Paul Claudel, écrivain, diplomate et académicien français, est reconnu pour son œuvre dramatique et poétique marquée par la foi catholique et une carrière diplomatique internationale.
Paul Claudel naît le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère, dans l’Aisne. Il étudie au lycée Louis-le-Grand, puis à l’École libre des sciences politiques, où il obtient une licence de droit. En 1890, il est reçu premier au concours des Affaires étrangères. Sa conversion au catholicisme le jour de Noël 1886 à Notre-Dame de Paris marque un tournant décisif dans sa vie et son œuvre. Il débute sa carrière diplomatique en 1893 à New York, puis à Boston, avant d’être nommé en Chine, au Japon, au Brésil, au Danemark, aux États-Unis et en Belgique.
Parallèlement, il développe une œuvre littéraire dense : Tête d’or (1890), Partage de midi (1906), L’Annonce faite à Marie (1912), Le Soulier de satin (1929). Il est élu à l’Académie française en 1946. Claudel est considéré comme l’un des grands dramaturges et poètes du XXe siècle, avec une écriture lyrique et symbolique influencée par sa foi et ses expériences diplomatiques.
1890 : Reçu premier au concours des Affaires étrangères
1893 : Début de sa carrière diplomatique à New York
1906 : Publication de Partage de midi
1929 : Création de Le Soulier de satin
1946 : Élu à l’Académie française
1955 : Mort à Paris
Paul Claudel est le frère cadet de la sculptrice Camille Claudel. Il épouse Reine Sainte-Marie Perrin en 1906, avec qui il a cinq enfants : Pierre (1907), Henri (1909), Marie (1911), Paul (1913) et Reine (1915). Il entretient une liaison marquante avec Rosalie Vetch, rencontrée en Chine, qui lui donne une fille, Louise Vetch, née en 1905. Cette relation inspire plusieurs de ses œuvres, notamment Partage de midi.
Claudel est profondément catholique et son œuvre est traversée par des thèmes religieux. Il soutient les causes conservatrices et monarchistes, et s’oppose au communisme. Il est membre actif de l’Académie française et participe à la vie intellectuelle française jusqu’à sa mort. Il réside principalement à Paris et dans sa propriété de Brangues, en Isère.
Paul Claudel meurt le 23 février 1955 à Paris. Il est inhumé dans le parc du château de Brangues, en Isère, où sa tombe est accessible au public. Sa sépulture porte l’épitaphe : « Ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel ».
Affaibli par l’âge, Paul Claudel s’éteint paisiblement à son domicile parisien après des étouffements survenus en soirée. Il reçoit les derniers sacrements en pleine conscience.
1- Sa conversion religieuse a lieu le jour de Noël 1886, lors des vêpres à Notre-Dame de Paris.
2- Il refuse d’entrer dans les ordres après une retraite monastique infructueuse à Ligugé en 1900.
3- Il dirige personnellement les répétitions de ses pièces à la Comédie-Française, même à un âge avancé.
• Métier(s) : écrivain, poète, dramaturge, diplomate
• Résidence principale : Paris, France / Brangues, Isère
• Relations : Reine Sainte-Marie Perrin (1906–1955), Rosalie Vetch (liaison, 1900–1904)
• Enfants : Pierre (1907), Henri (1909), Marie (1911), Paul (1913), Reine (1915), Louise Vetch (1905)
• Distinctions : membre de l’Académie française (1946), Grand-croix de la Légion d’honneur
Une question est une réponse.
Le pire n'est pas toujours sûr.
Le génie est une longue impatience.
Le temps est le péché de l'éternité.
Simplement, rendre la prison visible.
Je ne vous aime pas, je vous préfère.
La musique est l'âme de la géométrie.
Le péché ne compose pas, il décompose.
La marionnette est une parole qui agit.
Est-ce que le but de la vie est de vivre ?
La tolérance ? Il y a des maisons pour ça !
Entre deux mots, il faut choisir le moindre.
L'écriture a ceci de mystérieux qu'elle parle.
Dieu a fait l'homme et le péché l'a contrefait.
Tout le monde n'est pas fait pour être heureux.
Quand je serai mort, on ne me fera plus souffrir.
Il est plus facile de s'offrir que de se donner.
Dignité est un mot qui ne comporte pas de pluriel.
Le sceptique est un homme qui ne se doute de rien.
Toute terre est la même à six pieds de profondeur.
Celui qui aime beaucoup ne pardonne pas facilement.
Le bonheur n'est pas le but mais le moyen de la vie.
Le temps, tout le consume et l'amour seul l'emploie.
Ce n'est pas être, pour un homme, que de ne pas agir.
La vie commune est un art très difficile à apprendre.
La femme sera toujours le danger de tous les paradis.
Un homme, ça ne connaît pas plus sa femme que sa mère.
Il est bon d'avoir à soi quelque chose pour le donner.
La crainte de l'adjectif est le commencement du style.
La fleur de l'illusion produit le fruit de la réalité.
Ah, que le monde est grand et que nous y sommes seuls !
Quatre-vingts ans c'est l'âge de la puberté académique.
La femme délie sa ceinture et l'homme denoue sa cravate.
On ne se prépare pas à la mort. On se détache de la vie.
La femme n'est intelligente qu'au détriment de son mystère.
On juge mieux les hommes de bas en haut que de haut en bas.
Celui-là est sans foi, qui n'est capable de rien d'éternel.
Deux manières de briller : rejeter la lumière ou la produire.
Comme la terre nous donne son nom, je lui donne mon humanité.
Rien n'est plus dangereux qu'une idée quand on n'en a qu'une.
Avec le rond d'un simple oui, nous achetons la vie éternelle.
Devant la cuisine anglaise, il n'y a qu'un seul mot : "soit !".
La parole n'est qu'un bruit et les livres ne sont que du papier.
Mon âme en moi comme une pièce d'or entre les main d'un joueur !
Il ne faut pas refuser secours à la ronce qui veut devenir rose.
Ce n'est point le temps qui manque, c'est nous qui lui manquons.
L'homme qui se fâche est toujours le dernier à savoir les choses.
Et quel est celui qui aime qui ne veut avoir tout ce qu'il aime ?
Qui obtiendra le premier prix dans un concours de circonstances ?
Même pour le simple envol d'un papillon tout le ciel est nécessaire.
Est-ce que la vérité n'a pas dix-sept enveloppes comme les oignons ?
Quel sort plus triste pour un chien que de n'appartenir à personne !
Le bien est plus intéressant que le mal parce qu'il est plus difficile.
Allez, je ne vous demande rien, mon Dieu !
Vous êtes là, et c'est assez.
Allez, je ne vous demande rien, mon Dieu ! Vous êtes là, et c'est assez.
Les gens ne sont des héros que quand ils ne peuvent pas faire autrement.
Et quel plus grand amour y a-t-il que de donner sa vie pour ses ennemis ?
Puissante est la souffrance quand elle est aussi volontaire que le péché !
Tout ce que le coeur désire peut toujours se réduire à la figure de l'eau.
Il y a des yeux qui reçoivent la lumière et il y a des yeux qui la donnent.
Même l'intelligence ne fonctionne pleinement que sous l'impulsion du désir.
Il n'y a rien au ciel et sur la terre que l'amour ne soit capable de donner.
Quand on est en péril de mort toutes les armes sont bonnes pour se défendre.
Ah, c'est une chose plus enivrante que le vin d'être une belle jeune femme !
Les ailes nous manquent, mais nous avons toujours assez de force pour tomber.
Rien de tel pour vous apprendre l'écriture qu'un maître qui ne sait pas lire.
Faire de la lumière, pauvres gens, c'est plus difficile que de faire de l'or.
Défense de mélanger les choses : tu ne laboureras pas avec un boeuf et un âne.
Il est plus laborieux de conduire les hommes par la persuasion que par le fer.
Beaucoup de gens croient avoir le goût classique qui n'ont que le goût bourgeois.
En vieillissant, on perd pas mal de ses défauts, ils ne nous servent plus à rien.
C'est de ne rien espérer qui est beau ! C'est de savoir qu'on en a pour toujours !
L'homme a été mis par Dieu au milieu de la nature pour l'achever et la lui offrir.
Qu'importe la douleur d'aujourd'hui puisqu'elle est le commencement d'autre chose !
L'homme n'a été fait ni par lui-même, ni pour lui-même, mais par Dieu et pour Dieu.
Il n'y a de société vivante que celle qui est animée par l'inégalité et l'injustice.
L'homme connaît le monde non point par ce qu'il y dérobe mais par ce qu'il y ajoute.
L'ordre est le plaisir de la raison : mais le désordre est le délice de l'imagination.
Pour connaître la rose, quelqu'un emploie la géométrie et un autre emploi le papillon.
Vous me trouvez idiot ? C'est parce que je suis en train d'échanger des idées avec vous.
En Allemagne, les médiocrités s'additionnent. En France, les supériorités se neutralisent.
Une armure quand on en a pris l'habitude devient aussi confortable qu'une robe de chambre.
Un livre d'amour, c'est toujours trop long. Un écrit d'amour, cela devrait être si soudain.
De quel prix est le monde auprès de la vie ? Et de quel prix la vie, sinon pour la donner ?
On croit que tout est fini, mais alors il y a toujours un rouge-gorge qui se met à chanter.
Une rue, c'est ce qui va quelque part. Ça marche de chaque côté de nous comme une procession.
Le fruit est pour l'homme, mais la fleur est pour Dieu et la bonne odeur de tout ce qui naît.
Il était, dit-on, dans son droit. Mais il est tout aussi mort que s'il eût été dans son tort.
Le Vin est le professeur du goût, le libérateur de l'esprit, l'illuminateur de l'intelligence.
Ô ce monde ennuyeux ! L'homme, comme un foetus parmi les glaires, se repaît de son imbécillité.
De quel prix est le monde auprès de la vie ? Et de quel prix est la vie, sinon pour la donner ?
Mais tout amour n'est qu'une comédie Entre l'homme et la femme ; les questions ne sont pas posées.
Les poèmes se font à peu près comme les canons : on prend un trou, et on met quelque chose autour.
Quand l'homme essaie d'imaginer le Paradis sur terre, ça fait tout de suite un enfer très convenable.
Quand l'homme essaye d'imaginer le Paradis sur terre, ça fait tout de suite un Enfer très convenable.
Deux manières de vieillir : l'esprit qui l'emporte sur la chair, ou la chair qui l'emporte sur l'esprit.
A tous les surhommes, il faut préférer ce spectacle rare entre tous : un homme juste, et juste un homme.
Dieu ne peut rien nous enlever, mais il peut nous relever nous-mêmes De ce poste qu'il nous avait confié.
Les grands écrivains n'ont jamais été faits pour subir la loi des grammairiens, mais pour imposer la leur.
C'est très curieux : ce sont toujours les célibataires qui vous donnent des conseils pour élever des enfants.
Le poème n'est point fait de ces lettres que je plante comme des clous, mais du blanc qui reste sur le papier.
La fleur est courte, mais la joie qu'elle a donnée une minuteN'est pas de ces choses qui ont commencement ou fin.
Mara : - Quel homme connaît une femme ? Violaine : - Heureuse qui peut être connue à fond et se donner tout entière.
Notre résurrection n'est pas tout entière dans le futur, elle est aussi en nous, elle commence, elle a déjà commencé.
Quand on a renoncé à tous les plaisirs de la vie, il reste encore celui de se lever de table après un dîner ennuyeux.
Il ne faut pas que les enfants reçoivent la religion, il faut qu'ils l'attrapent de leur entourage, comme on attrape la rougeole.
L'acteur est un artiste et non pas un critique. Son but n'est pas de faire comprendre un texte, mais de faire vivre un personnage.
Il en est des gens qui bâtissent des systèmes comme d'un homme qui construit un immense château, mais qui loge soi-même dans une grange.
Les mystères s'expliquent moins par eux-mêmes qu'en expliquant tout le reste comme une lampe s'explique moins par sa mèche que par sa lumière.
Il y a une chose plus triste à perdre que la vie, c'est la raison de vivre,
plus triste que de perdre ses biens, c'est de perdre son espérance.
À celui qui souffre, les consolations d'un consolateur joyeux ne sont pas de grand prix, et son mal n'est pas pour nous ce qu'il est pour lui.
Mais que c'est bon aussi de mourir ! Alors que c'est bien fini et que s'étend sur nous peu à peu L'obscurcissement comme d'un ombrage très obscur.
Apprenez une chose des femmes ! Ah, qui se donne comme il faut, il forcera bien qu'on l'accepte ! Heureuse la femme qui a trouvé à qui se donner !
Qui retire le verbe de la phrase, elle perd son sens. Qui nie l'unité nie le nombre qui en est fait. Qui ne croit plus en Dieu, il ne croit plus à rien.
Le mariage n'est pas le plaisir, c'est le sacrifice du plaisir, c'est l'étude de deux âmes qui pour toujours désormais auront à se contenter l'une de l'autre.
Et je prie que cette tentation ne me vienne pas, car il ne le faut pas et cela ne serait pas noble et juste. Et toute noblesse est de souffrir et de résister.
Quatre-vingts ans ! Plus d'yeux, plus d'oreilles, plus de dents ; plus de jambes, plus de souffle ! Et c'est étonnant somme toute comme on arrive à s'en passer.
Il n'y a pour les choses et pour les poèmes qu'une seule manière d'être nouveaux, c'est d'être vrais et qu'une seule manière d'être jeunes, c'est d'être éternels.
Un grand vin n'est pas l'ouvrage d'un homme, il est le résultat d'une constante et raffinée tradition. Il y a plus de mille années d'histoire dans un vieux flacon.
Maints éditeurs, pareils à d'adroits couturiers, se chargent d'habiller le livre de manière à séduire des acheteurs dont l'oeil est plus accessible que l'intelligence.
Heureux qui a quelque chose à donner, car à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a. Heureux qui est dépouillé injustement, car il n'a plus à craindre de la justice.
Une question est une réponse.
Le pire n'est pas toujours sûr.
Le génie est une longue impatience.
Le temps est le péché de l'éternité.
Simplement, rendre la prison visible.
Je ne vous aime pas, je vous préfère.
La musique est l'âme de la géométrie.
Le péché ne compose pas, il décompose.
La marionnette est une parole qui agit.
Est-ce que le but de la vie est de vivre ?
La tolérance ? Il y a des maisons pour ça !
Entre deux mots, il faut choisir le moindre.
L'écriture a ceci de mystérieux qu'elle parle.
Dieu a fait l'homme et le péché l'a contrefait.
Tout le monde n'est pas fait pour être heureux.
Quand je serai mort, on ne me fera plus souffrir.
Il est plus facile de s'offrir que de se donner.
Dignité est un mot qui ne comporte pas de pluriel.
Le sceptique est un homme qui ne se doute de rien.
Toute terre est la même à six pieds de profondeur.
Celui qui aime beaucoup ne pardonne pas facilement.
Le bonheur n'est pas le but mais le moyen de la vie.
Le temps, tout le consume et l'amour seul l'emploie.
Ce n'est pas être, pour un homme, que de ne pas agir.
La vie commune est un art très difficile à apprendre.
La femme sera toujours le danger de tous les paradis.
Un homme, ça ne connaît pas plus sa femme que sa mère.
Il est bon d'avoir à soi quelque chose pour le donner.
La crainte de l'adjectif est le commencement du style.
La fleur de l'illusion produit le fruit de la réalité.
Ah, que le monde est grand et que nous y sommes seuls !
Quatre-vingts ans c'est l'âge de la puberté académique.
La femme délie sa ceinture et l'homme denoue sa cravate.
On ne se prépare pas à la mort. On se détache de la vie.
La femme n'est intelligente qu'au détriment de son mystère.
On juge mieux les hommes de bas en haut que de haut en bas.
Celui-là est sans foi, qui n'est capable de rien d'éternel.
Deux manières de briller : rejeter la lumière ou la produire.
Comme la terre nous donne son nom, je lui donne mon humanité.
Rien n'est plus dangereux qu'une idée quand on n'en a qu'une.
Avec le rond d'un simple oui, nous achetons la vie éternelle.
Devant la cuisine anglaise, il n'y a qu'un seul mot : "soit !".
La parole n'est qu'un bruit et les livres ne sont que du papier.
Mon âme en moi comme une pièce d'or entre les main d'un joueur !
Il ne faut pas refuser secours à la ronce qui veut devenir rose.
Ce n'est point le temps qui manque, c'est nous qui lui manquons.
L'homme qui se fâche est toujours le dernier à savoir les choses.
Et quel est celui qui aime qui ne veut avoir tout ce qu'il aime ?
Qui obtiendra le premier prix dans un concours de circonstances ?
Même pour le simple envol d'un papillon tout le ciel est nécessaire.
Est-ce que la vérité n'a pas dix-sept enveloppes comme les oignons ?
Quel sort plus triste pour un chien que de n'appartenir à personne !
Le bien est plus intéressant que le mal parce qu'il est plus difficile.
Allez, je ne vous demande rien, mon Dieu !
Vous êtes là, et c'est assez.
Allez, je ne vous demande rien, mon Dieu ! Vous êtes là, et c'est assez.
Les gens ne sont des héros que quand ils ne peuvent pas faire autrement.
Et quel plus grand amour y a-t-il que de donner sa vie pour ses ennemis ?
Puissante est la souffrance quand elle est aussi volontaire que le péché !
Tout ce que le coeur désire peut toujours se réduire à la figure de l'eau.
Il y a des yeux qui reçoivent la lumière et il y a des yeux qui la donnent.
Même l'intelligence ne fonctionne pleinement que sous l'impulsion du désir.
Il n'y a rien au ciel et sur la terre que l'amour ne soit capable de donner.
Quand on est en péril de mort toutes les armes sont bonnes pour se défendre.
Ah, c'est une chose plus enivrante que le vin d'être une belle jeune femme !
Les ailes nous manquent, mais nous avons toujours assez de force pour tomber.
Rien de tel pour vous apprendre l'écriture qu'un maître qui ne sait pas lire.
Faire de la lumière, pauvres gens, c'est plus difficile que de faire de l'or.
Défense de mélanger les choses : tu ne laboureras pas avec un boeuf et un âne.
Il est plus laborieux de conduire les hommes par la persuasion que par le fer.
Beaucoup de gens croient avoir le goût classique qui n'ont que le goût bourgeois.
En vieillissant, on perd pas mal de ses défauts, ils ne nous servent plus à rien.
C'est de ne rien espérer qui est beau ! C'est de savoir qu'on en a pour toujours !
L'homme a été mis par Dieu au milieu de la nature pour l'achever et la lui offrir.
Qu'importe la douleur d'aujourd'hui puisqu'elle est le commencement d'autre chose !
L'homme n'a été fait ni par lui-même, ni pour lui-même, mais par Dieu et pour Dieu.
Il n'y a de société vivante que celle qui est animée par l'inégalité et l'injustice.
L'homme connaît le monde non point par ce qu'il y dérobe mais par ce qu'il y ajoute.
L'ordre est le plaisir de la raison : mais le désordre est le délice de l'imagination.
Pour connaître la rose, quelqu'un emploie la géométrie et un autre emploi le papillon.
Vous me trouvez idiot ? C'est parce que je suis en train d'échanger des idées avec vous.
En Allemagne, les médiocrités s'additionnent. En France, les supériorités se neutralisent.
Une armure quand on en a pris l'habitude devient aussi confortable qu'une robe de chambre.
Un livre d'amour, c'est toujours trop long. Un écrit d'amour, cela devrait être si soudain.
De quel prix est le monde auprès de la vie ? Et de quel prix la vie, sinon pour la donner ?
On croit que tout est fini, mais alors il y a toujours un rouge-gorge qui se met à chanter.
Une rue, c'est ce qui va quelque part. Ça marche de chaque côté de nous comme une procession.
Le fruit est pour l'homme, mais la fleur est pour Dieu et la bonne odeur de tout ce qui naît.
Il était, dit-on, dans son droit. Mais il est tout aussi mort que s'il eût été dans son tort.
Le Vin est le professeur du goût, le libérateur de l'esprit, l'illuminateur de l'intelligence.
Ô ce monde ennuyeux ! L'homme, comme un foetus parmi les glaires, se repaît de son imbécillité.
De quel prix est le monde auprès de la vie ? Et de quel prix est la vie, sinon pour la donner ?
Mais tout amour n'est qu'une comédie Entre l'homme et la femme ; les questions ne sont pas posées.
Les poèmes se font à peu près comme les canons : on prend un trou, et on met quelque chose autour.
Quand l'homme essaie d'imaginer le Paradis sur terre, ça fait tout de suite un enfer très convenable.
Quand l'homme essaye d'imaginer le Paradis sur terre, ça fait tout de suite un Enfer très convenable.
Deux manières de vieillir : l'esprit qui l'emporte sur la chair, ou la chair qui l'emporte sur l'esprit.
A tous les surhommes, il faut préférer ce spectacle rare entre tous : un homme juste, et juste un homme.
Dieu ne peut rien nous enlever, mais il peut nous relever nous-mêmes De ce poste qu'il nous avait confié.
Les grands écrivains n'ont jamais été faits pour subir la loi des grammairiens, mais pour imposer la leur.
C'est très curieux : ce sont toujours les célibataires qui vous donnent des conseils pour élever des enfants.
Le poème n'est point fait de ces lettres que je plante comme des clous, mais du blanc qui reste sur le papier.
La fleur est courte, mais la joie qu'elle a donnée une minuteN'est pas de ces choses qui ont commencement ou fin.
Mara : - Quel homme connaît une femme ? Violaine : - Heureuse qui peut être connue à fond et se donner tout entière.
Notre résurrection n'est pas tout entière dans le futur, elle est aussi en nous, elle commence, elle a déjà commencé.
Quand on a renoncé à tous les plaisirs de la vie, il reste encore celui de se lever de table après un dîner ennuyeux.
Il ne faut pas que les enfants reçoivent la religion, il faut qu'ils l'attrapent de leur entourage, comme on attrape la rougeole.
L'acteur est un artiste et non pas un critique. Son but n'est pas de faire comprendre un texte, mais de faire vivre un personnage.
Il en est des gens qui bâtissent des systèmes comme d'un homme qui construit un immense château, mais qui loge soi-même dans une grange.
Les mystères s'expliquent moins par eux-mêmes qu'en expliquant tout le reste comme une lampe s'explique moins par sa mèche que par sa lumière.
Il y a une chose plus triste à perdre que la vie, c'est la raison de vivre,
plus triste que de perdre ses biens, c'est de perdre son espérance.
À celui qui souffre, les consolations d'un consolateur joyeux ne sont pas de grand prix, et son mal n'est pas pour nous ce qu'il est pour lui.
Mais que c'est bon aussi de mourir ! Alors que c'est bien fini et que s'étend sur nous peu à peu L'obscurcissement comme d'un ombrage très obscur.
Apprenez une chose des femmes ! Ah, qui se donne comme il faut, il forcera bien qu'on l'accepte ! Heureuse la femme qui a trouvé à qui se donner !
Qui retire le verbe de la phrase, elle perd son sens. Qui nie l'unité nie le nombre qui en est fait. Qui ne croit plus en Dieu, il ne croit plus à rien.
Le mariage n'est pas le plaisir, c'est le sacrifice du plaisir, c'est l'étude de deux âmes qui pour toujours désormais auront à se contenter l'une de l'autre.
Et je prie que cette tentation ne me vienne pas, car il ne le faut pas et cela ne serait pas noble et juste. Et toute noblesse est de souffrir et de résister.
Quatre-vingts ans ! Plus d'yeux, plus d'oreilles, plus de dents ; plus de jambes, plus de souffle ! Et c'est étonnant somme toute comme on arrive à s'en passer.
Il n'y a pour les choses et pour les poèmes qu'une seule manière d'être nouveaux, c'est d'être vrais et qu'une seule manière d'être jeunes, c'est d'être éternels.
Un grand vin n'est pas l'ouvrage d'un homme, il est le résultat d'une constante et raffinée tradition. Il y a plus de mille années d'histoire dans un vieux flacon.
Maints éditeurs, pareils à d'adroits couturiers, se chargent d'habiller le livre de manière à séduire des acheteurs dont l'oeil est plus accessible que l'intelligence.
Heureux qui a quelque chose à donner, car à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a. Heureux qui est dépouillé injustement, car il n'a plus à craindre de la justice.