Fondateur de la collection de guides touristiques populaires, Philippe Gloaguen a transformé le voyage sac à dos en phénomène culturel avec le Guide du Routard depuis 1973, vendant des millions d'exemplaires annuels et cédant sa marque à Hachette Livre en 2025 pour assurer sa pérennité éditoriale.
Philippe Gloaguen entame son parcours après des études à l'École supérieure de commerce de Paris, où il côtoie Christophe de Margerie. En 1972, il part en Inde avec Michel Duval, prenant des notes qui inspirent le premier Guide du Routard, publié en 1973 après 19 refus d'éditeurs chez Gedalge. Destiné aux voyageurs modestes, le guide propose des adresses abordables et des anecdotes originales. Dès 1975, Hachette Livre reprend l'édition, boostant les ventes à des millions d'exemplaires. Gloaguen dépose seul la marque Routard et perçoit des droits d'auteur estimés à trois millions d'euros par an. Il rédige les encadrés historiques et culturels, influençant des générations de voyageurs. En 2006, il publie son autobiographie Une vie de routard coécrite avec Patrice Trapier chez Calmann-Lévy.
Au fil des décennies, le Guide du Routard s'étend à des centaines de destinations, intégrant des versions numériques via Routard.com. En 2023, pour les 50 ans, Gloaguen incarne son rôle dans un film promotionnel. En octobre 2025, à 74 ans, il cède la marque et 100 % de Cyberterre à Hachette Livre, prenant sa retraite tout en préservant l'identité baba-cool des origines. Les éditions 2025-2026 continuent de paraître. Ce transfert assure la continuité de la collection touristique française, avec 1,6 million d'exemplaires vendus en 2024.
En août 2001, Philippe Gloaguen accuse l'écrivain Michel Houellebecq d'écrire des propos dégradants contre la dignité des femmes dans son roman Plateforme, où le narrateur critique le Guide du Routard Thaïlande pour ses avertissements contre le tourisme sexuel. Gloaguen défend son guide comme opposé à la prostitution en Thaïlande, menant à un échange médiatique sans poursuites judiciaires.
1951 : Naissance à Suresnes dans les Hauts-de-Seine.
1959 : Premier voyage à Barcelone à 8 ans.
1964 : Road trip en Bretagne et Normandie à 13 ans.
1967 : Voyage en stop en Angleterre à 16 ans.
1972 : Voyage en Inde avec Michel Duval.
1973 : Fondation et publication du premier Guide du Routard.
1975 : Dépôt de la marque Routard et édition par Hachette Livre.
1989 : Traitement d'un cancer à l'hôpital de la Salpêtrière.
2006 : Publication de l'autobiographie Une vie de routard.
2013 : Célébration des 40 ans du Guide du Routard.
2023 : Cinquante ans du guide et apparition dans un film.
2025 : Vente de la marque Routard à Hachette Livre en octobre.
2025 : Prise de retraite à 74 ans.
2026 : Parution des éditions 2025-2026 des guides.
Philippe Gloaguen naît le 6 août 1951 à Suresnes, fils d'un père breton instituteur et d'une mère berrichonne assistante sociale. Il grandit en banlieue parisienne, fréquente un lycée à Paris et intègre une classe préparatoire aux écoles de commerce. Son enfance est marquée par des vacances à Douarnenez dans le manoir familial de sa tante. Il épouse Bénédicte Gloaguen. Le couple a deux fils, Adrien Gloaguen, hôtelier, et Clément Gloaguen. Il est grand-père de deux petits-enfants, dont Manon.
Parmi ses relations influentes, il est camarade de promotion de Christophe de Margerie à l'ESCP et cofonde le Routard avec Michel Duval. Il collabore avec Jean-François Bizot pour des articles dans Actuel. Engagé pour des voyages accessibles aux jeunes, il promeut un tourisme curieux et abordable. Passionné d'histoire médiévale et de jazz, il rédige des anecdotes culturelles pour les guides.
1 - À 13 ans, Philippe Gloaguen entame un road trip en Bretagne et Normandie avec son père et son cousin, forgeant son goût pour l'aventure qui inspire plus tard le Guide du Routard.
2 - Rejeté par 19 éditeurs en 1973, il publie finalement le premier guide chez Gedalge, marquant le début d'une collection vendue à des millions d'exemplaires.
3 - Le logo du marcheur sac à dos du Routard est inspiré de Gloaguen lui-même, dessiné par Jean Solé, symbolisant l'esprit baroudeur des origines.
4 - En 1989, lors d'un traitement contre un cancer à la Salpêtrière, il perd la foi chrétienne héritée de son éducation, un tournant personnel relaté dans son autobiographie.
5 - Malgré son mariage avec Bénédicte, le couple n'a jamais fait de voyage de noces, préférant les explorations familiales en Inde ou Floride avec leurs fils.
- Métier(s) : Écrivain, homme d'affaires, cofondateur de guides touristiques
- Résidence principale : Paris
- Relations de couple: Bénédicte Gloaguen
- Enfants : Adrien Gloaguen, Clément Gloaguen
- Distinctions : Aucune
Le voyage, c'est l'école de la vie, l'école de la tolérance.
Il faut voyager moins loin, moins souvent, mais mieux et plus longtemps.
Voyager, ce n'est pas seulement voir du pays, c'est surtout rencontrer des gens.
Nous ne sommes pas des critiques gastronomiques, nous sommes des défenseurs des lecteurs.
Partir, c'est changer de peau. C'est accepter de perdre ses repères pour mieux se retrouver.
Le vrai luxe, ce n'est pas l'hôtel cinq étoiles, c'est la rencontre imprévue au détour d'un chemin.
Le Routard n'est pas né dans un bureau de marketing, il est né dans la poussière des routes de l'Inde.
Le voyage, c'est l'école de la vie, l'école de la tolérance.
Il faut voyager moins loin, moins souvent, mais mieux et plus longtemps.
Voyager, ce n'est pas seulement voir du pays, c'est surtout rencontrer des gens.
Nous ne sommes pas des critiques gastronomiques, nous sommes des défenseurs des lecteurs.
Partir, c'est changer de peau. C'est accepter de perdre ses repères pour mieux se retrouver.
Le vrai luxe, ce n'est pas l'hôtel cinq étoiles, c'est la rencontre imprévue au détour d'un chemin.
Le Routard n'est pas né dans un bureau de marketing, il est né dans la poussière des routes de l'Inde.