis TF1) arrive à la deuxième chaîne ORTF après ses débuts à Télé Monte Carlo. Choisie parmi plus de 800 candidates, elle apporte quelque chose de nouveau : une jovialité méridionale, des yeux verts, et des fous rires qui lui valent plusieurs mises à pied mais font aussi les délices des téléspectateurs. Elle sera la dernière grande speakerine de TF1, présente à l'antenne jusqu'en 1992.
Évelyne Leclercq (speakerine de 1969 à 1989, ORTF Nice puis TF1) débute à 17 ans et demi comme speakerine régionale sur l'ORTF Côte d'Azur, avant de rejoindre TF1 dès le 6 janvier 1975, le premier jour de la chaîne.
"Je ne peux même pas lire un bon roman. Il faut que je sois toujours sur le qui-vive. Je suis présente en permanence de 13h30 à 19h, ou de 19h à minuit suivant les roulements, pour intervenir 2 minutes toutes les heures à peu près. Mais on ne sait jamais, le film peut casser, un émetteur peut tomber en panne... Alors, il faut que je sois là pour rassurer les téléspectateurs."
Ces mots sont de Dorothée, en 1977, lors de ses débuts comme speakerine sur Antenne 2. Ils décrivent mieux que n'importe quelle définition ce qu'était réellement ce travail : une permanence discrète, un filet de sécurité humain tendu en permanence entre la chaîne et ses téléspectateurs.
Derrière l'image soignée et souriante, les conditions de travail étaient spartiales. Jacqueline Caurat, qui officia de 1953 à 1983, en a décrit les coulisses dans une interview accordée à Pierre Tchernia en 1957 : un studio minuscule, sans maquilleuse, sans cameraman. Les speakerines se maquillaient seules devant un grand miroir, dans la pièce même où elles allaient ensuite parler à l'antenne. Elles se cadraient elles-mêmes en regardant leur moniteur de contrôle. Un interphone leur permettait de communiquer avec la régie, un haut-parleur encastré dans le mur leur renvoyait les réponses. Pas d'oreillette. Sur la table, une grande feuille : le conducteur de programmes, avec les horaires de toutes les émissions du jour. "À moi de les présenter aux téléspectateurs de façon agréable", résumait-elle. (INA, émission Répondez monsieur X, 1957)
Le métier exigeait une discipline de fer. Diction parfaite, voix claire, capacité à mémoriser rapidement un texte et à le restituer avec naturel. Une tenue élégante, imposée. Au début, les speakerines étaient filmées uniquement en buste, assises sur une chaise, ce qui leur valut le surnom peu flatteur de "femmes-troncs". Les journées étaient longues, de 9h du matin jusqu'après 23h, week-ends et jours fériés inclus.
Mais la vraie difficulté du métier n'était pas dans les annonces préparées. C'était dans l'imprévu. Les pannes techniques, les films qui "cassaient", les émissions décalées, les incidents de régie. La speakerine devait alors occuper l'antenne seule, sans filet, parfois pendant de longues minutes, avec pour seule ressource son sang-froid et sa capacité d'improvisation.
"Sous la lumière des projecteurs, on ne peut pas différencier midi de minuit", notait Caurat. Elle ajoutait, avec la lucidité de quelqu'un qui avait vécu trente ans dans ce studio exigu : "Je n'ai jamais eu l'impression de m'adresser à des spectateurs, mais à des amis." (TV5Monde, interview Patrick Simonin, décembre 2018)
C'est précisément cette intimité, construite soir après soir dans un pays qui ne comptait au départ que quelques centaines de postes de télévision, qui donnait au métier sa dimension particulière. La speakerine n'était pas une présentatrice au sens moderne du terme. Elle était une présence, quotidienne et rassurante, dans les foyers français.
Pour la grande majorité des speakerines, le pupitre n'était pas une destination. C'était une porte d'entrée.
Jacqueline Joubert (speakerine de 1949 à 1957, RTF) en est l'exemple le plus frappant. Elle est la première speakerine officielle de la télévision française, et pourtant elle quitte le poste au bout de huit ans seulement, bien avant que le métier n'atteigne son âge d'or. Elle anime, produit, réalise. Dans les années 1970, elle prend la tête de l'unité jeunesse d'Antenne 2 et lance Récré A2. C'est elle qui, en 1971, avait remarqué une jeune inconnue dans un concours de théâtre amateur à Paris, et lui avait donné ses premiers pas à la télévision deux ans plus tard : Frédérique Hoschedé, qui deviendra Dorothée. De première speakerine à découvreuse de talents, Joubert aura traversé quarante ans de télévision française sans jamais se laisser enfermer dans un rôle.
Anne-Marie Peysson (speakerine de 1954 à 1968, RTF puis ORTF) suit une trajectoire similaire. Après quatorze ans à l'antenne, elle quitte la télévision pour la radio et devient l'une des grandes voix de RTL, notamment avec Stop ou encore et Parlez-moi d'amour. Le visage de la chaîne est devenu une voix familière de millions d'auditeurs.
Évelyne Leclercq (speakerine de 1969 à 1989, ORTF Nice puis TF1) incarne une autre forme de tremplin : celui vers la notoriété populaire. Repérée par hasard à 17 ans lors d'un reportage télévisé à Nice, elle devient la plus jeune speakerine de France. Elle se souviendra toujours de ce premier direct : "On a dû demander à mon papa l'autorisation. Ça a été le plus gros trac de ma vie." (RTS, décembre 2025) Vingt ans plus tard, c'est Tournez Manège qui lui donne sa place dans la mémoire collective.
De 1985 à 1993, Évelyne Leclercq, Simone Garnier (speakerine dès 1954, RTF Lyon puis nationale) et Fabienne Égal (speakerine de 1976 à 1992, TF1) forment le trio de Tournez Manège. Chacune avait son rôle : Leclercq assurait le lien, Égal gérait les célibataires, Garnier les couples. Trois anciennes speakerines, trois trajectoires différentes, réunies dans une émission qui restera l'une des plus regardées de la mi-journée française. "C'était énorme mais on se marrait. C'est une émission qui a plu parce qu'on était vraiment des amis", se souvenait Leclercq. (Le Parisien, septembre 2025)
Cette amitié a duré bien au-delà de l'émission. Leclercq est décédée le 30 décembre 2025 à Grasse, des suites d'un cancer. Fabienne Égal a écrit sur Facebook : "Nous étions très proches, toujours là l'une pour l'autre dans les moments forts de nos vies." (Facebook, Fabienne Égal, 31 décembre 2025)
Après Tournez Manège, Égal se reconvertit dans le media training et enseigne la prise de parole en public à l'université Paris-Dauphine. La speakerine était devenue formatrice de ceux qui parlent en public. La boucle était bouclée.
Il y a une ironie dans le parcours de certaines speakerines : elles ont si bien réussi leur reconversion que le grand public a complètement oublié leur point de départ. Mentionnez leur nom aujourd'hui, personne ne pense "speakerine".
Évelyne Dhéliat (speakerine de 1969 à 1992, ORTF puis TF1) est l'exemple le plus saisissant. Trente ans de météo sur TF1 ont recouvert vingt ans de speakerine. Pourtant c'est bien comme speakerine qu'elle commence, dès le 15 mars 1969 sur la première chaîne de l'ORTF. En novembre 1985, elle reçoit le 7 d'or de la meilleure speakerine. Six ans plus tard, elle candidate spontanément pour succéder à Michel Cardoze à la présentation de la météo, s'entraîne tout le mois d'août 1992 avec Alain Gillot-Pétré, et présente sa première météo le 22 septembre 1992. Présentatrice météo préférée des Français en 2011, Légion d'honneur en 2017, directrice du service météo de TF1 puis de LCI : la speakerine est devenue institution.
Dorothée (speakerine du 1er avril 1977 à juillet 1983, Antenne 2) a fait de sa période speakerine un chapitre si discret que même ses fans les plus inconditionnels l'ignorent souvent. Pourtant elle y passe six ans, intervenant quotidiennement entre les programmes. Elle décrit elle-même le métier en 1977 : "Je suis présente en permanence de 13h30 à 19h, ou de 19h à minuit suivant les roulements, pour intervenir 2 minutes toutes les heures à peu près. Mais on ne sait jamais, le film peut casser, un émetteur peut tomber en panne... Alors, il faut que je sois là pour rassurer les téléspectateurs." (Télé Star, 1977) En 1978, elle anime Récré A2 en parallèle de ses annonces. En 1987, elle rejoint TF1 et lance Le Club Dorothée. Seize albums, dix-sept millions de disques vendus, cinquante-huit fois Bercy entre 1990 et 1996. La speakerine d'Antenne 2 est devenue la reine de l'enfance d'une génération entière.
Marie-Ange Nardi (speakerine de 1983 à 1991, FR3 Marseille puis Antenne 2) est peut-être celle dont la métamorphose est la plus complète. Elle arrive dans le métier à 22 ans pour financer ses études de psychologie, sélectionnée parmi 200 candidates sur FR3 Provence Méditerranée. Sa première apparition identifiée date du 11 octobre 1983. En 1988, elle décroche le 7 d'or de la meilleure speakerine. Puis viennent Pyramide avec Patrice Laffont, Qui est qui, et Téléshopping sur TF1 jusqu'à l'arrêt de l'émission le 31 décembre 2025. Quarante ans de carrière télévisuelle, et la speakerine a disparu derrière l'animatrice.
Ces trois trajectoires ont un point commun : le poste de speakerine leur a donné une visibilité nationale, une aisance face à la caméra, une légitimité professionnelle. Elles s'en sont servies comme d'un tremplin, si efficacement qu'elles ont elles-mêmes contribué à en effacer le souvenir.
La télévision des débuts était une aventure permanente. Pas de magnétoscope, pas de programme de secours, tout en direct. Les speakerines étaient en première ligne.
Un soir, une panne technique particulièrement longue contraint Jacqueline Joubert à improviser seule face à la caméra. Après avoir récité tous les poèmes qu'elle connaît par coeur, elle a une idée : inviter les téléspectateurs à appeler la chaîne pour faire dédicacer des disques. Le standard de Cognacq-Jay, prévu pour quatre ou cinq appels, fond littéralement. Elle reçoit un blâme du ministère des Télécommunications. (INA / France Bleu, juin 2021)
Jacqueline Joubert travaillait au milieu du studio, sans cabine séparée, attendant son heure entre les émissions. Elle avait pris l'habitude de se déchausser. Pierre Tchernia et ses collègues en profitaient pour venir lui chatouiller la plante des pieds pendant qu'elle était en direct face à la caméra. Elle devait rester parfaitement impassible. (archive INA, témoignage de Jacqueline Joubert)
Le 22 novembre 1963, le journal télévisé de 20h vient de se terminer. Les journalistes sont partis. Ceux du journal de minuit ne sont pas encore arrivés. Jacqueline Caurat est seule dans le studio des speakerines quand la direction lui demande d'annoncer immédiatement l'assassinat du président Kennedy. "J'ai annoncé, bouleversée comme tout le monde pouvait l'être. J'ai fait ce que j'ai pu. Et c'est donc moi qui ai annoncé à la France entière que le président avait été assassiné." (TV5Monde, interview Patrick Simonin, décembre 2018)
Denise Fabre était connue pour ses fous rires incontrôlables à l'antenne, notamment avec le prestidigitateur Garcimore dont les tours ratés la faisaient systématiquement craquer. Dans un contexte de travail très rigide, ces fous rires lui ont valu plusieurs mises à pied. Ils font encore les délices des bêtisiers aujourd'hui. (archives TF1 / INA)
Février 1969. Évelyne Leclercq a 17 ans et demi. Une équipe de télévision régionale la filme par hasard lors d'un congrès à Nice. Le directeur de l'ORTF-Nice la remarque et lui demande de venir faire des essais le lendemain. Elle est aussitôt engagée. "On a dû demander à mon papa l'autorisation. Ça a été le plus gros trac de ma vie", se souvenait-elle. Elle deviendra la plus jeune speakerine de France. (RTS, décembre 2025)
Le 12 janvier 1992, TF1 diffuse la dernière annonce de programme assurée en direct par une speakerine. C'est la fin officielle d'un métier qui avait duré quarante-trois ans sur la chaîne.
Antenne 2 suit en 1992, France 3 en 1993. La multiplication des chaînes, la course à la rentabilité, et l'arrivée des bandes-annonces pré-enregistrées ont rendu le poste obsolète. Pas de licenciements collectifs, pas de cérémonie d'adieu. Le métier s'éteint simplement, absorbé par la modernisation du paysage audiovisuel.
En France, il n'existe plus aujourd'hui de speakerine sur les grandes chaînes nationales. En Suisse, la RTS a maintenu le poste jusqu'en septembre 2012. Ailleurs, le mouvement a été identique : la BBC britannique, qui avait inventé le rôle, y a mis fin dans les années 1990.
Les speakerines ont souvent ouvert la voie à d'autres carrières télévisuelles à découvrir sur notre site : certaines sont devenues présentatrices météo, d'autres ont animé des jeux télévisés qui ont marqué leur époque.
Et pour finir cet article, nous ne pouvions pas ne pas citer Jacqueline Joubert et son célèbre : "Et maintenant, faites de beaux rêves."