Journaliste et polémiste française reconnue, Élisabeth Lévy dirige la rédaction du magazine Causeur. Figure médiatique singulière, elle se distingue par ses prises de position tranchées sur la politique et la culture, intervenant régulièrement au sein des débats télévisés pour défendre une pensée souverainiste et anticonformiste.
Diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris, Élisabeth Lévy débute sa carrière au sein de l'Agence France-Presse avant de rejoindre la rédaction de L'Événement du jeudi. Elle collabore ensuite avec plusieurs titres majeurs de la presse française, notamment Marianne et Le Point. En 2002, la publication de son essai La France qu'on oublie marque un tournant dans sa trajectoire professionnelle, lui conférant une visibilité nationale accrue. Elle y développe une critique des élites et des médias, thématique qui devient centrale dans son travail journalistique ultérieur. Sa collaboration avec le philosophe Alain Finkielkraut dans l'émission Répliques sur France Culture contribue également à établir sa réputation d'intellectuelle engagée dans la défense de la culture française et de la laïcité.
En novembre 2007, elle cofonde le magazine Causeur avec l'historien Gil Mihaely, média dont elle assure la direction de la rédaction. Sous son impulsion, la publication se fait le relais de courants de pensée conservateurs et souverainistes. Parallèlement à ses activités de presse écrite, elle devient une chroniqueuse régulière à la radio et à la télévision. Depuis les années 2010, sa participation quotidienne à l'émission L'Heure des Pros sur CNews renforce son statut de figure incontournable du paysage audiovisuel français. En 2026, elle maintient sa ligne éditoriale axée sur la liberté d'expression et la critique du politiquement correct, tout en publiant régulièrement des éditoriaux analysant les évolutions sociétales et politiques de la France contemporaine.
Le 15 mai 2024, Élisabeth Lévy fait l'objet de vives critiques suite à des propos tenus sur le plateau de CNews concernant les statistiques ethniques et l'immigration. En 2021, une couverture de Causeur intitulée "Sortez-nous de ce corps", traitant du genre, suscite de vifs débats au sein des associations de défense des droits LGBTQ+. Par ailleurs, l'autorité de régulation de l'audiovisuel, l'Arcom, intervient à plusieurs reprises pour des séquences impliquant la journaliste, notamment concernant le respect du pluralisme et la tenue de propos jugés discriminatoires lors de débats en direct. Ces polémiques entraînent régulièrement des signalements de la part de téléspectateurs, sans toutefois interrompre sa présence médiatique régulière.
1964 : Naissance le 16 septembre à Marseille.
1986 : Obtention du diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris.
1992 : Entrée au service politique de L'Événement du jeudi.
2002 : Parution de l'ouvrage La France qu'on oublie.
2007 : Fondation du magazine Causeur et lancement du site internet.
2013 : Publication de La Gauche contre le réel chez Pygmalion.
2017 : Début de sa collaboration régulière avec la chaîne CNews.
2021 : Sortie de l'essai Les Rien-pensants aux éditions de l'Observatoire.
2026 : Poursuite de la direction de Causeur et présence télévisuelle.
Élisabeth Lévy naît à Marseille dans une famille juive séfarade originaire du Maroc. Son père, Lazare Lévy, exerce la profession de pharmacien tandis que sa mère est médecin généraliste. Elle grandit dans un environnement intellectuel stimulant, marqué par l'importance accordée aux études et au débat d'idées. Bien que discrète sur sa vie sentimentale privée, elle ne fait état d'aucune union matrimoniale officielle ni de descendance directe. Son éducation marseillaise et ses racines familiales influencent son attachement à un modèle d'intégration républicaine qu'elle défend régulièrement dans ses écrits, citant souvent l'exemple de ses parents comme modèle d'assimilation réussie.
Au sein du milieu parisien, elle entretient des liens d'amitié avec plusieurs figures intellectuelles, dont le philosophe Alain Finkielkraut et l'écrivain Jean-Paul Enthoven. Ses engagements se manifestent principalement par son soutien à la liberté de la presse et son opposition farouche à ce qu'elle nomme le néo-féminisme. Passionnée de littérature classique et de cinéma, elle consacre une partie de son temps libre à la lecture d'essais historiques. Elle est également connue pour son engagement en faveur de la défense de la langue française, qu'elle considère comme un pilier de l'identité nationale. Sa vie sociale est étroitement liée au quartier de Montparnasse à Paris, où elle a ses habitudes.
Résidant à Paris depuis la fin de ses études, Élisabeth Lévy fréquente principalement le quartier du quatorzième arrondissement. Les bureaux de la rédaction de Causeur, situés dans le centre de la capitale, constituent son principal lieu de travail quotidien. Pour ses congés, elle privilégie les séjours dans le sud de la France, conservant un lien fort avec la région méditerranéenne de son enfance.
Élisabeth Lévy est connue pour sa consommation régulière de cigarettes, une habitude qu'elle ne cache pas, même lors de ses interventions médiatiques hors plateau. Elle revendique ce trait comme une forme de résistance personnelle aux normes de santé publique actuelles.
Lors des enregistrements en direct, il n'est pas rare que son téléphone portable sonne bruyamment. Cet incident récurrent est devenu un sujet de plaisanterie récurrent entre elle et l'animateur Pascal Praud, soulignant son rapport parfois conflictuel avec la technologie moderne.
La journaliste collectionne les dictionnaires anciens et les ouvrages de grammaire. Cette passion pour l'étymologie et la structure de la langue française se reflète souvent dans sa manière de déconstruire les arguments de ses contradicteurs lors des débats télévisés enflammés.
Fidèle à ses habitudes, elle refuse d'utiliser les réseaux sociaux de manière personnelle. Elle délègue la gestion de sa présence numérique aux équipes de Causeur, préférant les échanges directs et les formats longs de la presse écrite traditionnelle.
En plaçant la parole publique sous étroite surveillance, ce n'est pas le racisme qu'on va criminaliser, mais la divergence.
En plaçant la parole publique sous étroite surveillance, ce n'est pas le racisme qu'on va criminaliser, mais la divergence.