Edgar Grospiron est un symbole de l'excellence du ski acrobatique français. Premier champion olympique de l'histoire de la discipline en 1992, ce spécialiste des bosses a marqué un tournant dans la reconnaissance médiatique d'un sport longtemps considéré comme marginal. Sa personnalité charismatique et son palmarès exceptionnel l'ont propulsé bien au-delà des pistes pour en faire un acteur influent du monde sportif et économique.
Né en 1969 à Lélex dans l'Ain, Edgar Grospiron découvre le ski dans le Jura avant que sa famille ne déménage dans le massif alpin en 1973, d'abord à Avoriaz puis à Morzine, avant de s'établir à Annecy-le-Vieux en 1978. Membre du club des sports de La Clusaz dès 1982, il décroche sa première sélection en équipe de France de ski acrobatique en 1986, à 17 ans. Son premier podium en coupe du monde arrive le 23 mars 1987 à La Clusaz, inaugurant une carrière fulgurante. Le jeune athlète tente d'abord de concilier ses ambitions sportives avec des études en BEP commerce, mais ses obligations d'entraînement rendent impossible cette double vie. Avec le soutien de ses parents, qui avaient négocié un aménagement du cycle de formation avec l'établissement scolaire, il choisit de se consacrer entièrement au ski après deux années de tentatives infructueuses.
L'ascension d'Edgar Grospiron est fulgurante. Aux Jeux olympiques de 1988 à Calgary, où le ski acrobatique figure encore comme sport de démonstration, il obtient la médaille de bronze. L'année suivante, il devient champion du monde des bosses lors des Championnats du monde de 1989 à Oberjoch, titre qu'il conserve en 1991 à Lake Placid. Entre 1990 et 1992, il domine le classement général de la coupe du monde des bosses pendant trois saisons consécutives. Mais c'est aux Jeux olympiques d'Albertville en 1992 que tout bascule. Devant plus de 20 000 spectateurs massés sur le stade de Tignes, Edgar Grospiron remporte la première médaille d'or olympique de l'histoire du ski acrobatique, devançant son compatriote Olivier Allamand. La France place trois skieurs dans les quatre premiers, et Edgar Grospiron devient instantanément une star nationale. Après sa finale victorieuse, il dévoile avec humour aux journalistes son régime alimentaire : une semaine vin rouge, une semaine vin blanc, déclaration qui fait le tour des médias et ancre son image de champion accessible et décalé.
Après l'euphorie d'Albertville, Edgar Grospiron est freiné par une blessure au genou qui le tient à l'écart d'une grande partie de la saison 1992-1993, dont les Championnats du monde d'Altenmarkt. Aux Jeux olympiques de Lillehammer en 1994, il vise l'or mais doit se contenter du bronze, une déception qui n'entache pas son palmarès. Il remporte néanmoins une nouvelle fois le classement général de la coupe du monde des bosses cette année-là, avant de clore sa carrière en 1995 sur un troisième titre de champion du monde à La Clusaz, à 26 ans. Il totalise 28 victoires en coupe du monde et quitte les pistes au sommet. Sa reconversion s'amorce dès 1996 dans le commentaire sportif pour France Télévisions, puis dans le conseil en entreprise. Convaincu que sport et management partagent un langage commun autour de la performance, du collectif et du dépassement de soi, il se forme auprès de cabinets de conseils en management et devient conférencier sur la motivation individuelle et collective. Depuis 2001, il a animé plus de 1000 conférences. Il cofonde également Wikane, cabinet de conseil en stratégie de croissance, et participe au lancement de roadoo-network, une start-up spécialisée dans les applications de motivation basées sur le challenge et la récompense.
Edgar Grospiron a épousé Nathalie Thévenet, notaire à Annecy, le 25 août 2011. De cette union naissent deux garçons, Henri le 27 octobre 2014 et Adrien le 17 février 2020. Avant son mariage, il a eu deux filles, Louison née en 1997 et Zoé née en 2000, issues d'une précédente relation. Domicilié à Annecy-le-Vieux, Edgar Grospiron reste profondément attaché aux Alpes et à la région qui l'a vu devenir champion. Passionné de montagne et de ski, il continue de pratiquer régulièrement les sports de plein air. Lors des élections municipales de 2008, il figure en dernière position sur la liste de son ami Bernard Accoyer, député maire sortant d'Annecy-le-Vieux et président de l'Assemblée nationale entre 2007 et 2012, témoignant d'un engagement discret dans la vie locale.
Edgar Grospiron consacre une partie importante de son temps à la transmission et à la promotion du sport auprès des jeunes. En 2017, il fonde l'association En Piste, dédiée au soutien des jeunes athlètes dans leur quête de podiums internationaux. Il conseille régulièrement l'équipe de France de ski freestyle, partageant son expérience olympique et ses stratégies de gestion du stress en compétition. Depuis 2010, il effectue des missions pour le mouvement olympique et a été l'un des ambassadeurs emblématiques de la candidature d'Annecy pour les Jeux olympiques d'hiver 2018, devenant même directeur général du comité de candidature en 2009 avant de démissionner en décembre 2010. En février 2025, il accède à la présidence du COJOP, le Comité d'organisation des Jeux olympiques d'hiver 2030, consacrant ainsi plusieurs décennies d'engagement au service du sport olympique. Parallèlement, il continue de collaborer avec l'équipementier Rossignol et de commenter pour France Télévisions les épreuves de ski de bosses lors des grands événements internationaux.
Edgar Grospiron est né à Lélex, petit village du Jura dans l'Ain, où il découvre le ski. En 1973, sa famille quitte le massif jurassien pour s'installer dans les Alpes, d'abord à Avoriaz puis à Morzine. En 1978, la famille s'établit à Annecy-le-Vieux, au bord du lac d'Annecy, ville où il réside encore aujourd'hui. C'est à Tignes qu'il remporte en 1992 la médaille d'or olympique devant un public déchaîné, un moment fondateur qui ancre définitivement ce lieu dans sa légende. Sa carrière le lie également à La Clusaz, où il rejoint le club des sports dès 1982 et où il remporte son dernier titre de champion du monde en 1995.