Résumé biographique

Gérard de Villiers , écrivain et journaliste français, créateur de la série culte SAS avec plus de 200 romans vendus à 150 millions d’exemplaires, a imposé le roman d’espionnage géopolitique comme genre majeur. Prince Malko Linge, son héros autrichien agent de la CIA, reste une icône du thriller contemporain.


Parcours

Gérard de Villiers naît le 8 décembre 1929 à Paris dans une famille de la bourgeoisie industrielle. Diplômé de l’École supérieure de journalisme de Paris et de l’Institut d’études politiques en 1955, il couvre la guerre d’Algérie pour France-Soir et Paris-Presse dès 1956, puis devient grand reporter. Correspondant à New York pour Paris Match en 1959, il interviewe John F. Kennedy et parcourt les zones de conflit : Vietnam, Congo, Biafra, Iran, Liban. Ces voyages alimentent sa connaissance des services secrets et des coulisses géopolitiques. En 1965, il publie SAS à Istanbul , premier volume d’une série qui comptera exactement 200 titres jusqu’en 2013. Éditée chez Plon à partir de 1966, la collection SAS s’appuie sur des informations réelles glanées auprès d’agents, diplomates et mercenaires. Parmi les opus marquants : L’Ordre règne à Santiago (1973) sur le coup d’État de Pinochet, Les Amazones de Pyongyang (2006), Le Chemin de Damas (2012) ou Les Fous de Benghazi (2012). En 1972, il fonde sa propre maison d’édition pour publier des auteurs controversés (Jean-Marie Le Pen, Roger Delpey) et lance les collections Brigade Mondaine (sous pseudonyme) et L’Exécuteur . En 2005, il cède Gérard de Villiers Éditeur au groupe Plon tout en conservant le contrôle total de la série SAS . Le dernier roman, La Vengeance du Kremlin , sort posthumément en novembre 2013.

Parallèlement à SAS , il écrit des enquêtes comme L’Irangate (1986), Les Dossiers secrets de la brigade mondaine (1974) et des biographies non autorisées. Ses romans, traduits dans plus de vingt langues, anticipent souvent des événements majeurs : attentat de Lockerbie, chute du Shah, assassinat d’Anouar el-Sadate, révolutions arabes. En 2010, le New York Times le présente comme « le meilleur informateur vivant sur les services secrets ». Il décède le 31 octobre 2013, laissant une œuvre qui a influencé des générations de lecteurs et d’auteurs de thrillers.


Repères chronologiques

1929 : Naissance le 8 décembre à Paris.
1955 : Diplômé ESJ Paris et Sciences Po.
1956 : Reportages sur la guerre d’Algérie.
1959 : Correspondant à New York pour Paris Match.
1965 : Publication du premier SAS à Istanbul .
1966 : Début de la publication SAS chez Plon.
1972 : Fondation de Gérard de Villiers Éditeur.
1980 : 100e roman SAS publié.
2005 : Revente de sa maison d’édition à Plon.
2010 : Portrait élogieux dans le New York Times.
2012 : Tome 199 Le Chemin de Damas .
2013 : Tome 200 La Vengeance du Kremlin ; décès le 31 octobre.


Vie personnelle et engagements

Gérard de Villiers est le fils de Jacques de Villiers, industriel, et de Madeleine Desvages. Issu d’une famille aristocratique ruinée, il grandit entre Paris et le château familial de La Villedieu-du-Clain (Vienne). Marié une première fois en 1957 à Marie-Christine d’Arcangues (divorce 1964), puis en 1966 à Christine de Chasteigner (divorce 1993), il épouse en 2005 la comédienne et mannequin ukrainienne Olga Titovets, de quarante ans sa cadette. De son premier mariage naissent deux enfants : une fille et un fils.


Monarchiste convaincu et proche de milieux de droite, il collectionnait armes à feu (plus de 200 pièces) et voitures de sport. Il partageait sa vie entre un hôtel particulier avenue Foch à Paris, une villa à Saint-Tropez et un appartement à Miami. Il entretenait des relations privilégiées avec la DGSE et la CIA, qui lui servaient de sources pour ses romans.


Contexte du décès

Gérard de Villiers décède le 31 octobre 2013 à 83 ans des suites d’un cancer du pancréas fulgurant diagnostiqué en juin 2013. Hospitalisé à la clinique Hartmann à Neuilly-sur-Seine, il succombe en quelques mois. Ses obsèques ont lieu dans l’intimité à l’église Saint-Thomas-d’Aquin à Paris, suivies d’une crémation.


Où se recueillir ?

Ses cendres reposent au cimetière de Passy (16e arrondissement de Paris), division 7, dans le caveau familial.


Anecdotes

1 - Il écrivait debout sur un pupitre et bouclait un SAS en trois semaines seulement.
2 - La CIA lui a proposé un vrai contrat d’agent ; il a refusé mais gardé des contacts privilégiés toute sa vie.
3 - Son roman Les Fous de Benghazi (2012) anticipe de plusieurs mois l’intervention en Libye et la chute de Kadhafi.
4 - Il possédait plus de 200 armes à feu, dont certaines offertes par des chefs d’État ou des dictateurs.
5 - Le 200e et dernier SAS est paru quinze jours après sa mort.


Points clés

- Métier(s) : Écrivain, journaliste, éditeur
- Résidence principale : Paris (avenue Foch)
- Relations : Marié à Olga Titovets (2005-2013)
- Enfants : 2
- Distinctions : Aucune officielle