Comédienne au talent de métamorphose saisissant, Dominique de Lacoste a marqué l'histoire de l'humour français en incarnant la mythique Gisèle. Au-delà du duo Les Vamps, elle incarne une figure de résilience artistique, capable de transformer les ruptures professionnelles et les cycles de vie en nouveaux élans créatifs.
Après l'abandon d'études de droit entamées à Nanterre et Malakoff, Dominique de Lacoste s'oriente vers l'animation socio-culturelle à Vincennes avant de rejoindre la compagnie théâtrale La Chignole en 1984. C'est au sein de cette troupe qu'elle rencontre Nicole Avezard, sa future partenaire de scène, avec qui elle imagine d'abord les personnages de Praline et Berlingote. En 1988, la création du duo Les Vamps propulse Dominique de Lacoste sur le devant de la scène nationale. Sous les traits de Gisèle Rouleau, personnage acariâtre habillé en ménagère des années 1950, elle connaît une consécration à l'Olympia en 1991 avec le spectacle Autant en emportent les Vamps. Cette collaboration historique, produite par des structures comme L'Agence des Artistes, s'installe comme une référence de l'humour populaire, marquant plusieurs générations par des caricatures sociales féroces, avant qu'une lassitude et l'impression de ne plus pouvoir quitter le costume n'imposent une pause majeure dès 2009.
Le duo subit plusieurs ruptures, souvent initiées par Nicole Avezard, avant de se séparer définitivement. En décembre 2025, un entretien émouvant accordé à Mireille Dumas pour la chaîne YouTube de l'INA permet à Dominique de Lacoste de revenir sur cette fin de collaboration. Elle y explique que sa partenaire a souhaité stopper leur duo à trois reprises pour se consacrer à d'autres projets comme la peinture ou l'éducation de ses enfants, utilisant parfois l'excuse de la maternité alors que les deux comédiennes ont mené de front leur carrière et l'éducation de leurs enfants adoptifs. Dominique de Lacoste analyse ce divorce artistique avec philosophie, comparant leur binôme à un vieux couple qui finit par se séparer après vingt-cinq ans de vie commune. En 2026, l'actualité de la comédienne reste centrée sur la tournée nationale du spectacle Vamp Privée.com, où son personnage de Gisèle affronte seule la solitude en maison de retraite et la quête d'un nouveau mari, savourant désormais une indépendance artistique retrouvée.
Originaire de Villefranche-sur-Saône, Dominique de Lacoste grandit dans une famille de la bourgeoisie lyonnaise au sein d'une fratrie de trois frères. Fille d'un officier de carrière et d'une mère au foyer, elle reçoit une éducation classique et structurée qui forge son indépendance et lui sert de modèle pour la rigidité de son personnage de scène. Sur le plan personnel, elle est aujourd'hui divorcée et affirme profiter pleinement de sa liberté. Elle est la mère d'un fils, qu'elle appelle son petit prince et qu'elle a adopté au Guatemala à l'âge de seize mois, alors qu'elle-même avait 44 ans. Cette maternité constitue le pilier de son existence privée. Elle cultive une discrétion absolue concernant son entourage familial, séparant strictement son identité réelle de l'exubérance de ses personnages publics, tout en utilisant sa résidence secondaire pour se ressourcer loin de l'agitation médiatique parisienne.
Sur le plan des engagements, Dominique de Lacoste entretient une amitié de plus de quarante ans avec son ancienne partenaire Nicole Avezard, malgré leur séparation professionnelle et le fait que cette dernière ait repris le concept des Vamps avec Isabelle Chenu. Elle analyse leur relation avec recul : on était comme un vieux couple, on ne reste pas forcément ensemble toute sa vie. Son cercle amical compte également des personnalités comme Thierry Beccaro, avec qui elle a partagé l'affiche au théâtre, ou Macha Méril. En 2026, elle soutient la visibilité des problématiques liées aux personnes âgées isolées, une thématique qu'elle explore avec tendresse dans ses spectacles. Ses convictions l'orientent vers une présence médiatique bienveillante, partageant son expérience du rythme comique lors de diverses interventions. Elle privilégie un mode de vie équilibré, entre ses projets artistiques à Paris et ses périodes de retrait en zone rurale, où elle pratique le jardinage avec passion.
Dominique de Lacoste partage son temps entre la région parisienne, centre de ses activités professionnelles, et le calme de la province française. Très attachée à ses racines lyonnaises, elle manifeste un intérêt constant pour les tournées dans les zones rurales où elle retrouve un public fidèle et authentique. Sa résidence secondaire constitue son lieu de prédilection pour le repos, lui permettant de se détacher des exigences de la vie médiatique et de cultiver sa passion pour la nature, le jardinage et son indépendance retrouvée.
Dominique de Lacoste a confié qu'en 2009, elle et sa partenaire avaient l'impression de ne plus quitter leur costume, le succès des Vamps finissant par empiéter sur leur identité propre et leur temps personnel au point de devenir étouffant.
L'humoriste a ressenti une sensation étrange en voyant sa partenaire historique reprendre le costume de Lucienne avec une autre comédienne, Isabelle Chenu, avouant que cela lui avait fait drôle sans pour autant nourrir de ressentiment durable.
Elle a révélé lors de l'émission Chez Jordan que Nicole Avezard avait utilisé le souhait d'avoir un enfant comme première excuse pour arrêter le duo, alors que les deux comédiennes ont finalement adopté leurs enfants tout en travaillant.
Pour l'humoriste, le personnage de Gisèle est une parenthèse exubérante. Une fois le foulard et les lunettes retirés, elle apprécie de ne pas être reconnue, ce qui lui permet de mener une vie de femme simple, libre et autonome.