Né à Ajaccio le 15 août 1769, Napoléon Ier est le premier empereur des Français, qui a régné de 1804 à 1814 puis durant les Cent-Jours en 1815. Général sorti de la Révolution, il a refondé l'État français par le Code civil, étendu son empire sur l'Europe et fini exilé à Sainte-Hélène.
Second enfant de Charles Bonaparte et de Letizia Ramolino, Napoléon Bonaparte quitte la Corse à neuf ans pour le collège d'Autun puis l'école militaire de Brienne. Il sort de l'École militaire de Paris en 1785 comme lieutenant d'artillerie, à la 42e place sur 58. La Révolution lui ouvre une carrière fulgurante : il s'illustre au siège de Toulon en 1793 sous les ordres de Dugommier, est nommé général de brigade, puis prend le commandement de l'armée d'Italie en 1796 où il enchaîne les victoires contre les Autrichiens. Il épouse Joséphine de Beauharnais le 9 mars 1796, quelques jours avant son départ. La campagne d'Égypte de 1798-1799, mêlant exploits militaires et expédition scientifique, est interrompue par la destruction de la flotte par l'amiral Nelson à Aboukir. Rentré seul en France, il renverse le Directoire le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) avec l'appui de son frère Lucien Bonaparte et devient Premier consul.
Premier consul puis consul à vie, il fait proclamer l'Empire le 18 mai 1804 et se fait sacrer le 2 décembre 1804 à Notre-Dame de Paris en présence du pape Pie VII. Il fonde durablement les institutions françaises : Code civil promulgué le 21 mars 1804, Banque de France, préfets, lycées, Conseil d'État, Légion d'honneur instituée le 19 mai 1802. À la tête de la Grande Armée, il bat les coalisés austro-russes à Austerlitz le 2 décembre 1805, écrase la Prusse à Iéna en 1806, signe avec le tsar Alexandre Ier le traité de Tilsit en 1807. Marié en secondes noces à Marie-Louise d'Autriche en 1810, il a un fils, Napoléon II, dit l'Aiglon. La campagne de Russie de 1812 marque le point de bascule : la retraite ouvre la voie à la chute, à l'abdication d'avril 1814 et à l'exil sur l'île d'Elbe.
Le 20 mai 1802, Bonaparte fait adopter une loi maintenant l'esclavage dans les colonies restituées par le traité d'Amiens. L'arrêté consulaire du 16 juillet 1802 le rétablit en Guadeloupe, suivi par celui du 7 décembre 1802 pour la Guyane. C'est le seul cas dans l'histoire d'un État rétablissant l'esclavage après l'avoir aboli en 1794. L'expédition envoyée à Saint-Domingue sous le commandement du général Leclerc, beau-frère de Napoléon, conduit à l'arrestation et à la déportation de Toussaint Louverture, mort au fort de Joux en 1803, et à la répression menée par Antoine Richepance contre les insurgés guadeloupéens dirigés par Louis Delgrès. Un arrêté du 2 juillet 1802 interdit l'entrée des « Noirs et gens de couleur » sur le territoire métropolitain. Napoléon abolit la traite par décret le 29 mars 1815, durant les Cent-Jours, sans rétablir la liberté des esclaves.
1769 : naissance le 15 août à Ajaccio
1779 : entrée au collège militaire de Brienne
1785 : sortie de l'École militaire de Paris, lieutenant d'artillerie
1793 : siège de Toulon, promotion au grade de général de brigade
1796 : mariage avec Joséphine de Beauharnais le 9 mars, campagne d'Italie
1798 : campagne d'Égypte, bataille des Pyramides
1799 : coup d'État du 18 brumaire, Premier consul
1802 : rétablissement de l'esclavage et création de la Légion d'honneur
1804 : promulgation du Code civil le 21 mars, sacre impérial le 2 décembre
1805 : victoire d'Austerlitz le 2 décembre
1810 : mariage avec Marie-Louise d'Autriche
1811 : naissance du roi de Rome, Napoléon II
1812 : campagne de Russie et retraite
1814 : première abdication, exil à l'île d'Elbe
1815 : Cent-Jours, défaite de Waterloo le 18 juin, exil à Sainte-Hélène
1821 : décès le 5 mai à Longwood
Napoléon Bonaparte est le second des huit enfants survivants de Charles Bonaparte, avocat et représentant de la noblesse corse aux États généraux, et de Letizia Ramolino. Il a pour frères et sœurs Joseph, Lucien, Élisa, Louis, Pauline, Caroline et Jérôme, qu'il placera sur les trônes d'Europe. Formé à Autun, Brienne et à l'École militaire de Paris, il épouse à Paris le 9 mars 1796 Joséphine de Beauharnais, veuve du général Alexandre de Beauharnais guillotiné sous la Terreur, et belle-mère de Hortense de Beauharnais et d'Eugène de Beauharnais qu'il adopte. Le divorce est prononcé en décembre 1809. Il se remarie le 1er avril 1810 à Saint-Cloud avec l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche, fille de l'empereur François Ier d'Autriche.
De Marie-Louise naît le 20 mars 1811 son unique enfant légitime, Napoléon François Charles Joseph, titré roi de Rome. Il a deux fils naturels reconnus : Charles Léon Denuelle, né en 1806 d'Éléonore Denuelle de La Plaigne, et Alexandre Walewski, né en 1810 de la comtesse polonaise Marie Walewska. Lecteur passionné de Plutarque, Rousseau et Ossian, Napoléon entretient une correspondance abondante avec ses maréchaux et son entourage, dont Géraud Duroc, Louis-Alexandre Berthier, et son secrétaire Louis-Antoine de Bourrienne. Excommunié par Pie VII en 1809, il fonde l'Université impériale en 1808 et impose un catéchisme impérial dans les écoles.
Napoléon Ier meurt le 5 mai 1821 à 17 h 49 dans la maison de Longwood, sur l'île de Sainte-Hélène, où il était exilé depuis octobre 1815. La cause retenue par les rapports d'autopsie pratiqués le 6 mai 1821 par le docteur François Antommarchi et plusieurs médecins britanniques est un cancer de l'estomac avec ulcère perforé, conclusion confirmée par une étude internationale d'anatomopathologistes publiée pour le bicentenaire en 2021. La thèse d'un empoisonnement à l'arsenic, avancée en 1961 par le toxicologue suédois Sten Forshufvud, est rejetée par les historiens contemporains, dont Thierry Lentz et Jacques Macé. Sont présents au chevet le grand maréchal Henri-Gatien Bertrand, le comte Charles-Tristan de Montholon et le valet Louis-Joseph Marchand. Une cérémonie publique a lieu chaque 5 mai sur l'île, et aux Invalides à Paris.
Inhumé le 9 mai 1821 dans la vallée du Tombeau à Sainte-Hélène, son corps est rapatrié à Paris en 1840 sous Louis-Philippe à l'initiative d'Adolphe Thiers, lors du « retour des cendres ». Le sarcophage de quartzite rouge, conçu par l'architecte Louis Visconti, repose depuis sous le dôme de l'hôtel des Invalides.
1 - À Brienne, le jeune Napoléon, qui parle alors un français mêlé d'italien, est moqué par ses camarades pour son accent corse et son prénom « la-paille-au-nez ». Il s'y fait remarquer pour ses talents en mathématiques et son goût pour l'histoire ancienne, lisant Plutarque dès l'adolescence.
2 - Le surnom de « Petit Caporal » lui vient de la bataille du pont de Lodi en mai 1796, où ses soldats l'auraient symboliquement promu à ce grade après qu'il eut pointé lui-même les canons sous le feu autrichien.
3 - La statue installée en 1833 au sommet de la colonne Vendôme, le représentant en « Petit Caporal », a été fondue avec 16 canons d'Austerlitz retrouvés à l'arsenal de Metz, totalisant 3 349 kilos de bronze.
4 - Selon le Mémorial de Sainte-Hélène, Napoléon aurait déclaré au sujet du Code civil : « Ma vraie gloire n'est pas d'avoir gagné quarante batailles ; Waterloo effacera le souvenir de tant de victoires ; ce que rien n'effacera, ce qui vivra éternellement, c'est mon Code civil. »
5 - Lors de son sacre le 2 décembre 1804 à Notre-Dame, Napoléon prit lui-même la couronne des mains du pape Pie VII pour se la poser sur la tête, geste relevé sur la grande toile commandée à Jacques-Louis David, longue de plus de neuf mètres et exposée au Louvre.
- Métier(s) : militaire, homme d'État, empereur des Français
- Résidence principale : Paris (Tuileries, Saint-Cloud), Longwood lors de l'exil final
- Relations de couple : Joséphine de Beauharnais (1796-1809), Marie-Louise d'Autriche (1810-1821)
- Enfants : Napoléon II (1811), Charles Léon Denuelle (1806, naturel reconnu), Alexandre Walewski (1810, naturel reconnu)
- Distinctions : fondateur de l'ordre de la Légion d'honneur (1802), grand maître de l'ordre
« Un homme comme moi se soucie peu de la vie. »
— Propos rapportés par ses aides de camp, cités dans la Correspondance de Napoléon Ier
« Nous ne devons pas retirer la liberté à des hommes à qui nous l'avons donnée. »
— Propos rapporté en 1799-1800 lors des premières discussions sur l'esclavage, cité par la Fondation Napoléon (Thierry Lentz)
« Mon mariage m'a perdu, l'Autriche était devenue ma famille, j'ai posé le pied sur un abîme recouvert de fleurs. »
— Correspondance de Napoléon Ier, dictée à Sainte-Hélène, publiée 1858-1869
« Ma vraie gloire n'est pas d'avoir gagné quarante batailles ; Waterloo effacera le souvenir de tant de victoires ; ce que rien n'effacera, ce qui vivra éternellement, c'est mon Code civil. »
— Mémorial de Sainte-Hélène, Las Cases, 1823
On devient l'homme de son uniforme.
L’amour est une sottise faite à deux.
Qui sait flatter sait aussi calomnier.
Du sublime au ridicule, il n'y a qu'un pas.
L’avenir d’un enfant est l’œuvre de sa mère.
En amour, la seule victoire, c'est la fuite.
Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours.
Ce n’est pas possible ; cela n’est pas français.
L'homme n'est jamais si grand qu'à genoux devant Dieu.
Le vrai courage, c'est celui de trois heures du matin.
Le moyen d'être cru est de rendre la vérité incroyable.
On est toujours forcé de donner quelque chose au hasard.
La sévérité prévient plus de fautes qu'elle n'en réprime.
La répétition est la plus forte des figures de rhétorique.
On déjoue beaucoup de choses en feignant de ne pas les voir.
Il y a tant de lois qu'il n'y a personne exempt d'être pendu.
Une société sans religion est comme un vaisseau sans boussole.
Le meilleur moyen de tenir sa parole est de ne jamais la donner.
En guerre comme en amour, pour en finir, il faut se voir de près.
On gouverne mieux les hommes par leurs vices que par leurs vertus.
L'histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d'accord.
La bonne politique est de faire croire aux peuples qu’ils sont libres.
Les affaires interminables sont celles où il n'y a pas de difficultés.
La froideur est la plus grande qualité d'un homme destiné à commander.
L'art d'être tantôt très audacieux et tantôt très prudent est l'art de réussir.
Je sais, quand il le faut, quitter la peau du lion pour prendre celle du renard.
L'art de gouverner consiste à ne pas laisser vieillir les hommes dans leur poste.
Les hommes de génie sont des météores destinés à brûler pour éclairer leur siècle.
Le peuple est le même partout. Quand on dore ses fers, il ne hait pas la servitude.
Il faut toujours se réserver le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille.
Ce que je cherche avant tout, c’est la grandeur : ce qui est grand est toujours beau.
Les hommes sont comme les chiffres : ils n'acquièrent de valeur que par leur position.
Il y a plus de chances de rencontrer un bon souverain par l'hérédité que par l'élection.
Dans les révolutions, il y a deux sortes de gens : ceux qui les font et ceux qui en profitent.
Il faut des fêtes bruyantes aux populations, les sots aiment le bruit, et la multitude c'est les sots.
Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit.
« Un homme comme moi se soucie peu de la vie. »
— Propos rapportés par ses aides de camp, cités dans la Correspondance de Napoléon Ier
« Nous ne devons pas retirer la liberté à des hommes à qui nous l'avons donnée. »
— Propos rapporté en 1799-1800 lors des premières discussions sur l'esclavage, cité par la Fondation Napoléon (Thierry Lentz)
« Mon mariage m'a perdu, l'Autriche était devenue ma famille, j'ai posé le pied sur un abîme recouvert de fleurs. »
— Correspondance de Napoléon Ier, dictée à Sainte-Hélène, publiée 1858-1869
« Ma vraie gloire n'est pas d'avoir gagné quarante batailles ; Waterloo effacera le souvenir de tant de victoires ; ce que rien n'effacera, ce qui vivra éternellement, c'est mon Code civil. »
— Mémorial de Sainte-Hélène, Las Cases, 1823
On devient l'homme de son uniforme.
L’amour est une sottise faite à deux.
Qui sait flatter sait aussi calomnier.
Du sublime au ridicule, il n'y a qu'un pas.
L’avenir d’un enfant est l’œuvre de sa mère.
En amour, la seule victoire, c'est la fuite.
Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours.
Ce n’est pas possible ; cela n’est pas français.
L'homme n'est jamais si grand qu'à genoux devant Dieu.
Le vrai courage, c'est celui de trois heures du matin.
Le moyen d'être cru est de rendre la vérité incroyable.
On est toujours forcé de donner quelque chose au hasard.
La sévérité prévient plus de fautes qu'elle n'en réprime.
La répétition est la plus forte des figures de rhétorique.
On déjoue beaucoup de choses en feignant de ne pas les voir.
Il y a tant de lois qu'il n'y a personne exempt d'être pendu.
Une société sans religion est comme un vaisseau sans boussole.
Le meilleur moyen de tenir sa parole est de ne jamais la donner.
En guerre comme en amour, pour en finir, il faut se voir de près.
On gouverne mieux les hommes par leurs vices que par leurs vertus.
L'histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d'accord.
La bonne politique est de faire croire aux peuples qu’ils sont libres.
Les affaires interminables sont celles où il n'y a pas de difficultés.
La froideur est la plus grande qualité d'un homme destiné à commander.
L'art d'être tantôt très audacieux et tantôt très prudent est l'art de réussir.
Je sais, quand il le faut, quitter la peau du lion pour prendre celle du renard.
L'art de gouverner consiste à ne pas laisser vieillir les hommes dans leur poste.
Les hommes de génie sont des météores destinés à brûler pour éclairer leur siècle.
Le peuple est le même partout. Quand on dore ses fers, il ne hait pas la servitude.
Il faut toujours se réserver le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille.
Ce que je cherche avant tout, c’est la grandeur : ce qui est grand est toujours beau.
Les hommes sont comme les chiffres : ils n'acquièrent de valeur que par leur position.
Il y a plus de chances de rencontrer un bon souverain par l'hérédité que par l'élection.
Dans les révolutions, il y a deux sortes de gens : ceux qui les font et ceux qui en profitent.
Il faut des fêtes bruyantes aux populations, les sots aiment le bruit, et la multitude c'est les sots.
Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit.