Philippe Delerm

Naissance
Auvers-sur-Oise (95), France
Nationalité
Astrologie

Biographie

Écrivain français né en 1950, Philippe Delerm s’est imposé comme une figure centrale de la littérature du quotidien avec des récits brefs et des chroniques sensibles, popularisées par le recueil La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, tout en poursuivant une œuvre romanesque et essayistique nourrie de sa vie en Normandie et de sa passion pour les arts.


Parcours

Né le 27 novembre 1950 à Auvers-sur-Oise, Philippe Delerm grandit dans une famille d’enseignants et suit des études de lettres à Nanterre avant de devenir professeur de français. Installé en 1975 à Beaumont-le-Roger, dans l’Eure, il enseigne au collège Marie-Curie de Bernay tout en envoyant ses premiers manuscrits. Son premier roman publié, La Cinquième saison, paraît en 1983 aux éditions du Rocher. Avec le roman Autumn, il obtient en 1990 le prix Alain-Fournier, puis confirme sa place dans le paysage littéraire avec Sundborn ou les Jours de lumière, couronné par le prix des Libraires en 1997. La même année, le succès de La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules l’installe durablement comme auteur de premiers plans, entre romans, récits, essais et chroniques.


Repères de carrière

27 novembre 1950 : Naissance à Auvers-sur-Oise (Val-d’Oise, France).
1975 : Mariage avec Martine Chosson et installation à Beaumont-le-Roger (Eure).
1983 : Publication du premier roman La Cinquième saison (éditions du Rocher).
1988 : Parution du roman Autumn, qui obtient ensuite le prix Alain-Fournier 1990.
1996 : Publication de Sundborn ou les Jours de lumière, futur prix des Libraires.
1997 : Parution de La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules chez Gallimard, large succès public.
2001 : Recueil La Sieste assassinée, qui prolonge son travail sur les instants du quotidien.
2008 : Publication du récit autour du langage Ma grand-mère avait les mêmes.
2014 : Roman Elle marchait sur un fil aux éditions du Seuil.
2018 : Sortie de Et vous avez eu beau temps ? La perfidie ordinaire des petites phrases (Seuil).
2022 : Publication de La Vie en relief, récit rétrospectif sur les âges de l’existence.
2023 : Recueil de textes courts Les Instants suspendus (Seuil).
4 octobre 2024 : Parution de Les gens sont comme ça, consacré aux petites phrases et comportements du quotidien.
2025 : Publication de Le Suicide exalté de Charles Dickens aux éditions du Seuil, centré sur les dernières années de l’écrivain britannique.


Vie personnelle et engagements

Fils d’enseignants originaires du Tarn-et-Garonne, Philippe Delerm reste marqué par un milieu familial attaché à l’école et à la lecture. En 1975, il épouse Martine Delerm, illustratrice et enseignante, avec qui il s’installe en Normandie et collabore régulièrement à des ouvrages mêlant textes, dessins et photographies. Le couple a un fils, Vincent Delerm, né en 1976 à Évreux, devenu auteur-compositeur-interprète reconnu. Longtemps professeur de français dans un collège de Bernay, Philippe Delerm conserve un lien étroit avec le monde de l’éducation, des bibliothèques et des médiathèques. Il participe à de nombreux salons et festivals littéraires, ainsi qu’à des rencontres en librairie, où il échange avec lecteurs et professionnels autour de la lecture, de la langue et des formes brèves.


Anecdotes

1 – Le recueil La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, publié en 1997, s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires en France et a reçu le prix Grandgousier.
2 – Son roman Autumn, consacré aux peintres préraphaélites, lui vaut le prix Alain-Fournier en 1990 et contribue à le faire reconnaître au-delà du seul registre des chroniques du quotidien.
3 – Sundborn ou les Jours de lumière, paru en 1996, obtient en 1997 le prix des Libraires ainsi que le prix Culture et Bibliothèques pour tous, renforçant son lien avec le monde des bibliothèques.
4 – Installé depuis les années 1970 à Beaumont-le-Roger, il vit en Normandie avec son épouse Martine Delerm, région qui irrigue de nombreux textes, préfaces et collaborations autour de paysages et d’arts visuels.
5 – Des ouvrages récents comme Et vous avez eu beau temps ? et Les gens sont comme ça prolongent son exploration des « petites phrases » du langage courant et des attitudes qu’elles révèlent.


Lieux de référence

Né à Auvers-sur-Oise, Philippe Delerm est étroitement associé à la Normandie, où il s’installe à Beaumont-le-Roger et enseigne à Bernay. Des souvenirs de séjours d’enfance dans la Drôme alimentent certains récits. Il participe à de nombreux salons et festivals, de Paris à Deauville, tout en conservant la Normandie comme principal point d’ancrage.


Points clés

• Métier(s) : écrivain, romancier, nouvelliste, essayiste, ancien enseignant
• Résidence principale : Beaumont-le-Roger, France
• Relations : marié à Martine Delerm (depuis 1975)
• Enfants : Vincent (1976)
• Distinctions : prix Alain-Fournier ; prix des Libraires ; prix Grandgousier ; prix national des bibliothécaires

Célébrité liée

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Autres écrivains nés dans les années 50

Citations

Il se sentit délicieusement en fraude .
Il est simple et fort d'aimer tout seul.
Le chagrin, brûlure au creux de la poitrine.
Le bonheur, c'est d'avoir quelqu'un à perdre.
Trop tard ? L'avenir sera ce que vous en ferez.
Moi, les gestes de l'amour me mènent à l'enfance.
Je me souviens de ce bonheur-désordre sur ta table.
Bonheur : un mot fragile, évanescent, léger, surtout.
J'apprends comme il est simple et fort d'aimer tout seul.
“On pourrait presque...” C'est bon, la vie au conditionnel.
"On pourrait presque..." C'est bon, la vie au conditionnel.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend.
Plus on va dans l'infime, plus on a de chances de trouver l'universel.
Ce qu'il ne faut jamais manquer, à la télé, c'est ce qui passe quand on rembobine.
Elle en parle sans larmes, avec au fond des yeux le poids de l'habitude du chagrin.
La voiture est étrange : à la fois comme une petite maison et comme un vaisseau sidéral.
Plus on parle d'une chose petite et même minusculissime et plus on touche à l'essentiel.
C'est assez curieux, cette façon qu'on a de se livrer au dentiste, abandonné et réticent.
Au cinéma, on ne se découvre pas. On sort pour se cacher, pour se blottir, pour s'enfoncer.
Si tu n'étais pas morte... Ces mots ne dansent pas sur mon cahier, mais blessent le silence de la marge.
On a pas besoin de connaître des aventures extraordinaires dans les mers du Sud pour avoir une vie passionnante.
ll vaut peut-être mieux écrire des grandes choses sur des petits sujets que des petites choses sur des grands sujets.
Dans le journal du petit déjeuner : on y lit que le monde se ressemble, et que le jour n'est pas pressé de commencer.
On se surprend à marcher sur le bord du trottoir comme on faisait enfant, comme si c'était la marge qui comptait, le bord des choses.
Parfois on dit : "On aurait presque pu... " Là, c'est la phrase triste des adultes qui n'ont gardé en équilibre sur la boîte de Pandore que la nostalgie.
Pourquoi les invités que l'on attend trop longtemps font-ils des débouchés triomphants, quand les voleurs de sieste ont des pudeurs de cloître au seuil de votre grille ?
Les filles sont un autre monde, et je m'en souviendrai. Elles deviendront cet ailleurs difficile où je te reconnais, pays à inventer pour le bonheur de passer la frontière.
En espadrilles, on est tout juste assez civilisé pour tutoyer le globe, sans l'appréhension rétive du pied nu méfiant, sans l'excessive assurance du pied trop bien chaussé.
Il se sentit délicieusement en fraude .
Il est simple et fort d'aimer tout seul.
Le chagrin, brûlure au creux de la poitrine.
Le bonheur, c'est d'avoir quelqu'un à perdre.
Trop tard ? L'avenir sera ce que vous en ferez.
Moi, les gestes de l'amour me mènent à l'enfance.
Je me souviens de ce bonheur-désordre sur ta table.
Bonheur : un mot fragile, évanescent, léger, surtout.
J'apprends comme il est simple et fort d'aimer tout seul.
“On pourrait presque...” C'est bon, la vie au conditionnel.
"On pourrait presque..." C'est bon, la vie au conditionnel.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend.
Plus on va dans l'infime, plus on a de chances de trouver l'universel.
Ce qu'il ne faut jamais manquer, à la télé, c'est ce qui passe quand on rembobine.
Elle en parle sans larmes, avec au fond des yeux le poids de l'habitude du chagrin.
La voiture est étrange : à la fois comme une petite maison et comme un vaisseau sidéral.
Plus on parle d'une chose petite et même minusculissime et plus on touche à l'essentiel.
C'est assez curieux, cette façon qu'on a de se livrer au dentiste, abandonné et réticent.
Au cinéma, on ne se découvre pas. On sort pour se cacher, pour se blottir, pour s'enfoncer.
Si tu n'étais pas morte... Ces mots ne dansent pas sur mon cahier, mais blessent le silence de la marge.
On a pas besoin de connaître des aventures extraordinaires dans les mers du Sud pour avoir une vie passionnante.
ll vaut peut-être mieux écrire des grandes choses sur des petits sujets que des petites choses sur des grands sujets.
Dans le journal du petit déjeuner : on y lit que le monde se ressemble, et que le jour n'est pas pressé de commencer.
On se surprend à marcher sur le bord du trottoir comme on faisait enfant, comme si c'était la marge qui comptait, le bord des choses.
Parfois on dit : "On aurait presque pu... " Là, c'est la phrase triste des adultes qui n'ont gardé en équilibre sur la boîte de Pandore que la nostalgie.
Pourquoi les invités que l'on attend trop longtemps font-ils des débouchés triomphants, quand les voleurs de sieste ont des pudeurs de cloître au seuil de votre grille ?
Les filles sont un autre monde, et je m'en souviendrai. Elles deviendront cet ailleurs difficile où je te reconnais, pays à inventer pour le bonheur de passer la frontière.
En espadrilles, on est tout juste assez civilisé pour tutoyer le globe, sans l'appréhension rétive du pied nu méfiant, sans l'excessive assurance du pied trop bien chaussé.

Questions autour de Philippe Delerm

Qui est né le même jour que Philippe Delerm ?
Vladimir Zelenko, Madame de Maintenon, William Fichtner, Steve Bannon et Kōnosuke Matsushita sont nés le 27 novembre comme Philippe Delerm.
Quel âge a Philippe Delerm ?
Philippe Delerm a 75 ans. Il aura 76 ans le 27 novembre.
Quels écrivains sont nés en 1950 comme Philippe Delerm ?
Quels écrivains français sont du signe Sagittaire comme Philippe Delerm ?
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