Ratko Mladić

Naissance
Božanovići, Bosnie-Herzégovine
Décès
Nationalité
serbe
Astrologie

Biographie

Ratko Mladić, général serbe de Bosnie né le 12 mars 1942 à Božanovići, a commandé les forces de la Republika Srpska pendant la guerre de 1992-1995. Condamné à perpétuité pour génocide par le TPIY, il est mort le 27 août 2026 à La Haye.


Parcours

Né dans le village de Božanovići, dans la municipalité de Kalinovik au sud-est de Sarajevo, Ratko Mladić grandit sous le signe d'une perte familiale fondatrice : son père, Nedjo Mladić, partisan des forces de Josip Broz Tito, est tué par les Oustachis croates en 1945 lors d'une attaque contre le village natal d'Ante Pavelić. Élevé comme pupille de la nation yougoslave, le jeune Ratko, qui souhaitait initialement devenir enseignant, entre à l'École militaro-industrielle de Zemun à quinze ans. Il intègre ensuite l'Académie militaire de Belgrade, dont il sort diplômé en 1965 avec la mention « remarquable », et adhère la même année au Parti communiste yougoslave. Affecté d'abord à Skopje comme sous-lieutenant, il gravit progressivement les échelons : lieutenant-colonel en 1978, colonel en 1983, puis nommé chef du service Préparation militaire de la 3e région militaire de la République fédérative socialiste de Yougoslavie en 1986.

En juin 1991, Mladić est envoyé à Knin, en Croatie, comme commandant du 9e corps de l'Armée populaire yougoslave (JNA), alors en conflit avec les forces croates. Promu général de brigade en septembre 1991, puis général de division en janvier 1992, il prend le commandement de l'Armée de la République serbe de Bosnie (VRS) en mai 1992. Sous ses ordres directs, les forces serbes imposent un siège de quarante-quatre mois à Sarajevo, au cours duquel environ 10 000 civils sont tués sous les obus et les tirs de snipers. En juillet 1995, il dirige l'attaque contre l'enclave de Srebrenica, zone protégée par l'ONU, et supervise l'exécution de plus de 8 000 hommes et adolescents bosniaques musulmans, massacre qualifié de génocide par la justice internationale. Radovan Karadžić, président de la Republika Srpska, avec qui Mladić collabore étroitement, est condamné pour les mêmes crimes lors de procédures parallèles devant le même tribunal.


Controverse

En novembre 1995, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) inculpe Ratko Mladić de deux chefs de génocide, cinq chefs de crimes contre l'humanité et quatre chefs de violations des lois de la guerre. Fugitif pendant seize ans, il est arrêté le 26 mai 2011 à Lazarevo, en Serbie, et extradé à La Haye le 31 mai. Son procès s'ouvre le 16 mai 2012 et s'achève le 22 novembre 2017 : le TPIY le déclare coupable de génocide pour le massacre de Srebrenica, de crimes contre l'humanité pour le siège de Sarajevo, ainsi que de persécution, extermination, meurtre, terrorisation et prise d'otages de soldats de l'ONU, et le condamne à la prison à perpétuité. La juge Fouad Riad avait qualifié les faits retenus à l'acte d'accusation de violence « inimaginable ». En juin 2021, le Mécanisme résiduel pour les tribunaux pénaux internationaux rejette son appel et confirme la condamnation et la peine, mettant fin à toute procédure judiciaire. Slobodan Milošević, président yougoslave dont Mladić recevait les ordres stratégiques, est décédé en 2006 pendant son propre procès pour génocide.


Repères chronologiques

1942 : naissance le 12 mars à Božanovići, commune de Kalinovik, en Bosnie
1945 : mort de son père Nedjo Mladić, partisan tué par les Oustachis croates
1957 : entrée à l'École militaro-industrielle de Zemun
1965 : diplôme de l'Académie militaire de Belgrade avec mention ; adhésion au Parti communiste
1978 : promotion au grade de lieutenant-colonel
1983 : promotion au grade de colonel
1991 : commandement du 9e corps de la JNA à Knin, en Croatie ; promotion général de brigade
1992 : prise de commandement de l'Armée de la République serbe de Bosnie (VRS) en mai ; début du siège de Sarajevo
1994 : suicide de sa fille Ana Mladić, 23 ans, à Belgrade en mars
1995 : massacre de Srebrenica en juillet (plus de 8 000 victimes) ; inculpation par le TPIY en novembre
1996 : début de la cavale ; installation à Han Pijesak, Bosnie orientale
2011 : arrestation à Lazarevo, Voïvodine, le 26 mai ; extradition à La Haye le 31 mai
2017 : condamnation à la prison à perpétuité par le TPIY le 22 novembre
2021 : rejet de l'appel par le Mécanisme résiduel en juin ; condamnation définitive
2026 : décès le 27 août à l'hôpital pénitentiaire de La Haye-Schéveningue, à 84 ans


Vie personnelle et engagements

Ratko Mladić épouse Bosiljka Mladić, née le 20 juillet 1947 à Okrugljača. Le couple a deux enfants : un fils, Darko Mladić, né le 19 août 1969 à Skopje, et une fille, Ana Mladić, étudiante en médecine à l'Université de Belgrade. En mars 1994, Ana se donne la mort à l'âge de 23 ans avec un pistolet remis à son père lors de sa carrière militaire. Son fils Darko devient son principal porte-parole public au cours des années de cavale et de détention, s'adressant régulièrement aux médias serbes et bosniaques sur l'état de santé de son père et sur les conditions de sa détention à La Haye.

Pendant ses années de fuite entre 1996 et 2002, Mladić séjourne d'abord dans le complexe militaire de Han Pijesak, en Bosnie orientale, construit pour Josip Broz Tito pour résister à une attaque nucléaire. Il y vit avec son épouse Bosiljka, s'occupant d'un élevage de chèvres et d'abeilles. Il se réfugie ensuite dans une villa proche de Belgrade, où il est aperçu à des matchs de football et au mariage de son fils Darko, avant de disparaître de la vue publique en 2008. Il est finalement arrêté le 26 mai 2011 à Lazarevo, en Voïvodine, chez un cousin, sous une fausse identité au nom de Milorad Komadic.


Contexte du décès

Ratko Mladić décède le 27 août 2026 à l'hôpital pénitentiaire de La Haye-Schéveningue, aux Pays-Bas, à l'âge de 84 ans. Gravement malade depuis plusieurs mois, il avait subi un nouvel accident vasculaire cérébral en 2026, son état étant qualifié d'« avancé et irréversible » par ses avocats. La cause précise du décès n'a pas été rendue publique. Son fils Darko Mladić s'est rendu à La Haye pour récupérer la dépouille. Milorad Dodik, ancien président de la Republika Srpska, a rendu hommage à Banja Luka. Le ministre serbe de la Justice Nenad Vujic a annoncé des obsèques nationales avec honneurs militaires. Munira Subasic, présidente des Mères de Srebrenica, a déclaré que sa mort ne changeait pas la réalité des crimes commis.


Lieux de mémoire

Ratko Mladić doit être inhumé en Serbie avec des honneurs militaires et d'État, conformément à l'annonce du ministre Nenad Vujic au lendemain du décès. Le lieu exact de sépulture n'était pas confirmé au 28 août 2026. La tombe de sa fille Ana se trouve au cimetière de Topčider, à Belgrade.


Anecdotes

1 - Pendant sa cavale, Mladić possédait vingt-trois chèvres dont il avait donné les noms de dirigeants occidentaux qu'il méprisait, dont Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'État américaine. L'information a été révélée par des correspondants couvrant ses années de fuite en Bosnie.
2 - Lors de son arrestation à Lazarevo le 26 mai 2011, Mladić portait des papiers d'identité au nom de Milorad Komadic. Seize ans plus tôt, en 1995, le gouvernement américain avait offert cinq millions de dollars pour toute information le concernant, somme portée à dix millions d'euros par la Serbie en 2009.
3 - Avant de disparaître définitivement dans la clandestinité en 2002, Mladić était fréquemment vu au volant d'une Yugo dans les rues de Belgrade, refusant de se cacher alors même que la Serbie signalait aux autorités qu'il avait quitté la ville.
4 - Après son arrestation en 2011, Mladić a été autorisé à rendre visite à la tombe de sa fille Ana au cimetière de Topčider, à Belgrade, sous escorte de deux douzaines d'agents des forces spéciales serbes. L'opération a duré exactement vingt-deux minutes, selon le procureur adjoint pour crimes de guerre Bruno Vekaric.
5 - En 2013, alors détenu à Schéveningue, Mladić a été mis en communication téléphonique en direct avec une émission de la chaîne serbe au cours de laquelle il a échangé des plaisanteries avec Vojislav Šešelj, lui-même condamné par la suite pour crimes contre l'humanité et présent sur le plateau de l'émission.


Points clés

- Métier(s) : militaire de carrière, commandant en chef de l'Armée de la République serbe de Bosnie (VRS)
- Résidence principale : La Haye (Pays-Bas, détention) ; Belgrade (Serbie, avant arrestation)
- Relations de couple : marié à Bosiljka Mladić (née le 20 juillet 1947 à Okrugljača)
- Enfants : Darko Mladić (né le 19 août 1969 à Skopje) ; Ana Mladić (1971-1994)
- Distinctions : condamné à la prison à perpétuité par le TPIY (22 novembre 2017), sentence confirmée en appel (8 juin 2021)


Autres militaires nés dans les années 1940

Citations

Ici parle Ratko Mladić -- le Dieu serbe.

— Communication radio aux contrôleurs aériens, retranscrite dans les actes du TPIY et citée par NPR/AP (traduit du serbe)

Le temps est venu... de se venger des Turcs dans ces régions.

— Déclaration publique après la prise de Srebrenica, juillet 1995 (retranscrite par Associated Press et Reuters)

Quand je vous donne ma garantie, c'est comme si elle venait de Dieu.

— Déclaration à ses troupes pendant la guerre de Bosnie, retranscrite par NPR/Associated Press, 27 août 2026 (traduit du serbe)

Questions autour de Ratko Mladić

Pour quels crimes Ratko Mladić a-t-il été condamné ?
Ratko Mladić a été condamné en 2017 par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à la prison à perpétuité pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis pendant la guerre de Bosnie de 1992 à 1995, notamment pour le massacre de Srebrenica et le siège de Sarajevo. La condamnation a été confirmée en appel en juin 2021.
Quel a été le rôle de Ratko Mladić dans le massacre de Srebrenica ?
Ratko Mladić commandait l'Armée de la République serbe de Bosnie lors de la prise de l'enclave de Srebrenica en juillet 1995. Le TPIY l'a reconnu coupable d'avoir supervisé l'exécution de plus de 8 000 hommes et adolescents bosniaques musulmans, constituant le premier génocide reconnu en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
Combien d'années Ratko Mladić a-t-il passé en cavale ?
Ratko Mladić a été en fuite pendant environ seize ans, de 1995 à 2011. Il a d'abord séjourné dans le complexe militaire de Han Pijesak en Bosnie, puis dans une villa près de Belgrade, avant d'être arrêté le 26 mai 2011 à Lazarevo, en Voïvodine (Serbie), sous la fausse identité de Milorad Komadic.
Ratko Mladić avait-il des enfants ?
Ratko Mladić avait deux enfants avec son épouse Bosiljka : un fils, Darko Mladić, né le 19 août 1969 à Skopje, et une fille, Ana Mladić, étudiante en médecine, qui s'est donné la mort en mars 1994 à l'âge de 23 ans à Belgrade.
Comment Ratko Mladić est-il mort ?
Ratko Mladić est décédé le 27 août 2026 à l'hôpital pénitentiaire de La Haye-Schéveningue, aux Pays-Bas, à l'âge de 84 ans. Il purgeait une peine de prison à perpétuité. Gravement malade depuis plusieurs mois, il avait subi plusieurs accidents vasculaires cérébraux. La cause précise du décès n'a pas été rendue publique par les autorités judiciaires internationales.
Qui est né le même jour que Ratko Mladić ?
À quel âge est mort Ratko Mladić ?
Ratko Mladić est mort à 84 ans, le 27 août 2026.
Qui est mort le même jour que Ratko Mladić ?
Louis Mountbatten, Francisco de Zurbarán, Titien, Greg Morris et Le Corbusier sont morts le 27 août comme Ratko Mladić.
Quels militaires sont du signe Poissons comme Ratko Mladić ?
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